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Il était une fois (Eloisa James) tome 4 sur 5
EAN : 9782290058220
373 pages
J'ai Lu (06/11/2013)
3.51/5   62 notes
Résumé :
— Vous êtes fou, père ! Theodora est comme ma sœur !
— Peu importe. Tu 1'épouseras.
Suite à de mauvais placements, le duc d'Ashbrook a «emprunté» sur la dot de sa filleule des fonds qu'il est incapable de rembourser. Il encourt la prison, à moins que son fils n'épouse ce laideron. James est bien obligé de se soumettre... et découvre chez sa jeune épouse une sensualité inattendue. Mais Theodora apprend les véritables raisons de leur union et le chasse.<... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Le Vilain Petit Canard est un thème récurrent dans les romances et je dois dire que l'idée est bien exploitée ici, avec une jeune fille qui ne répond pas aux canons de beauté de son époque. Si cela ne la laisse pas indifférente, elle essaye de compenser en faisant preuve de style et elle se console en sachant que celui qu'elle aime la trouve belle (même si tout la fait douter…).

Une petite touche d'originalité : pour une fois le héros n'est pas un dieu du sexe, mais un tout jeune homme encore assez inexpérimenté lors de sa nuit de noce avec l'héroïne. Cela donne une autre dimension à cette étape incontournable des romances qu'est "la première fois du couple" : c'est amusant et touchant de les voir découvrir le plaisir ensemble.

C'est ensuite que cela se gâte et que j'ai plus ou moins décroché : une fois que la jeune femme qui se croit trahie met son mari à la porte et que chacun vit sa vie de son côté pendant sept ans, à tel point qu'on le croit disparu en mer et qu'une procédure est déclenchée auprès de la chambre des Lords pour le déclarer mort ; mais heureusement, il revient et part à la reconquête de celle qu'il a toujours aimé. Cela ne m'a pas semblé trop crédible, non pas qu'il y ait des incohérences à proprement parler mais cela va trop vite, trop facilement, sans aborder les vraies questions qui auraient dû se poser après sept ans de séparation.

Le style est un peu différent des précédents tomes : il y a un peu moins d'humour et on sent moins l'atmosphère du conte que j'avais tellement aimé dans le premier tome.

On ne peut pas dire que le roman m'ait vraiment déplu, mais il ne m'a trop plu non plus… Je ne pense pas qu'il me laissera un souvenir impérissable.

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Ce quatrième tome m'a agréablement surprise car son intrigue se démarque des autres de par sa structure. En effet, on commence par le mariage, l'amour et le désir, et puis tout à coup, patatras, tout s'effondre, et plus rien ne va.

James et Théodora ont grandi ensemble, puisque la mère de celle-ci est venue se réfugier chez les parents de James à la mort de son mari, qui était le meilleur ami du père de James.

Malheureusement, celui-ci a dilapidé toute sa fortune à cause de mauvais placements, ils sont ruinés et risquent même de perdre leur titre de noblesse. Et pour couronner le tout, il a commencé également à dilapider la dot de Théodora.

Heureusement pour lui, si je peux dire, Théodora n'est pas une beauté, et les propositions de mariage ne se bousculent pas. le père de James a donc l'idée de marier son fils et sa "protégée", ce qui résoudrait tous ses problèmes.

James, qui voit Théo comme une soeur, n'est pas du tout favorable à ce mariage, car pour lui, ce serait trahir la confiance de sa meilleure amie (car bien sûr, la jeune femme n'est pas au courant qu'elle n'a quasiment plus de dot).

Mais bon, il n'a pas le choix, son père le mettant au pied du mur, et malgré son profond écoeurement pour cet indigne stratagème et son mépris non moins profond pour son père, James se voit dans l'obligation de séduire Théo et de la faire tomber amoureuse de lui. Cela ne lui demandera d'ailleurs que peu d'efforts, vu que d'une part, il est très beau, et que d'autre part, il se rend compte que, contre toute attente, lui aussi éprouve des sentiments et de l'attirance pour elle. Il ne la trouve pas laide, comme la plupart des gens, puisqu'il l'a toujours connue et la voit donc avec les yeux de l'affection.

Le mariage se fait donc rapidement, et les deux jeunes gens commencent leur vie matrimoniale dans la joie et la bonne humeur, la complicité et le désir. le bonheur de James est bien un peu terni par la culpabilité, mais il se dit qu'il finira par tout avouer à sa chère Daisy (comme il la surnomme affectueusement) et qu'elle lui pardonnera car elle l'aime.

Hélas, les choses ne se passeront pas comme prévu. Deux jours à peine après la noce, Théo surprendra une dispute entre James et son père, découvrant alors la triste vérité.

Folle de douleur, d'humiliation, de chagrin et de colère, elle chasse James et son père de chez eux.

Écrasé par la culpabilité, James accepte cette "punition", se disant qu'il n'a que ce qu'il mérite, et s'en va.

Tout le reste du roman sera consacré, dans un premier temps, au récit de ce qu'ils deviennent chacun séparément, de leur évolution, puis dans un second temps, à leurs retrouvailles mouvementées, plusieurs années après, et aux tentatives de James pour reconquérir sa femme, qu'il n'a jamais cessé d'aimer.

J'ai trouvé cette histoire assez sympathique, même s'il y a beaucoup moins d'humour que dans les trois premiers tomes.

Le personnage de James est le plus intéressant et attachant, pour moi. Il n'a jamais voulu faire de mal à Théo et depuis le début, s'est trouvé piégé dans une situation intenable par la faute de son père. Son combat désespéré pour raviver la flamme dans le coeur de son épouse et obtenir son pardon m'a beaucoup touchée, et je l'ai trouvé vraiment attendrissant.

Théodora, elle, est tout à fait charmante et pétillante au début du roman, mais après la découverte de la "trahison" de James, elle devient froide et limite psychorigide.

Elle gère le domaine des Ryburn d'une main de maître, relevant les finances et évitant la ruine, accomplissant en fait le travail que James aurait dû effectuer.

Passionnée de mode et de stylisme, elle crée ses propres tenues et devient en quelques années LA référence incontournable en matière d'élégance, de Paris à Londres, prenant ainsi sa revanche sur toutes les moqueries et les critiques dont elle a été victime au sujet de son physique, juste après son mariage.

J'ai admiré sa force de caractère, son intelligence et son courage, mais je ne l'ai pas trouvé très attachante. de plus, sa dureté envers James (même si on peut la comprendre), n'a pas d'avantage contribué à la rendre sympathique.

Mais bon, tout est bien qui finit bien, et c'est le principal... 😊

Conclusion : Une romance dont la structure narrative change un peu de l'ordinaire, avec moins d'humour que dans les précédents tomes, mais des personnages attachants et une intrigue intéressante. Un bon moment de lecture.

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Ah, j'aime toujours autant cette saga. Enfin, saga est un bien grand mot étant donné que les histoires n'ont aucun lien entre elles. Néanmoins, leur point commun reste l'inspiration d'un conte pour en créer une histoire originale.

Si j'avais été un peu déçue par le troisième tome, celui-ci a comblé toutes mes attentes. Pour ce conte-ci, je ne le connaissais pas en détail mais je maitrisais les grandes lignes. Toutefois, je ne pense pas que cela ait de l'importance étant donné que l'auteur s'éloigne toujours pas mal de l'histoire de départ.

Malgré la lecture du résumé, j'avoue que cette histoire m'a surprise. Je ne m'attendais pas à ce schéma et encore moins à ces deux personnalités chez nos héros.

Du côté de James, j'avoue avoir douté de lui et de ses sentiments dans la première partie du livre parce que la demande de son père sème le trouble dans l'esprit du lecteur quant à ses motivations et la sincérité de ses paroles.

De ce fait, Théodora nous apparait comme une victime de ces deux hommes et trompée par celui qu'elle a toujours considéré comme son meilleur ami. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, Théo a de nombreuses ressources et ce n'est pas une femme faible. Aussi, se montre-t-elle redoutable et intransigeante lorsqu'elle découvre le pot aux roses.

La première partie du livre est mignonne parce qu'on se rend compte à quel point ces deux-là sont faits l'un pour l'autre et que leur complicité de toujours fait leur force. Par la suite, les choses se corsent et James est amené à prendre une direction totalement à l'opposée de celle qui lui était destinée. Cette route va être très dure pour lui et malgré sa trahison du début, j'avoue que c'est pour lui que j'ai eu le plus de compassion.

La longue séparation de nos deux héros est assez déroutante mais d'un autre côté il faut reconnaitre qu'ils sont beaucoup trop jeunes au début de l'histoire et l'on peut se demander qu'elle aurait été leur avenir dans leur situation passée. Sans doute, n'auraient-ils pas évolués et mûris de la même manière.

Au début de ma lecture, j'avais un peu peur du côté justement trop conte de fées avec le vilain canard se transformant en cygne mais j'ai eu une assez bonne surprise car le changement opéré chez Théo n'est pas aussi radical et soudain et, en réalité, beaucoup plus subtil que cela. On ne peut d'ailleurs qu'admirer sa force de caractère face aux moqueries dont elle est l'objet car le fait de ne pas correspondre aux standards de la beauté définis par la société peut rendre les gens vraiment cruels.

J'ai énormément aimé ce tome 4 malgré une deuxième partie assez dure et une fin un peu rapide. J'ai surtout aimé nos deux personnages principaux et le fait qu'ils se soient battus à leur manière dans deux mondes différents mais, pour chacun, hostiles et sans pitié.

J'ai hâte de lire le tome 5 car je suppose qu'il y en a un et je suis vraiment ravie d'avoir découvert cette saga, pour moi, très réussie jusque-là.

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Ce tome 4 est peut-être un ton en dessous que les précédents, avec cependant son originalité pour l'évocation de la piraterie et l'évolution dans le temps, on suit l'amour, l'innocence et la passion de la jeunesse, la transformation des deux personnages au cours de sept années et des retrouvailles, de la maturité, et un désir certes étouffé mais vite ravivé ! Un tome qui regroupe deux personnages forts et originaux ballottés à travers les vagues de leur émotion. Une chouette lecture.

Se connaissant depuis l'enfance, Théo ayant perdu son père plus jeune, elle est devenue la pupille du père de James, la complicité et les jeux d'enfants les a rapprochés et ils sont devenus comme frère et soeur. A dix-sept ans, elle doit faire son entrée dans le monde et est bien décidée à trouver un mari, notamment en la personne de Geoffrey. de son côté, James profite de ses premiers émois sexuels auprès d'une jeune starlette aux formes avantageuses.

Mais, le jour où le Duc annonce à son fils qu'il doit se marier avec Théodora afin d'échapper à une condamnation juridique puisqu'il a généreusement pioché dans la dot de la jeune fille, James refuse de tromper sa meilleure amie, celle qu'il considère comme sa soeur, et qu'il n'aimera jamais d'amour. Pourtant, quelque jour plus tard, James et Théo sont mariés, pour lui c'est la découverte de sentiments amoureux et de la passion charnelle débordante, pour elle, la juste concrétisation de sentiments existants depuis longtemps.

Et puis, Théo apprend la terrible vérité, et dans un coup de colère, chasse James de sa vie, ne pouvant lui pardonner sa trahison. Sept années passent, James rejoint une activité de corsaire et change profondément, Théo dirige le domaine d'une main de fer et se perd dans sa rigueur et son charme glaciale.

L'évolution des deux personnages est assez radicale, particulièrement pour le personnage de James. le jeune homme passe d'un jeune dandy au charme certain avec un soupçon d'innocence, rougissant parfois face à ses désirs très expressifs. James est beau, séduisant, très classe et les mondains l'adorent malgré ses absences aux bals et aux différentes réunions mondaines. C'est aussi un caractère bien trempé sujet aux colères difficiles à maîtriser qu'il tient de son Duc de père, et qui transpire la spontanéité de la jeunesse. Puis sept années plus tard, c'est un tout autre homme qui se présente, une métamorphose incroyable…

Vraiment déconcertant ce revirement de situation sur ce personnage masculin, cela manque de réalisme ou de plausibilité, mais en même temps ce passage « piraterie » qui en est à l'origine est plutôt intéressant. On sort de la romance pendant une partie de l'ouvrage, voyant évoluer peu à peu nos personnages au cours de sept années. L'auteure a choisi de scinder sa romances en deux temps, deux versions différentes ; d'un côté la jeunesse, l'innocence, l'apprentissage des désirs, de l'autre la maturité, la passion, un aspect qui rend l'ensemble plutôt original, même s'il y a un décrochage inévitable du rythme imposé au début, la première partie a d'ailleurs ma préférence.

Ensuite, il y a le personnage féminin, Théodora se pense laide sous prétexte qu'elle n'a pas les formes féminines voluptueuses des codes de beauté de l'époque, mais un corps a priori androgyne, fin et fuselé. Pourtant, c'est une jeune fille pleine d'intelligence, de fraîcheur, de répartie avec une joie de vivre qui s'exprime par ses traits d'humour et son regard, certes critique, mais réaliste sur la société. Une société bien médisante envers une jeune fille de seulement dix-sept ans l'inculquant d'un surnom odieux « la vilaine duchesse ». Elle cherchera au cours du temps à devenir ce cygne qu'elle n'a pas besoin d'être, perdant peu à peu son charme et son côté solaire pour devenir nettement plus froide, d'une beauté certaine mais sans saveur.

L'auteure revisite donc le conte du « Vilain petit canard », j'avais peur qu'elle parte dans une conception de la beauté qui pouvait heurter mon féminisme, mais pas du tout, elle dépeint Théo toujours de manière charmante et séduisante, elle ne répond a priori pas aux critères de beauté de l'époque, mais c'est un beau personnage et à travers elle, l'auteure parle de la différence, du regard subjectif des autres sur la « beauté », car Théo avec son humour, son côté pétillant, ses sourires en coin est juste sublime.

En bref, un roman qui offre un bon moment de détente, ça se lit bien, ce n'est pas prise de tête, il y a du bon sentiment, idéal pour les âmes fleur bleu, les romantiques. Une lecture parfaite dans une période de vie bousculée ou juste une envie de s'évader dans un cocon de douceur et de romance sensuelle. Me reste plus qu'à lire le dernier tome !


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4ème tome de cette série de romans d'amour ayant pour thème des réécritures de contes de fées et le 3ème que je lis.

Mon avis allait en s'améliorant mais je pense que ce ne sera jamais un coup de coeur.

En fait, j'ai bien aimé la première partie du roman : « avant », lorsque l'héroïne était encore un vilain petit canard.

J'ai trouvé James et Théodora tout mignons dans leur découverte de l'amour. Surtout que malgré l'opinion de la bonne société anglaise qui la trouve laide, James, lui, trouve sa femme belle. Leur histoire qui remonte à leur enfance est touchante.

Puis, drame!

Et ils se séparent (pour que la transformation ait lieu) et se retrouvent sept ans plus tard.

Et là, grr...

Il l'a abandonnée pour courir les sept mers sans un message et puis, un beau jour, et si je rentrais? J'ai bien joué au pirate et là, je me rappelle qu'il y a des gens qui comptent sur moi...

La législation anglaise fait que Théodora ne peut divorcer et elle est obligée d'attendre le bon vouloir de son seigneur et maître. Attente chaste, cela va sans dire alors que lui, de côté, ne s'est pas privé.

Et à son retour, James reprend sa place, un peu comme si de rien n'était et...happy end.

Bon, ce genre de roman n'est pas fait pour la féministe que je suis.

J'aurai trouvé sa "transformation en cygne"plus intéressante si elle était devenue belle, flamboyante et épanouie sexuellement, enchaînant les conquêtes et se moquant du qu'en-dira-t-on. Mais évidemment, ce n'est pas possible, cela doit rester lisse et politiquement correct.

Je mets quand même deux étoiles et demie (pour la première partie) et retente ma chance.

C'est encore mieux qu'au loto.

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation

Sa vieille amie, la culpabilité, était revenue. Oui, il était furieux quand il avait quitté l’Angleterre sept ans plus tôt, et ne s’était pas beaucoup inquiété de la situation de Daisy. Il s’était comporté comme un infâme salaud, il n’y avait pas d’autre mot.

— Elle est devenue glaciale. Elle qui était… pétillante et drôle.

Griffin eut un petit rictus, mais ne dit rien.

— Bon Dieu, j’ai tout foutu en l’air dans ma vie ! Je l’ai abîmée, Griffin. Maintenant, elle ressemble à l’une de ces statues de glace qu’on a vues à Halifax. Belle mais froide. Elle n’était pas ainsi avant que je l’épouse. Elle m’en veut d’avoir couché avec d’autres.

— Ça se comprend, non ?

— Le jour où elle m’a jeté dehors, elle m’a dit que notre mariage était sans lendemain, et je l’ai crue. J’étais censé rester chaste jusqu’à la fin de mes jours ?

— Apparemment, répondit Griffin, qui semblait beaucoup s’amuser.

James lui lança un regard mauvais.

— Parfois, je regrette que ce coup de couteau ne t’ait pas entaillé un peu plus haut. Les hommes sont beaucoup plus compatissants sans ce petit truc qui leur pend entre leurs jambes.

— Qui a « un petit truc » ? rétorqua Griffin. Personnellement, j’ai un tronc d’arbre, ajouta-t-il en se tapotant l’entrejambe.

— Tu vérifies qu’il est toujours là ?

— Tu imagines l’effet que ça fait d’avoir une épée sifflant juste devant ce que tu as de plus précieux ? J’en ai encore des cauchemars. J’aurais fait un castrat très amer, crois-moi.

Il se gratta l’intérieur de la cuisse.

