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EAN : 9782302081109
Éditeur : Soleil (27/11/2019)
4.31/5   56 notes
Résumé :
Fasciné par le Japon - son art, sa culture et ses paysages - depuis ses plus tendres années, Benjamin Lacombe a souhaité illustrer Fantômes du Japon, un recueil d'histoires imprégnées du folklore japonais, recueillies par Lafcadio Hearn. Cet écrivain irlandais a été l'un des premiers occidentaux à obtenir la nationalité japonaise. Il est connu pour avoir sillonné les provinces de ce pays, recueilli et mis par écrit les contes et légendes de fantômes japonais. Pour c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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saphoo
  02 février 2020
Ouvrez un livre de Benjamin Lacombe et vous voilà transportés dans un autre univers.
Tous ses livres sont splendides, merveilleux pour des histoires tout autant surprenantes ou féeriques.
La couverture est déjà à elle seule un vrai petit bijou, d'un bleu qui vous saute aux yeux, ce brillant sur le côté, et le dessin déjà qui vous interroge.
Puis tous les décors internes, les feuilles intercalaires entre les contes sont du style papier japonais, ou si vous préférer style les couvertures de chez Zulma.
Les dessins sont magnifiques, toujours avec son style bien particulier et des coloris harmonieux, sublimes.
Pour le reste, je déconseille cette lecture aux enfants, certes, il y a pire, pour autant, ils ont bien le temps de lire ce lire, qui regroupe des contes tirés du folklore japonais qui font parfois froid dans le dos. Style le gars qui se promène avec une tête humaine à sa veste. Pour ma part je ne me vois pas lire ce genre de livre à un jeune public. Dommage parce que les contes sont destinés aux enfants, même si les conteurs que nous connaissons tous, ne donnent pas dans la dentelle, je trouve qu'ils sont moins violents psychologiquement.
Un album très beau pour les dessins moins féeriques pour le contenu, mais pour un adulte ces contes sont intéressants pour qui apprécient la culture japonaise.

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Labibliothequedemarjorie
  12 novembre 2020
Les "Histoires de fantômes du Japon" ce sont dix nouvelles rédigées et publiées à l'origine par Lafcadio Hearn, un écrivain irlandais né en 1850. L'auteur s'est installé au Japon et a exercé le métier de journaliste à Yokohama. Il s'y est marié et a construit sa vie là-bas. Ensuite, naturellement lui est venue l'idée d'écrire des textes sur son pays d'adoption et il s'est particulièrement intéressé aux croyances des Yôkai (fantômes).
La préface de l'ouvrage nous met immédiatement dans l'ambiance en décrivant ce pays attaché à ses coutumes et traditions. 
Dans la plupart des textes repris et magnifiquement illustrés par Benjamin Lacombe, nous retrouvons toujours les mêmes thèmes qui sont ceux de la vieillesse, de la mort, de la métamorphose et de la réincarnation. Les fantômes sont très présents dans le folklore japonais. Ils veillent,  effraient et punissent. 
Ma nouvelle préférée est la première de l'ouvrage et s'intitule "Songe d'un jour d'été". L'auteur séjourne alors à Urashima, une maison d'hôte située en montagne, un lieu magnifique et apaisant entouré de verdure et de calme. Mais, Urashima est aussi le nom d'une chanson vieille de plusieurs siècles racontant l'histoire d'un jeune pêcheur à qui il arrive une drôle d'aventure. Alors qu'il part en mer comme à son habitude, apparaît devant lui la fille du roi Dragon de la mer. Elle l'invite à le suivre sur l'île de l'été éternel, l'endroit où elle vit. Subjugué par sa beauté, il accepte de la suivre. Il ne voit pas les années passées,  le temps semble s'être arrêté lors de son arrivée. Mais, un jour le jeune pêcheur éprouve le besoin de retourner voir ses parents dans son village. La fille du roi lui remet alors une petite boîte et lui demande de ne l'ouvrir sous aucun prétexte. Il promet. En arrivant dans son ancien village, tout a changé. de nombreuses années se sont écoulées depuis son départ, il ne reconnaît plus rien. Ses parents sont morts. Il est désemparé. Va-t-il tenir sa promesse ?
