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La Dame sans terre tome 1 sur 5
EAN : 9782253116769
375 pages
Le Livre de Poche (28/02/2007)
3.92/5   239 notes
Résumé :
1304.
La France est déchirée par la rivalité entre le roi Philippe le Bel, l'Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié aux intérêts du royaume et de la chrétienté. Pourquoi son demi-frère, Eudes de Larnay, la fait-il traîner devant les tribunaux de l'Inquisition ? D'où viennent ces missives évoquant le " sang divin ", qui ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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Ode
  09 octobre 2012
On dit qu'Andrea H. Japp est la reine du polar à la française. Dans la tétralogie de "La Dame sans terre", elle démontre aussi une solide connaissance des us et coutumes du Moyen Âge. Faites confiance au portrait gothique en couverture : ce visage énigmatique d'une pureté d'albâtre qui contraste avec la noirceur du fond vous en dira plus sur l'ambiance du roman que tout résumé d'éditeur.
Le premier tome, intitulé "Les chemins de la bête" débute en 1304 dans le Perche, sous le règne de Philippe le Bel. On y suit les démêlés d'une jeune veuve, Agnès de Souarcy, avec Eudes de Larnay, son demi-frère prêt à tout pour la soumettre à son emprise. Non loin de là, le Mal rôde : un messager inconnu est assassiné et des moniales de l'abbaye de femmes des Clairets sont mystérieusement décimées. Quelles sont les forces qui semblent protéger la belle Agnès ? Quel secret renferme la bibliothèque de l'abbaye ? le chevalier hospitalier Francesco de Leone, secondé par Clément, le petit protégé d'Agnès, va mener l'enquête, sous l'oeil attentif d'Artus d'Authon, suzerain du comté.
Empoisonnements, complots politiques, jeteuses de sorts et inquisition... Voilà un thriller historique plein de rebondissements. Les caractères pourront paraître un brin caricaturaux : Agnès est un peu trop parfaite, son demi-frère aussi vicieux que cruel, tandis que le comte d'Authon semble tout droit sorti d'un roman d'amour courtois. Mais l'écriture fluide et habilement émaillée de vocabulaire d'époque rend la lecture plaisante et je me suis laissée emporter par l'intrigue, au point d'enchaîner les quatre tomes de la série.
Une saga de qualité que je recommande aux amateurs d'énigmes et de reconstitutions médiévales.
À condition, toutefois, de n'avoir pas lu "Monestarium", du même auteur, pour éviter une décevante sensation de déjà-lu. Exploitation du filon médiéval ou panne d'inspiration ? Cet ouvrage écrit après "La Dame sans terre" est en effet un copier-coller de l'intrigue se jouant à l'abbaye des Clairets.
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Tinaju
  08 janvier 2021
Le MA étant ma période historique préférée, j'avais repéré ce livre depuis un bon moment.
Malheureusement, j'ai été déçue par ma lecture. La mise en place est très longue et l'histoire peine à démarrer. J'ai trouvé l'écriture lente et molle. Je n'ai pas réussi à m'intéresser tellement cela manque d'action.
Par contre, j'ai beaucoup aimé l'utilisation de termes propres à cette époque.
Bref, je ne lirai pas la suite des aventures d'Agnès.
Pioche de janvier 2021 choisie par Chabe37
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ladesiderienne
  09 mai 2018
Ce roman d'apparence historique classé dans le rayon des polars de la médiathèque communale a attiré mon attention. Le résumé a attisé ma curiosité et même le fait que ce soit une quadrilogie (je ne suis pas fan des séries qui n'en finissent pas) n'a pas refroidi mon enthousiasme. Je n'ai pas été déçue car j'adore lorsque la petite histoire se mêle à la grande. Cerise sur le gâteau : on y parle des Templiers. J'avais adoré "Les Rois Maudits" de Maurice Druon. Cet ouvrage m'y a fait penser bien que le romanesque y occupe peut-être plus de place.
1304, le roi Philippe le Bel et le Pape sont prêts à tout pour conserver leurs pouvoirs. Au sein de la bataille, les richesses de l'Ordre des Templiers suscitent bien des jalousies. Dans un petit coin du Perche, Agnès, bâtarde reconnue du baron Robert de Larnay a été mariée à 13 ans à un des anciens compagnons de beuverie et de guerre de son père, Hugues de Souarcy. Ce mariage l'a heureusement éloignée de la concupiscence de son demi-frère Eudes. Mais veuve à 25 ans, elle survit difficilement avec sa fille Mathilde sur les maigres terres laissées par feu son époux en usufruit. Eudes de Larnay peut à nouveau tenter de mettre la main sur Agnès et sur ses possessions, mais c'est sans compter sur le caractère bien trempé de la jeune femme et sur l'aide de Clément, un jeune garçon qu'elle a recueilli après le décès de sa mère. Eudes décide de faire appel à l'inquisiteur chargé de la région, pour faire plier Agnès en l'accusant d'hérésie, d'autant plus que plusieurs cadavres de moines porteurs de messages et atrocement mutilés ont été découverts sur ses terres.
