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Michel Lederer (Traducteur)
ISBN : 222622128X
Éditeur : Albin Michel (01/04/2011)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 215 notes)
Résumé :
Après "Le Destin miraculeux d'Edgar Mint", Brady Udall raconte l'histoire exceptionnelle d'une famille non moins exceptionnelle.
À quarante ans, le très mormon Golden Richards, quatre fois marié et père de vingt-huit enfants, est en pleine crise existentielle. Son entreprise de bâtiment bat de l'aile, son foyer est une poudrière minée par les rivalités et les menaces d'insurrection. Rongé par le chagrin depuis la mort de deux de ses enfants, il commence série... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  08 juin 2015
"Pour le dire le plus simplement possible, c'est l'histoire d'un polygame qui a une liaison". Mais comment Golden Richards, pilier de l'Eglise Mormone et à la tête d'une famille composée de 4 épouses et 28 enfants, s'est-il retrouvé dans une situation si inattendue ?
Il faut dire que Golden, depuis qu'il suit la voie du Principe de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, a une vie bien ordonnée. Enfin, disons qu'elle est bien ordonnée par Beverly, qui, en sa qualité de première de ses épouses plurales, amène ses co-épouses à décider dans quelle maison il dormira, et auprès de qui, de ce qu'il mangera et où, quels travaux il devra effectuer en premier, auprès de quel enfant il passera quelques minutes... Golden s'est inventé une comptine pour se rappeler l'ordre de naissance et les prénoms de sa nombreuse progéniture. le reste du temps, en semaine, il profite de la liberté octroyée par son travail sur des chantiers et du confort relatif de sa caravane-dortoir.
Il est bien embêté pour expliquer à ses confrères mormons et à ses femmes sur quel type de chantier sur lequel il travaille actuellement... La conjoncture est difficile, et l'argent sur le compte en banque file vite, il a donc accepté de prendre en charge la construction de l'annexe d'un... bordel, tout en assurant à ses femmes et à ses condisciples du Principe qu'il s'agit d'un bâtiment qui accueillera des personnes âgées. Entre faux alibis et demi mensonges, la petite machine bien huilée de sa vie modèle est en train de s'enrouer...

Le polygame solitaire est un petit (enfin, un gros) bijou d'humour et d'émotion, avec une analyse fine et très juste des comportements et des sentiments humains.
Les évènements nous sont relatés par Golden, le "patriarche" sans peur et sans reproche par qui tout arrive, et nous découvrons son enfance, les retrouvailles avec son père Royal, sa rencontre avec la foi et avec Beverly, son désenchantement, sa solitude sentimentale également. Nous suivons également le parcours de Trish, la femme "numéro" quatre, jolie encore, qui n'accouche que d'enfants morts-nés et qui cherchait et pensait trouver la sérénité dans sa nouvelle famille. Enfin, nous découvrons également la vie dans cette communauté au travers du regard d'enfant rebelle de Rusty, qui en pince pour sa belle tante Trish et qui s'invente des histoires pour, enfin, être autre chose qu'un numéro dans une fratrie sans fin.
Pour ma part, j'ai appris pas mal de choses sur la vie des Mormons, leurs croyances, leurs rites, leurs difficultés à co-exister avec "le monde normal", quand les enfants vont à l'école par exemple. Je me suis prise d'affection pour... tous les personnages, tant ils sont humains et attachants (même le "dragon" Beverly !). Un des tours de force de Brady Udall est cette faculté d'amener le lecteur vers un drame dont on sent qu'il arrivera au travers d'évènements en cascade qui, paradoxalement, sont drôles voire désopilants.
Un autre point fort de ce livre est de montrer toutes les nuances que peut revêtir la solitude, la vrai, cette solitude intellectuelle et affective, que l'on peut tous ressentir à un moment ou à un autre, que l'on soit entouré ou pas. Je trouve également intéressant que, partant d'une situation "exceptionnelle", une famille Mormone, on puisse autant se reconnaitre dans les personnages ou les situations décrits, que ceux-ci soient si "normaux", ou en tout cas, communs.
Itinéraire d'un homme qui se cherche, ce livre est, comme son nom l'indique, tout en paradoxes, entre aspiration intellectuelle, spirituelle, affective, physique, besoin de reconnaissance, d'autonomie, d'accompagnement, analyse des rapports amoureux et familiaux, des modèles éducatifs, et toujours, le rire et l'émotion. Je ne peux que vous le conseiller, c'est magnifique !
