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ISBN : 2259216587
Éditeur : Plon (04/10/2012)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Frances Thorpe est invisible. Correctrice aux pages « Livres » d’un prestigieux journal, elle regarde briller le beau monde des lettres tandis qu’elle s’enlise dans une existence médiocre. Jusqu’au jour où un soir, elle croise une voiture accidentée sur une route de campagne et recueille les derniers mots de la conductrice, Alys Kyte.

En rencontrant la famille d’Alys, Frances entrevoit la lumière et ne résiste pas à son attraction. Le mari, Laurence K... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Albertine22
  31 mars 2015
Réservée, effacée, transparente, tous ces qualificatifs pourraient servir à définir Frances Thorpe au sein de la rédaction du Questioner, le journal où elle travaille comme correctrice. le lecteur, lui, sait qu'elle ne correspond pas à cette image ou du moins ne veut plus lui correspondre. Frances veut quitter son modeste milieu d'origine, son modeste appartement, son modeste train de vie et être dans la lumière.
L'occasion va lui en être donné de manière fortuite. Sur le chemin qui la ramène à Londres après un week-end soporifique chez ses parents, elle aperçoit une voiture accidentée, s'arrête et s'approche du véhicule. Elle va sans le savoir accompagner les derniers instants de la conductrice blessée. Plus tard, notre anonyme correctrice apprend que la femme décédée est l'épouse d'un écrivain célèbre Laurence Kyte.

La famille endeuillée demande à lui parler et Frances accepte d'évoquer les derniers instants d'Alys Kyte devant les siens.
Notre effacée est dans la place : elle tombe amoureuse de la maison, du quartier, du luxe ambiant, du style de vie de ces parfaits inconnus et avec une grande subtilité, elle va observer, écouter, manoeuvrer pour se glisser dans les pas, voire dans la peau de la défunte Alys. Racontée ainsi, l'histoire apparaît comme assez cynique mais le lecteur ne peut s'empêcher d'éprouver souvent de la sympathie pour Frances, Rastignac au féminin qui utilise les faiblesses des autres pour conquérir sa part de bonheur. Ce roman, très bien écrit, ambigu à souhait est une grande réussite.
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iris29
  15 juin 2015
Il existe des romans dont le mécanisme, la construction s'avère aussi précis qu'une montre Suisse, aussi ciselé qu'un bijou, et ce n'est qu'un premier roman!!!
Frances croise un soir une voiture accidentée et recueille les derniers mots de la conductrice.
La famille de la victime a besoin de la rencontrer pour faire son deuil.
Frances , jeune femme terne , à la vie professionnelle médiocre, va être fascinée par le mari d'Alys (grand écrivain), ses enfants, leur décontraction, l'aisance financière, le prestige, les belles maisons.Elle va observer, analyser puis manipuler cette famille pour intégrer le cercle et faire partie du rêve...
Harriet Lane est comparée à Daphné du Maurier, et moi en lisant son livre j'ai pensé qu'Hitchcock en aurait fait un très joli film....
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feanora
  18 mars 2013
Ce livre m'a séduite tant par l'étude des caractères des différents personnages que par sa construction qui peut paraître déroutante.
Un soir d'hiver, en rentrant à Londres, Frances traverse une forêt enneigée; elle entend un bruit bizarre et s' arrête. Elle découvre une Audi, aux vitres teintées, versée au bord de la forêt. Elle ne peut pas voir à l'intérieur de l'auto, mais elle entend une femme à l'intérieur. Elle s'appelle Alys et ne semble pas de prime abord gravement blessée. Elles engagent une conversation en attendant l'arrivée des secours. Pourtant, au fil de la conversation, sa voix faiblit de plus en plus.
A l'arrivée de l'ambulance, elle est décédée. Frances fait sa déposition et rentre à
Londres. Elle travaille comme correctrice dans un journal.
Un mois plus tard, elle apprend, par la police, que la famille d'Alys souhaite la rencontrer. A cette occasion, elle découvre, que le mari est un écrivain célèbre Laurence Kyte.
