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EAN : 9782700273892
256 pages
Rageot Editeur (22/01/2020)
3.77/5   48 notes
Résumé :
Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l’entendre… mais il est submergé par son deuil. Pour l’aider à refaire surface, Beth l’encourage à s’investir dans une nouvelle enquête : suite à l’incendie d’un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ? Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l'enquête. Elle fait bientôt la connai... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 48 notes

coquinnette1974
  03 février 2020
Je remercie énormément Rageot Editeur pour l'envoi, via net galley, du roman young adult : La mort n'est qu'un début de Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina.
Beth est morte. Et depuis, son père, policier, est le seul qui puisse encore la voir et l'entendre… mais il est submergé par son deuil.
Pour l'aider à refaire surface, Beth l'encourage à s'investir dans une nouvelle enquête : suite à l'incendie d'un orphelinat, un cadavre a été retrouvé et deux hommes ont disparu. Qui sait, ce mystère pourra peut-être détourner son père de sa tristesse ?
Intriguée, Beth se lance elle aussi dans l'enquête. Elle fait bientôt la connaissance d'Isobel, une fille étrange qui parle par énigmes…
La mort n'est qu'un début est un excellent roman, très surprenant. J'ai tout de suite apprécié l'atmosphère étrange qui s'en dégage.
Beth est morte, son père se consume de chagrin. Il accepte de travailler à contrecoeur sur une enquête mais c'est difficile pour lui. Comment faire son deuil alors qu'il voit sa fille ? Celle-ci est un fantôme, seul son père peut la voir. Elle va mener l'enquête avec lui. Ils rencontrent Isobel et ils vont être confrontés à une drôle de légende, qu'est t'il vraiment arrivé à Isobel ? L'enquête les emmène aussi sur les traces d'une jeune aborigène disparue des années auparavant. L'incendie et la disparition de Sarah sont t'ils liés ? Cette dernière a t'elle vraiment été recherché ? Ou alors ils ont fait les choses superficiellement car il s'agit d'une aborigène, moins importante aux yeux de certains qu'une blanche de bonne famille ??
Beaucoup de questions se posent, et le dénouement les résout toutes, pour mon plus grand plaisir de lectrice. Et en plus, tout se tient parfaitement, il n'y a pas d'incohérences.
A aucun moment je ne me suis ennuyée, c'est rythmé. Les thèmes abordés (la différence de traitement de la justice suivant les origines, la mort, le deuil).. sont durs mais vraiment bien traités.
La mort n'est qu'un début est une excellente surprise, et c'est tout naturellement que lui mets cinq étoiles.
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sylvaine
  15 mars 2020
La mort n'est qu'un début Ambelin Kwaymullina et Ezekiel Kwaymullina Rageot éditeur
#Lamortnestquundébut #NetGalleyFrance
Quand le conte devient roman, quand le papillon ne peut pas prendre son envol et reste pour soulager la douleur de son père, quand les couleurs s'absentent pour ne laisser que du gris, quand l'histoire se termine mais ne fait que commencer.
Beth est décédée dans un accident de voiture, Michael son père ne le supporte pas mais Beth est là présente pour lui seul et a décidé de l'accompagner dans son enquête policière.
Ambelin et Ezekiel Kwaymullina sont frère et soeur descendants du peuple Palyku de la région de Pilbara en Australie occidentale. A travers eux c'est la voix des aborigènes d'Australie qui nous parvient.
Un roman young adult qui m'a emportée dans un monde onirique à la fois enchanteur et cruel. Il m' a fallu lâcher les amarres .Cette lecture m'a inévitablement fait penser au Chant des pistes de Bruce Chatwin. Un roman jeunesse de toute beauté à mettre sans restriction dans les mains des adultes.
Un grand merci aux éditions Rageot pour ce voyage dans le bush australien.
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ludi33
  03 février 2020
Beth est morte, mais elle continue de communiquer avec son père. Alors qu'il se rend sur les lieux de sa dernière enquête, elle espère que son travail va lui permettre de faire son deuil.
Dit comme çà, l'histoire peut paraître hyper rebattue. Et franchement, les grande lignes de l'intrigue ne font pas franchement dans l'originalité. Mais, c'est dans le traitement de cette intrigue que l'on découvre toute l'originalité et la profondeur de ce roman.
