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ISBN : 2702438318
Éditeur : Le Masque (10/10/2012)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Les méthodes de lutte contre la Mafia sont-elles meilleures à Saint-Pétersbourg qu'à Moscou ?

En tous cas c'est pour connaître celles d'un spécialiste, le colonel Grouchko, que le narrateur est envoyé par ses supérieurs au Bureau Central des Enquêtes de Saint-Pétersbourg. Mais à peine l'enquêteur moscovite a-t-il commencé de suivre les investigations sur le racket et le marché noir, qu'on assassine un journaliste vedette, démocrate convaincu, dénoncia... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  23 septembre 2015
Nous sommes en Russie, une Russie qui cherche sa modernité et qui se voit confronter aux faces les plus sombres du capitalisme et de sa cupidité. Mafia, corruption, marché noir, trafics illégaux, etc.
Un policier moscovite se voit dépêcher à St-Petersbourg pour soi-disant étudier les méthodes à succès du colonel Grouchko et de son équipe contre la mafia.
La politique et le cynisme qu'elle engendre est toujours en toile de fond (nous sommes en Russie s'entend) le communisme, la chute du parti , les mafias de clans : georgienne, ukrainienne ou tétchène, la liberté retrouvée et que personne ne peut se payer et bien sûr, Tchernobyl, sont les sujets de ce roman.
Tout est là et terreau fertile s'il en est. Toutefois, ce fut pour moi une lecture bien décevante, ordinaire. C'est un des premiers titres de Philip Kerr et ça se lit. On dirait un brouillon, une pratique pour quelque chose de mieux. Nous sommes loin des talents de conteur qu'il a su développer avec sa Trilogie berlinoise.
Je m'en tiendrai donc à dire que le Philip Kerr que j'aime est celui qui est né avec la série Bernie Gunther et donc longtemps après Chambres froides.
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SZRAMOWO
  26 avril 2015
Autant le dire tout de suite, je suis un inconditionnel de Philipp Kerr. La lecture de sa « Trilogie berlinoise » reste un grand moment d'émotions, de plaisir, de vibrantes sensations. Son personnage de Bernie Gunther est un formidable passeur qui nous rassure et nous inquiète à la fois, sur la nature humaine, les bons sentiments et la capacité du genre humain à relativiser son système de valeurs morales en fonction des contextes.
Celui dans lequel agit Bernie n'est-il pas le plus horrible le plus vil et le plus abject que nous ayons connu ?
Bernie nous démontre pourtant que même dans un tel système on trouve des salauds et des lâches, des bons samaritains et des profiteurs, des bons et des méchants.
L'intérêt du roman est qu'il bat en brèche nos connaissances historiques, ô combien limitées, sur la vie quotidienne au temps du 3ème Reich en Allemagne, et nous force à sortir des clichés et des sentiers battus.
Dans Chambres froides, même si ce roman a été écrit 15 ans avant, on retrouve la même trame, dans un contexte différent, la CEI d'après l'URSS, la découverte par les Russes du libre marché, et leurs difficultés à s'adapter à un nouveau système de valeurs économiques.
Les avis sont partagés sur Chambres Froides, les caprices des éditeurs nous font découvrir un premier roman bien après des romans beaucoup plus aboutis, mais cela n'a pas de sens d'évaluer le livre d'un auteur à l'aune de ce qu'il a écrit précédemment ou, en inversant la chronologie, de juger ce qu'il a écrit avant, à l'aune de ce qu'il écrira plus tard.
Ne tombons pas dans une schizophrénie « lectorale », ne succombons pas à l'attrait des médias qui nient la complexité de toute chose et voudraient que chaque auteur, dès la parution de son premier roman, réponde au cahier des charges de ce héros cornélien bien connu qui déclarait, présomptueux : « Mes pareils à deux fois ne se font point connaître, Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître. »
Chambres froides est un roman entier, cohérent, agréable à lire, une histoire plausible s'appuyant sur des références très documentées au contexte de la CEI, Les personnages remarquables, des policiers agissant avec des moyens limités, sans consignes véritables que celles qu'ils peuvent se donner avec tous les aléas que cela comporte.
La méfiance règne, Grouchko, le plus ancien inspecteur du Bureau Central de la Police de Saint Petersbourg, un lettré qui cite Pasternak aussi bien que Marx, dans le texte, réussit mieux que d'autres dans la lutte contre la Mafia.
