AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782709642873
350 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (15/10/2014)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 16 notes)
Résumé :

Depuis toujours, les MacBride se rendent à Far Barn, dans le Devon, pour la nuit des feux de joie, mais cette année, tout a changé. Lydia, la matriarche, vient de mourir ; Sophie, la fille aînée, tente désespérément de sauver un mariage qui part à la dérive, et Felix, le petit dernier, est venu accompagné de sa petite amie pour la première fois.

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez cette fille, Kerry, ils le sentent sans pouvoi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  23 février 2015
“Un feu dans la nuit” est l'histoire d'une vengeance implacable née d'une haine aveugle, qui nécessitera 17 ans de maturation avant son accomplissement.

Le jour où la Cath, école privée huppée refuse à Darcy (ainsi nommé en hommage à Jane Austen), petit garçon malingre aux dents de lapin, pauvre, vêtu grâce à des associations caritatives, une bourse qui lui permettrait d'accéder à un enseignement d'élite, sa vie va se trouver à tout jamais bouleversée. Sa maman, mère célibataire psychologiquement fragile, voit dans la réussite de son fils une revanche sociale et un moyen d'apaiser ses propres frustrations et échecs. Elle assure l'éducation de Darcy à domicile, le gave de littérature jusqu'à l'empoisonnement, le coupe du monde scolaire, le prive d'amis et aussi de nourriture, puisqu'étant anorexique, elle entraîne son fils, bientôt dénutri, dans cette destruction. Dans ce contexte toxique, quand la réponse négative de la Cath arrive, Mrs Kellaway ne doute pas un instant que la place qui revenait de droit à Darcy, lui a été volée par Felix, fils de Rowan MacBride, directeur de l'institution, qui aurait, selon elle, fait preuve d'une bienveillance coupable à l'égard de la candidature de son fiston. Bien qu'aucune preuve matérielle n'étaye la certitude quasi-magique de Mrs Kellaway, voilà Rowan accusé de népotisme, et méritant une punition à la hauteur de son crime.

Dès lors, Mrs Kellaway ne connaîtra plus jamais le repos, et inoculera dans l'esprit de son petit garçon des idées de vengeance, de haine, qui germeront puis fermenteront à mesure que le temps passera, provoquant la pourriture de sa vie. Ainsi, Darcy construira toute sa trajectoire professionnelle et sentimentale en fonction de cette vengeance qu'il doit assouvir, à n'importe quel prix et de n'importe quelle façon possible, en mémoire de sa mère. Gommer l'humiliation, qui ne l'a en rien empêché de financièrement "réussir", devient le combat de sa vie.

Tous les éléments disséminés dans son roman par Erin Kelly, s'assembleront au cours d'un week-end dans la résidence secondaire des MacBride, durant la Nuit traditionnelle des feux de joie. C'est à ce moment qu'apparaîtront aux yeux des lecteurs, les liens tissés et noués serrés entre les protagonistes, par l'imagination et le talent de l'auteure, au décours de l'ultime rebondissement, la disparition de la petite fille de Rowan.

Au-delà du thriller psychologique, qu'on ne peut lâcher avant la dernière page, Erin Kelly dresse le portrait sans concession de deux femmes, Mrs MacBride et Mrs Kellaway, que tout oppose, richesse contre pauvreté, mère épanouie contre mère dépressive, grande carrière dans la magistrature contre survie grâce aux aides sociales. Leur seul point commun, c'est d'être mères, et que pour protéger leur progéniture, elles sont prêtes à tout, à dépasser toutes les limites, à se comporter en louves. En manipulant leurs proches comme des marionnettes, ce sont elles les responsables du désastre humain qui détruit ces deux familles. Toutes deux sont décédées, de maladie, avant le dénouement ne laissant que de la haine et du malheur en héritage aux leurs.