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Luniver
  03 juin 2014
Golden Richards est un mormon de la veine la plus traditionnelle, celle qui conserve encore la tradition de polygamie. Époux de quatre femmes, heureux père de vingt-huit enfants, il est certainement considéré comme l'incarnation du mal par les féministes.
Sa vie est pourtant loin d'être idéale. Entré chez les mormons plus par accident que par réelle conviction, il n'a eu jusqu'à présent aucune prise sur sa vie. Sa première femme lui a été imposé par la congrégation, et les suivantes par la première épouse, qui dirige la maison d'une main de fer. Obligé de travailler d'arrache-pied pour nourrir sa tribu, Golden ne rentre chez lui que pour y régler les nombreux conflits internes, tâche éprouvante qu'il tente de fuir à tout prix.
La vie de Golden bascule avec son nouveau chantier. Devoir construire un bordel pose déjà quelques problèmes moraux pour un homme terrorisé par le stupre et la luxure. Tomber amoureux d'une fille qui y vit remet en question toute son existence. Pour la première fois de sa vie, Golden doit faire le choix qui déterminera son avenir.
En parallèle, nous suivons également deux autres personnages : Trish, sa dernière épouse, et Rusty, un de ses fils. Et malgré la cacophonie ambiante, on peut se rendre compte que quand on vit à trente dans la même maison, chacun vit finalement seul. Trish doit partager le peu de temps que son mari leur accorde avec trois autres personnes. Rusty ne reçoit aucune attention de ses parents à part pour les détails administratifs et disciplinaires.
Udall nous livre un portrait réussi d'une famille prête à s'effondrer sous son propre poids, sans céder aux moqueries faciles (ni au prosélytisme d'ailleurs). L'auteur donne la parole à ses personnages, les laisse raconter leur vie et les événements qui les ont conduit dans cette drôle de situation. Souvent drôle, parfois émouvant, les 700 pages de ce roman s'avalent sans s'en apercevoir.
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Roggy
  23 octobre 2015
Arrêt sur image sur une bourgade perdue aux USA dans les années 70 où notre personnage principal, fidèle mormon malgré lui, pratique la polygamie.
4 femmes et 28 enfants, ça occupe ! Et Golden, pauvre diable pris en otage dans un écheveau de noeuds impossible à démêler, mène sa triste petite vie qu'il n'a pas choisie. Dès que l'occasion se présente, il fuit cette flopée de de conflits, de disputes, de drames et de malheurs.
Absent de corps et d'esprit, il va cumuler les gaffes et les complications. Plus il essaie de s'en sortir, plus il plonge tête la première dans l'incapacité à régler ses problèmes. Il a une tendance particulière à en acquérir de nouveaux. Il rêve d'évasion et néglige sa famille.
Le style est piquant mais tout de même crédible, comme un bonbon acidulé qui pique mais qu'on aime savourer.
Quelques personnages sortent du lot pour notre plus grand bonheur et ponctuent allègrement le château de cartes qui est devenue la vie de tous ces pauvres hères : Rusty, un enfant en manque d'amour et doté d'une imagination débordante. Incapable de dépasser ses colères et ses pulsions, il aura un destin tragique. L'épouse n° 4 qui se rebelle, conteste cette triste réalité et ose rêver d'une naissante histoire d'amour extra-conjugale est très touchante.
Brady Udall signe ce deuxième opus en maître incontesté du brossage de portraits décapants d'une société et d'un mode de vie à la dérive et au bord du cataclysme.
Humour et tendresse grincent de concert dans cette fable qui barde le réel de fantaisie et d'humour pour mieux le désamorcer.
Epoustouflant moment de lecture.
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spleen
  06 mai 2017
De Brady Udall, j'avais déjà lu le Destin miraculeux d' Edgar Mint avec le sentiment que cet auteur  atypique avait un humour et une façon crue de raconter des histoires pas forcément drôles que j'appréciais .
Donc, le polygame qui est le héros de ce roman, si on peut l'appeler ainsi , Golden ,  a quatre épouses et vingt huit enfants et vit entre les trois maisons familiales , il fait partie d'une Eglise de type mormon   bien sûr  sinon ce serait pêcher alors que là, cette grande maisonnée doit être source de fierté et de devoir religieux bien remplis .
Mais  Golden est arrivé à un stade que l'on pourrait qualifier de "burn out "s'il s'appliquait à ce genre de situation , non seulement son entreprise de bâtiment bat de l'aile , ses chantiers l'entrainent de plus en plus loin des domiciles conjugaux mais en plus , il construit une annexe à un bordel , détail qu'il cache aussi bien à ses épouses qu'à sa communauté qui ne plaisante pas avec ce sujet ...