Après avoir beaucoup hésité, elle accepte de se rendre chez lui et fait connaissance avec un un autre monde, celui des privilégiés, celui dont on parle dans la presse, totalement opposé à celui dans lequel elle vit. Elle se lie avec sa fille, Polly qu'elle va réconforter. Cette amitié va lui permettre, à petits pas de se faire une place parmi les gens dont on parle.
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Heval
  11 octobre 2015
Mouais, bof. Sans plus. C'est plat, sans rythme, sans grand intérêt. Ça se lit - très rapidement même - mais ça se lit sans passion, sans conviction. le personnage principal, Frances Thorpe, est agaçant, on ne comprend pas véritablement ses intentions, on ne sait pas pourquoi elle tient soudain à prendre la place de la mère défunte. le fil de l'histoire se détend quant à lui beaucoup trop facilement, c'est trop simple, trop facile... Je m'étonne du commentaire de Version Femina (publié à l'intérieur de la couverture) qui écrit:" L'auteur, avec un sens de l'observation inouï, nous livre le portrait au scalpel d'une calculatrice hors pair. Et qui fait froid dans le dos." Froid dans le dos, carrément. Sérieux? Je rigole. Je m'étonne également du commentaire là aussi élogieux de Prima (toujours à l'intérieur de la couverture) qui parle d'un roman "brillant, féroce, montrant une parfaite maîtrise de la psychologie humaine". Oui si on parle de psychologie de comptoir mais sinon ... Non vraiment, ce roman est à oublier. Il n'y a aucun intérêt à voir une femme, agaçante, chercher à intégrer une famille pour gagner en position sociale et briller d'une "lumière" qui lui manquait jusque-là.
Lien : http://mezelamin.blogspot.fr..
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Montana
  18 juillet 2013
Un très bon roman. Un peu dérangeant car "l'héroïne" devient ce qu'elle souhaite à partir d'un mensonge...Beaucoup d'ingrédients pour un cocktail final assez réussi : Manipulation, histoire d'amour, jalousie, suspens... le tout accompagné d'une très bonne et intéressante analyse psychologique des personnages - sans que cela ne soit rébarbatif le moins du monde pour le lecteur. Je vous le conseille.
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critiques presse (1)
LeFigaro   04 décembre 2012
L'auteur s'attarde avec malice sur l'ambiance des bureaux, le nez que tordent des enfants lorsque leur paternel se penche sur une étrangère, les soirs de solitude, les menus accommodements que nécessite l'ambition. Avec cela, un don pour décrire les intérieurs, les rapports de couple, les croche-pieds du destin.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   14 juin 2015
La plupart des gens semblent préférer parler. C'est à qui sera le plus entendu. Ils emplissent l'air de leurs bavardages, en général sur des sujets sans intérêt ; des mauvaises blagues, du bluff, des excuses. Un bruit de fond, de l'air chaud. Mais parfois, quand on tend l'oreille, on peut attraper une information qui pourrait s'avérer utile.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2013
Ce n’est pas un véritable mensonge quand on n’est pas pleinement conscient de ce qu’on fait. Quand on croit que ce devrait être la vérité. Que ce serait exactement ainsi, dans un monde parfait.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2013
Polly est nerveuse, égocentrique, fatigante, parfois amusante. Elle a sans cesse besoin d’un public, comme les enfants. Il me semble que tant qu’on lui accorde de l’intérêt, elle est plutôt heureuse. Elle ne demande pas grand-chose d’autre. Elle n’exige aucun esprit, aucune perspicacité, aucun point de vue sur la vie qui différerait du sien, les conditions sine qua non sur lesquelles reposent la plupart des amitiés. Polly se contente d’une compagnie, quelle qu’elle soit, de l’assurance d’être remarquée, de la consolation de n’être pas seule.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2013
Je suis frappée par le fait que Laurence semble fort bien s’accommoder de la situation : le veuf avec son petit secret discret. Peut-être qu’il savoure le beurre en gardant l’argent du beurre, comme toujours.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2013
Je ne sais jamais comment débutent mes romans. Parfois, on commence par une phrase. Parfois c’est quelque chose qu’on a entendu, des mots que quelqu’un a prononcés. Ou bien on est frappé par une image qui retient notre attention pour une raison que l’on ignore, on n’arrive pas à comprendre pourquoi et on réalise qu’on est obligé de l’écrire pour trouver sa signification.
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