Il faut savoir que ce premier tome n'est qu'une mise en bouche qui, personnellement, m'a ouvert l'appétit. Le côté "policier" n'apparaît pas vraiment, si ce n'est que l'on suit parallèlement l'avancée de Francesco de Leone, chevalier hospitalier. Il est chargé d'approcher Guillaume de Nogaret, conseiller du roi, afin d'obtenir le nom du futur pape que Philippe le Bel veut pousser sur le trône. Sa quête va le conduire à l'Abbaye des Clairets, dirigée par sa tante, la mère abbesse Eleusie de Beaufort qui cache pour lui des manuscrits secrets. Il ignore que c'est aussi le lieu de séjour choisi par l'inquisiteur venu interroger Agnès.
Si l'histoire concernant les complots politico-religieux peut paraitre un peu compliquée, l'écriture de l'auteure est agréable à lire. Son érudition reste perceptible mais heureusement certains termes d'époque sont expliqués. Elle sait mettre son savoir à la portée du lecteur.
Je n'ai pas lu ce livre auquel je donne un 18/20, je l'ai dévoré et j'attends impatiemment la suite. A voir si mon enthousiasme ne va pas faiblir...
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Marple
  10 juin 2012
Une seule critique pour les 4 tomes, parce que cette saga constitue bien un ensemble complet et cohérent. Je copie donc la même critique à chaque fois.
Dans cette grande fresque historique, Andrea H Japp fait revivre pour nous la France du XIVe siècle, avec ses luttes de pouvoir entre le roi, le pape et les ordres de moines combattants, ses injustices fondamentales liées à la naissance, au sexe ou à l'argent, et ses particularités : l'inquisition, les sorcières, les 'enherbements'... Au centre de ce canevas, Agnès de Souarcy, une jeune veuve, intelligente, courageuse, honnête et belle, qui fait naître autour d'elle de grandes passions, sans qu'on comprenne bien pourquoi (du moins au début).
Rien de très original, donc, mais pourtant un excellent roman àmes yeux. En effet, on pénètre vraiment dans l'univers de l'héroïne, on vit avec elle dans son manoir du Perche, avec sa fille Mathilde, son mystérieux serviteur Clément, Gilbert le Simple et la 'mefaisante' Mabile... On suit Clément à l'abbaye des Clairets, on y découvre la vie des moniales, les différentes fonctions qu'elles occupent, la routine des offices... de même pour la vue quotidienne des templiers, des hospitaliers, des banquiers, des serviteurs ou du camerlingue... C'est comme un livre d'histoire, mais avec une intrigue en plus, pour maintenir notre intérêt éveillé et lier le tout !
Et l'intrigue est bonne, avec un poil de mysticisme, des méchants prêts à tout et rusés, beaucoup d'amour, des crimes en pagaille dans l'abbaye et autour, un peu de féminisme, une multitude de personnages secondaires drôles, attachants ou étonnants... J'ai souri aux premiers moments entre Agnès et Artus d'Authon - l'histoire des abeilles ou les trois mots, par exemple. J'ai frémi lors de l'enquête aux Clairets, menée avec intelligence et audace par Annelette Beaupré, la religieuse râleuse au bon coeur. J'ai été émue par Eleusie de Beaufort, Clémence de Larnay ou le chevalier de Leone, si pur et dévoué à sa quête qu'il risque de la faire échouer.
J'ai bien aimé le style aussi, fait de belles phrases fluides semées de vocabulaire médiéval : 'manants', 'esconces', 'enherbement' et autres 'palsambleu'... Ces mots un peu mystérieux ajoutent à la poésie de l'histoire et nous transportent au temps d'Agnes de Souarcy (nous faisant oublier les notes de bas de page trop répétitives !)
Enfin, peut-être est-ce naïf de ma part, mais j'aime la morale de l'histoire : on arrive à ses objectifs en se battant pour eux; la justice finit toujours pas triompher; la bonté et la générosité mènent à l'amour, à l'amitié et au bonheur... Ce n'est pas toujours vrai dans le monde réel. Raison de plus pour moi pour apprécier ces livres optimistes et 'moraux'.
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christinebrignon
  22 février 2021
L'intrigue se déroule en 1304, sous Philippe le Bel, quelques années avant le procès des Templiers et la malédiction proférée par son Grand Maître Jacques de Molay. C'est une période à laquelle je me suis particulièrement intéressée après avoir lu plusieurs fois *Les Rois maudits* de Maurice Druon.
