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EAN : 9791022610575
168 pages
Editions Métailié (28/05/2020)
3.8/5   74 notes
Résumé :
La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle prédominant dans nos sociétés. Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d’aventure, de rencontre.
Une marche sollicite toujours au moins t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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♫Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil
C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entrouvert
Un arbre millénaire, un noeud dans le bois
C'est un chien qui aboie, c'est un oiseau dans l'air
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond
Le mystère profond, la promesse de vie
C'est le souffle du vent au sommet des collines
C'est une vieille ruine, le vide, le néant
C'est la pie qui jacasse, c'est l'averse qui verse
Des torrents d'allégresse, ce sont les eaux de Mars
C'est le pied qui avance à pas sûr, à pas lent
C'est la main qui se tend, c'est la pierre qu'on lance
C'est un trou dans la terre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est un oiseau dans l'air, un oiseau qui se pose
Le jardin qu'on arrose, une source d'eau claire
Une écharde, un clou, c'est la fièvre qui monte
C'est un compte à bon compte, c'est un peu rien du tout
Un poisson, un geste, c'est comme du vif argent
C'est tout ce qu'on attend, c'est tout ce qui nous reste
C'est du bois, c'est un jour le bout du quai
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court
C'est le cri d'un hibou, un corps ensommeillé
La voiture rouillée, c'est la boue, c'est la boue
Un pas, un pont, un crapaud qui croasse
C'est un chaland qui passe, c'est un bel horizon
C'est la saison des pluies, c'est la fonte des glaces
Ce sont les eaux de Mars, la promesse de vie
Une pierre, un bâton, c'est Joseph et c'est Jacques
Un serpent qui attaque, une entaille au talon
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de Mars
La promesse de vie, le mystère profond
Ce sont les eaux de Mars dans ton coeur tout au fond...♫
- Georges Moustaki - 1973 -
----♪----♫----🐾----😇-----🐾----♫----♪----
Dans la version d'origine, la chanson ne contient pas de récit, mais une énumération d'images, au moyen d'une anaphore (répétition du groupe verbal « É »,
qui signifie « c'est »...

Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche
Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser
Et moi, comme un imbécile je marche....
De Vos pas exces lents, valent mieux qu'un ...
La meilleure façon de marcher
c'est encore la nôtre,
Il faut mettre un pied devant l'autre
et recommencer....

Dans la version d'origine, cet essai de David le Breton ne contient pas de récit, mais une énumération d'images
-I-mage prophétique Vs e-mail - magique
Voir, connaître, s'ôter de la conscience un doute
Marcher c'est écouter le bonheur en boucle...
J'entrevois en rêve les désirs de mon intérieur
Enfin le coeur, Je me libère
Toujours cette Lumière, Une lueur,
20/06 une Fête au nom du Père...







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Je découvre David le Breton, anthropologue et sociologue, avec ce troisième livres sur la marche, après « Marcher » et « Éloge de la marche ».

« Marcher la vie. Un art tranquille du bonheur » est un titre parfait pour cette analyse sociologique de la marche.

Alors que des moyens technologiques ont réduit fortement nos kilomètres quotidiens de marche par rapport aux années 50, la marche est de nouveau au goût du jour.

L'auteur prône ce nouvel art de vivre qui consiste notamment à prendre son temps, à ne pas se mettre la pression en permanence avec des objectifs lorsqu'on marche.

L'auteur illustre son propos avec des citations d'autres auteurs.

L'auteur ne fait pas uniquement l'éloge de la marche. Il admet aussi les dangers ce inhérents à cette pratique.

C'est un très bon livre sur ce sujet. Je le recommande sans hésiter.

Je remercie les éditions Métailié et Babelio pour l'attribution de ce livre dans le cadre de ma masse critique du mois de juin.
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David le Breton est anthropologue et sociologue. Spécialiste des représentations et mises en scène du corps humain et des conduites à risque chez les adolescents, il a déjà publié deux livres autour de l'éloge de la marche Marcher et Éloge de la marche.

Dans son dernier livre, Marcher la vie UN ART TRANQUILLE DU BONHEUR, qui vient de sortir chez Metailié, juste après le confinement, l'auteur nous rappelle dans le premier chapitre que dans les années 50, nous marchions en moyenne 7 km par jour et qu'aujourd'hui la distance parcourue à pied s'est réduite à 300 mètres en moyenne.

Les yeux rivés à nos écrans, nous avons inventé des machines pour transporter nos corps (tapis roulants, escalators, trottinettes électriques), réduisant le temps où nous sommes le propre véhicule de notre corps.

Est-ce en réaction, en rébellion ou cela s'inscrit-il dans un mouvement plus large de l'art de vivre en prenant son temps (slow food, slow tourisme) mais le chercheur affirme un engouement actuel pour la marche et dans son livre, en décline tous les bienfaits sur nos vies, illustrant son propos d'anecdotes vécues par des marcheurs célèbres (Sylvain Tesson, Simone de Beauvoir, Jack Kerouac...)