Une magnifique histoire servie par une écriture ample et chaleureuse, un sens de l'image juste, la connaissance intime de la nature humaine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Bazart
  30 avril 2015
Voici un excellent thriller psychologique d'une auteur Erin Kelly dont j'avais simplement entendu parler à l'occasion de sa novelisation de la série Broadchurch , et qui a écrit pas mal de romans personnels, dont ce dernier paru en France, loué dans pas mal de médias, et notamment la presse féminine.
Il faut dire que ce polar développe un point de vue féminin assez percutant, mais les hommes pourront largement y trouver leur compte, tant ce Feu dans la nuit ( le titre français et la couverture ne sont pas particulièrement heureux) s'avère tout à la fois glaçant et captivant, mélant avec habileté et sans trop de grosses ficelles machinations et secrets de famille.
Palpitant et glaçant, avec un dénouement final en apothéose, Un feu dans la nuit est un de ces polars addictifs mais qui, grâce à la plume de l'auteur sont mieux que de simple page turners... Largement recommandables, autrement dit..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
Commenter  J’apprécie          160
Sharon
  07 décembre 2014
Je ressens actuellement de plus en plus de mal à rédiger mon avis, surtout quand j'aurai aimé apprécier un livre, et que ce n'est pas vraiment le cas. Ce roman est classé comme un thriller, et pourtant, ce n'en est pas un à mes yeux, il est plutôt à ranger dans la catégorie drame-roman psychologique.
Le coeur du roman devrait être l'enlèvement d'Edie, encore bébé, par Kerry, la compagne de son oncle. Peu de suspens, pourtant, puisque le lecteur sait en moins de cent pages le nom du coupable. Restent à savoir si Edie sera retrouvée saine et sauve, et le mobile qui a poussé la jeune femme à commettre ce crime. Problème (pour moi) : cette question passe au second plan quand le narrateur change.
En effet, si j'ai aimé suivre le récit à travers les yeux de Sophie puis, dans une moindre mesure, dans ceux de Kerry qui offre un épilogue à l'intrigue, j'ai moins aimé les deux parties médianes. Etait-ce parce qu'elles étaient confiés à des narrateurs, et non des narratrices ? Pas seulement. La seconde partie nous replonge des années en arrière et si elle explicite les causes du drame elle casse littéralement le rythme du récit. Je n'avais qu'une hâte : être à nouveau au côté de Sophie et des siens.
Les siens : la famille est le thème le plus important de ce roman, et l'auteur détourne même le thème du secret de famille en le transformant en « secret pour la famille elle-même ». En premier s'impose la famille McBride : tous les protagonistes du drame appartiennent à cette famille, de naissance, ou par union (très libre, parfois). Et s'il est un personnage qui a toute son importance, c'est Lydia, morte, mais omniprésente, presque physiquement. Ses paroles, ses actes, l'éducation qu'elle a donnée à ses enfants modèlent encore leur vie. Femme ? Non, mère. Ce rôle de mère est essentiel, quel que soit la forme de la famille fondée, traditionnelle comme celle de Lydia et Sophie, monoparentale par la force des choses comme celle de Tara. L'auteur ne dispense pourtant pas une image angélique de la maternité. Une mère prend des risques, faits des choix, des erreurs aussi. Elle transmet des valeurs à ses enfants. Elle peut craquer aussi, être frustrée dans ou par sa maternité. Qui a dit que devenir mère était facile ? Pas Erin Kelly.
Avec l'éducation vient l'instruction, et aussi l'opposition entre deux systèmes éducatifs, public et privé, système auquel appartient la Cath où tous les petits McBride (y compris la nouvelle génération) furent instruits. J'ai pensé à Doris Lessing (Victoria et les Staveney) que ce fossé entre les établissements scolaires préoccupait également. Il est quelque chose de pourri au Royaume-Uni si les moyens financiers ou l'idéologie politique des géniteurs forgent à ce point le destin des enfants.
Vous le constaterez, nous sommes très loin du thriller, et même s'il reprend ses droits dans les cent dernières pages, même si le très classique thème de la vengeance s'impose, je n'ai pas frissonné autant que j'aurai dû.
Un feu dans la nuit est un roman à lire pour les portraits de femmes et de mère qu'il propose.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Lizouzou
  28 novembre 2014
La famille MacBride se réunit pour disperser les cendres de Lydia, la matriarche, lors de la fête des tonneaux. Alors que toute la famille se prépare à aller en ville, Kerry, la nouvelle copine de Felix MacBride, propose de garder la petite Eddie, la fille de Sophie MacBride. Mais lorsque Sophie rentre plus tôt que prévu, elle retrouve la maison vide... aucune trace de Kerry et Edie...
Ce livre, c'est d'abord l'histoire des MacBride : une famille unie qui cache pourtant de lourds secrets !
A travers plusieurs narrateurs (Lydia, Sophie, Darcy, Rowan et Kerry), le lecteur avance petit à petit dans l'histoire de cette famille.
Le livre commence avec le décés de Lydia. Cette dernière avait l'habitude d'écrire sa vie dans des carnets. Puis vient le tour de Sophie, la fille aînée à qui l'on confie beaucoup de choses et qui doit gérer une vie de famille difficile avec son mari et ses enfants. C'est justement Sophie qui découvre la disparition de son bébé et de Kerry. Puis, l'auteure nous fait découvrir Darcy, un homme étranger à la famille qui possède beaucoup de rancoeur envers les MacBride. Il serait dommage de vous en dévoiler plus, au risque de spoiler une bonne partie de l'histoire. Ensuite vient le tour de Rowan, le patriarche qui nous raconte l'après découverte de la disparition de sa petite fille. Et enfin, la parole est donnée à Kerry, dont je ne dirais pas grand chose par peur de spoiler à nouveau.

