AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Olivia Ruiz (Narrateur)
EAN : 9782021001525
40 pages
Éditeur : Seuil Jeunesse (08/10/2009)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Puisque Alexandre est un bon à rien, il ira travailler dans cette sinistre usine pleine de tuyaux. Mais le destin en a décidé autrement: grâce à la troupe de saltimbanques qui vient d’arriver et à la musique flamenco, Alexandre va trouver sa voie.

Avec émotion et poésie, ce magnifique conte musical, porté par la voix d’Olivia Ruiz et superbement illustré, parle d’ouverture d’esprit face aux préjugés et de révélation de soi.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
HundredDreams
  27 février 2021
Lors de ma dernière visite à la médiathèque, j'ai emprunté plusieurs albums de Benjamin Lacombe. Encore un grand format pour ce magnifique conte musical. « La mélodie des tuyaux » nous fait voyager au pays de la musique flamenco.
*
Une ville grise.
Une usine d'acier faites de tuyaux et de fumée. Monde d ‘ouvriers.
Quotidien terne, morne, sans enthousiasme.
Vie étriquée, sentiments étriqués.
Une troupe de saltimbanques s'installe à la sortie de la ville.
Médisances, calomnies, peur des étrangers.
« C'est des forains, des voleurs ! C'est mon père qui me l'a dit ! »
« Ma mère dit que c'est des curiosités. Ils ne sont pas comme nous, c'est des bêtes de foire, des monstres ! »
Mais cette noirceur du quotidien et des sentiments est éclairée par l'ouverture d'esprit et la générosité qui se dégagent de cette petite troupe de cirque.
Contraste des couleurs. Contraste des sentiments.
Alexandre, est émerveillé, fasciné, indifférent aux méchancetés.
Lumières, musiques, danses, partage, joie.
Une belle gitane aux yeux inoubliables.
« Je ne te pas fais pas peur ? »
*
Benjamin Lacombe nous livre un roman touchant, bienveillant qui nous parle d'amour, de tolérance, d'acceptation de l'autre dans toute sa différence. le texte est beau dans sa simplicité, poétique.
Chaque page est magnifiquement illustrée, parfois même sur une belle double-page. Les couleurs sombres, grisâtres et tristes de la ville s'opposent aux couleurs rouges et lumineuses des gens du voyage.
Les jeux des regards, des couleurs et des ombres renforcent à merveille le récit, créant cette ambivalence des émotions et des sentiments. Benjamin Lacombe aime jouer avec les vues en plongée et contre-plongée pour mettre en valeur ses personnages et leur donner une impression de découragement, de malaise, de peine ou au contraire de force, de bonheur.
Mais cet album diffère un peu des autres albums de Benjamin Lacombe. En effet, l'auteur illustrateur s'est entouré d'artistes pour proposer un accompagnement musical, rythmé par la musique flamenco et sublimé par la belle voix d'Olivia Ruiz. le lecteur s'immerge ainsi totalement dans cette ambiance festive. Les deux chansons en espagnol de l'album sont très agréables à écouter.
J'ai trouvé des similitudes avec « Jack et la mécanique du coeur » de Mathias Malzieu, même atmosphère avec un côté sombre, mélancolique et un côté lumineux, doux, romantique.
*
Un album bien écrit qui transmet de belles valeurs humaines sur l'acceptation de la différence, la tolérance, et l'amour qui triomphe des préjugés.
Benjamin Lacombe réussit également à transmettre l'idée que le destin n'est pas figé et que l'on peut être acteur de sa propre réussite et de son bonheur. Une belle leçon de vie.
Un très agréable moment de lecture, un album dépaysant que je vous invite à découvrir.
* 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
murielan
  21 janvier 2013
Une parenthèse enchantée après une journée harassante : un vrai bonheur que cet album-CD...
On y découvre Alexandre, mal dans sa vie, qui se découvre un don pour la musique gitane, une nouvelle famille et un amour pour la belle Elena grâce à l'arrivée d'un cirque tzigane dans sa ville ouvrière.
