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ISBN : 2700273893
Éditeur : Rageot Editeur (22/01/2020)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l’entendre… mais il est submergé par son deuil. Pour l’aider à refaire surface, Beth l’encourage à s’investir dans une nouvelle enquête : suite à l’incendie d’un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ? Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l'enquête. Elle fait bientôt la connai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  03 février 2020
Je remercie énormément Rageot Editeur pour l'envoi, via net galley, du roman young adult : La mort n'est qu'un début de Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina.
Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l'entendre… mais il est submergé par son deuil.
Pour l'aider à refaire surface, Beth l'encourage à s'investir dans une nouvelle enquête : suite à l'incendie d'un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ?
Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l'enquête. Elle fait bientôt la connaissance d'Isobel, une fille étrange qui parle par énigmes…
La mort n'est qu'un début est un excellent roman, très surprenant. J'ai tout de suite apprécié l'atmosphère étrange qui s'en dégage.
Beth est morte, son père se consume de chagrin. Il accepte de travailler à contrecoeur sur une enquête mais c'est difficile pour lui. Comment faire son deuil alors qu'il voit sa fille ? Celle-ci est un fantôme, seul son père peut la voir. Elle va mener l'enquête avec lui. Ils rencontrent Isobel et ils vont être confrontés à une drôle de légende, qu'est t'il vraiment arrivé à Isobel ? L'enquête les emmène aussi sur les traces d'une jeune aborigène disparue des années auparavant. L'incendie et la disparition de Sarah sont t'ils liés ? Cette dernière a t'elle vraiment été recherché ? Ou alors ils ont fait les choses superficiellement car il s'agit d'une aborigène, moins importante aux yeux de certains qu'une blanche de bonne famille ??
Beaucoup de questions se posent, et le dénouement les résout toutes, pour mon plus grand plaisir de lectrice. Et en plus, tout se tient parfaitement, il n'y a pas d'incohérences.
A aucun moment je ne me suis ennuyée, c'est rythmé. Les thèmes abordés (la différence de traitement de la justice suivant les origines, la mort, le deuil).. sont durs mais vraiment bien traités.
La mort n'est qu'un début est une excellente surprise, et c'est tout naturellement que lui mets cinq étoiles.
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ludi33
  03 février 2020
Beth est morte, mais elle continue de communiquer avec son père. Alors qu'il se rend sur les lieux de sa dernière enquête, elle espère que son travail va lui permettre de faire son deuil.
Dit comme çà, l'histoire peut paraître hyper rebattue. Et franchement, les grande lignes de l'intrigue ne font pas franchement dans l'originalité. Mais, c'est dans le traitement de cette intrigue que l'on découvre toute l'originalité et la profondeur de ce roman.
D'abord, çà se passe dans le bush australien, dans un bled paumé au milieu de nulle part. Alors même si les romans et séries australiens commencent à arriver chez nous, çà n'est pas non plus l'inondation. Ensuite, l'histoire évoque (sans en faire des tonnes non plus) la condition des aborigènes et les enfants arrachés à leur famille. Pas de revendication, juste un état des lieux pour appuyer le contexte du roman. Parlons en des aborigènes, peuples multiples dont les légendes offrent au roman la base de son intrigue.
Mais tout cela n'est que le contexte du roman, son arrière-plan. Parce qu'au fond, l'histoire est une histoire de deuil, où ni Beth ni son père ne semble capable d'avancer vers l'avenir. Et c'est ce qu'Isobel, témoin clé de l'enquête va les aider à accomplir.
Grace à ses personnages attachants et à son traitement original, ce roman offre un grand moment de lecture, difficile à laisser une fois la dernière page tournée.
Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour cette découverte pleine de couleurs.
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Sharon
  24 janvier 2020
Il est des romans de littérature jeunesse qui font peur. Certains s'arrêteront au titre, et ne voudront pas aller plus loin, d'autres regarderont la couverture, s'arrêteront là, parce qu'elle est à la fois simple – un papillon bicolore – et complexe – prenez le temps d'analyse chaque détail de ce papillon. Rarement couverture et titre auront été autant en adéquation avec le contenu du livre, sa riche, sa symbolique.
Beth est morte, oui, et depuis sa mort, elle ne quitte pas son père Michael Judge qui ne se remet pas de la mort accidentelle de sa fille unique. Oui, c'était un accident, un véritable accident, personne n'est coupable, et Viv, soeur de la mère de Beth, la conductrice de la voiture qui s'est fait percuter, aurait mille fois préférer être morte à la place de sa nièce. Si Viv et les siens vivent le deuil, n'hésitent pas à exprimer tous leurs sentiments, y compris l'amour qu'ils éprouvent pour Beth et le souvenir des moments, heureux, le père de Beth est uniquement le-père-de-Beth : il est enfermé dans son deuil.
