AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253116769
Éditeur : Le Livre de Poche (28/02/2007)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 159 notes)
Résumé :
1304.
La France est déchirée par la rivalité entre le roi Philippe le Bel, l'Église et le très puissant ordre des Templiers. La belle Agnès de Souarcy, jeune veuve au caractère bien trempé, va voir son destin basculer sans comprendre à quel point il est lié aux intérêts du royaume et de la chrétienté. Pourquoi son demi-frère, Eudes de Larnay, la fait-il traîner devant les tribunaux de l'Inquisition ? D'où viennent ces missives évoquant le " sang divin ", qui ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Ode
  09 octobre 2012
On dit qu'Andrea H. Japp est la reine du polar à la française. Dans la tétralogie de "La Dame sans terre", elle démontre aussi une solide connaissance des us et coutumes du Moyen Âge. Faites confiance au portrait gothique en couverture : ce visage énigmatique d'une pureté d'albâtre qui contraste avec la noirceur du fond vous en dira plus sur l'ambiance du roman que tout résumé d'éditeur.
Le premier tome, intitulé "Les chemins de la bête" débute en 1304 dans le Perche, sous le règne de Philippe le Bel. On y suit les démêlés d'une jeune veuve, Agnès de Souarcy, avec Eudes de Larnay, son demi-frère prêt à tout pour la soumettre à son emprise. Non loin de là, le Mal rôde : un messager inconnu est assassiné et des moniales de l'abbaye de femmes des Clairets sont mystérieusement décimées. Quelles sont les forces qui semblent protéger la belle Agnès ? Quel secret renferme la bibliothèque de l'abbaye ? le chevalier hospitalier Francesco de Leone, secondé par Clément, le petit protégé d'Agnès, va mener l'enquête, sous l'oeil attentif d'Artus d'Authon, suzerain du comté.
Empoisonnements, complots politiques, jeteuses de sorts et inquisition... Voilà un thriller historique plein de rebondissements. Les caractères pourront paraître un brin caricaturaux : Agnès est un peu trop parfaite, son demi-frère aussi vicieux que cruel, tandis que le comte d'Authon semble tout droit sorti d'un roman d'amour courtois. Mais l'écriture fluide et habilement émaillée de vocabulaire d'époque rend la lecture plaisante et je me suis laissée emporter par l'intrigue, au point d'enchaîner les quatre tomes de la série.
Une saga de qualité que je recommande aux amateurs d'énigmes et de reconstitutions médiévales.
À condition, toutefois, de n'avoir pas lu "Monestarium", du même auteur, pour éviter une décevante sensation de déjà-lu. Exploitation du filon médiéval ou panne d'inspiration ? Cet ouvrage écrit après "La Dame sans terre" est en effet un copier-coller de l'intrigue se jouant à l'abbaye des Clairets.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Marple
  10 juin 2012
Une seule critique pour les 4 tomes, parce que cette saga constitue bien un ensemble complet et cohérent. Je copie donc la même critique à chaque fois.
Dans cette grande fresque historique, Andrea H Japp fait revivre pour nous la France du XIVe siècle, avec ses luttes de pouvoir entre le roi, le pape et les ordres de moines combattants, ses injustices fondamentales liées à la naissance, au sexe ou à l'argent, et ses particularités : l'inquisition, les sorcières, les 'enherbements'... Au centre de ce canevas, Agnès de Souarcy, une jeune veuve, intelligente, courageuse, honnête et belle, qui fait naître autour d'elle de grandes passions, sans qu'on comprenne bien pourquoi (du moins au début).
Rien de très original, donc, mais pourtant un excellent roman àmes yeux. En effet, on pénètre vraiment dans l'univers de l'héroïne, on vit avec elle dans son manoir du Perche, avec sa fille Mathilde, son mystérieux serviteur Clément, Gilbert le Simple et la 'mefaisante' Mabile... On suit Clément à l'abbaye des Clairets, on y découvre la vie des moniales, les différentes fonctions qu'elles occupent, la routine des offices... de même pour la vue quotidienne des templiers, des hospitaliers, des banquiers, des serviteurs ou du camerlingue... C'est comme un livre d'histoire, mais avec une intrigue en plus, pour maintenir notre intérêt éveillé et lier le tout !
