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EAN : 9782258117594
440 pages
Presses de la Cité (15/09/2016)
3.85/5   33 notes
Résumé :
Après Les Rochefort et L'Enfant rebelle, suite de la saga des Rouvière-Rochefort.

Dans ces terres cévenoles gorgées de soleil où il a trouvé refuge, le jeune Catalan Emilio incarne, malgré lui, la figure de l'estranger. Ouvrier agricole au domaine des Grandes Terres, respecté pour son sérieux et son expertise de la vigne, le jeune homme n'oublie pas les siens et la sourde menace qui plane sur son pays. Lorsqu'il rencontre un soir de printemps 1936 Jus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Emilio arrive en France en 1934, fuyant non pas la guerre mais le chômage. Il rejoint sa tante et son oncle dans un petit village des Cévennes, Montpezat, situé près de Nîmes. Il laisse derrière lui sa famille et, surtout, sa fiancée, Maria. Il est déchiré lui aussi, entre son pays et ses amours. Oui, amours au pluriel. En effet, il tombe amoureux de Justine, la fille de son patron, propriétaire terrien cévenol. Cette liaison est découverte. Les ouvriers agricoles jasent et un voisin bien intentionné se charge de prévenir le père. Justine n'a plus vraiment le choix : soit elle assume sa relation et Emilio sera licencié, soit elle y met un terme. Elle décide de s'éloigner mais le désir est plus fort que tout. Les amants se cachent. Mais c'est sans compter sur Irène, la jeune soeur… Lorsque arrive un reporter qui demande à Emilio de le suivre en Espagne, celui-ci voit dans ce départ une issue…

C'est le deuxième roman que je lis de cet auteur. Après L'Enfant rebelle, voici la suite des aventures des Rochefort. Dans cet opus, Christian Laborie mêle Histoire et terroir. En effet, on retrouve ici l'exil qu'ont dû subir de nombreux catalans et espagnols afin de fuir la misère ou la répression ; le tiraillement de ces mêmes personnes, partagées entre la protection d'un côté et leurs racines de l'autre ; l'accueil…

J'ai pris plaisir à lire ce livre riche en enseignement.
Lien : https://promenadesculturelle..
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En ces temps de proches vacances, je suis certaine que beaucoup pensent à l'Espagne. D'autres ont en tête de belles régions de France, comme les Cévennes, le Languedoc.
Ah les vignes sucrées sous le soleil, les Pyrénées majestueuses, le lumineux pays catalan...
Pourtant, que de vicissitudes ont-elles connues, ces régions traversées par les touristes !
Que de chocs, que de peines, que de combats, que de malheurs et de victoires !


Le goût du soleil, Christian Laborie veut le partager avec nous, après ces âpres combats, à travers la personne d'Emilio Alvarez, un jeune Catalan ayant quitté son village de Montserrat ainsi que sa fiancée afin de pouvoir gagner un peu d'argent pour en faire profiter sa famille. Sur les terres de vignes de Mr Lansac, il y rencontrera ses filles.
Rencontre ô combien déterminante...
Et puis la guerre civile espagnole le cueille et l'entraine à la suite d'amis français.
Guerre civile de tous les dangers, de toutes les surprises...
La Retirada le voit également faire partie de ses rangs, énorme afflux de réfugiés espagnols ne voulant pas vivre le joug franquiste. Retirada et son pendant ignoble, les camps de concentration français, préfigurant la guerre mondiale qui suit.
La misère, la détention, la torture, la mort d'êtres proches, Emilio connaitra tout cela. Mais aussi l'amour.


Ce goût du soleil m'a paru un peu fade, à vrai dire. Et même très fade.
Si j'ai été très intéressée par la Retirada, dont j'avais jusque maintenant entendu parler de façon très succincte, je me suis ennuyée à la lecture des amours d'Emilio, amours racontées sans grande psychologie !
Soit tout nous est ressassé pour bien nous faire comprendre les réactions des personnages (mais oui, Mr Laborie, on a compris !!), soit les réactions de ceux-ci sont tellement prévisibles et sans aucun relief que cela en devient risible.


Bref, je n'ai guère aimé ces personnages peu consistants. Et le style « fluide » (que je déteste ce mot qui indique que sous ce fluide, il n'y a rien !) ne relève rien.
Mais les faits historiques sont bien complets, et l'on peut s'instruire à cette lecture. L'auteur s'est très bien documenté.
Dommage qu'il n'en ait pas fait un essai, tout simplement.


Le goût du soleil ? Un goût de trop peu.

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J'étais loin de me douter dans quoi j'étais en train de me lancer en attaquant la lecture de ce roman. de base, ce roman possède une double étiquette sur le site où j'ai mes petites habitudes, à savoir littérature du terroir et surtout, ma bête noire, la romance. Ouais, j'étais en train de fournir mon petit effort de l'année pour ce genre et avec ce roman, je me suis senti épargné. En effet, la romance est bien présente mais tellement en arrière plan que, sur le moment, je me suis interrogé. Par contre, cette oeuvre aurait mérité une troisième étiquette de genre car elle prend une sacrée grosse place : l'historique. Ici, on replonge dans la seconde guerre mondiale et même j'ai lu beaucoup de romans dédiés à ce sujet, je ne savais pas presque rien au sujet d'un pays se situant de l'autre côté de l'une de nos frontières : l'Espagne. Avec ce bouquin, d'importantes lacunes sont désormais comblées. Après ces quelques lignes, l'heure est venue pour moi de rédiger mes fameuses listes.