Ce n'est pas parce que Beth est partie ailleurs qu'on doit arrêter de l'aimer ou qu'elle a arrêté de nous aimer. C'est normal d'être triste, mais on ne peut pas aimer quelqu'un uniquement avec des larmes. Il faut des rires aussi.
Rachel, sa chef, essaie de le remettre sur pieds. Judge est policier, il doit se remettre au travail. On compte sur lui ! Aussi, quoi de mieux qu'une affaire simple, un incendie dans un foyer pour jeunes en difficultés. Il y a eu un mort, c'est triste, c'est malheureux, mais c'est un accident, n'est-ce pas ? Quant à l'unique témoin, ancienne droguée, le chef de la police locale ne l'écoute pas vraiment, Derek Bell, à moins qu'il n'ait peur de ce qu'elle pourrait dire.
Beth aurait rêvé d'être policière, elle ne le sera jamais et en prend douloureusement conscience. cependant, elle aide son père dans son enquête, se rendant dans des lieux où il ne peut pas aller, espérant sincèrement que cette enquête lui permettra d'être à nouveau l'homme qu'il était avant sa mort – ou d'être un homme qui a accepté la mort de sa fille, tout en restant son père. Auprès de la jeune policière que Derek Bell lui a adjugé comme adjointe, il découvre le passé de cette ville, des faits douteux sur la création de ce « lieu d'asile » qui a brûlé, et qui sonne bizarrement à son oreille. Note-t-il certaines aberrations parce qu'il est extérieur à la communauté, et ne s'en laisse pas conter ? Peut-être. Lui même a grandi dans une petite ville, et sait à quel point les préjugés peuvent être tenaces – dans les deux sens du terme.
En effet, ce roman, les personnages de Beth, d'Isobel Capture et les femmes de sa famille, de Sarah aussi, nous plonge dans le destin du peuple aborigène, de ce qu'il a enduré de la part du gouvernement australien, de ce qu'il endure encore. Est-ce parce que Sarah était aborigène qu'aucune enquête sérieuse n'a été menée à sa disparition ? Est-ce parce qu'Isobel descend d'une longue lignée de femmes qui sont devenues fortes qu'elle parvient à survivre et à raconter ce qu'elle a vécu ? Raconter – le mot n'a jamais été aussi juste, puisque c'est sous la forme d'un conte qu'elle narre ce qu'elle a vécu, au point que son récit peut être interprété de différentes manières, ce que Judge ne manque pas de faire dans un premier temps – avant de comprendre enfin, et de protéger Beth, même au-delà de la mort. Il est des choses qu'une adolescente ou même qu'un être humain ne devrait pas avoir à connaître, et j'aime qu'un livre de littérature jeunesse ose aborder des thèmes forts (la mort, le deuil mais aussi l'existence de personne qui n'ont que faire de la vie humaine) tout en ne sombrant pas dans l'accumulation de détails sanglants. Il permet aussi de rappeler qu'un conte, une légende, peut ne pas être racontée de la même manière d'une personne à l'autre, et qu'elle permet de transmettre la mémoire de son peuple, tout en le confrontant à ses tragédies actuelles.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Gr3nouille2010
  10 février 2020
La couverture et le titre m'ont tout de suite intriguée, sans même parler du résumé. Bref, il a réuni suffisamment d'éléments pour que je m'y intéresse de plus près et je ne le regrette absolument pas, malgré une enquête peu approfondie à mon goût, ou plutôt très rapide.
On commence l'histoire directement dans le vif du sujet avec le "fantôme" de Beth, qui a décidé de rester auprès de son père après sa mort pour l'aider à supporter la douleur causée par la perte de sa fille. Il est le seul à pouvoir la voir et l'entendre, ce qui lui fait autant de bien que de mal. Pour l'aider, Beth tente de le motiver à s'occuper d'une nouvelle enquête. En effet, un incendie s'est déclaré dans un orphelinat, où un cadavre a été retrouvé mais impossible de connaître son identité. Suite à cet incendie, deux hommes ont disparu, ce qui éveille les soupçons de Beth et son père. Cet incendie n'était peut-être pas un accident... Dans cette enquête, ils font la connaissance d'Isobel qui sera, contre toute attente, d'une grande aide...
Ce livre se dévore littéralement. Surtout dès que l'on fait la rencontre d'Isobel. C'est un personnage très étrange et les chapitres qui sont de son point de vue le sont tout autant. Elle raconte son histoire à Beth et son père mais de façon très énigmatique. Personnellement, c'est ce qui m'a poussé à en lire toujours davantage. On ne sait jamais trop si elle invente une histoire, pourquoi elle raconte de telles choses, mais on a envie de savoir, on a envie que tout ça se démêle. Ce qui rend le final bien plus intéressant et percutant. On finit enfin par tout comprendre. Je cherche encore comment le père de Beth a pu comprendre mais le fait est que dès que la lumière se fait dans sa tête, tout se dévoile progressivement pour nous aussi et c'est très plaisant de faire ces rapprochements. Malheureusement, ça diminue un peu la crédibilité de l'enquête. Disons qu'elle ne se fait pas de façon traditionnelle, c'est peut-être ce qui est déroutant, donnant cette impression de survole quant à l'enquête en elle-même. Mais ça ne gâche en rien la lecture globale, ni même la découverte de cette fin tant la façon d'y parvenir est bien trouvée.
