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ISBN : 2874230723
Éditeur : Mijade (21/03/2013)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Je m'appelle Homère Kish, et ce nom est déjà tout un programme.
En dehors du départ de Maman, je suis responsable de ce qui est arrivé. Qu'il s'agisse de mon amitié avec Sophie, de la vie amoureuse pathologique de Papa, de mon addiction à l'ordinateur, de mon choix de n'aller chez l'orthodontiste qu'avec maman...
... chacun de ces choix a eu pour effet que je viens de passer les vacances les plus épouvantables et traumatisantes de ma vie.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
latina
  17 mai 2013
« Cette fois, le narrateur est masculin ! », a répondu Eva Kavian à un de mes élèves lorsque celui-ci lui demandait si elle n'écrivait des livres que pour les filles...
Oui, cette fois, le narrateur est un garçon de 15,16 ans, tout à fait crédible ! L'auteur a donc prouvé qu'elle pouvait se glisser dans la peau d'un jeune déboussolé par la séparation de ses parents, « honteux » que sa mère soit « devenue » lesbienne, agacé que son père soit l'amoureux transi d'une nouvelle femme...l'orthodontiste de Gauthier...Horreur ! Heureusement, il se réfugie dans le cocon protecteur de la Toile, entouré de ses amis virtuels. Il devient le roi de Tweeter, mais s'éloigne de ses amis véritables.
Il y a donc quelque chose qui cloche dans la vie de Homère/Gauthier, et même plus que ça. Il a la sensation que sa vie part en vrille, et tout ça...à cause de ses actes inconsidérés. N'est-ce pas lui qui a poussé son père à se créer un profil sur un site de rencontres ? Désormais, « Tiberio Rigoletto » ne jure plus que pour « Youplaboum »...La conséquence de ses actes le mènera jusque dans un trou perdu en Ardennes, où, régi par ses hormones en pleine révolution et par une bande de ‘sales' gosses, il devra composer avec la vie, avec ses parents, avec son professeur de français, avec ses copains, ... avec lui-même.
C'est dur de grandir, de voir la vie qui nous tombe dessus, de devoir choisir, agir, et puis supporter la conséquence de ses actes...
C'est dur, oui, mais que c'est vrai ! Ce roman d'Eva Kavian, une fois de plus, reflète la réalité des adolescents, ou plutôt, à travers la vie particulière d'un adolescent, rejoint le petit monde des jeunes d'aujourd'hui.
La sincérité, la naïveté, le verbe hardi de ce garçon m'ont permis de connaître encore un peu mieux la vie de ces grands pudiques, empêtrés dans leurs problèmes et en même temps voulant faire bonne figure auprès des copains, tiraillés entre des parents aux difficultés bien actuelles et leur besoin inavoué de tendresse.
Ce roman assez court suit les méandres de la pensée adolescente et nous entraine sur ce fleuve pas du tout tranquille de ces hommes en devenir, avec humour, tendresse et empathie.
Alors, oui, cette fois l'auteur a choisi un narrateur est masculin, et même si personnellement je préfère quand Eva Kavian épouse les contours complexes de la pensée féminine, je peux proclamer : « Pari réussi ! »
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c.brijs
  24 août 2013
Le narrateur (appelons-le ainsi pour le moment) écope d'un travail de vacances en français : une composition dont le titre est : "La conséquence de mes actes". Un sujet fort similaire à celui de juin où il avait remis copie blanche ! Où trouver l'inspiration quand tout s'écroule autour de soi, qu'on est un ado mal dans sa peau, un ado qui se cherche entre une mère qui aime une femme, un père qui s'amourache de son orthodontiste et vous expédie dans un bled perdu chez des inconnus, des amis qu'on fuit avant qu'ils vous fuient et une seule passion : twitter ! Et si le sujet était là, à portée de main...

Avec ce titre, Eva Kavian reprend son thème de prédilection : la jeunesse, ses mots et ses maux.
"J'avais coupé le contact avec Papa comme je l'avais fait peu à peu avec mes amis à l'école et au foot. Que ce soit par colère ou par honte, le résultat était le même. le moteur de la colère est plus puissant et radical, celui de la honte plus endurant. (...) Comment revenir ? Je les avais presque tous bloqués sur Twitter et supprimés de Facebook pour avoir la liberté de dire ce que je voulais, j'avais eu besoin d'être seul ou en lien avec des inconnus, ce qui revient au même."

Le narrateur est un ado bien dans son époque, un peu geek sur les bords. Avec les événements qui lui tombent sur la cafetière, il se réfugie dans le virtuel. Bien plus simple d'exprimer ce qu'on ressent en 140 signes que de se mettre à nu devant ses proches. Au fil des pages de ce fameux travail de français, petit à petit, il renoue le dialogue avec les autres, comprend d'où lui vient cette colère qu'il a en lui, s'accepte tel qu'il est, grandit et murit, apprend qu'il ne faut pas "penser à la place des autres, (...) pas faire les questions et les réponses tout seul"...