Le texte, même s'il est très ancien, est très bien écrit. Il m'a un peu fait penser à l'épisode des marins envoutées par les sirènes de l'océan.
Les textes sont vraiment superbes, certains sont plus effrayants que d'autres comme "Le gamin qui dessinait des chats" et "Le fantôme à la tête coupée".
Les histoires sont assez courtes, présentées en page centrale comme dans les vieux ouvrages, et accompagnées de dessins aux belles couleurs, dans le thème, sur fond souvent bleu et blanc, et aux coups de crayons parfaits. le livre en lui-même est superbe, par la qualité du papier et par la brillance de sa couverture. J'ai pris un grand plaisir à le lire et j'ai fait durer le plaisir en savourant chaque soir une nouvelle histoire. Parfait en cette période d'automne. 
Et en plus, c'est un beau livre objet à disposer dans sa bibliothèque.
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PostTenebrasLire
  12 août 2020
« Beau livre » : Quel bel euphémisme. Un magnifique livre !
Benjamin Lacombe illustre avec finesse et puissance évocatrice des histoires de fantôme du Japon
Ces histoires ont été captées par Lafcadio Hearn au XIXe siècle.
Le surnaturel japonais est fascinant. le point de vue est radicalement différent des mythes occidentaux.
Il n'y a pas la démarcation si tranchée entre l'objet et l'être, entre le bien et le mal.
Les fantômes et autres Yokaï passent de l'un à l'autre.
Le protecteur peut devenir celui qui maudit et inversement.
La mise en page, les polices, la qualité du papier, la couverture, les illustrations donnent à ce livre une saveur toute particulière.
Les histoires immersives sont variées en thèmes ainsi qu'en longueur. Certes elles datent du XIXe siècle (ou bien avant). Mais ce sont des fenêtres sur un Japon aujourd'hui disparu, sur une relation à la nature dont un ne retrouve que des brides.
Les illustrations complètent et accompagnent avec brio les histoires.
Un livre beau et fascinant à lire le soir quand l'obscurité remplace le jour.
Ce n'est cependant pas un livre à lire aux tout jeunes (certaines histoires sont sanglantes)
Mais j'ai ce qu'il vous faut chez Actes Sud Jeunesse Yôkai ! le monde étrange des monstres japonais.
Il rejoint mon « Meilleur du Japon ».
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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magalette
  13 juillet 2020
Face à la beauté de ce recueil de contes, je redeviens une petite fille, je ne peux y résister et il me le faut absolument ! Je ne suis pas déçue par l'aspect visuel de l'album. Comme toujours, les illustrations de Benjamin Lacombe sont somptueuses et fascinantes à la fois. On y retrouve ces portraits diaphanes de jeunes filles à la beauté mystérieuse et un univers où le fantastique s'immisce insidieusement dans notre univers quotidien. Par contre, j'ai eu plus de difficulté à adhérer aux textes de Lafcadio Hearn, journaliste écrivain irlandais immigré aux États-Unis puis au Japon. le parti pris de départ est intéressant : initier les occidentaux à la spécificité du surnaturel dans le folklore et les traditions japonaises. Un fantastique qui a la différence de celui d'Occident est étranger au merveilleux d'Alice au Pays des merveilles et n'a rien d'effrayant car la religion ne l'a pas détourné pour effrayer le mauvais croyant et le menacer des feux de l'enfer. Effectivement, les contes présentent les esprits de la nature qui viennent à la rencontre des vivants : le pêcheur qui a sauvé une tortue épouse la fille du seigneur des mers ou le bûcheron pris dans une tempête s'unit à une incarnation charnelle de la neige. Les yokais, sortes de petits esprits folkloriques souvent facétieux peuplent ces histoires et comme les korrigans en Bretagne servent une morale de bonne conduite chez les humains. Enfin, si la Mort est au centre de bon nombre de récits , elle ne préside pas au défilé des tourments humains qui l'accompagne dans notre folklore occidental. Elle apparaît comme un ordre naturel des choses accepté avec humilité par l'être humain conscient du prix inestimable de chaque minute de vie. Avec une lecture patiente et ouverte, les récits de Lafcadio Hearn initient le lecteur occidental à une philosophie nippone teintée fortement des préceptes bouddhistes et shintoïstes. Au final, un recueil déconcertant par la coexistence en son sein d'univers opposés mais qui crée la surprise en nous dévoilant tout un aspect culturel que l'on n'y était pas forcément venu chercher.