Beth est un personnage pour lequel on s'attache assez rapidement et facilement. Malgré son état de fantôme, elle se pose des questions, autant sur elle que sur son père, ou même sur son rôle auprès de lui. Ça la rend vraiment agréable à suivre. C'est aussi le cas pour son père. Absolument tous les personnages se dévoilent et évoluent d'une façon ou d'une autre, les rendant très intéressants.
En bref, c'est une histoire racontée de façon très originale que nous proposent les auteurs, avec pour thèmes le deuil ainsi que le racisme et ce qu'il peut en découler. Certains chapitres incompréhensibles en plein milieu de l'histoire finissent par prendre tout leur sens à la fin, ce qui est très agréable à découvrir.
Lien : http://uneenviedelivres.blog..
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Lesvoyagesdely
  09 février 2020
Un grand merci à Netgalley et Rageot pour cette expérience hors norme, pour la lecture et pour une fois avoir accepté.
La mort n'est qu'un début m'a désarçonné, à plusieurs reprises, à la suite. Nous ne savons pas du tout à quoi nous attendre.
La couverture est belle, le titre est intrigant. Il se dégage quelque chose de ce livre. Comme il était proposé, j'ai eu envie de lui donner une chance.
Ce papillon, étrange, comme à moitié mort, une toile de fond au-dessus d'étranges oiseaux.
Une histoire qui semble troublante et intéressante, entre le fantastique et le policier, totalement dans mon domaine de lecture en plus.
Ce n'est pas un grand livre en nombre de pages, mais à sa manière il marque, il peut se vivre différemment selon les personnes.
Beth est morte, elle a eu un accident de voiture. Son père ne s'en relève pas, il la voit toujours. D'ailleurs, les premiers instants, elle semble vivante.
Le livre aborde le deuil, et de reprendre sa vie en main, sans pour autant oublier l'autre, qui vit dans nos coeurs.
Son père n'est plus que l'ombre de lui-même au départ, il n'accepte pas la mort de Beth, il n'accepte pas de continuer, il en veut à d'autres gens.
L'enquête qui vient alors à lui, qui est policier, est l'occasion de remettre le pied à l'étrier, de faire ce dans quoi il excelle. Beth espère qu'il va aller mieux, que cette enquête va le remotiver.
Beth introduit la dimension fantastique, elle est attachante. Pour elle aussi, il est difficile d'accepter sa mort, qu'elle n'a plus d'avenir, qu'elle ne peut pas rêver d'avoir un métier, une famille, etc.
Et que fait-elle encore ici-bas ?
Ce qui fait que quand une énigmatique victime nous raconte son histoire, nous ne savons pas ce qui est réel ou pas. Nous avons déjà une dimension fantastique, alors qu'en est-il de cette partie ?
Une manière de le raconter ? Ou quelque chose de fantastique ?
Ce personnage nous rend perplexe et nous perd.
La façon de le raconter est originale, il est écrit à quatre mains par deux personnes, qui sont frère et soeur, et aborigène. C'est une façon aussi poétique que déconcertante.
Ce qui en fait une expérience à part et unique.
Mais en tout cas, chacun doit trouver la force en lui de survivre aux épreuves de la vie, ce qui n'est guère tous les jours faciles.
C'est une ouverture à quelque chose d'autre. Ouvrez vos esprits.
Ce fût une belle lecture, intéressante, originale, troublante, désarçonnante, déconcertante. Il m'a fallu quelques pages, quelques chapitres, me faire un peu maltraiter et désarçonnée, pour me faire de plus en plus porter. C'est aussi une belle réflexion sur la vie, le deuil, la force qui est en nous, qu'il faut trouver pour redonner des couleurs, même quand tout devient gris.
En tout cas, il a su m'attirer, car dès qu'il a été accepté, ce fût mon prochain livre 🙂
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SharonSharon   23 janvier 2020
Ce n'est pas parce que Beth est partie ailleurs qu'on doit arrêter de l'aimer ou qu'elle a arrêté de nous aimer. C'est normal d'être triste, mais on ne peut pas aimer quelqu'un uniquement avec des larmes. Il faut des rires aussi.
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SharonSharon   23 janvier 2020
Les petites villes peuvent être comme des lacs : lisses et calmes en surface, avec des tas de trucs qui se passent en dessous.
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SharonSharon   23 janvier 2020
Tu ne peux plus le sauver, Papa. Mais tu peux découvrir ce qui lui est arrivé.
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