À cause de cela, ses supérieurs, dont Kornilov, doutent de lui et imaginent qu'il pourrait bien, sous couvert de succès policiers, ménager les activités de la Mafia. On dépêche auprès de lui un inspecteur de Moscou, sous couvert d'échanges de bonnes pratiques.
Les deux hommes sont très vite absorbés par une affaire qui va les mobiliser et faire passer au second plan le motif de la visite à Saint Petersbourg de l'enquêteur qui est aussi le narrateur.
Le meurtre d'un journaliste d'investigations, à l'origine de la révélation de plusieurs scandales impliquant la mafia, objet de plusieurs lettres de menaces, est l'occasion de faire toucher au lecteur la réalité soviétique : la chasse permanente à la nourriture, l'inflation galopante, les colocations obligées, la résurgence de clans mafieux ethniques (Tchétchènes, Abkhazes, Ukrainiens…)- mis sous sommeil du temps de l'URSS-, le rôle toujours ambigu des anciens services secrets comme l'ex NKVD, la disparition virtuelle du PCUS, le retour en force de la religion orthodoxe, et par-dessus tout ça, l'incompréhension de la population, le conflit entre les jeunes générations dont Tania la fille de Grouchko qui rêve de partir aux USA avec son fiancé Boris, un « golden boy » façon bourse de Moscou, et les anciennes.
Le style inimitable de Philipp Kerr est déjà à l'oeuvre dans Chambres Froides, son humour, son ironie, et la façon dont il dresse le portrait de ses personnages.
L'intégrité de Grouchko confine au sadisme parfois :
« Les larmes débordèrent des yeus bleus procelaine de Nina :
- Espèce de salopard cruel.
- Grouchko sourit. »
L'inspecteur moscovite, lui, s'arrange avec l'intégrité et la morale, il n'hésite pas à jeter son dévolu sur Nina premier témoin dans une affaire de meurtre :
« Elle avait l'air aussi triste que d'habitude….Mais elle était aussi belle que dans mon souvenir. Elle était vêtue d'une robe légère imprimée, noir et blanc, avec un grand col de dentelle…
-Nina Romanovna ai-je appelé.
- Je peux vous déposer quelque part ? »
Sacha et Nicolaï, les hommes de Grouchko, s'échinent pour quelques centaines de roubles par mois, mais le font par respect et admiration pour leur patron qui sait se montrer au-dessus des tentations, et ne sera jamais un ripou, comme certains policiers ont compris qu'il serait plus facile pour eux d'exercer leur métier et de vivre en le devenant.
Plusieurs formules à l'emporte-pièce, chères à Kerr, méritent d'être soulignées :
« Enfin, comme pour s'assurer que la nourriture avait refroidi, ils firent tous les deux solennellement le tour de la cantine, aspergeant généreusement, cadets, tables, murs et nourriture avec des giclées d'eau bénite. »
« Il y a un vieux dicton russe qui dit : « Si je suis le patron, alors tu es un idiot ; et si c'est toi le patron, alors c'est moi l'idiot. »
« Collez-le au frais et emmenez le à la Grande Maison, ordonna-t-il. Je l'aurai bien pris moi-même, seulement, je ne voudrais pas mettre du sang sur mes sièges. »
« Ils font semblant de nous payer, on fait semblant de travailler. »
Le roman nous fait toucher du doigt le dilemme de cette société en pleine mutation, et dans laquelle, chacun s'interroge pour savoir quelle est la norme sociale, où doit on placer le curseur entre « normalité » et « délinquance », entre « acception » et « renoncement »
Au final, un roman digne d'intérêt dont je recommande la lecture…et plutôt deux fois qu'une !

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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rulhe
  09 octobre 2017
Russie 1993 ,Eltsine et au pouvoir.la mafia
contrôle tout, depuis les matières premières, trafic en tout genre,armes, drogue,prostitution,police, magistrats, et
fricote avec les instances dirigeantes. dans
se contexte de suspicion,le colonel grouchko un flic intègre va enquêter sur l,
assassina d'un journaliste Mikhaïl mikhailovich qui justement voulait dénonce
les magouilles.le gouvernement sous prétexte d,enquête sur les méthodes de
lutte contre la mafia de saint Pétersbourg,
va envoyé un observateur.mais il va plutôt
surveiller le colonel.
Philip kerr dresse un portrait sans concession de la Russie actuelle.
c'est rythmé et on ne s, ennuie pas.
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argali
  24 août 2013
Philip Kerr nous emmène loin de la Seconde Guerre mondiale pour ce roman noir paru en 1993 et traduit en 2009, premier roman de l'auteur.