Un texte très émouvant, porté par la douce voix d'Olivia Ruiz, de magnifiques illustrations de Benjamin Lacombe et de la musique gitane comme je l'aime. J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi en découvrant cette histoire qui nous parle de la culture gitane et d'un destin inatendu qui se trouve parfois au détour d'un chemin...
Commenter  J’apprécie          140
Tachan
  28 août 2019
J'ai beau être fan de Benjamin Lacombe, illustrateur de génie pour moi, je ne m'étais jamais procuré cet album ayant un peu peur du concept de "conte musical" qu'il affichait. Il n'y avait pourtant pas de quoi puisqu'on y retrouve un belle histoire comme il sait les écrire et les dessiner, et que le "conte musical" consiste juste en la lecture de l'album par Olivia Ruiz et l'ajout d'un fond musical accompagnant à merveille l'univers de l'histoire.
En effet, dans La mélodie des tuyaux, nous rencontrons un jeune garçon de 13 ans, Alexandre, dont le destin est bien triste, il devra bientôt aller travailler à l'usine comme son père avant lui. Mais un jour, il découvre émerveillé le monde des forains et des étoiles se mettent à éclairer son regard, surtout qu'il a un talent certain pour la guitare. Mais la réputation des forains n'est pas de celles qui plaisent dans cette petite ville et Alexandre devra faire face à bien des préjugés.
J'ai de suite aimé l'univers de l'histoire. C'est très dépaysant et merveilleusement rendu. Nous avons d'un côté cette ville toute grise et triste, et de l'autre la bariolée Fête foraine et ses membres tellement différents, qui apportent de la couleur partout où ils passent. Les dessins de Benjamin Lacombe sont superbes et mettent eux aussi des étoiles dans nos yeux. Il y a pour cela énormément d'illustrations pleine page ou double-page sur lesquelles on s'attarde longuement pour en admirer tous les détails, et également des petits dessins plus discrets en bas de chaque paragraphe mais qui font écho au texte.
La petite romance qui se noue entre le héros et la belle tzigane qu'il rencontre est toute mignonne mais sera décisive pour la vie d'Alexandre qui se découvre enfin une passion et un autre destin que celui dessiné par ses parents. Benjamin Lacombe montre ainsi qu'il n'est pas juste un illustrateur mais qu'il sait aussi écrire de bien belles histoires. J'aimerais d'ailleurs qu'il se remette à en écrire plutôt que de se contenter d'en illustrer des déjà écrites comme ces derniers temps.
Pour ce qui est du travail d'Olivia Ruiz sur ce projet, je suis un peu mitigée. Je trouve sa lecture maladroite. On sent que ce n'est clairement pas son métier. Pour avoir entendu des conteuses, ça n'a rien à voir avec ce qu'on entend là. Olivia Ruiz ne sait pas faire vivre l'histoire et c'est dommage. Par contre dès qu'elle chante, c'est une autre histoire ^^ Pour ce qui est de l'environnement sonore pour accompagner le texte, imaginé par Xavier Pourcher, il est parfait et nous plonge complètement dans l'histoire. de même, les chansons composée Alex El Rubio et Jean-Baptiste Marino sont une petite merveille à écouter tant elles collent à ce qu'on peut s'imaginer à la lecture du texte. Je me suis régalée à les écouter en lisant l'album.
En conclusion, le projet ne m'a pas entièrement convaincue, du moins l'implication d'Olivia Ruiz dedans à la lecture, parce que les chansons sont magiques elle. Par contre, j'ai beaucoup aimé l'ambiance tzigane et foraine de l'histoire. Les dessins de Benjamin Lacombe font toujours leur petit effet et m'émerveillent une fois de plus. En tenant compte de ces écueils, je serais partante pour une nouvelle expérience du genre mais avec une vraie conteuse aux manettes. Je salue donc l'initiative.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
MlleJulie
  06 octobre 2013
Très belle histoire écrite et illustrée par Benjamin Lacombe. Dans une ville morne entourée d'usines,le jeune Alexandre,devant sa fenêtre regarde la pluie tomber.Arrivent alors les caravanes rouges,la belle gitane et le garçon se découvrit un don exceptionnel pour la musique. L'album est accompagné d'un cd du texte raconté par Olivia Ruiz mais aussi des chansons.Un concept que l'on peut voir de plus en plus souvent,et je pense que c'est vraiment extra pour les plus petits (et les plus grands) mais pour ma part,je n'arrive pas à adhérer.. J'aime me plonger dans les mots et je n'aime pas être dérangée par autre chose dans ces moments là.Je sais,je le répète encore une fois,je suis difficile mais à mon âge,je ne changerai plus!