Et, source éminente de complication, il tombe amoureux de la femme de son patron !
Plaignons ce pauvre homme dans ses galères ...
Pas question , bien entendu , de s'appesantir sur l'ensemble de la famille , le roman est déjà suffisamment gros : entre les déboires du père, intéressons nous à Trish, la quatrième épouse qui n'a pas encore 30 ans et qui désespère d'avoir son mari dans son lit autrement qu'endormi pour envisager une nouvelle grossesse, elle est tellement malheureuse d'avoir eu 3 enfants morts-nés .
 Rusty, un des nombreux rejetons de la famille,  n'arrive pas à se plier aux règles de cette vie menée à la baguette par la première épouse Beverly et fait les 400 coups tout en se racontant des histoires , ne serait-ce pas pour essayer d'attirer l'attention de son père un peu plus que les autres enfants : un énorme besoin d'amour .
La toile de fond de ce roman fait froid dans le dos, ces gens habitent dans la zone des essais nucléaires au Nevada, bombes qui ont été expérimentées dans les années 1950 "en plein air" ce qui représentait pour la population locale une distraction, tel un gigantesque feu d'artifice et dont les retombées se sont manifestées pendant très longtemps sur leur santé , ils seront pour la plupart touchés à plus ou moins longue échéance et leur descendance ...
Un petit bijou qui allie l'humour au tragique du quotidien,  avec doigté et finesse , ce n'est jamais vulgaire ni larmoyant : du grand art !

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cmpf
  13 juin 2017

Paradoxe non, d'être à la fois un polygame doté de quatre femmes et vingt huit enfants et d'être esseulé ? Pourtant c'est le cas de Golden devenu mormon un peu par hasard et qui se voit plus ou moins imposer tous les éléments de sa vie, son métier, ses femmes. A la tête d'une entreprise de bâtiment, il doit aller de plus en plus loin pour trouver des chantiers afin de pourvoir aux besoins essentiels de sa famille. Mais cela ne lui déplait pas tant que cela, il peut ainsi, lui, échapper à l'absence d'intimité, au bruit incessant, aux querelles au sein de sa nombreuse famille.
Ce qui ressort le plus dans ce roman est la quasi absence de libre arbitre. Les enfants ayant été élevés dans des familles polygames choisissent plus ou moins volontairement de rejoindre à leur tour une famille polygame ou de vivre dans une totale solitude. Golden, mari de quatres femmes, est réparti entre elles selon leurs règles, l'enfant surnommé ”le terroriste de la famille” ne peut s'empêcher d'agir de façon à exaspérer tout le monde…
En fait ce livre de plus de 700 pages qui m'a tout à fait absorbée, m'a surprise dans sa description d'une famille mormone. le père loin de régner sur sa famille est balloté, perdu, ne sait comment agir et réagir.
L'histoire, vue par différents membres de la famille, est prenante.
L'humour est très présent et je ne me suis pas ennuyée.
Je me suis demandé si l'auteur avait lui même été élevé dans une famille polygame ou s'il en connaissait de près. D'après l'interview (en anglais) lié à l'article de wikipédia, il a grandi dans une famille mormone de neuf enfants mais monogame. En revanche il a fait des séjours dans diverses familles polygames pour écrire ce second roman.

Challenge ABC 2016-2017
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   31 mai 2014
« Seize enfants à charge, Mr Richards ! Mon dieu, vous avez été un homme très occupé ! »
Golden se tassa sur lui-même. « Mmm, marmonna-t-il.
— Mais j'ai un problème avec certaines dates de naissance. Trois d'entre elles tombent à deux semaines d'intervalle au cours de la même année. Il doit y avoir une erreur ?
— Non, il n'y a pas d'erreur. » Il savait à quoi elle faisait référence. Il s'agissait de la naissance de Wayne, de Martin et de Boo, autrement dit les Trois Stooges, un épisode sombre et épuisant dans l'histoire de la famille Richards. Ils s'étaient tous installés à la Grande Maison pour quelques semaines dans l'espoir que cette réunion rendraient les choses plus aisées, mais avec ses femmes au dernier stade de la grossesse ou à peine remises d'un accouchement difficile, Golden, secondé à contrecœur par deux des filles les plus âgées, avait dû servir de nounou, de cuisinier et de gendarme. En fait, ce fut le chaos. Les enfants se déchaînèrent, fauchèrent tout ce qu'ils trouvaient à manger et se scindèrent en factions rivales qui menaient des raids les unes contre les autres pour finir par s'établir chacune dans une partie différente de la maison déclarée territoire souverain. Les Trois Stooges étaient des bébés insupportables, insomniaques et sujets à des coliques, si bien que les nuits, concert ininterrompu de cris et de pleurs, auraient suffi à briser le plus endurci des prisonniers de guerre. Pour y échapper, les enfants déclarèrent une trêve temporaire et établirent leurs quartiers au sous-sol, abandonnant Golden à ses biberons, ses couches, aux heures nocturnes passées à bercer l'un des trois nouveaux-nés niché contre son épaule, sans compter les autres tâches – dont celle de prendre un ou deux de ces petits monstres pour les poser sur le climatiseur afin que les vibrations leur fassent faire ce fameux rot, objet d'une quête universelle.