L'intrigue se déroule en 1993, dans une Russie post soviétique en plein désarroi. La politique a changé, Eltsine est au pouvoir, le capitalisme a envahi le pays mais la population fait toujours la file dans les magasins d'état pour se procurer des denrées rationnées et 500 gr de viande coûtent une semaine de salaire de flic.
C'est dans cette société à deux vitesses que Philip Kerr plante le décor de son intrigue -une série de meurtres dont on cherche le dénominateur commun- entre corruption, trafic d'influence et mafia. Autant de thèmes qui aident à créer une atmosphère lourde, délétère et angoissante. Déstabilisés, sans points de repère, les Russes rêvent d'Occident, de vie facile et l'intégrité devient une valeur en voie de disparition.
Moins enlevé et dense que les aventures de Bernie Gunther, l'intérêt de ce policier de facture classique est dans la description de la société russe, de ses institutions et de la vie de ses habitants. L'intrigue a du mal à décoller et le dénouement tardif est précipité. Néanmoins, on sent dans ce premier roman, ce qui fera les qualités de Philip Kerr, un cadre spatio-temporel précis, documenté et richement illustré.
A lire pour (re)découvrir cette période et ce pays et pour affiner sa connaissance de l'oeuvre de l'auteur.
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Commenter  J’apprécie          110
jeandubus
  25 avril 2015
Chambres froides
Edité en 1993, ce roman met en scène le colonel Grouckko , colonel de St Pétersbourg, censé mettre au courant le narrateur, un avatar moscovite de Bernie Gunther subtil et drôle, sur ses méthodes de lutte contre la maffia russe.
Juste après la chute du mur de Berlin, les Russes ont du se réorganiser pour piller d'une autre manière les ressources de leur pays et les apparatchiks corrompus se sont vite transformés en libéraux corrompus…( Chassez le naturel etc). Et Poutine n'était pas encore arrivé pour canaliser toutes les extorsions à son profit.
Mal organisée, la maffia est divisée à la fois par les luttes d'influence, de pouvoir et bien évidemment par les différences d'ethnies et de religions qui prennent le dessus comme on pouvait s'y attendre.
Trafics en tous genres s'organisent, avec les habituelles violences et dégradations volontaires pour s'assurer la suprématie.Le marché noir bat son plein et les conséquences sur le quotidien sont bien décrites. A la fois terrible et drôle. le système d'est roi.
A la différence des autres romans de Philip Kerr qui englobent toute la période (pré et post) seconde guerre mondiale, l'analyse est encore un peu courte pour cette période de « libération » du soviétisme. en 1993 on n'a peu d'information sur l'avant 1989 si ce n'est par l'espionnage et les témoignages littéraires difficilement exportés aux risques qu'on connait, et les quelques années qui suivirent ne pouvaient pas encore produire beaucoup d'archives. L'idée de « maffia russe » niée par le nouveau pouvoir était pourtant en marche et les riches bandits débarquaient en grandes pompes dans les hôtels de la « riviera ».
C'est cette absence forcée de recul et d'informations qui rendent ce roman moins dense que les autres mais ce serait faire un mauvais procès au grand Phillip Kerr qui déroule son histoire avec beaucoup d'imagination et d'humour.
Forcément l'enquête piétine et la hiérarchie s'impatiente. le lecteur parfois aussi malheureusement.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   24 avril 2015
Qu'ils soient morts de vieillesse ou de façon accidentelle, comme la plupart des corps rassemblés là, les Russes, même dans ce moment ultime, étaient encore obligés de faire la queue.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   24 avril 2015
- Je déteste la morgue, dit-il.
Nicolaï se colla une nouvelle cigarette dans la bouche, l'alluma avec le mégot de la précédente et rit sous cape.
- Prends les choses du bon côté, dit-il. Au moins, ça te coupera l'appétit.
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rulherulhe   09 octobre 2017
aujourd'hui,il n' existe qu,un seul faux dieu
qui pousse à une réelle dévotion,dit- il.l,
argent 💰.
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MarianneRichardMarianneRichard   13 juillet 2013
Un Russe est incapable de résister à une histoire, même à celles qu'il se raconte lui-même.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   22 avril 2015
Mais il existe un proverbe qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille et me dire qu'il fallait que je me méfie : "Méfie-toi de l'homme d'un seul livre."
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Videos de Philip Kerr (13) Voir plusAjouter une vidéo
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