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Marie-Louise Navarro (Traducteur)
EAN : 9782264017307
288 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 113 notes)
Résumé :
Nous retrouvons ici notre vieille connaissance Jim Qwilleran, chroniqueur au Daily Fluxion et son ineffable compagnon, le chat siamois Kao K'o Kung, dit Koko. Qwilleran se voit assigner le poste de rédacteur en chef d'un nouveau magazine de décoration, Le Gai Logis. Le premier numéro est un succès. Malheureusement la maison qu'il avait choisie pour illustrer le journal est cambriolée. Une inestimable collection de jades disparaît et l'épouse du propriétaire meurt d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  31 août 2019
🐱🧶Second volet de la série Jim Qwilleran.🧶🐱

Après la mort de Mountclemens (voir le chat qui lisait à l'envers), Jim Qwilleran est contraint de déménager de l'appartement mis à disposition par ce dernier et a hérité de Kao K'O Kung (ou Koko pour faire simple), le chat siamois. Pour couronner le tout, le directeur propulse notre journaliste rédacteur en chef d'un nouveau magazine de décoration : le Gai Logis. Jim Qwilleran, journaliste de faits divers et spécialiste des crimes se retrouvent à devoir écrire sur un univers qu'il ne connait pas, mais il n'est pas homme à se démonter. Grâce à des contacts, le premier numéro est bouclé avec la présentation d'une maison de rêve dont le propriétaire est passionné par les jades. Peu de temps après la parution, les jades de cet homme sont dérobés et sa femme retrouvée morte.
Autant Jim Qwilleran n'y connait rien en fanfreluches, autant son instinct (et celui de Koko) lui indique qu'il y a anguille sous roche...

Ce second opus met en scène le mode des arts décoratifs intérieur. Et, pour tout vous dire, on sent que l'auteur après le monde des arts prend plaisir à ridiculiser cet univers surfait où le mauvais goût côtoie le mauvais genre. Lilian Jackson Braun nous propose ici une découverte du monde très fermé des décorateurs, plus intéressé par l'argent que par le résultat final de leur travail. Nos personnages se retrouvent catapultés dans un monde très superficiel où la simple frange d'un rideau de la mauvaise tonalité est un drame.

Dans cette nouvelle aventure, le lecteur retrouve avec plaisir les deux personnages de Jim Qwilleran et Koko. Leurs destins ont basculé : Jim Qwilleran gagne juste assez pour vivre après avoir été un grand reporter criminel et, Koko se retrouve adopté par un homme n'ayant plus le même pouvoir d'achat que son précédent maître. Mais au final, ces deux-là sont heureux de leur situation.
Quant à l'enquête policière, soyons francs... elle n'a rien de compliqué ni d'incroyable. le récit est surtout axé sur les situations ubuesques provoquées par Koko et le côté décalé du récit. Entre le jeu du dictionnaire où Koko exprime sa faim, son avis, donne des pistes ; ses lubies pour la laine... notre pauvre Jim Qwilleran a de quoi devenir fou.

Au final, une série vraiment sympathique et agréable à lire. Si vous avez envie d'un petit moment détente avec deux zigotos rigolos, pensés à cette série.👌
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LePamplemousse
  09 octobre 2017
Ce deuxième volume des enquêtes de Jim Qwilleran et de son super chat Koko nous emmène dans le monde des décorateurs d'intérieur et on sent que l'auteur s'est amusée à ridiculiser certains membres de cette profession qui vouent par exemple un véritable culte à la couleur « Bruyère » et aux franges des rideaux.
Ces deux personnages atypiques, un ancien journaliste spécialiste des affaires criminelles reconverti en chroniqueur pour un magazine de décoration intérieure, et son chat capable de lire et de résoudre des énigmes criminelles, m'ont encore une fois fait passer un excellent moment.
Ces petites intrigues courtes sont sarcastiques et les situations que rencontre Jim sont souvent décalées.
Chaque volume nous fait découvrir un univers différent et l'humour y est toujours présent.