On retrouve totalement dans les propos de cet essai, les petits bonheurs liés à la marche : celui de se perdre et de flâner plutôt que de suivre un itinéraire bien précis (lors de marches urbaines), l'émerveillement face aux surprises et à la beauté de la nature, l'impression de se confondre avec le paysage, l'effet que procure la marche sur le mental :
"La mise en mouvement du corps est une mise en mouvement d'une pensée qui se libère des impasses où elle se tenait"
Pas d'idéalisation (David le Breton consacre un chapitre aux dangers auxquels les marcheurs font face : accidents, corps qui les lâchent, météo capricieuse, animaux dangereux..) mais un éloge de la lenteur car "Marcher, c'est d'abord savoir s'arrêter, regarder, prendre son temps".
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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J'avais déjà lu un livre de cet auteur sur la marche il y a longtemps, mais celui-ci m'a encore plus intéressée avec toutes les références littéraires qu'il contient.
Certes marcher est une activité physique, mais écrire sur la marche que l'on va faire, celle que l'on accomplit et celle dont on se souvient, c'est encore mieux !
Et David le Breton connait ses classiques et nous trouve à chaque fois l'extrait qui va dire exactement ce qu'on voulait dire et qu'un auteur dit beaucoup mieux !
Tous les écrivains voyageurs sont à l'honneur, Stevenson, Tesson, Kerouac, Peacock, Ruffin, Monod,...
Je suis une grande lectrice de récits de voyages, j'ai adoré retrouver des extraits de livres déjà lus et encore plus des idées pour ceux que j'ai encore à découvrir (Monod par exemple)
Voilà un livre qui m'a ravie et a élargi mon horizon pendant cette période de confinement !
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De très belles pages sur les pas de l'auteur pour qui la marche semble un sujet inépuisable, ayant déjà publié Éloge de la marche, en 2000 et Marcher : Eloge des chemins et de la lenteur, en 2012. Ses observations judicieuses témoignent d'une longue pratique.
Il redit les bienfaits d'une activité déconnectée de la rentabilité, de l'efficacité et de la rivalité. On chemine à son rythme, on flâne, on musarde, on arpente, on déambule, parti très loin sans devoir aller pas bien loin, dès le portail ouvert à son esprit nomade, garant des plus beaux transports en des lieux qui semblent nous attendre depuis toujours. On marche aussi pour guérir, ou reprendre pied pour des jeunes en rupture. Deux chapitres sont dédiés aux vertus thérapeutiques du pas à pas.
David le Breton ouvre des horizons insoupçonnés à un exercice que je pratique seul en ville, accompagné en campagne, insuffisamment conscient des échappées possibles vers la nature et moi-même, occasion unique de sentir en soi la vibration du sentiment d'exister.

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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Le Camino est propice aux larmes de joie ou de frustration attisées par la fatigue, les efforts fournis, la peur de devoir renoncer après un malaise ou une blessure, mais aussi le saisissement devant la beauté des paysages, l'allégresse de retrouver des pèlerins après quelques jours... Les nerfs sont souvent à fleur de peau après des semaines d'efforts, et maintes situations amènent à un débordement d'affectivité. Mais il faut toujours aller au-delà, "plus outre", Ultreïa.
p77
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Dans les années 50 en France, on marchait en moyenne sept kilomètres par jour. Aujourd'hui, à peine trois cents mètres. Nombre de nos contemporains sont encombrés d'un corps dont ils n'ont guère l'usage, sinon pour exécuter quelques tâches dans leur appartement ou pour se rendre à leur voiture et en sortir.
P16
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Un paysage n'est pas seulement le plein mais le vide qu'il crée, cet entre-deux entre terre et regard. Toute part de terre ne se conçoit pas sans la part de ciel qui l'éclaire, elle ne cesse de se modifier selon les variations de la lumière.
p110
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L'idée de racine est végétale, l'humanité n'a jamais été immobile, elle ne cesse de se déplacer. L'immobilité est contraire à l'humain, la marche est son domaine, comme le corps est sa condition.
P36
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MÉLANCOLIE DU RETOUR

Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d'abord, ont l'accomplit, et ensuite on s'en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l'on en fait .
..............
Le retour chez soi est réenchantement paradoxal des lieux familiers. Si partir est soulagement d'échapper aux routines personnelles, sociales ou professionnelles , une échappée belle hors du prévisible , revenir apporte toujours un regard neuf sur les anciennes évidences de la vie quotidienne. J'aime en ce sens autant le départ que le retour.
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Videos de David Le Breton (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Le Breton
Pour le sociologue David le Breton l'usage du téléphone portable marque une rupture anthropologique, signant la fin de la conversation, du face-à-face, et de la sociabilité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Que perdons-nous vraiment ?
David le Breton est est l'invité de Géraldine Mosna-Savoye et Nicolas Herbeaux.
Photo du visuel : Robert Alexander / getty
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