Et l'intrigue est bonne, avec un poil de mysticisme, des méchants prêts à tout et rusés, beaucoup d'amour, des crimes en pagaille dans l'abbaye et autour, un peu de féminisme, une multitude de personnages secondaires drôles, attachants ou étonnants... J'ai souri aux premiers moments entre Agnès et Artus d'Authon - l'histoire des abeilles ou les trois mots, par exemple. J'ai frémi lors de l'enquête aux Clairets, menée avec intelligence et audace par Annelette Beaupré, la religieuse râleuse au bon coeur. J'ai été émue par Eleusie de Beaufort, Clémence de Larnay ou le chevalier de Leone, si pur et dévoué à sa quête qu'il risque de la faire échouer.
J'ai bien aimé le style aussi, fait de belles phrases fluides semées de vocabulaire médiéval : 'manants', 'esconces', 'enherbement' et autres 'palsambleu'... Ces mots un peu mystérieux ajoutent à la poésie de l'histoire et nous transportent au temps d'Agnes de Souarcy (nous faisant oublier les notes de bas de page trop répétitives !)
Enfin, peut-être est-ce naïf de ma part, mais j'aime la morale de l'histoire : on arrive à ses objectifs en se battant pour eux; la justice finit toujours pas triompher; la bonté et la générosité mènent à l'amour, à l'amitié et au bonheur... Ce n'est pas toujours vrai dans le monde réel. Raison de plus pour moi pour apprécier ces livres optimistes et 'moraux'.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Ys
  29 novembre 2011
Une belle, pauvre et noble jeune veuve persécutée, un suzerain odieux et pathétique, un seigneur élégant et dévoué, un inquisiteur maléfique, un hospitalier angélique, une séduisante empoisonneuse, un camerlingue ambigu, des meurtres mystérieux autour d'un couvent, une bibliothèque cachée, un thème astral qui pourrait révolutionner la chrétienté, le jeu dangereux des calculs politiques régissant les rapports entre royaume de France et papauté...
Tous les ingrédients sont présent pour un thriller historique accrocheur, qui ne révolutionne pas le genre, loin de là, mais se laisse lire avec plaisir.
On déplore toutefois une certaine tendance de l'auteur à la répétition, qui va croissant à mesure de la série et finit par gâcher un peu le plaisir. Idem pour les explications historiques trop nombreuses et assez lourdement didactiques : à la quatrième note de bas de page expliquant les différents termes employés au Moyen Age pour désigner une prostituée, on a compris, merci bien.
Une série plutôt sympathique et assez captivante, donc, mais qui aurait beaucoup gagné à faire un peu plus confiance à ses lecteurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
nekomusume
  06 juin 2012
C'est un peu dommage de lire ce livre après Aesculapius car on y retrouve exactement les mêmes ficelles, les mêmes thèmes. A savoir et en vrac :
- une femme qui est la cible des puissants, bien qu'on ne sache pas exactement pourquoi ;
- un enfant particulièrement intelligent ;
- le travestissement d'une jeune fille en garçon ;
- Guillaume de Nogaret ;
- L'inquisition ;
- Un grand seigneur qui va se découvrir une grande passion pour l'héroïne belle, sage, intelligente, courageuse, dévote… ;
- Un secret qui fait trembler jusqu'au Pape ;
- Un chevalier hospitalier prêt à tout pour sa quête…
Toutefois, ici, les meurtres ne sont pas élucidés à la fin de ce tome et Agnès se retrouve livrée à l'inquisition par son infâme demi-frère. Tout ce petit monde est manipulé dans l'ombre mais on ne sait pas pourquoi. le tome deux est donc nécessaire pour comprendre l'intrigue.
La magie agit malgré tout, grâce à une écriture facile à lire, mêlant vocabulaire et informations moyenâgeuse à un style moderne, ce livre coule assez facilement malgré des longueurs.
Toutefois, quand n a déjà lu Aesculapius, on a du mal à se libérer de la sensation de déjà lu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
sorayabxl
  16 avril 2016
Région d'Alençon, Normandie, début du 14e siècle. Agnès est une jeune veuve « sans terres » qui vit dans un modeste domaine dont elle a l'usufruit suite depuis la mort de son mari. Fille bâtarde d'un baron et d'une dame de compagnie, elle est à la merci de son demi-frère Eudes, fils légitime et héritier du baron, qui éprouve pour elle des sentiments à la fois haineux et incestueux. En plus de sa fille Mathilde, Agnès s'occupe d'un jeune orphelin, Clément, né du viol d'une servante hérétique et dont la véritable origine est cachée. La vie d'Agnès et de ses deux protégés est menacée par une mystérieuse « bête » qui sème la mort et la terreur sur son passage. L'intrigue se déroule sur fond de tensions politiques entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel.