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ZilizZiliz   13 mai 2013
[Rusty, 11 ans, qui a 27 frères et soeurs et 4 mères]
Un jour, il a vu une publicité qui débute par l'image d'un père, d'une mère et de leurs deux enfants qui se trimbalent dans la maison, la démarche raide, grimaçant, à l'évidence mal à l'aise. Ils se préparent un grand verre de laxatif 'Metamucil', le descendent d'un trait, et une seconde plus tard, ils sont assis autour de la table de la cuisine, vachement joyeux et plus constipés du tout, à dévorer des gaufres en rigolant. On entend alors une voix grave et douce déclamer : 'Metamucil : Juste une famille normale'.
Le garçon n'arrive pas à se sortir cette publicité de la tête. Une famille normale. C'est ce qu'il désire depuis toujours. Une famille normale qui s'assoit autour d'une table de cuisine de taille normale pour boire du Metamucil rafraîchissant en riant. Mais quand il essaye de se représenter sa famille normale idéale, ça devient bizarre.
(p. 290)
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ZilizZiliz   07 mai 2013
[Il voulait échapper] quatre ou cinq jours par semaine à [ses 4] épouses qui se querellaient, à une bande [de 28] enfants bruyants toujours entre ses jambes, aux jalousies et aux ressentiments, aux obligations religieuses, aux notes de dentiste qui arrivaient avec une terrifiante régularité, à la tristesse qui étreignait son coeur chaque fois qu'il parcourait les couloirs de l'une ou l'autre de ses maisons pour regarder les enfants entortillés dans leurs draps, en se disant : "Quoi qu'il arrive, j'en suis responsable. Ils comptent tous sur moi."
(p. 173-174)
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Ellane92Ellane92   05 août 2015
Il avait si longtemps tenu son amour en réserve pour le distribuer avec parcimonie, petit bout par petit bout, et en général en secret afin que personne ne soit jaloux. Quand il prenait un enfant dans ses bras ou qu'il lui donnait un chewing-gum, il était obligé de prendre tous les autres dans ses bras et de leur donner à chacun un chewing-gum, même si cela l'obligeait à se rendre un samedi soir à la station-service Shell pour en acheter. Il devait mesurer ses compliments, ses baisers et ses cadeaux quels qu'ils soient. Au fil du temps, il avait appris à adopter en présence de sa famille une attitude de neutralité, une expression impassible afin de ne pas être accusé de favoriser un enfant ou une femme, d'aimer untel plus qu'untel ou d'avoir des chouchous. La moindre attention devait être soigneusement pesée et exécutée avec la précision et l'art d'un voleur de bijoux.
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LuniverLuniver   31 mai 2014
En tant que représentant prospère d'une large gamme d'engrais chimiques et de pesticides, [Nels Jensen] connaissait l'importance de la publicité et du Verbe. Durant les réunions du Conseil, il se demandait souvent à voix haute pourquoi ils n'avaient pas davantage l'esprit missionnaire, pourquoi ils ne convertissaient pas le monde à leurs idées au lieu de s'inquiéter tout le temps de ce que le monde pensait d'eux. Quelqu'un, en général Apôtre Lambson, faisait alors remarquer que leur mode de vie était théoriquement illégal et qu'en faire le prosélytisme risquerait de décider comme par le passé les autorités à intervenir pour jeter les hommes en prison et laisser les femmes et les enfants à la merci des services sociaux. Apôtre Jensen répliquait qu'il s'agissait d'un discours habité par la crainte et le doute, et il ajoutait avec douceur : Est-ce que Jésus aurait apporté Sa vérité au monde s'Il avait cédé à la crainte et au doute ? Sur ce, Apôtre Lambson lui rappelait qu'en dépit de toutes les choses merveilleuses qu'Il avait accomplies, il ne fallait pas oublier qu'Il avait fini par Se mettre dans un fichu pétrin.
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Marque-page 27-05-2011
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