D'abord, çà se passe dans le bush australien, dans un bled paumé au milieu de nulle part. Alors même si les romans et séries australiens commencent à arriver chez nous, çà n'est pas non plus l'inondation. Ensuite, l'histoire évoque (sans en faire des tonnes non plus) la condition des aborigènes et les enfants arrachés à leur famille. Pas de revendication, juste un état des lieux pour appuyer le contexte du roman. Parlons en des aborigènes, peuples multiples dont les légendes offrent au roman la base de son intrigue.
Mais tout cela n'est que le contexte du roman, son arrière-plan. Parce qu'au fond, l'histoire est une histoire de deuil, où ni Beth ni son père ne semble capable d'avancer vers l'avenir. Et c'est ce qu'Isobel, témoin clé de l'enquête va les aider à accomplir.
Grace à ses personnages attachants et à son traitement original, ce roman offre un grand moment de lecture, difficile à laisser une fois la dernière page tournée.
Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour cette découverte pleine de couleurs.
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Sharon
  24 janvier 2020
Il est des romans de littérature jeunesse qui font peur. Certains s'arrêteront au titre, et ne voudront pas aller plus loin, d'autres regarderont la couverture, s'arrêteront là, parce qu'elle est à la fois simple – un papillon bicolore – et complexe – prenez le temps d'analyse chaque détail de ce papillon. Rarement couverture et titre auront été autant en adéquation avec le contenu du livre, sa riche, sa symbolique.
Beth est morte, oui, et depuis sa mort, elle ne quitte pas son père Michael Judge qui ne se remet pas de la mort accidentelle de sa fille unique. Oui, c'était un accident, un véritable accident, personne n'est coupable, et Viv, soeur de la mère de Beth, la conductrice de la voiture qui s'est fait percuter, aurait mille fois préférer être morte à la place de sa nièce. Si Viv et les siens vivent le deuil, n'hésitent pas à exprimer tous leurs sentiments, y compris l'amour qu'ils éprouvent pour Beth et le souvenir des moments, heureux, le père de Beth est uniquement le-père-de-Beth : il est enfermé dans son deuil.
Ce n'est pas parce que Beth est partie ailleurs qu'on doit arrêter de l'aimer ou qu'elle a arrêté de nous aimer. C'est normal d'être triste, mais on ne peut pas aimer quelqu'un uniquement avec des larmes. Il faut des rires aussi.
Rachel, sa chef, essaie de le remettre sur pieds. Judge est policier, il doit se remettre au travail. On compte sur lui ! Aussi, quoi de mieux qu'une affaire simple, un incendie dans un foyer pour jeunes en difficultés. Il y a eu un mort, c'est triste, c'est malheureux, mais c'est un accident, n'est-ce pas ? Quant à l'unique témoin, ancienne droguée, le chef de la police locale ne l'écoute pas vraiment, Derek Bell, à moins qu'il n'ait peur de ce qu'elle pourrait dire.
Beth aurait rêvé d'être policière, elle ne le sera jamais et en prend douloureusement conscience. cependant, elle aide son père dans son enquête, se rendant dans des lieux où il ne peut pas aller, espérant sincèrement que cette enquête lui permettra d'être à nouveau l'homme qu'il était avant sa mort – ou d'être un homme qui a accepté la mort de sa fille, tout en restant son père. Auprès de la jeune policière que Derek Bell lui a adjugé comme adjointe, il découvre le passé de cette ville, des faits douteux sur la création de ce « lieu d'asile » qui a brûlé, et qui sonne bizarrement à son oreille. Note-t-il certaines aberrations parce qu'il est extérieur à la communauté, et ne s'en laisse pas conter ? Peut-être. Lui même a grandi dans une petite ville, et sait à quel point les préjugés peuvent être tenaces – dans les deux sens du terme.