Les luttes de pouvoir entre Philippe le Bel et les papes Boniface VIII, puis Benoît XI, les horreurs de l'Inquisition, la condition des femmes... tout cet environnement est un terreau fertile à la construction d'un roman policier historique.
Dame Agnès de Souarcy-en-Perche, veuve à demi-noble, prend très vite une importance qui la désigne comme le personnage principal de cette tétralogie qu'on dévore comme une gourmandise.
J'ai aimé les personnages typés et bien décrits : Agnès la pure, son fils adopté Clément à l'intelligence vive, Éleusie de Beaufort, la mère supérieure de l'abbaye de femmes des Clairets, le chevalier hospitalier Francesco de Leone poursuivant une mystérieuse quête, le comte Artus d'Authon dont Agnès est vassale et qui tombe amoureux d'elle dès leur première rencontre... et pour les méchants, Nicolas Florin, inquisiteur sadique, Eudes de Larnay, demi-frère d'Agnès qui se ronge de désir pour elle, Mabile, la servante espionne et vicieuse etc.
J'ai également apprécié la fluidité du récit immersif alternant plusieurs fils de trame ainsi que le contexte historique référencé avec un glossaire et une bibliographie en fin de volume.
À ce stade, il n'y a rien qui m'ait déplu et je me suis empressée d'ouvrir le deuxième tome.
À suivre...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   08 mai 2018
Eleusie de Beaufort se dirigea vers une porte dissimulée derrière une tenture. Elle précéda l'homme le long d'un escalier taillé dans la pierre qui menait à un lourd battant cadenassé voilant aux yeux du monde et des autres moniales sa bibliothèque privée, une des plus prestigieuses, des plus dangereuses aussi, de la chrétienté. (...) Elle était la gardienne confidentielle de cette science, de ces livres, le plus souvent oubliés des héritiers ou descendants de leurs donateurs, et parfois, un frisson d'appréhension la parcourait lorsqu'elle frôlait leurs couvertures. Car, elle le savait, elle l'avait lu en latin, en français et, pour le peu qu'elle le déchiffrait, en anglais : il existait dans certains de ces volumes d'incommunicables secrets. (...) Ces secrets devaient rester hors de portée des hommes, et nulle autorité, hormis celle du saint-père, ne fléchirait sa conviction. Alors pourquoi ne pas les détruire, les réduire en cendres , simplement ? (...) Pourquoi ? Parce qu'ils étaient la connaissance et que celle-ci est sacrée, même lorsqu'elle est stupéfiante.
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OdeOde   08 octobre 2012
Le village de Souarcy était juché en haut d'une motte. Des ruelles bordées de maisons montaient à l'assaut du manoir en serpentant de façon bien mal aisée, au point que les charrettes de foin devaient faire preuve d'une grande habileté pour ne pas écorner le toit des bâtisses au détour d'un nouveau méandre. Nulle imagination particulière n'avait présidé à ce semis d'habitations, pourtant, on eut dit qu'elles s'étaient tassées les unes contre les autres en bord de rues comme pour se rassurer. Souarcy, à l'instar des autres manoirs, n'avait pas droit d'armement.
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rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
L’interdiction d’usure avait bon dos. Il suffisait aux rois et aux nobles d’emprunter, puis d’expulser les banquiers, de confisquer leurs biens en brandissant la religion comme alibi. On leur avait assez rebattu les oreilles d’un verset bien accommodant de l’Évangile qui recommandait de prêter sans rien en attendre. Ainsi les débiteurs se dégageaient-ils de leurs créanciers, intérêts et principal. Quel enfantillage de leur part. Les créances ne disparaissent jamais pour qui sait les négocier. Elles sont toujours remboursables, que cela soit contre espèces sonnantes ou contre avantages plus occultes.
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PhilOchePhilOche   18 juillet 2020
- ni l’arabe, ni l’égyptien, et encore moins l’araméen. Ces secrets devaient rester hors de portée des hommes, et nulle autorité, hormis celle du saint-père, ne fléchirait sa conviction. Alors, pourquoi ne pas les détruire, les réduire en cendres, simplement ? Elle s’était posé la question des nuits entières, se levant dans le but de se précipiter vers la grande cheminée de la bibliothèque, d’y nourrir un feu sacrilège, puis se recouchant, incapable d’aller au bout de son projet. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient la connaissance et que celle-ci est sacrée, même lorsqu’elle est stupéfiante.
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rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
La lutte sera âpre et longue mais couronnée de succès. Il te faudra être fidèle, juste et parfois sans pitié. Garde à l’esprit que la pitié, comme le reste, se mérite. Ne la disperse pas au profit de ceux qui en sont dépourvus. J’ignore si tu connaîtras cette victoire ou si elle se réserve pour celui qui te suivra. La lutte est déjà millénaire. Elle se dissimule dans le secret de plus de douze siècles.
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