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ISBN : 2874230758
Éditeur : Mijade (29/09/2011)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Sophie s'apprête à faire son premier baby-sitting. Quelle surprise lorsqu'elle découvre que c'est une grand-mère et non une jeune maman qui a posé l'annonce. A partir de ce moment, rien ne se passe comme prévu, et la vie de Sophie va en être bouleversée.
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Ancolie
  23 octobre 2012
Quel joli petit roman. Sophie, quatorze ans, répond à une demande de baby-sitting qui se révèle surprenante : Mouche qui n'a plus que quelques semaines à vivre lui demande de s'occuper en sa présence de ses petits-enfants. Les semaines passent et Sophie ne voit toujours pas l'ombre d'un enfant…
Si cette histoire permet d'aborder des thèmes comme la mort, le deuil et la famille, il donne aussi l'occasion de s'interroger sur la vérité et l'utilité (ou non) des mensonges. Mouche met un point d'honneur à terminer sa vie sur des notes de franchise et Sophie s'en imprègne : « Ne pas mentir est-il possible ? Sans le mensonge, j'aurais déjà eu pas mal de problèmes en plus ».
Ce que j'ai le plus apprécié est le portrait de Mouche, cette dame âgée qui a vécu libre, qui a profité de la montée du féminisme pour savourer chaque instant et ne pas s'enfermer dans une vie de couple anesthésiante.
Sophie aussi sonne très juste. Très adolescente par moment, on sent tout de même la jeune femme qui grandit en elle. Sa rencontre avec Mouche lui ouvre les yeux sur ce qu'est la mort mais aussi l'amour et le pardon.
L'écriture fine et belle renforce ce sentiment d'histoire à la fois légère - car si proche de la vie quotidienne - et profonde par les réflexions qui s'en dégagent. J'ai passé un très bon moment de lecture.
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Moan
  24 septembre 2012
Sophie vit seule avec sa mère depuis que son père est parti refaire sa vie en Suisse. Elle a quatorze ans et pour se payer un stage, décide de répondre à une petite annonce pour faire du baby-sitting. En fait son travail ne sera pas exactement ce qu'elle attendait puisqu'elle se retrouve chez une mamie qui lui demande quelque chose de particulier, ce qui lui posera beaucoup de questions et la fera grandir.
Histoire sympathique qui aborde des sujets importants.
Commenter  J’apprécie          400
Lali
  14 septembre 2012
J'aime tout ce que l'écrivaine belge Eva Kavian écrit. Tout. Je ne m'en cache pas. C'est donc d'avance conquise que j'ai entamé la lecture de son plus récent roman jeunesse intitulé Premier chagrin. Et encore plus conquise que dès le premier chapitre derrière moi. Parce qu'il s'agit d'une des histoires les plus émouvantes qu'il m'ait été donné de lire. Parce qu'Eva Kavian sait doser les émotions, autant pour ses personnages que pour nous. Si bien que dès que nous comprenons que la tâche de Sophie sera bien différente de celle qu'elle avait en tête nous serons aussi bouleversés qu'elle.
Sophie ne va pas garder des enfants, ce qui était prévu au départ, mais préparer les derniers jours d'une vieille dame qui sait ses jours comptés et qui voudrait voir réunis autour d'elle les siens alors qu'ils ne la visitent plus, alors qu'elle n'a plus de lien avec ses petits-enfants.
Mais il y a Sophie. Une Sophie qui vit des émotions fortes, une Sophie qui s'est profondément attachée à Mouche même si celle-ci a volontairement choisi quelqu'un d'extérieur à sa vie pour l'accompagner dans ses préparatifs, le tri de ses lettres, les objets à donner, quelqu'un qui ne sait d'elle que ce qu'elle voudra lui dire.
Mais Sophie est incapable de se contenter de demi-vérités et surtout, elle a bien l'intention de réaliser le dernier souhait de Mouche. À sa manière. Sans lui dire. Parce que Mouche n'est plus étrangère. Parce que cette expérience l'a changée, parce que Sophie ne laisse jamais tomber ses projets en cours de route.