Je vous le recommande tout de même !
Commenter  J’apprécie          120
Syl
  23 mars 2013
Cité ouvrière, grise, enfumée, froide, cadencée aux échos de l'usine, le décor qu'observe Alexandre de sa fenêtre est égayé par un convoi de caravanes rouges. Qui sont ces gens qui arrivent ? Se sont-ils perdus ?
Non… c'est un cirque.
Alexandre doit partir pour l'école tout en sachant qu'à treize ans, il rejoindra les tours fumantes de l'usine. Sur le chemin, il s'arrête et observe de loin le travail des hommes qui dressent les tentes des chapiteaux. Les images s'étirent jusqu'au soir où il se fait réprimander par sa mère furieuse qu'il ait fait l'école buissonnière.
Mais Alexandre repense aux couleurs, à l'animation, aux étranges personnages et à cette fille aux longs cheveux bruns…
Le lendemain à l'école, toutes les conversations parlent du cirque. Si les étrangers suscitent la crainte et les médisances des adultes, les enfants sont bien curieux des gens du voyage… C'est en les espionnant derrière une butte qu'Alexandre se fait repérer par la fille aux longs cheveux.
« - Je ne te fais pas peur ? Alors viens, puisque tu es si curieux.
Elle lui prit la main. Alexandre se laissa emmener sans dire un mot. »
Elle s'appelle Elena, elle vient du sud de l'Espagne et elle va le présenter à sa famille… la femme à barbe, les soeurs siamoises, les lilliputiens, la fille sans bras et sans jambes, la femme qui lit l'avenir, et tous les autres aussi étranges et captivants.
Sur un air de guitare, el rubio (le blondinet) est accueilli par un groupe de musiciens, de chanteurs et de danseurs.
Captivé par les sons, Alexandre est bien surpris lorsqu'on lui remet entre les mains une guitare et que de l'instrument, il arrive à reproduire quelques accords.
A partir de cette soirée, tous les jours il part s'entraîner avec le groupe dans l'idée de se produire sur scène au moins une fois.
Elena l'écoute avec beaucoup d'admiration et lui demande une chanson rien que pour elle. En échange, il recevra un baiser.
Alexandre espère, il envisage un avenir bien plus agréable que celui qu'on lui destine.
Aura-t-il le soutien de ses parents ? Elena va bientôt repartir, la reverra-t-il ?
Dans la grisaille de la cité, la mélancolie des coeurs usés, les sons des guitares sont des chemins de liberté qu'Alexandre voudrait bien parcourir…
Cet album est ma quatrième rencontre avec Benjamin Lacombe et je suis charmée. Je reste toujours aussi sensible à ses dessins, ses couleurs, l'ambiance créée, la poésie, le monde de l'étrange… sa douceur et parfois une certaine cruauté et tristesse.
Je me demande toujours si dans son cas, ce sont les dessins qui inspirent le texte ou si c'est l'inverse, tant le dessin est talentueux et magique.
Dans chacune de ses histoires, l'enfant est bien souvent solitaire et mélancolique. Il voit le monde derrière sa fenêtre et rien ne l'engage à s'y aventurer. Jusqu'au moment où un évènement le rend téméraire. Autres sujets souvent abordés, ce sont l'intolérance, le sectarisme et la servitude. Pour la petite Cerise, son poids était un handicap aux yeux des autres, pour Naoko la jeune japonaise c'était les traditions qui l'emprisonnaient, pour Alexandre se sont les règles et la société xénophobe.
