AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2864243512
Éditeur : Métailié (31/05/2000)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité. Elle est un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies, une manière propice de prendre de la distance et d'affûter ses sens.

L'auteur a pris la clé des champs à la fois par l'écriture et par les chemins frayés. Il mêle dans les mêmes pages Pierre Sansot ou Patrick Leigh Fermor, il fait dialoguer Bashô et Stevenson sans souci de rigueur historique car ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
anlixelle
  11 mai 2018
Sensorialité et jouissance du monde par le biais de la marche sont au coeur de cet essai.
Bien écrit et très renseigné, l'auteur nous plonge à la fois dans une analyse philosophique, historique et littéraire de cette activité physique revenue au goût du jour depuis quelques années.
A la fin de cette lecture revigorante pour qui reste un peu trop sur son fauteuil à bouquiner, il ne nous reste plus qu'à chausser nos godillots pour prendre la clef des champs ... au plus vite.
En marchant bien sûr.
Commenter  J’apprécie          220
keisha
  17 mai 2012
Même si les deux livres font la part belle à des incontournables tels Rousseau, Thoreau, Abbey, pas vraiment de redites (prévoir tout de même un certain laps de temps entre les deux lectures), et le breton, après quelques "généralités" consacre un beau chapitre à Cabeza de Vaca, René Caillé, Richard Burton et Michel Vieuchange, sans oublier la "marche urbaine" et la "spiritualité de la marche". La bibliographie en fin de volume est toujours "pousse au crime", le style dense mais fort lisible.

Quelques mises en bouche :

" le silence est saisonnier. Dans nos contrées, il n'est pas le même en janvier dans un champ enveloppé de neige ou en août dans le bruissement de la multitude des insectes, l'explosion des fleurs et des herbes brûlées par le soleil. Dans un même paysage, jamais le silence n'est égal d'un jour à l'autre." (p 55)

" Margaret Mead déplore avec humour l'invention des bateaux ou des automobiles. Si les hommes n'avaient eu d'autres moyens de se déplacer que leurs jambes, ils ne seraient allées bien loin au cours de leur existence. La vulnérabilité du marcheur est une bonne incitation à la prudence et à l'ouverture à l'autre plutôt qu'à la conquête et au mépris. Une chose est certaine, l'homme qui marche a rarement l'arrogance de l'automobiliste ou de celui qui emprunte le train ou l'avion car il demeure toujours à hauteur d'homme en sentant à chacun de ses pays l'aspérité du monde et la nécessité de se concilier amicalement les passants croisés sur son chemin." (p 62)

" Chaque espace contient en puissance des révélations multiples, c'est pourquoi aucune exploration n'épuise jamais un paysage ou une ville. On ne se lasse que de vivre." (p 74)
"Tout parcours hors des sentiers battus est simultanément animalier" (p 85)

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
cedratier
  12 décembre 2017
« ÉLOGE DE LA MARCHE » David le Breton (Métaillé, 160 pages)
Un livre prétentieux, pédant, dont je n'ai trouvé ni le sens ni l'objet… Un étalage de citations d'auteurs divers (dont le plus cité est bien sur DLB lui-même), pour une série de remarques scolaires, avec parfois des longueurs (on dirait un élève qui tire sur son texte pour arriver aux 160 pages, quitte à faire du hors sujet). On n'apprend réellement que fort peu, rien n'est fouillé, tout est saupoudré. On est loin, bien loin d'un vrai travail dense et fouillé tel celui de Rebecca Solnit ("L'art de marcher") ou d'un "Eloge de la marche" plus poétique de Leslie Stephen.
Commenter  J’apprécie          00
Cacha
  10 juin 2015
Essai en prose rempli de poésie. Analyse des impressions de marcheurs de tous temps et de tous lieux. A lire en marchant.
Commenter  J’apprécie          20
H-mb
  24 février 2016
Décevant déroulé de platitudes.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
keishakeisha   17 mai 2012
Le silence est saisonnier. Dans nos contrées, il n'est pas le même en janvier dans un champ enveloppé de neige ou en août dans le bruissement de la multitude des insectes, l'explosion des fleurs et des herbes brûlées par le soleil. Dans un même paysage, jamais le silence n'est égal d'un jour à l'autre." (p 55)

" Margaret Mead déplore avec humour l'invention des bateaux ou des automobiles. Si les hommes n'avaient eu d'autres moyens de se déplacer que leurs jambes, ils ne seraient allées bien loin au cours de leur existence. La vulnérabilité du marcheur est une bonne incitation à la prudence et à l'ouverture à l'autre plutôt qu'à la conquête et au mépris. Une chose est certaine, l'homme qui marche a rarement l'arrogance de l'automobiliste ou de celui qui emprunte le train ou l'avion car il demeure toujours à hauteur d'homme en sentant à chacun de ses pays l'aspérité du monde et la nécessité de se concilier amicalement les passants croisés sur son chemin." (p 62)

" Chaque espace contient en puissance des révélations multiples, c'est pourquoi aucune exploration n'épuise jamais un paysage ou une ville. On ne se lasse que de vivre." (p 74)
"Tout parcours hors des sentiers battus est simultanément animalier" (p 85)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
becdanlobecdanlo   14 mai 2010
Il faudrait sans doute raconter bien d'autres balades sous le signe liquide à Calcutta, à Bombay ou à Goa dans l'oubli de la mousson mais dans la nécessité d'être trempés à longueur de journée. Un soir à Pokhara, cette année, tandis que j'écrivais ce texte, une pluie diluvienne a soudain inondé les rues, coupant l'électricité et donnant naissance à un orage spectaculaire dont les éclairs illuminaient plusieurs secondes l'obscurité de la ville. Nous dînions à bonne distance de notre petit hôtel, il a fallu marcher de l'eau jusqu'au genoux, tomber dans quelque trous, croiser quelques vaches immobiles et serrées contre les murs des maisons, inventer le chemin dans une nuit d'encre entre deux éclairs, un beau périple avant d'arriver enfin à bon port. Mais tout cela est aujourd'hui familier. Ce sont des moments de complications provisoires qui donnent leur sel à la marche urbaine et laissent des souvenirs impérissables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
THonigerTHoniger   30 janvier 2014
Je suis sûr que si je cherche un compagnon de promenade, je renonce à une certaine intimité de communion avec la nature. Ma promenade en sera certainement plus banale. Le goût de la société prouve l'éloignement de la nature. Adieu, ce quelque chose de profond, de mystérieux que je trouve en me promenant. (Henry David Thoreau cité par David Le Breton)
Commenter  J’apprécie          20
MacileMacile   05 janvier 2018
La nuit confronte l'homme aux deux visages du sacré : l'émerveillement et l'effroi, deux manières différentes d'être arraché au monde des perceptions ordinaires et confronté à un au-delà de soi.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de David Le Breton (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Le Breton
Présentation de l'ouvrage "Le silence et la parole, contre les excès de la communication", Editions Eres 2017, auteurs : Philippe Breton et David le Breton
Dans la catégorie : Loisirs (Sociologie)Voir plus
>Culture et normes de comportement>Pratiques culturelles>Loisirs (Sociologie) (47)
autres livres classés : marcheVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
378 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre