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ISBN : 2253171999
Éditeur : Le Livre de Poche (10/10/2001)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Théa est une tueuse professionnelle. Abandonnée à l'âge de cinq ans dans une station du métro parisien, elle est d'abord placée à l'Assistance publique, puis dans un mystérieux "institut", une école secrète de l'État dirigée par Jean et où, à partir de l'âge de onze ans, Théa a été éduquée à attaquer et à séduire. Bref, dressée à tuer ! Mais, quelques années plus tard, elle décide de s'enfuir, et dès sa première sortie, doit éliminer le gros bonhomme qui a accepté d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
cyrilleamiel
  05 septembre 2016
Avec ce court récit de deux cents pages environ, l'auteur nous invite à plonger au coeur de la vie d'une tueuse. le texte, écrit à la première personne du singulier, a pour objectif de provoquer une fusion entre le lecteur et Théa, le personnage principal.
Le « je » c'est « nous » et ce jeu d'écriture n'est pas sans provoquer un certain malaise tant la vie de cette femme est sordide, depuis sa prime enfance, passée seule dans les tunnels du métro jusqu'au déploiement de sa vie d'adulte. Rien ne nous est épargné.
Très tôt, l'enfant Théa est confronté à la nécessité de la survie. L'auteur nous présente un animal/humain, dénué de la parole et dont la seule préoccupation est de se nourrir.
Dès les premiers chapitres du livre, le postulat est posé : notre capacité à aimer dépend de l'amour dont nous avons bénéficié pendant notre enfance.
C'est bien, je crois, à travers ce thème de l'absence qu' Andréa H. JAPP justifie l'inhumanité de son héroïne. L'absence de parents et d'amour familial, construit pour l'auteur, une personnalité incapable de tout attachement émotionnel. Il y a chez la « Théa » de JAPP quelque chose de Camus lorsqu'il décrit l'Etranger. Une distance, une fracture qui les coupe du reste de l'humanité et qui les rend monstrueux.
Alors, nous est présenté une femme, incapable d'empathie, et d'attachement. Elle tue ou fait l'amour sans être encombrée par le remord ou la morale. On dirait une femme qui n'est femme que sous la plume de l'écrivain puisqu'elle n'en porte aucun stigmate. Théa use des rapports sexuels mais ne tombe pas enceinte. le seul enfant qu'elle élèvera sera celui d'une toxicomane.
De surcroît, l'auteur fait de son héroïne une sorte de surhomme affranchi des différences habituellement admises entre les deux sexes, c'est à dire, la force physique. Théa maîtrise physiquement les mâles, elle les domine.
Toutefois, à mi-parcours, Andréa H. JAPP semble prendre peur devant l'être qu'elle a mis au monde et paraît faire machine arrière en faisant naître de l'attachement pour Marigold et bien sûr, pour Angel, son enfant adoptif. Les raisons sont, peut-être à chercher dans le parcours de l'auteur ?
Andréa H.Japp m'apparaît comme un écrivain féministe et engagé. Ses héroïnes sont souvent des femmes fortes mais blessées, retrouvant dans la maternité une sorte de rédemption.
Le jeu de séduction entre Théa et Thomas, le jeune reporter qui vient l'interviewer, véritable fil rouge du récit, trouvera son sens au dénouement. Je vous invite à le découvrir.
Et vous ? Pensez-vous que nous ne puissions aimer qu'à la condition d'avoir été aimé pendant notre enfance ?
Lien : http://blogdecyrilleamiel.ov..
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LiliDrawinthecity
  02 décembre 2011
C'est le premier roman de l'auteure que je lis, cela fait pourtant très longtemps que j'ai envie de découvrir la plume d'Andréa H. Japp, auteure de nombreux polars et de nationalité française ! C'est vrai que d'ordinaire, j'ai plutôt tendance à me tourner vers les écrivains de nationalité étrangère, et particulièrement américaine je l'avoue, pour une raison que je ne définis pas très bien moi-même. J'ai été enchantée de découvrir l'écriture délicieuse de Japp, un véritable bonheur à la lecture !
D'un autre côté, je reste septique qu'à la manière d'aborder l'histoire, car comme son titre l'indique, le roman parle des entretiens qu'une tueuse a eut avec un journaliste, un certain Thomas qui a besoin de recueillir son témoignage pour écrire un livre sur les tueurs à gage. Andréa Japp a choisi d'utiliser la première personne et donc de faire parler son héroïne, Théa, la tueuse qui retranscrit par écrit, dans une sorte de journal, ces fameux entretiens dont elle garde une trace en vidéo. Ainsi, on distingue trois temps dans ce roman. le premier qui concerne le passé de Théa que cette dernière raconte à Thomas, le deuxième qui se déroule durant les douze jours d'entretiens que les deux protagonistes passent, et le troisième qui correspond au moment où Théa retranscrit elle-même les entretiens. Au début, j'avoue avoir eu un peu de mal à m'y retrouver, mais on s'y fait relativement vite une fois qu'on a prit nos marques.
Venons-en maintenant à l'histoire de Théa puisque c'est cela qui nous intéresse réellement. Cette dernière nous raconte sa vie depuis ses cinq ans jusqu'à environ ses quarante. Théa est retrouvée à l'âge de cinq ans, seule et livrée à elle même, dans les métros de Paris, et envoyée, par la suite, dans ce qu'elle appelle « L'Institut » où elle demeurera jusqu'à ses douze ans. Elle recevra alors son éducation de tueuse, malheureusement passé sous silence. Elle commet son premier meurtre à douze ans, c'est alors qu'elle se met à fuir, pour une raison que je n'ai pas trop saisie, et se réfugie dans la caravane d'une prostituée du nom de Marigold. Elle restera au côté de cette femme quelques temps avant de se retourner une nouvelle fois dans le métro, puis, très vite, au sein d'un gang de drogués violent où elle restera quelques temps. Les évènements s'enchaineront de la même manière tout au long de sa vie. Rien n'est rose dans son monde et pourtant, j'ai décelé une certaine tendresse dans ce roman. Un sentiment qui surprend assez au coeur d'un univers si sombre. En effet, Théa, du faite que sa vie est assez singulière, possède une vision différente de la notre des choses qui l'entourent. Notamment de la mort, du monde de la drogue, de la violence etc. Elle aborde ces thèmes avec légèreté et ne se fait d'illusion sur rien. Les choses sont comme elles sont. Point. J'ai beaucoup aimé la manière de penser de la tueuse et cette tendresse qu'elle porte justement à ses victimes. Elle donne la mort sans haine, elle tue parce qu'il faut le faire (parce qu'elle est payé pour cela, ou pour une raison X qui justifie son meurtre). Un point d'autant plus étrange quand on sait que cette histoire est une histoire de vengeance. Si l'on doutait qu'il pouvait exister une vengeance sans haine, il suffit de lire Entretiens avec une tueuse pour changer d'avis. La révélation finale est aussi un gros point fort du roman, un rebondissement auquel je ne m'attendais pas ! Je n'en dis pas plus pour vous laisser la surprise ! C'est exactement cela qui m'a fait aimé ma lecture.
Passons aux éléments qui m'ont le moins séduite. Tout d'abord, de part le titre du roman, je m'attendais à découvrir la formation d'une tueuse à gage, sa vie de tueuse, ses meurtres, ses contrat mais bizarrement cela ne concerne qu'une infime partie de l'histoire. Je comprends la démarche d'Andréa H. Japp qui a voulu privilégier le côté humain et non machine à tuer de son personnage, et cela rend Théa beaucoup plus touchante, néanmoins, je suis un peu déçue. À demi, cela dit. J'aurais souhaité lire plus de pages aux sujets de sa formation et de ce fameux Institut. Je m'interroge également au sujet du prologue qui, à mon sens, est de trop et n'apporte rien de plus à l'histoire. Pourquoi Andréa a-t-elle choisit de clore son roman de la sorte ? Une question qui demeurera sans réponse puis qu'elle n'a écrit aucune suite.