Autre thème important de cette histoire, celui de la sexualité ! Il y a celle de sa mère qu'il lui faut digérer (pas simple d'admettre qu'elle puisse après un mariage heureux et 4 enfants tomber amoureuse d'une femme), celle de son père qui, après un passage à vide, retrouve une seconde jeunesse. Et puis, il y a ses propres émois, ses sentiments secrets qu'il peine à décrypter... L'auteur aborde tous ces sujets avec énormément de naturel, sans tabou, comme elle l'avait d'ailleurs fait pour la maladie et la mort dans Premier chagrin. Son narrateur dit les choses telles qu'il les pense, telles qu'il les vit. Et cette franchise fait du bien !
Ce côté cash plaira aux ados, comme ces références directes aux moyens de communication qu'ils utilisent : Facebook, tweeter, sms. le ton est lancé dès l'épigraphe:
"Pour Twitter :
Trop bien que tu en parles dans ton livre. Tu dois savoir que c'est une révolution !"
SMS de Victoria, 16 ans.
Pour les non-initiés, pas de panique, quelques notes infrapaginales viennent à notre secours !

Du côté de la narration, il faut s'accrocher puisque le narrateur suit les consignes de son professeur de français :

"Il fallait partir du vécu, le fictionnaliser, placer autant de flash-back, autant d'ellipses et de prolepses que mentionné, aller jusqu'au climax en évitant donc une construction linéaire, j'en passe et des meilleurs."

Ce qu'il passe c'est en outre cette mise en abîme déroutante qu'on ne comprend qu'à la fin : l'auteur raconte l'histoire d'un ado qui raconte l'histoire d'un ado ! Vous suivez ? Ce procédé narratif nous vaut ainsi plusieurs conclusions... Les faux-semblants sont également nombreux et le lecteur est souvent volontairement fourvoyé : lit-il un simple récit de vie ou celui-ci se transforme-t-il tout à coup en un thriller surréaliste ?

Petite parenthèse pour ceux qui ont lu Premier chagrin, Eva Kavian nous offre en prime un petit clin d'oeil à son héroïne, Sophie : sa mère est le professeur de français de notre héros et Sophie est sa meilleure amie. Lorsqu'ils ont besoin de parler, tous deux se retrouvent d'ailleurs sur la tombe de Mouche.
En conclusion, un récit qui s'inscrit au plus près de ce que vivent et ressentent les ados d'aujourd'hui ; une histoire qui nous rappelle combien, à l'ère numérique, les contacts humains restent primordiaux. C'est tout le message du "Et si on parlait ?" du père à son fils à la fin de l'histoire !
Bref, ce livre est hjjlktzesdyuèerhj * même si, je dois l'avouer, je n'ai pas eu le même coup au coeur que pour Premier chagrin (sans doute parce que le sujet faisait moins écho avec ma propre vie) !
Pour en finir (moi aussi, je vous fais le coup des trois conclusions !), en rédigeant mon billet tout en écoutant Carmen de Stromae, cet autre petit belge, j'ai eu une révélation : avec ses mots à elle, avec ses mots à lui, c'est un peu la même chanson qu'ils nous offrent !
* Les twittos comprendront...
Pour les autres, c'est la manière de dire formidable sur Twitter !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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orbe
  29 mars 2013
"Homère" est envoyé passer une semaine de ses vacances chez les parents de la nouvelle petite amie de son père. Il se retrouve loin de tout, entouré d'étrangers. Pour lui c'est une épreuve. Il profite de ce temps pour se souvenir des circonstances qui l'on conduit là et notamment de ses relations exécrables avec son père... Mais peu à peu des liens se tissent et chacun reprend ses responsabilités..
La trame du livre est décousue. Plusieurs thématiques sont évoquées un peu pèle mêle. Famille recomposée, conséquence des séparations sur les enfants, adductions à Internet...Le final est peu réaliste.
Mais le ton est léger, les personnages sont justes et les sujets abordés intéressants. Un avis donc mitigé.

