AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2367627622
Éditeur : Audiolib (12/09/2018)
Édition audio (Voir tous les livres audio)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 46 notes)
Résumé :
[LIVRE AUDIO]

1961. L'espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin.
2017. Peter Guillam, fidèle collègue et disciple de George Smiley dans les services de renseignement autrefois surnommés " le Cirque ", est tiré de sa retraite en Bretagne par une lettre de son ancien employeur, qui le convoque à Londres. Pourquoi ? Ses activités d'agent secret pendant la guerre froide le rattrapent. Des opératio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
clairejeanne
  24 juin 2018
L'opération Windfall obsède ceux qui y ont participé - c'était autrefois, au temps de la guerre froide et du mur de Berlin - mais aussi les maîtres actuels du "Cirque", nom que les plus âgés donnent aux services secrets britanniques.
Windfall a été une opération montée contre la Stasi, le service de police politique, de renseignement et d'espionnage de la RDA (Ex Allemagne de l'Est), à la fin des années cinquante ; c'était une opération de désinformation semble-t'il, montée pour identifier un supposé traitre dans les rangs du Cirque.
C'est Peter qui raconte, le plus souvent mais pas toujours, quelques autres personnages prennent la parole. le passé et le présent s'entremêlent, créant bien sûr la comparaison entre le monde "ancien" d'il y a plus de soixante ans et le nouveau dans lequel on a quelque peu oublié les circonstances de l'époque.
Et donc, Peter a été tiré de sa retraite bretonne qu'il considère comme bien méritée par l'émergence de cette vieille affaire qui avait coûté la vie à un très bon agent qui était son ami, Alec Leamas, et à une femme sans doute innocente Elisabeth Gold. On l'a convoqué pour lui demander des comptes sur ce dossier explosif qui risque d'entraîner le Service devant les tribunaux ; en effet les enfants des deux personnes décédées au pied du mur de Berlin ont décidé de rechercher les "responsables historiques" de leur mort.
Un grand manitou des OC (Opérations clandestines) George Smiley déjà rencontré chez John le Carré, une certaine Tulipe travaillant à la Stasi et mal mariée à un ponte des affaires étrangères est-allemandes, un agent double qui a toute une bande de collègues... des personnages tout à fait crédibles qui nous emmènent avec eux dans cette folie que fut le monde de l'espionnage dans les années 50-60.
Les anciens espions, qui en perdent le sommeil d'après John le Carré, se posent beaucoup de questions : ont-ils eu raison de faire ce qu'ils ont fait alors que maintenant cela paraît somme toute dérisoire ; et pour qui, pour quoi l'ont-ils fait ? Pour la Paix, l'Angleterre, l'Europe ? Est-ce que la fin justifie les moyens quand il s'agit de l'Histoire ou de ce que l'on croit être L Histoire ? Les sentiments ont-ils une place dans les histoires d'espionnage ?
D'autres thèmes parcourent ce récit comme l'importance des pères, la culpabilité, l'abandon toujours possible...
Une belle histoire d'espions, intelligemment construite, très réussie ; n'oublions pas que David Cornwell, alias John le Carré, a travaillé pendant les années de guerre froide au sein du "Secret Intelligence Service" et que donc il sait de quoi il parle. Très doué pour raconté les histoires et doté d'une belle plume très agréable à lire, souvent ironique, le "vieil espion" produit des romans d'espionnage absolument incomparables !