Entretiens avec une tueuse n'est pas réellement un coup de coeur, mais j'ai beaucoup apprécié la douceur de la plume d'Andréa et renouvellerais volontiers l'expérience.
Lien : http://lilibouquine.blogspot..
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CDISainteUrsuleTours
  11 janvier 2016
J'ai trouvé ce livre très prenant car l'auteur a réussi à inventer l'histoire d'une tueuse qui a été élevé de cette manière depuis sa plus jeune enfance, mais qui malgré une telle éducation arrive encore à avoir des sentiments pour quelqu'un. L'auteur a aussi réussi à créer une certaine atmosphère qui change constamment : la froideur de Théa qui se ressent lorsqu'elle parle de la pitié par exemple ; ou encore lorsque Théa évoque ses sentiments amoureux, l'atmosphère change encore, on sent la tueuse plus douce ce qui est en soi un paradoxe pour une tueuse. Théa n'est donc pas la tueuse type qui tue pour le plaisir, elle sait montrer parfois des sentiments qui n'ont pas leur place chez une tueuse. L'atmosphère change encore lorsque Théa parle de son expérience au journaliste et on sent du vécu, comme si l'auteur savait exactement de quoi elle parle, comme si elle avait été une tueuse elle-même. On sent un dialogue prononcé, parfois froid entre Thomas et Théa et cela créer une ambiance pesante. Je trouve donc personnellement que ce roman est une réussite.
Karim 2nd6
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Claw
  19 juin 2014
Un petit livre sympa à lire. Surtout parce qu'il est bien écrit, avec de beaux passages, parce que sinon, l'histoire en elle-même n'est pas bien folichonne, mis à part peut-être la fin, assez surprenante.
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Pris
  02 août 2014
Un roman bien noir, comme je les aime, avec un destin de femme et de mère très sombre mais parfaitement assumé.
J'adore.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2013
— Ben, l’instinct maternel, quoi !
— Ah oui. Ça fait partie de ces mots-tiroirs, dans lesquels on fourre tout ce qu’on ne sait pas ranger ailleurs. Si l’on parle d’instinct maternel, on fait référence au mammifère que nous sommes, à la femelle, en d’autres termes. Bien joli terme, d’ailleurs. Cette irremplaçable chimie des hormones qui exige que tu protèges le petit que tu portes, que tu allaites. Le petit sans défense.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2013
La femelle cesse de s’intéresser à ses petits lorsqu’ils sont sevrés et en âge de se défendre seuls. Elle les repousse, parfois méchamment. Elle se prépare pour d’autres grossesses. La femme, elle, continue à couver, caresser, protéger.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2013
Tu imagines sans doute quelque passion dévastatrice, un lien d’amour, de haine et de sexe si puissant que nous ne sommes jamais parvenus à nous séparer tout à fait. Tu as tort, mais il serait prématuré de te détromper.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2013
Il faut, tout de même, croire à l’instinct maternel, à l’amour total, à la possibilité d’une Rédemption, à la gratuité des sacrifices et la grandeur de l’Homme. Parce qu’il faut vivre, c’est un devoir et une évidence.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2013
Avouer est une impardonnable faiblesse. Et puis, lorsque l’on commence à permettre qu’un souvenir sorte de son trou, un vrai, le reste suit. C’est comme une digue qui se rompt. L’eau s’en écoule d’abord paisiblement, à regret presque, puis elle force son passage. Tout dévale, emportant sur son chemin tous ces ridicules et inefficaces petits remparts qui attestent que nous sommes en vie et que nous avons raison de l’être.
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Vidéo de Andrea H. Japp
Interview de Andréa H. Japp pour "Le fléau de Dieu".
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