Lien : http://0z.fr/bleER
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Lali
  31 octobre 2013
Comme Eva Kavian fait partie des rares écrivains en mesure de m'émouvoir à tous les coups, qu'elle écrive de la fiction pour les jeunes ou les adultes, ou de la poésie, j'ai du mal à être objective quand il m'arrive de parler de ses livres.
Je me suis donc plongée dans La conséquence de mes actes, son plus récent roman destiné aux adolescents, en sachant qu'il allait me plaire, peu importe ce que l'écrivaine belge — que je me promets de rencontrer un jour — allait me raconter. Or, il ne m'a pas fallu plus de deux pages pour que je mette tout de côté et dévore sans presque m'arrêter La conséquence de mes actes, qui relate avec beaucoup de sensibilité et d'humour, deux caractéristiques propres à tous les livres d'Eva Kavian, ce qui est arrivé dans les derniers mois à Homère Kisch, presque seize ans. Des événements dont il est le seul responsable (à part le départ de sa mère), d'où le titre du roman.
La conséquence de mes actes, c'est aussi le thème imposé pour son devoir de vacances de français. Comme si tout s'additionnait pour que l'adolescent fasse le bilan de sa vie. Aîné d'une famille de quatre enfants passablement plus jeunes que lui, Homère, accro à l'ordinateur et aux gazouillis (tweets, pour les francophones hors Québec), voit les événements s'enchaîner à toute vitesse dès la création d'un profil pour son père sur un site de rencontres. le bibliothécaire et spécialiste de mythologie, qui a donné à ses enfants des prénoms rares (Homère, Ulysse, Priam et Cassandra) a, maintenant qu'il semble avoir réussi à organiser sa vie après sa séparation (sa femme étant tombée amoureuse d'une des amies du couple), l'envie de voir s'il est encore potentiellement attirant pour la gent féminine.
Eh oui! C'est même l'orthodontiste du jeune garçon qui va jeter son dévolu sur son père. Misère de misère! Et ce n'est là que le début des ennuis… Et même d'une montagne de problèmes de toutes sortes qui font faire réaliser à Homère à quel point il faut savoir mesurer la portée de certains gestes.
Cela donne un roman où la tendresse et l'amour viennent à bout de conflits, de méprises et d'erreurs de calcul, qui trouvent leur issue dans quelques scènes souvent humoristiques. Pour le plus grand plaisir des lecteurs qui ont été conquis par la spontanéité de cet Homère bien de sa génération.
La conséquence de mes actes : un héros attachant, une écriture alerte, un roman irrésistible.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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zazimuth
  25 mars 2014
Homère Kish, le narrateur, est lycéen. Ses parents viennent de se séparer parce que sa mère a eu le coup de foudre pour une femme avec laquelle elle s'est installée en ménage. Son père gère désormais la vie domestique de la famille même si les quatre frères et soeurs sont en garde alternée. Mais les vacances d'été s'annoncent plus compliquées que prévues. En effet, M. Kish est tombé amoureux de l'orthodontiste de son fils qui l'entraîne faire de la randonnée en montagne, les frères et soeurs d'Homère sont inscrits en camp scout et lui va être accueilli à la campagne par les parents de la nouvelle petite amie de son père.
Or à Daverdisse Homère ne connaît personne et on ne capte pas internet !!! L'adolescent va se transformer en baby-sitter pour les petits enfants de la maison et remâcher les changements qui sont intervenus dans la vie de sa famille ces derniers mois.
J'ai trouvé cette lecture agréable et les thèmes de l'homoparentalité, la fratrie, l'amour adolescent et internet sont traités avec sensibilité même si mon résumé semble brouillon. J'ai particulièrement apprécié comment le héros découvre son attachement pour « les petits ».
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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critiques presse (1)
Ricochet   17 mai 2013
Un bon roman à l'humour ravageur sur les choses de la vie, tout simplement.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   17 mai 2013
J'avais envie de me blottir dans les bras de papa, de redevenir tout petit. Je me sentais tellement bien que je comprenais à quel point notre dispute m'avait brisé, touché en profondeur. Mais à quinze ans et demi, on ne va pas dans les bras de son père. Alors je lui ai donné un coup de coude dans les côtes. Il me l'a rendu. J'ai recommencé, et on s'est retrouvés à se battre comme des gamins, c'étaient des coups de colère, des coups d'amour, c'était les non-dits qui volaient dans les épaules, les silences qui brisaient les cuisses, c'était notre lien puissant qui étranglait, notre affection qui s'enfonçait dans l'estomac, c'était nous deux, Papa et moi, deux hommes et deux gosses, sur la poussière de nos peines, sur le chemin de notre amour et nous roulions, nous roulions, heureux.
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zazimuthzazimuth   24 février 2014
Dans les conversations normales, on voit le visage et parfois, on voit que l'autre est fâché, triste ou qu'il pense le contraire de ce qu'il dit, du coup on adapte ce qu'on dit et ça fausse les choses. Quand on parle pour de vrai, il y a comme deux conversations en même temps. Celle des mots et celle des visages. (p.140)
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orbeorbe   29 mars 2013
Je ne les aimais pas. Je les détestissimais. Il n'était pas question qu'ils deviennent mes espèces de cousins. Pas question non plus que je reste là toute une semaine.
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c.brijsc.brijs   24 août 2013
J'avais coupé le contact avec Papa comme je l'avais fait peu à peu avec mes amis à l'école et au foot. Que ce soit par colère ou par honte, le résultat était le même. Le moteur de la colère est plus puissant et radical, celui de la honte plus endurant. (...) Comment revenir ? Je les avais presque tous bloqués sur Twitter et supprimés de Facebook pour avoir la liberté de dire ce que je voulais, j'avais eu besoin d'être seul ou en lien avec des inconnus, ce qui revient au même.
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orbeorbe   29 mars 2013
Au total, j'avais passé une semaine sans parler à mon père. J'aurais peut-être bien fait de continuer.
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