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LesReveriesdIsis
  11 novembre 2020
Les Histoires de fantômes du Japon me font de l'oeil depuis que j'ai visité l'exposition sur les grands maîtres du Japon, Hokusai, Hiroshige et Utamaro ( la Collection Georges Leskowicz) en janvier dernier. Je me suis offert ce superbe livre cet été lors de ma panne de lecture, en espérant décoincer les choses, et, finalement, c'est à l'occasion du Pumpkin Autumn Challenge que je l'ai lu. Ce sera par ailleurs ma dernière et 14e lecture du challenge. Je valide donc à ses côtés le Menu Automne frissonnant, catégorie Esprit es-tu là? La raison de ce classement étant assez évidente!
Ce recueil contient dix récits, suivis de Jeux de Yôkai, des textes que je ne résumerai pas tant leur pluralité m'en empêche, néanmoins, leur fil directeur reste la tonalité grinçante et glaçante, même si l'humour est sous-jacent dans plusieurs d'entre eux. Tous ne m'ont pas plu à égale hauteur, bien entendu, mais je suis très heureuse de ma promenade livresque, d'autant que Benjamin Lacombe parvient à faire exister ce monde surnaturel avec un brio remarquable. Il donne à voir ce que la poésie du texte suggère, car beaucoup de ces récits sont caractérisés par une très belle langue, très littéraire – trop pour des enfants d'ailleurs.
Le Songe d'un jour d'été est sans doute le conte qui m'a le moins plu. J'ai adoré son début et l'histoire d'Urashima, à la fois douce et tragique, tendre et terrible. le destin semble se jouer de lui, et le lecteur habitué aux contes sent venir le drame inéluctable. Par contre, le récit se poursuit après le récit de sa vie, et la fin m'a semblée confuse – ce n'est que mon avis bien sûr, mais je me suis perdue dans les récits enchâssés. Les éléments douloureux de ce conte font écho à la tristesse majestueuse qui irradie de la Légende des Joueurs de koto. Dans ce second texte, les frontières entre monde des vivants et monde des morts deviennent perméables, l'amour parcourt les siècles et devient aussi funeste que beau. J'ai aimé la douceur résignée qui émane de cette histoire, et la beauté des illustrations dévoile le chatoiement d'un autre univers.
Parmi les autres lectures qui ont été plaisantes sans me fasciner, nous trouvons le Mangeur de rêves, qui m'a intéressée par la symbolique du démon mangeur de rêves mais qui m'a laissée sur ma faim. Sur la montagne des crânes d'hommes m'a laissée perplexe, je ne suis pas certaine d'avoir compris absolument tout l'implicite de ce texte. le Fantôme sans visage est grinçant à souhait, mais de la même manière, il a eu pour moi un goût de trop peu, j'aurais aimé en savoir plus.