Point négatif :

• Un seul et pas des moindres. Pour une fois, j'ose me plaindre du manque de place pour la romance. Cette dernière parvient à s'exprimer mais faiblement. Comme j'ai su l'expliquer quelques lignes plus haut. Bizarrement, j'étais en demande. Comme quoi, avec l'âge, les goûts et les couleurs sont appelés à changer… Et j'en suis le premier étonné.

Points positifs :

• La taille aléatoire des chapitres.
• Au tout début, la grosse dose massive d'historique m'a posé problème. En effet, je voulais lire une petite littérature de terroir et là, je tombe sur ce genre. Sur le moment, j'ai considéré ce roman comme une belle arnaque mais au fur et à mesure de mon avancée, mon avis a totalement changé et j'ai su apprécier cette histoire à sa juste valeur.
• Mine de rien, nos sentiments et nos émotions sont bousculés avec ce roman et c'est ce que j'aime. Des trahisons, des retrouvailles, des morts atroces… Tantôt je criais à l'injustice et parfois, je me sentais heureux quand le karma s'en mêlait. Toutefois, le destin n'était pas tendre avec ce pauvre Emilio et je croisais les doigts pour que ses jours s'améliorent. C'est un homme qui mérite le respect et son histoire se doit d'être connue.
• Même si je n'ai su m'attacher à un ou des personnages, il y en a deux, par contre, qui ont su m'agacer fortement. Pierre, un membre de la famille Rochefort et la propre soeur de Justine. Avec le premier, c'est une réalité propre à l'historique qui s'exprime tandis qu'avec Irène, c'est la romance qui tente de retrouver ses droits. Néanmoins, l'un comme avec l'autre, Emilio n'est pas épargné.
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très bon roman ,vu la collection je m'attendais à un roman du terroir comme j'ai l'habitude de trouver
En plus d'un roman du terroir c'est toute l histoire des années 1936 en France mais c'est surtout l'exode des espagnols qui émigrent en France et oui ! un livre de plus à lire
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Un bon point à Christian Laborie pour avoir écrit ce livre qui évoque la guerre d'Espagne, la retirade et les camps de concentration dans lesquels les Républicains ont été bien mal traités. Il y a un gros travail de recherche mais dommage que certains points de détail n'aient pas été mieux traités tels que l'horaire des repas en Espagne en 1937 qui étaient les mêmes qu'en France jusqu'en 1941, la "quinta del biberon" ces adolescents partis à la guerre du côté républicain et qui étaient nés en 1920 et 1921 (et non en 1941 comme indiqué dans le livre), et nos deux catalans qui se nomment Alvarez et García alors qu'il y a tant de patronymes catalans. même s'il est vrai qu'il y a aussi d'authentiques catalans portant des patronymes espagnols.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
L’officier qui les reçut à Lérida avant leur départ pour le front les avertit :
– Sachez que, si vous tombez dans les mains des nationalistes, je ne donne pas cher de votre peau ! Surtout vous, Emilio Alvarez. Ils ne vous rateront pas, même si vous ne portez pas l’uniforme républicain ! Soit ils vous fusilleront sans autre forme de procès, soit ils vous enrôleront de force dans leurs rangs. Quant à vous, messieurs les Français, ils essaieront de vous faire parler avant de se débarrasser de vous. (P220)
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Ne parlant qu’un français approximatif, il parvenait néanmoins à se faire comprendre. Le catalan et le patois de la région présentaient certaines similitudes. Mais la langue demeurait pour lui une barrière qui le reléguait au ban de la société avec tous les autres étrangers, ce qu’il ressentait avec beaucoup de douleur dans son âme fière d’Espagnol. Aussi, dès le début de son installation, il mit un point d’honneur à apprendre parfaitement le français afin de ne plus être la risée de ceux qui, parfois, se moquaient de lui à cause de son accent ou de ses fautes de langage. Il avait beau leur affirmer qu’il était d’abord catalan puis espagnol, cela ne changeait rien à leur attitude. Pour tous, il incarnait l’estranger, au même titre que les Italiens et les gavots qui, eux, étaient des Français de souche, originaires des montagnes voisines, voire des vallées les plus proches.
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page141 Depuis le mois de mai 1937, les arrivées des réfugiés n'avaient pas cessé dans le Gard. En Août, à la suite de la conquête finale du nord-ouest de l'Espagne par les troupes franquistes, deux convois débarquèrent à Bordeaux. Plus de mille trois cents hommes, femmes et enfants furent aussitôt acheminés à Nîmes, puis dispersés dans dans trente-cinq départements. Deux cents d'entre eux furent accueillis par une quinzaine de communes gardoises.
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La croissance de notre pays après ces années de crise ne pourra pas s’obtenir en travaillant moins. Tout le monde doit y mettre du sien et faire des efforts.
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Les Français sont comme ça. Pour eux, nous sommes tous des bougnouls à partir du moment où l’on vient de plus au sud qu’eux. Ce n’est pas de la méchanceté ni du racisme. Seulement un peu de vanité, dû au fait qu’ils possèdent toujours des colonies dont ils sont fiers. Ils nous prennent un peu pour des sous-développés et croient que leur culture est supérieure à la nôtre.
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Videos de Christian Laborie (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Laborie
Christian Laborie met en avant ses sources d?inspiration. Après "Les Rochefort" et "L?Enfant rebelle", suite de la saga des Rochefort. En savoir plus sur « le Goût du soleil » : http://bit.ly/2dEn6IU
Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de c?ur depuis plus de vingt ans. Il a notamment publié L?Appel des drailles (2004) et Les Hauts de Bellecoste (2011), ainsi que Les Rives Blanches (2013), Les Rochefort (2014), L?Enfant rebelle (2015), tous trois aux Presses de la Cité.
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