Le contexte historique est, à vrai dire, assez complexe. L'imbrication entre l'histoire personnelle d'Agnès et les intrigues politiques est parfois difficile à saisir, en tout cas dans ce premier tome. de nombreux personnages font leur apparition dans le premier quart du livre et il est un peu difficile de s'y retrouver, d'autant que de nombreux personnages secondaires sont nommés sans qu'ils jouent aucun rôle par la suite.
Malgré quelques passages intéressants, principalement autour du personnage de Clément, je ne suis pas parvenue à me sentir « concernée » par le récit, à la fois à cause de l'intrigue elle-même (trop complexe) et du style. La multiplicité des points de vue en particulier, parfois au sein d'une même scène, est source de confusion et empêche le lecteur de s'identifier pleinement aux personnages principaux. À certains endroits, on ne sait pas qui parle : le personnage principal ou celui qui lui fait face ?
Une autre source de frustration est l'utilisation peu judicieuse des notes de bas de page. Celles-ci sont présentes en nombre excessif pour un roman et perturbent la lecture. La plupart sont loin d'être indispensables : par exemple, une note de bas de page indiquant « Saint Louis » après Louis IX, ou de nombreuses notes qui ne font que traduire en langage contemporain des expressions anciennes. On comprend que l'auteure essaie de récréer les sonorités de l'époque, mais on peut se demander s'il n'aurait pas mieux fallu par exemple écrire tout simplement « empoisonnement » plutôt qu' « enherbement » avec le terme « empoisonnement » en note de bas de page. Plus généralement, l'auteur étale un peu trop son érudition avec des descriptions narratives, et certains dialogues sont également peu subtils, les personnages énonçant à d'autres ce qui devrait être des évidences pour eux, avec pour seul but d'informer le lecteur.
J'étais d'autant plus déçue par le style que j'avais apprécié la lecture de « Dans l'Oeil de l'ange » il y a quelques années, dont j'avais trouvé le personnage principal très attachant. Pour couronner le tout, la fin de ce premier tome n'en est pas une. Pas de quoi me donner envie de lire la suite de la quadrilogie…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
OdeOde   08 octobre 2012
Le village de Souarcy était juché en haut d'une motte. Des ruelles bordées de maisons montaient à l'assaut du manoir en serpentant de façon bien mal aisée, au point que les charrettes de foin devaient faire preuve d'une grande habileté pour ne pas écorner le toit des bâtisses au détour d'un nouveau méandre. Nulle imagination particulière n'avait présidé à ce semis d'habitations, pourtant, on eut dit qu'elles s'étaient tassées les unes contre les autres en bord de rues comme pour se rassurer. Souarcy, à l'instar des autres manoirs, n'avait pas droit d'armement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
L’interdiction d’usure avait bon dos. Il suffisait aux rois et aux nobles d’emprunter, puis d’expulser les banquiers, de confisquer leurs biens en brandissant la religion comme alibi. On leur avait assez rebattu les oreilles d’un verset bien accommodant de l’Évangile qui recommandait de prêter sans rien en attendre. Ainsi les débiteurs se dégageaient-ils de leurs créanciers, intérêts et principal. Quel enfantillage de leur part. Les créances ne disparaissent jamais pour qui sait les négocier. Elles sont toujours remboursables, que cela soit contre espèces sonnantes ou contre avantages plus occultes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
La lutte sera âpre et longue mais couronnée de succès. Il te faudra être fidèle, juste et parfois sans pitié. Garde à l’esprit que la pitié, comme le reste, se mérite. Ne la disperse pas au profit de ceux qui en sont dépourvus. J’ignore si tu connaîtras cette victoire ou si elle se réserve pour celui qui te suivra. La lutte est déjà millénaire. Elle se dissimule dans le secret de plus de douze siècles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
Les hommes pouvaient continuer de se déchirer pour des peccadilles montées en épingle, et ils n’y manqueraient pas. Bientôt, la vérité s’imposerait à tous, et nul ne pourrait plus fermer les yeux et prétendre l’ignorer.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   10 avril 2015
Le sexe se vendait aux quatre coins de Paris et il se vendait bien. L’amour vénal passait pour un moindre mal pourvu qu’on le réglementât. Il permettait aux pauvres, que leur absence de moyens écartait du mariage, d’assouvir l’urgence de leurs besoins, de leurs désirs. Il permettait aussi à des filles faméliques, jetées sur le trottoir par une grossesse malvenue ou par des parents sans le sou, de survivre tout en épargnant aux femmes mariées la lubricité des puissants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Andrea H. Japp (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrea H. Japp
Andrea H. Japp P2
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1083 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
. .