— Ce truc gratte comme le cul du diable, je suppose que ça signifie que ça cicatrise enfin.

Griffin se leva et poursuivit en déambulant dans la pièce :

— À ton avis, il va falloir combien de temps pour obtenir ce foutu pardon ? Ça ne fait qu’une demijournée que je suis enfermé dans cette pièce, et j’ai déjà envie de grimper aux rideaux.

La procédure d’obtention du pardon royal pour deux corsaires qui avaient sécurisé les mers en s’attaquant aux bateaux-pirates qui les sillonnaient avait été lancée deux mois auparavant.

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Elle eut un petit frisson, et soudain, il s’aperçut qu’il s’était trompé : ce n’était pas du dédain qu’il avait lu un peu plus tôt dans ses yeux, mais du dégoût.

— Je ne peux pas recommencer, répondit-elle. Ce que je ressens vient en partie du choc que j’ai éprouvé quand ton père nous a surpris, mais je suis sûre qu’au fil du temps, j’aurais de toute façon abouti à la même conclusion.

— Quelle conclusion ?

— Je ne suis pas ce genre de femme. Toutes ces choses que tu m’as demandées – ne pas porter de culotte sous mes robes, laisser mes cheveux lâches malgré les domestiques –, tout cela me répugne. Je ne comprends même pas comment j’ai pu accepter de faire quelque chose d’aussi détestable. Même si je ne te juge pas. Je parle uniquement pour moi.

James s’éclaircit la voix. C’était stupéfiant de découvrir combien certains sentiments de culpabilité s’effaçaient rapidement tandis que d’autres semblaient ne jamais devoir disparaître. S’il s’était pardonné son absence à la mort de son père, il sentait qu’il se reprocherait jusqu’à la fin de ses jours d’avoir gâché le plaisir que Daisy avait pris à leurs relations intimes, et la spontanéité avec laquelle elle avait accueilli ses caresses.

D’un autre côté, il n’était plus ce garçon de dix-neuf ans qui avait quitté l’Angleterre bourrelé de remords.

Il pouvait la faire changer d’avis. Même si cela devait prendre cinquante ans, il pouvait tenter de se racheter.

— Je crois que tu te trompes, déclara-t-il avec douceur.

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Elle eut un petit frisson, et soudain, il s’aperçut qu’il s’était trompé : ce n’était pas du dédain qu’il avait lu un peu plus tôt dans ses yeux, mais du dégoût.

— Je ne peux pas recommencer, répondit-elle. Ce que je ressens vient en partie du choc que j’ai éprouvé quand ton père nous a surpris, mais je suis sûre qu’au fil du temps, j’aurais de toute façon abouti à la même conclusion.

— Quelle conclusion ?

— Je ne suis pas ce genre de femme. Toutes ces choses que tu m’as demandées – ne pas porter de culotte sous mes robes, laisser mes cheveux lâches malgré les domestiques –, tout cela me répugne. Je ne comprends même pas comment j’ai pu accepter de faire quelque chose d’aussi détestable. Même si je ne te juge pas. Je parle uniquement pour moi.

James s’éclaircit la voix. C’était stupéfiant de découvrir combien certains sentiments de culpabilité s’effaçaient rapidement tandis que d’autres semblaient ne jamais devoir disparaître. S’il s’était pardonné son absence à la mort de son père, il sentait qu’il se reprocherait jusqu’à la fin de ses jours d’avoir gâché le plaisir que Daisy avait pris à leurs relations intimes, et la spontanéité avec laquelle elle avait accueilli ses caresses.

D’un autre côté, il n’était plus ce garçon de dix-neuf ans qui avait quitté l’Angleterre bourrelé de remords.

Il pouvait la faire changer d’avis. Même si cela devait prendre cinquante ans, il pouvait tenter de se racheter.

— Je crois que tu te trompes, déclara-t-il avec douceur.

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- Tout s'est merveilleusement passé, commence Théo une fois dans la voiture.

- Non, répliqua James.

- Comment peux-tu dire cela? Geoffrey était charmé.

- Il était surtout charmé par tes nichons.

- Nichons? Nichons? James, tune devrais pas employer ce genre de mot devant moi. fit-elle mine de s'offusquer. "Nichons", j'adore ce mot.

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Si la vie conjugale ressemblait à cela, elle préférait s'en passer. Si des siècles de civilisation aboutissaient à lire le journal devant son assiette, les humains auraient aussi bien pu continuer à dévorer leurs morceaux de mammouth calcinés autour d'un feu.

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