Premier chagrin est un roman touchant, sensible, qui pose beaucoup de questions, notamment sur les soins palliatifs, sur le choix de ce qu'on veut faire de ses derniers jours si on a la chance de les préparer, sur la mort elle-même. Un grand roman destiné aux adolescents, mais que bien des adultes devraient le lire.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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argali
  16 août 2012
Un magnifique roman qui évoque, sans lourdeur, la maladie et la mort. A travers la relation touchante de Sophie et Mouche, l'auteur nous entraine dans une réflexion rarement abordée en romans jeunesse. Avec franchise, elles parlent de la maladie qui affaiblit celui qui en est atteint et effraie ses proches ; de la mort qui arrive sans prévenir ou qui se fait attendre ; de la vie qu'on voudrait voir se prolonger encore un peu ; des liens familiaux qui parfois se distendent…
L'émotion est bien présente mais pas larmoyante. On a le coeur qui serre mais l'humour et le caractère bien trempé des personnages sont là pour alléger la tristesse, rendre la mort plus acceptable. En parler est nécessaire pour y faire face mais les adultes n'ont pas toujours les mots. Ce roman est donc précieux, en plus d'être beau.
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c.brijs
  14 novembre 2012
Sophie est plutôt fière d'elle lorsqu'elle répond à une petite annnonce pour du baby-sitting. Elle a "l'impression d'avoir pris dix centimètres en un coup de téléphone". Mais les choses se corsent lorsqu'elle découvre que c'est une grand-mère qui a besoin de ses services... Plus question de reculer ! Sophie veut prouver à tous qu'elle est mûre et responsable !

Ce titre fait partie des quatre romans sélectionnés dans le cadre du Prix Farniente 2013, 13 +. Ce prix "encourage les ados à ouvrir les livres avec curiosité, plaisir et appétit, et les incite à voter pour leur coup de coeur". Je ne sais pas si ce titre sera le coup de coeur de la classe mais, pour moi, c'en est déjà un.
L'auteure aborde ici un thème difficile, celui de l'accompagnement en fin de vie des personnes âgées et malades. Même si le sujet est sérieux et souvent tabou, on est bien loin d'un récit larmoyant ou moralisateur. Cela s'explique par le choix de la narratrice qui, avec le franc-parler de la jeunesse, présente les choses telles quelles, sans fioritures inutiles ni pudeur exagérée.

Mouche, la grand-mère, a décidé, comme elle l'a toujours fait, de profiter à fond des derniers jours qui lui restent et espère pouvoir préparer au mieux ses proches, et surtout ses petits-enfants, à sa mort. Elle ne veut surtout pas qu'on les écarte sous prétexte qu'ils sont trop jeunes ou trop fragiles.
"Ils devaient peu à peu apprivoiser sa mort, et La mort."
Elle compte sur Sophie pour l'aider à exaucer ce voeu. Mais, en attendant que les petits-enfants de Mouche viennent - enfin - rendre visite à leur grand-mère, la voilà embarquée dans des tâches peu banales. Elle aide notamment la vieille dame à renvoyer les nombreuses lettres d'amour qu'elle a conservées tout au long de sa vie ou fait des recherches sur internet sur les différentes formules funéraires ou sur les différents types de cercueils.
"On pouvait choisir le modèle, économique, écologique, l'essence du bois, faire dans le moderne, le kitsch ou le classique, demander un hublot (beurk), on pouvait choisir la couleur de la garniture intérieure. (...) Il y avait une société qui permettait de payer son cercueil à l'avance. A chaque versement d'argent, la société plantait un arbre pour compenser le bois qui serait nécessaire pour le cercueil. (...) Mais d'autres avaient mis au point des cercueils en carton qui nécessitaient huit fois moins de bois qu'un cercueil classique (...). Par acquit de conscience, j'ai ajouté le modèle en kit. Livré à domicile. Je me voyais cependant mal assembler les pièces avec Mouche et j'avais d'atroces souvenirs des montages de meubles Ikéa avec Maman (...) J'ai fait une synthèse, j'ai noté les liens vers les sites, et j'ai imprimé le tout."