En effet, ce roman, les personnages de Beth, d'Isobel Capture et les femmes de sa famille, de Sarah aussi, nous plonge dans le destin du peuple aborigène, de ce qu'il a enduré de la part du gouvernement australien, de ce qu'il endure encore. Est-ce parce que Sarah était aborigène qu'aucune enquête sérieuse n'a été menée à sa disparition ? Est-ce parce qu'Isobel descend d'une longue lignée de femmes qui sont devenues fortes qu'elle parvient à survivre et à raconter ce qu'elle a vécu ? Raconter – le mot n'a jamais été aussi juste, puisque c'est sous la forme d'un conte qu'elle narre ce qu'elle a vécu, au point que son récit peut être interprété de différentes manières, ce que Judge ne manque pas de faire dans un premier temps – avant de comprendre enfin, et de protéger Beth, même au-delà de la mort. Il est des choses qu'une adolescente ou même qu'un être humain ne devrait pas avoir à connaître, et j'aime qu'un livre de littérature jeunesse ose aborder des thèmes forts (la mort, le deuil mais aussi l'existence de personne qui n'ont que faire de la vie humaine) tout en ne sombrant pas dans l'accumulation de détails sanglants. Il permet aussi de rappeler qu'un conte, une légende, peut ne pas être racontée de la même manière d'une personne à l'autre, et qu'elle permet de transmettre la mémoire de son peuple, tout en le confrontant à ses tragédies actuelles.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Nikouette
  08 février 2021
Beth est morte dans un accident de voiture alors qu'elle n'avait que 15 ans et depuis elle « hante » son père – le seul à la voir- pour essayer de le soutenir. Il faut dire qu'il avait déjà perdu sa femme il y a plusieurs années alors pour lui ce second deuil semble d'autant plus insurmontable, il est plein de colère et de chagrin. Sa fille ne sait pas bien pourquoi elle n'est pas directement allée « retrouver sa mère de l'autre côté ». Elle suppose qu'elle doit aider son père à remonter la pente avant. Celui-ci est policier et elle essaie de l'intéresser à l'enquête qu'on vient de lui confier afin qu'il pense à autre chose et cesse de se morfondre. Mais cette histoire d'incendie d'un foyer de jeunes a l'air bien banale et ce n'est qu'à partir du moment où ils entendent une possible témoin, Isobel Capture, que tout va progressivement basculer.
J'ai trouvé ce roman relativement original. On est tout de suite embarqués par le ton du récit, qui est fluide et très agréable à lire. J'ai trouvé les personnages immédiatement attachants. Les chapitres sont courts et le récit se lit vite, à condition d'accepter sa dose d'étrangeté et un style parfois assez particulier. Mais ceci a une raison bien précise, le récit d'Isobel Capture semble complètement fantasmagorique, il possède un rythme particulier et raconte de façon déguisée ce qui lui est arrivé. Son récit raconte la vérité mais avec des détours, sous des atours de conte fantastique et macabre car la réalité est trop horrible à révéler toute nue. le père et la fille vont donc enquêter en duo, une enquête très « à l'américaine » par certains côtés, qui a le mérite d'aborder en partie le sort des aborigènes d'Australie, qui sur un certain nombre de points rappelle celui des peuples autochtones au Canada. En tant qu'adulte on devine relativement rapidement une partie du fin mot de l'histoire, mais le détour original utilisé pour raconter l'horreur, la fluidité du récit et l'attachement aux personnages font qu'on prend malgré tout plaisir à lire ce roman, au-delà de l'enquête et de sa résolution. Il nous parle aussi de deuil, de la relation père-fille, de la famille en général, d'identité, tout ça en filigrane, sans que ça ne soit trop appuyé, mais ces thématiques sont néanmoins bien présentes. Ceci dit, le duo d'auteurs (un frère et une soeur conteurs issu du peuple palyku) nous réserve quand même de sacrées révélations finales qui achèvent en beauté le récit.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon   23 janvier 2020
Ce n'est pas parce que Beth est partie ailleurs qu'on doit arrêter de l'aimer ou qu'elle a arrêté de nous aimer. C'est normal d'être triste, mais on ne peut pas aimer quelqu'un uniquement avec des larmes. Il faut des rires aussi.
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unbouquinetuncafeunbouquinetuncafe   10 mai 2021
Si une jeune fille blanche avait disparu, s'était volatilisée comme ça en rentrant du lycée, tout le monde aurait réagi. Ce serait passé à la télé, dans les journaux, on aurait parlé que de ça dans la rue.
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SharonSharon   23 janvier 2020
Les petites villes peuvent être comme des lacs : lisses et calmes en surface, avec des tas de trucs qui se passent en dessous.
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SharonSharon   23 janvier 2020
Tu ne peux plus le sauver, Papa. Mais tu peux découvrir ce qui lui est arrivé.
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unbouquinetuncafeunbouquinetuncafe   10 mai 2021
Ce n'est pas comme ça que je m'étais imaginé la mort, même si je n'avais pas passé beaucoup de temps à y penser.
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