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Musardise
  16 juin 2015
Avec "Le chat qui mangeait de la laine", on reste parfaitement dans la lignée du premier tome la série, "Le chat qui lisait à l'envers". Même époque des années soixante, même grande ville du Middle West, même "Daily Fluxion", le journal dans lequel travaille Jim Qwilleran. Koko, le chat siamois, est à présent définitivement adopté par celui-ci, pour leur plus grand bonheur a tous deux. Seul changement notoire : Qwilleran n'est plus chroniqueur à la rubrique Arts, mais se voit confier la direction d'une publication hebdomadaire sur... la décoration intérieure. Il va sans dire que la perspective ne lui sourit guère, d'autant que chaque parution de numéro va se trouver entachée par de malencontreux événements - une des maisons photographiée pour le magazine se verra cambriolée, une autre se révélera être une maison close...
On change donc à peine de registre, du monde de l'art à celui des décorateurs, avec la même volonté, teintée d'humour, de décrire un microcosme et de dresser des portraits de personnages pittoresques. Côté enquête, même méthode que dans le premier roman: s'il y a un vol d'objets en jade et une mort que Qwilleran juge suspecte, on ne peut pas dire que ce dernier s'acharne sur la résolution de ces énigmes, qui interviendra, une fois de plus, grâce à Koko et ses dons prodigieux. Enfin, nous verrons apparaître le dernier élément du trio définitif de la série : Yom-Yom, petite chatte siamoise mal aimée, que Qwilleran adoptera à la toute fin de l'histoire.
Une lecture également sympathique, donc, sans prétention et à l'ambiance agréable. De quoi passer quelques bonnes soirées tranquilles sous la couette.
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Sharon
  25 octobre 2013
Il est toujours amusant de lire ou de relire des romans, si on les a appréciés. le chat qui mangeait de la laine est le deuxième volume des aventures de Qwilleran et de Koko. Jim n'est pas encore un riche héritier - ce ne sera le cas que dans la seconde époque de ses aventures, qui regroupe la majorité des romans. Il est un journaliste, divorcé, presque un célibataire endurci. Il ne boit plus une goutte d'alcool et peine à entretenir son chez-soi, qu'il est d'ailleurs sur le point de perdre. Au niveau professionnel, ce n'est pas tellement mieux : sa "promotion" n'en est pas vraiment une, elle est plutôt un placard un peu mieux aménagé.
Et pourtant, Qwill s'en tire bien, presque trop bien, au désespoir des femmes qui convoitent sa place - comme si la décoration était un domaine strictement réservée aux femmes. Seulement, la suite des événements - un cambriolage, un décès - ne laisse pas de soulever des questions. Les coïncidences, très peu pour Qwill. Il n'en faut pas plus pour réveiller l'enquêteur qui est en lui.
Autant dire qu'on cherche à le décourager, très vite. Autant dire qu'il fait la sourde oreille et mène discrètement ses investigations, tout en continuant à s'occuper du Gai logis avec soin. Les ennuis, les complications ne sont jamais loin. Même Koko fait des siennes ! Je ne parle pas de sa passion subite pour la laine ou la décoration, de petits troubles digestifs, je vous parle de volonté d'aller voir ailleurs si Qwill y est ! En effet, Koko, seul la plupart du temps s'ennuie. Que faire ? Consulter ! Et si vous connaissez un peu la série, vous vous doutez du verdict de la spécialiste - surtout que la première victime laisse derrière elle une charmante siamoise, dont son délicat mari n'a aucune envie d'hériter.
Le chat qui mangeait de la laine est un sympathique roman policier, qui montre des personnages en proie au doute, trahis parfois, machiavélique souvent. Jim et ses amis paient de leur personne dans cette enquête - qui a dit qu'être journaliste était une partie de plaisir ?
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hellza24
  24 septembre 2014
J'ai eu un plaisir immense à replonger dans ce deuxième opus des aventures de Qwill. Quadra séducteur,journaliste criminel reconvertit bien malgré lui en rédacteur d'articles sur la décoration, nous le retrouvons 6 mois après sa rencontre avec le chat Kao K'O Kung, dit Koko.