Ce compte rendu provoque d'ailleurs l'hilarité de la vieille dame. Vous l'aurez compris, Mouche est un sacré personnage. Eternelle optimiste, elle a fait de la franchise son credo. A son contact, Sophie va énormément mûrir. Par effet boomerang, sa relation vraie avec cette grand-mère va avoir de réelles répercussions dans ses relations avec ses proches, son père qui "l'a abandonnée", sa mère "poule", son grand-père qu'elle n'a plus vu depuis longtemps, ses camarades de classe, ... Elle apprendra tout doucement à pardonner...
Au fil des pages, on assiste à son évolution... Ressortent également toutes les questions qu'elle se pose face à la mort. de manière plus légère, Sophie nous dresse aussi, avec beaucoup d'humour, un portrait, pas toujours joli joli, des adultes et de leurs mensonges. Au passage, elle égratigne pas mal les professeurs, pas toujours motivants, qu'elle côtoie... Et, comme on dit que la vérité sort de la bouche des enfants, ça fait mal !
"(...) si leur objectif est de nous donner le goût à la lecture, ils devraient commencer par arrêter de nous forcer à lire. Arrêter de choisir à notre place ce que nous sommes censés aimer lire."
Aïe! Aïe! Vais-je avoir droit au même reproche avec ce titre ? J'espère bien que non car "Premier chagrin" est un condensé d'amour qui nous rappelle qu'"on devrait vivre comme si on allait mourir."
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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critiques presse (1)
Ricochet   12 janvier 2012
Un magnifique petit roman pour évoquer – sans voyeurisme ni fausse pudeur – la maladie dévastatrice, la déchéance physique et l’attente de la mort. L’auteure traite ici les plus jeunes avec le respect et la confiance qu’ils méritent en rappelant, à travers la voix de Mouche, que « les enfants comprennent beaucoup de choses quand on leur dit la vérité ».
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AncolieAncolie   24 octobre 2012
C’était une autre époque, Sophie. On sortait d’une prison d’idées, on sortait de la toute-puissance des hommes, nous, les femmes, nous devenions des êtres humains. La règle devenait l’absence de règle ; beaucoup d’entre nous, et j’en étais, ont vécu ces années comme on se jetterait sur un buffet de gâteaux après trois jours sans manger. Ni les femmes ni les hommes ni les familles sont sorties indemnes de cette révolution, c’est peut-être ta génération qui construira un meilleur équilibre, entre le besoin d’être libre et celui de construire à deux. Mais j’ai eu une belle vie, ça oui. Pas parce que j’ai aimé beaucoup d’hommes, mais parce que je ne me suis pas enfermée dans des désirs et des règles qui ne me correspondaient pas. Après ces années sans lois et cette loi que devenait la liberté à tout prix, j’ai cherché qui j’étais, moi. Ce parcours, tu devras le faire aussi, Sophie, ce n’est pas une question d’époques, c’est notre chemin d’humain.
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MoanMoan   24 septembre 2012
- Apprends à pardonner, Sophie, ta vie sera plus douce. Aimer quelqu'un , c'est aussi accepter d'avoir besoin de lui.
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LowraLowra   07 novembre 2012
- Avant, quand je pensais à ma mort, je me disais que je me ferais incinérer et que je demanderais que l'on disperse mes cendres dans mon jardin.
- Dans le potager ?
- Par exemple. C'est un endroit où je me suis toujours sentie bien. Comment en accord avec tout l'univers.
- Si un de mes grand-parents faisait disperser ses cendres dans son potager, cela ne me réconcilierait pas avec les légumes.
- Je n'avais pas pensé à ça.
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AncolieAncolie   23 octobre 2012
-Je n'ai jamais aimé à moitié. Il n'y a pas de petit et de grand amour, selon moi. Il y a l'amour ou pas l'amour. Il y a les histoires courtes ou celles qui durent, mais ce sont toutes des histoires d'amour.
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orbeorbe   17 avril 2013
En dehors du fait qu'elle allait mourir, je me disais que j'aimerais devenir quelqu'un comme elle quand je seais adulte tellement elle avait l'air d'être en paix et pas bourrée de complexes et de contradictions comme moi.
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