Le Gamin qui dessinait des chats est un très joli récit. Je l'ai adoré. Il y a tout un travail sur le merveilleux, sur la mythologie, sur la singularité et l'étrangeté. Les démons prennent vie (et ils ne sont pas les seuls!) et retracent les contours du monde pour nous fournir une échappatoire fantastique au monde réel. Les bizarreries de l'enfant deviennent des forces et la chute du récit est jubilatoire autant qu'étrange. Un régal… Au même titre que le Magasin de porcelaine hanté par la haine. Dans cet autre texte, j'ai découvert les ikiryô, ces émanations fantomatiques d'une personne vivante ressentant une haine féroce. le récit est glaçant, souligné à merveille par les dessins de Benjamin Lacombe. Ces projections haineuses hantant le sommeil de la victime m'ont saisie et ont parlé à mon imagination, l'intérêt littéraire et dramatique m'est évident. Cette découverte m'a donc emballée.
Le Message de la mouche et le Fantôme à la tête coupée sont deux récits intéressants sur la vision des morts et de leur devenir, sur les cérémonies pour aider les morts à rester / être en paix. le Message de la mouche est triste tandis que le Fantôme à la tête coupé est plus fantasque, chacun procurant une expérience de lecture différente et se complétant fort bien.
Ainsi, j'aime le mélange des genres qui caractérise ce recueil de récits japonais , oscillant entre contes et récits fantastiques, un peu à l'image des contes de Ludwig Tieck- grinçants et terribles-, ou de ceux d'Andersen. Ces textes sont nimbés de tristesse autant que de joie. le spectre d'émotions (sans mauvais jeu de mots!) ressenti est donc large et comble le coeur du lecteur. Nous passons du rire aux larmes de page en page, et la beauté des illustrations sublime l'ensemble pour conférer beaucoup de charme au livre.
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cecileterrestriacecileterrestria   26 janvier 2021
Le fantastique est trop proche des japonais pour qu'ils s’embarrassent du cérémonial mystérieux et insidieux destiné à intimider les Occidentaux et à mettre en condition des imaginations trop cartésiennes. La mort elle-même s'est dépouillée des atours sinistres et effrayants dont elle se revêt en Occident pour se muer en un intercesseur familier disposé à entrouvrir les portes de l'au-delà aussi volontiers dans un sens que dans l'autre.
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magalettemagalette   11 juillet 2020
"La vie est un sommeil et la mort est le temps du réveil, et l'homme marche entre l'un et l'autre comme un fantôme." Proverbe oriental
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   27 novembre 2020
Et je songeai tout de suite à la mort, car la beauté n’est parfois qu’un deuil par anticipation.


"Le songe d'un jour d'été"
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AelurusAelurus   31 mars 2020
Quel Japonais respectueux des convenances oublierait de casser le bout de la queue de son jeune chat ou se risquerait à agrémenter son jardin de pièces d'eau dormante ?
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Vidéo de Benjamin Lacombe
VISITE GUIDÉE - Benjamin Lacombe nous entraîne dans une visite guidée de sa nouvelle exposition “Shizen”, actuellement présentée dans l'espace librairie de la galerie Daniel Maghen, et visible pour tous dès la fin du confinement, jusqu'au 5 juin 2021. Il dévoile les secrets de cette exposition immersive et sa scénographie envoûtante qui présente une centaine d'illustrations originales issues des plus récents ouvrages : Bambi (Éd. Albin Michel), Esprits & Créatures du Japon ainsi que Histoires de Fantômes du Japon (Éd. Soleil), L'Étonnante Famille Appenzell (Éd. Margot) et Charlock 1 & 2 (Éd. Flammarion), ainsi que des sculptures uniques réalisées en collaboration avec le sculpteur et miniaturiste Julien Martinez.
(*) Plus d'informations sur les oeuvres disponibles et sur les prix sur demande à cette adresse : oliviersouille@danielmaghen.com
(*) Visite virtuelle disponible ici : https://bit.ly/3nuKbSm (*) Goodies (tote bags, pochettes, livres signés) en vente dans l'espace librairie de la galerie et sur le site de Editions Caurette : https://bit.ly/3nr5jsI
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