Un très beau conte qui parle d'espoir avec une musique libre et fougueuse aux accents de flamenco.
Les enfants aimeront… les petits garçons pour ce jeune Alexandre impétueux et doué et les petites filles pour Elena et la belle histoire d'amour.
A recommander !
PS : Ce livre a la particularité d'avoir un CD qui raconte l'histoire. Si les musiques et les chansons sont agréables à écouter, je n'ai pas été réceptive à la voix d'Olivia Riuz.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   02 janvier 2010
Alexandre se cacha derrière une butte. Médusé, ébahi, il observait la troupe. Un homme si fort et si grand qu'il devait bien faire deux ou trois mètres, avec des bras plus gros que le garçon, soulevait d'énormes poutres, armoires et tonneaux comme des sacs de plumes.
Des femmes accrochées l'une à l'autre se déplaçaient en même temps dans une seule grande robe noire et rouge. Plus loin, des hommes de petite taille faisaient des acrobaties.
Alexandre n'en croyait pas ses yeux. p.13
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
HundredDreamsHundredDreams   27 février 2021
Llamame espérame
Pa que mi mio se vacie
No tengo diamantes
Sino sueños a crecer
Déjame la suerte
De hacer de mi querer
Un oceano de placer

Extrait d'une des chansons de l'album

Appelle-moi, attends-moi, pour que le mien se vide, je n'ai pas de diamants, mais rêve de grandir, Laisse-moi avoir de la chance, De faire de mon amour un océan de plaisir.
Commenter  J’apprécie          82
LilizLiliz   09 avril 2014
Blessée, Elena leva la tête et vit Alexandre derrière son oeil-de-boeuf. Sur la vitre embuée, il dessina un coeur et lui sourit. Elena lui rendit son sourire et repartit le coeur gros.
Commenter  J’apprécie          80
OliphantOliphant   12 janvier 2018
- Petit voyou ! Que faisais-tu avec ces voleurs de poules, ces romanichels ? Madame Verneuil nous a prévenus !
- Ce ne sont pas des voleurs. Ce sont des artistes. Et moi, je veux être comme eux !
Commenter  J’apprécie          70
Virginie94Virginie94   23 octobre 2014
Tu avais 13 ans et tu savais qu'à la fin de l'année, tu les rejoindrais. Comme tes parents avant toi et comme tous ceux qui n'avaient pas été assez intelligents por fuir cette maudite ville.
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Benjamin Lacombe (78) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Lacombe
VISITE GUIDÉE - Benjamin Lacombe nous entraîne dans une visite guidée de sa nouvelle exposition “Shizen”, actuellement présentée dans l'espace librairie de la galerie Daniel Maghen, et visible pour tous dès la fin du confinement, jusqu'au 5 juin 2021. Il dévoile les secrets de cette exposition immersive et sa scénographie envoûtante qui présente une centaine d'illustrations originales issues des plus récents ouvrages : Bambi (Éd. Albin Michel), Esprits & Créatures du Japon ainsi que Histoires de Fantômes du Japon (Éd. Soleil), L'Étonnante Famille Appenzell (Éd. Margot) et Charlock 1 & 2 (Éd. Flammarion), ainsi que des sculptures uniques réalisées en collaboration avec le sculpteur et miniaturiste Julien Martinez.
(*) Plus d'informations sur les oeuvres disponibles et sur les prix sur demande à cette adresse : oliviersouille@danielmaghen.com
(*) Visite virtuelle disponible ici : https://bit.ly/3nuKbSm (*) Goodies (tote bags, pochettes, livres signés) en vente dans l'espace librairie de la galerie et sur le site de Editions Caurette : https://bit.ly/3nr5jsI
+ Lire la suite
autres livres classés : cirqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Arts et littérature ...

Quelle romancière publie "Les Hauts de Hurle-vent" en 1847 ?

Charlotte Brontë
Anne Brontë
Emily Brontë

16 questions
666 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , littérature , art , musique , peinture , cinemaCréer un quiz sur ce livre