La tension monte crescendo, notamment grâce à l'intervention des différents narrateurs et aux plusieurs pauses que nous impose l'auteure. le terme "pause" peut faire peur, notamment par rapport au rythme. Ici, pas d'inquiétude, ces pauses sont nécessaires et relancent l'intérêt du lecteur pour découvrir par soi-même le fin mot de l'histoire.

C'est un livre où la vengeance prend une part considérable. On sent la colère et la révolte s'insinuait à travers les pages. Ce thriller propose un plan diabolique et calculé. Si vous aimez les thrillers psychologiques, je pense que ce livre pourra vous plaire !

Le style de l'auteure, journaliste, est plaisant et agréable à lire. On tourne les pages sans s'en rendre compte et on avance dans l'intrigue petit à petit avec beaucoup d'intérêt.
L'histoire m'a beaucoup plu, même si je dois noter quelques passages peu crédibles, surtout vers la fin.

Lien : http://lespetitslivresdelizo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Taylor
  08 décembre 2014
Voilà une excellente surprise que ce roman. Sous des airs de saga familiale se cache une véritable histoire de vengeance et de manipulation.
Après la mort de Lydia, il importait à Sophie de maintenir la tradition de réunir la famille pour la fameuse nuit des feux de joie. Rien ne sera plus pareil mais il faut malgré tout aller de l'avant. Tout le monde est là y compris son frère et sa fiancée : une jeune femme troublante bien que Sophie n'arrive pas à mettre le doigt sur quoi, jusqu'au fameux soir où le bébé de Sophie disparait avec la jeune femme.

Le suspense et l'intensité monte au fur et à mesure que les personnages principaux nous raconte leur histoire et tout ce qui s'est passé pour en arriver à ce jour fatidique.
La manipulation psychologique est le pivot de ce roman : voir comment un individu interprète un évènement et fait tourner sa vie et celle de ses proches autour jusqu'à en devenir une obsession.
Les victimes ne sont pas toujours celles que l'on croit et j'avoue avoir ressenti quelques circonstances atténuantes vis à vis du coupable.
C'est une belle découverte, un livre très prenant jusqu'à la dernière page.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
namelessnameless   18 février 2015
Une femme semblait être la seule chose qui me manquait. J'avais l'entreprise, l'appartement, la voiture ; et, après tout, le fait qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier est une vérité si universellement reconnue que c'était la seule citation de Jane Austen que les gens connaissaient.

Page 178 - Editions Jean-Claude Lattès
Commenter  J’apprécie          60
namelessnameless   18 février 2015
Criblé de smileys et de points d'exclamations, le profil de Tara était mis à jour presque heure par heure, mais je décelai, sous la brise apparente de bonheur, un vent contraire de solitude et de vulnérabilité.

Page 180 - Editions Jean-Claude Lattès
Commenter  J’apprécie          90
namelessnameless   16 février 2015
Une bonne mère aime passionnément ses enfants mais en fin de compte, elle les élève afin qu'ils grandissent sans elle. Ils doivent être tout pour elle, mais si elle reste la personne la plus importante dans leur vie, c'est qu'elle a échoué.

Page 15 - Jean-Claude Lattès
Commenter  J’apprécie          50
namelessnameless   19 février 2015
Je veux dire, qui tient un journal intime de nos jours ? Si on veut être lu, on blogue, ou on va sur Facebook.

Page 208 - Editions Jean-Claude Lattès
Commenter  J’apprécie          80
SioSio   07 novembre 2014
Sophie se mit à soulever frénétiquement les coussins du canapé comme si les disparues pouvaient se cacher là comme de vieilles pièces de monnaie et que les retrouver n'était qu'une question de rigueur et de persévérance.
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Erin Kelly (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erin Kelly
Bande annonce de la série The Poison Tree, adaptation du roman d'Erin Kelly
autres livres classés : thriller psychologiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Par omission - Erin Kelly

Quelle est l'inscription sur le tee-shirt de Kit en rapport avec une éclipse de 1991 ?

'Chili 91'
'Zambie 91'
'Lizard Point 91'
'Féroé 91'

12 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Par omission de Erin KellyCréer un quiz sur ce livre