Au début du roman, il est dans une position financière délicate,et doit trouver un nouveau logement très vite. La quatrième de couverture est très précise quant au reste de l'intrigue .
J'ai retrouvé avec plaisir le personnage d'Arch Riker, vieil ami de Qwill et rédacteur en chef du journal. Odd Bunsen, le photographe père de 6 enfants, qui aime les cigares et boire un (ou plusieurs) verres... le Club de la presse est un endroit "pivot", où Qwill aime se montrer, une belle femme à son bras... L'atmosphère de ce roman n'a rien perdu à ma relecture, le charme a opéré une fois de plus.
Lilian Jackson Braun écrit d'une façon "intelligente", un vocabulaire riche et documenté mais sans pédantisme, elle tourne en dérision avec tant de finesse les habitudes des gens (riches) que son humour peut aisément passer inaperçu. C'est un régal, vraiment. Et même sans être fana de décoration (je n'y connais ...RIEN !), je me suis prise au jeu et ai suivi avec fascination les descriptions de boutiques hallucinantes comme celle qui fait de la laideur un art, ou les déclinaisons de différents roses dans une maison "de jeunes filles". J'ai découvert le "ginger ale" aussi, et c'est dans ce roman que j'ai rencontré pour la première fois un "psycattriste", comprenez un psy pour chats.
Les chats , d'ailleurs... Si vous ne les aimez pas, je vous déconseille la lecture des romans de Lilian Jackson Braun . Par contre, rien n'est plus agréable que d'ouvrir un "Chat qui..." avec, lové contre soi, son Kao K'O Kung à soi .
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   31 août 2019
— Je suis content que ce soit terminé. J’ai craint que nous ne figurions parmi les suspects.
— Notre profession est au-dessus de tout soupçon. On n’entend jamais parler d’un journaliste qui devient criminel. Les médecins tuent leur femme, les avocats tirent sur leurs associés, les banquiers vous roulent avec leurs agios, mais les journalistes vont au Club de la Presse et y noient leurs mauvais instincts.
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MusardiseMusardise   24 juin 2015
- Je vous souhaite bonne chance avec votre nouveau magazine, mais puis-je me permettre de vous donner un petit conseil amical ?
Qwilleran regarda ce jeune homme d'un œil anxieux.
- N'appelez jamais des franges des fanfreluches !
Le journaliste retourna à son bureau en méditant sur la complexité de son nouveau métier.
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MusardiseMusardise   24 juin 2015
- Vous autres, hommes mariés, vous vous imaginez être les seuls à avoir des problèmes. Au moins vous avez une maison. Je vais bientôt me retrouver à la rue.
- N'avez-vous encore rien en vue ?
- Je n'ai pas encore eu le temps de m'en occuper.
- Pourquoi n'en chargez-vous pas votre chat ? Donnez-lui une liste d'annonces et dites-lui de téléphoner.
Se drapant dans sa dignité, Qwilleran ne répondit pas.
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MusardiseMusardise   23 juin 2015
Qwilleran aurait dormi jusqu'à midi, ce dimanche-là, si Koko n'en avait décidé autrement. Grimpant sur le lit avec légèreté, il effleura de ses moustaches le nez et le menton de l'homme endormi. Qwilleran souleva une paupière languissante et grogna en se rendormant:
- Va-t-en.
De nouveau, les moustaches le frôlèrent, cette fois, en des points plus sensibles, les joues et le front. Il sursauta et se redressa dans son lit. Koko bondit à terre et sortit de la pièce, satisfait.
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SharonSharon   16 janvier 2011
Le journaliste l'avait recueilli six mois plus tôt, à la suite du décès du locataire du premier étage. Qwilleran le nourrissait bien, lui tenait des conversations et inventait des jeux qui plaisaient à cet animal extraordinairement intelligent. Tous les matins, Koko occupait un coin de table, assis bien droit, sa queue entourant ses pattes brunes. Dans ce rayon de soleil, ses yeux étaient d'un bleu intense et sa fourrure paraissait encore plus soyeuse.
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