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EAN : 9782264044204
252 pages
Éditeur : 10-18 (09/01/2007)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Je ne me réveille pas tous les matins au son du djembe. Je ne me réveille pas avec sur le visage le crachat qu'a pris mon père colonisé. Je ne me réveille pas le corps meurtri par les coups qu'ont reçus les ancêtres des Noirs américains ou des Noirs antillais. Je voudrais cesser d'être un Noir. Je voudrais être tout simplement un homme.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
bina
  16 juillet 2012
Cet ouvrage de réflexion succède à Je suis noir et je n'aime pas le manioc, qui avait lancé le débat sur la place des Noirs en France. Bien que conscient que le terme de ‘'race'' n'est pas valable, et que l'appellation de Blanc et de Noir pose problème, Gaston Kelman emploie ce vocable pour des raisons de facilité. Tous les lecteurs comprendront ainsi facilement le sujet du livre.
Il entretient le débat sur la place des minorités visibles en France, et plus particulièrement des Noirs de France. Il souhaite, à la suite d'Amin Maalouf, déracialiser les identités, pour qu' « être citoyen » prenne tout son sens
Il fait un point sur l'histoire. L'histoire commune et le passé commun que s'est donné cette minorité (descendants d'esclaves, d'opprimés, anciens colonisés) n'a pas de sens, surtout pas un jeune né en France.
Gaston Kelman relance le débat en posant de nouvelles questions :
- Qu'est ce qui empêche de voir en l'autre un être humain ou un citoyen et non un Noir ?
- Qu'est-ce qui façonne l'identité, surtout pour un enfant né en France ?
- Quelle est la place des couleurs de peau dans la détermination des identités ?
- Que penser de la discrimination positive ?
Ne pouvant aborder la cause de tous les Noirs du monde entier, il se concentre sur ce qu'il connait le mieux pour en faire partie : les Noirs de France, et les enfants issus de l'immigration noire. Il établit une comparaison avec les Noirs vivant hors Afrique, notamment en Amérique, qui ont compris qu'ils étaient des occidentaux. Tandis qu'en Afrique la problématique n'est pas la même, il est question de développement économique, et non d'intégration.
En effet, en France comme aux Etats-Unis, il s'agit d'une minorité visible, arrivée dans des conditions difficiles, qui se bat pour ses droits civiques, contre les discriminations.
La négrité n'est pas une religion, mais la stigmatisation conduit à l'émergence d'un sentiment de frustration pouvant conduire à la violence, ou à un intégrisme idéologique, le noir devenant Black comme une identité à part entière.
Contre cela, il conclut :
« Je ne me réveille pas tous les matins avec le son du djembé, encore moins mes enfants (…)
Je ne me réveille pas avec sur le visage le crachat qu' a pris mon père colonisé(…)
Je ne me réveille pas avec le corps meurtri par les coups qu'ont reçu les ancêtres des Noirs américains ou Antillais (…) »
"Je ne saurais admettre que mon destin soit inscrit dans la forme de mon nez ou la coloration de mon épiderme".
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Heimat2
  01 avril 2015
Au-delà de l'aspect polémique des propos, je regrette le recours important aux citations des écrivains de la Négritude au lieu d'une analyse plus profonde, subtile des thèses défendues par l'auteur ainsi que sa vision trop nombriliste ("je", "je", "je"). A lire pour les néophytes du sujet car les autres apprendront peu.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
binabina   16 juillet 2012
Modibi Diarra suggéra: " Pour faire avancer les choses, décrétons une journée de grève symbolique pour les Noirs. D'abord, ils verront à quel point nous pouvons paralyser la France mieux que la CGT, et ils verront aussi que nous ne sommes pas que des éboueurs"
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binabina   16 juillet 2012
Je ne saurais admettre que mon destin soit inscrit dans la forme de mon nez ou la coloration de mon épiderme
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binabina   16 juillet 2012
C'est l'un des effets du devoir de mémoire que de perpétuer l'exclusion des exclus. loin de nous l'idée qu'il faille oublier ou dissimuler quoi que ce soit, mais on contribue beaucoup plus au bonheur des gens en leur montrant ce qu'ils pourront être, qu'en leur rappelant ce qu'eux-mêmes ou leurs ancêtres ont été.
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Videos de Gaston Kelman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaston Kelman
A l'occasion de l'édition 2016 du Printemps de Montaigu, Gaston Kelman nous présente son dernier livre: "La France, pays de race blanche... Vraiment?", aux éditions Archipel.
Si vous êtes intéressé par ce livre, vous pouvez le commander ici : https://www.librairiesiloelarochesuryon.fr/livre/9359751-la-france-pays-de-race-blanche-gaston-kelman-archipel.
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