Extrait (p 28) : "Le tournant de tout interrogatoire, c'est la première dénégation. Peu importent tous les assauts de courtoisie qui ont eu lieu en amont. Dès l'instant où survient la dénégation, plus rien n'est jamais comme avant. Face à la police secrète, la dénégation risque d'entraîner des représailles immédiates, ne serait-ce que parce que le policier secret de base est plus stupide que son suspect. l'interrogateur accompli, lui, n'essaie pas de défoncer la porte à coups de pied sitôt qu'on la lui claque au nez. Il va plutôt se ressaisir et fondre sur sa proie en prenant un angle d'attaque différent."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Mome35
  22 juillet 2018
Quand on songe que John le Carré est entré dans sa 87e année d'existence, on ne peut être qu'admiratif devant tant d'imagination, de synthèse et de qualité d'écriture. L'écrivain anglais spécialisé dans le roman d'espionnage en gants blancs, sans profusion de meurtres, excès d'hémoglobine, de tortures, de bastons inconsidérés est un génie du genre. Son art est sans cesse renouvelé par le particularisme des sujets, l'innovation des intrigues et la fluidité qu'il donne à la lecture, même lorsqu'il abuse des analepses. Il sait admirablement utiliser tous les ressorts stratégiques qui sied à ce monde parallèle sans jamais tomber dans l'excès qui ont fait le succès d'autres de ses confrères comme, sans les dénoncer tous, Ian Fleming (James Bond), Robert Ludlum (Jason Bourne) ou Gérard de Villiers (S.A.S.). Chacun de ses romans est différent et sort d'un cerveau d'ordinateur par la subtilité et l'évolution de ses scenarios. Certes, il connaît parfaitement les arcanes d'un milieu qu'il a connu pendant (et après) la seconde guerre mondiale, mais tout est parfaitement pensé, séquencé, sans jamais tombé dans l'outrance.
Dans « l'héritage des espions, » on retombe dans la guerre froide qui était le terrain de jeu et de préoccupation favori des services secrets des deux côtés du rideau de fer. Deux enfants d'anciens agents anglais demandent 50 ans après des comptes à la couronne britannique sur les décès en service commandé de leurs parents (père et mère). Peter Guillam, un des seuls rescapés du bureau des O.C. (opérations clandestines), possédant la double nationalité anglaise et française, retiré en retraite en Bretagne où il possède une propriété est convoqué à Londres par les juristes de sa Majesté. Il est soumis à des interrogatoires, doit relire des dossiers dépoussiérés, du moins ceux qui n'ont pas disparus, sur l'Opération Windfall et répondre à des questions souvent retorses, riposter à des accusations portées à son encontre et à celle de ses supérieurs. Il est le bouc émissaire rêvé. Il doit reconstituer les faits, en masquer (probablement) certains, en travestir d'autres, sans mettre en danger l'intégrité du service auquel il appartenait et les hommes qui le composait.
Jeux de dupes, de pouvoir, de chaises musicales, de traîtrise, de mensonges, ce roman fait partie des meilleurs de l'honorable auteur britannique.
Au sommet de son art, à 87 ans, c'est une performance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Matatoune
  06 mai 2018
Comment décrire le lien avec John le Carré ? Sans jamais le rencontrer, j'ai vécu à ses côtés le mur de Berlin, le Checkpoint Charlie, les soirs glacés et les "Trabant" brinquebalantes, les rencontres furtives entre deux pardessus et chapeaux de feutre ou même avec des talons aiguilles, des traversées de pont au matin givré, etc. Ces personnages ont été au cours de cette vie qui compte vingt-quatre volumes, des copains de route appartenant à un univers où la fin justifie les moyens et où l'Occident a la certitude que sa liberté est incontournable au prix d'en priver d'autres !
L'héritage des espions raconte la remontée à la surface d'une vielle opération visant à déstabiliser la Stasi dans les années 50 : Windfall, pilotée par le fameux Georges Smiley accompagné de son fidèle Peter. Ce fut un fiasco menant à la mort d'Alec (L'espion qui venait du froid) et de sa compagne Liz au pied du mur de Berlin en 1961. Toute une vie s'écoule. Un jour, Peter est convoqué pour rendre des comptes au service qui l'a employé avant de devoir, aussi, se justifier devant les héritiers et leurs avocats de ces deux meurtres !
L'occasion est ainsi posée pour raconter la vie d'un homme qui a passé le plus clair de son temps et son énergie dans l'ombre, à suivre des ordres, jamais discutés, pour que la paix puisse se développer dans ce monde où la guerre froide était le quotidien. Mais, le monde a changé ! Il faut trouver un coupable à ces dommages collatéraux produits sur l'autel de l'équilibre mondial.
Évidemment, le génie de John le Carré ne raconte pas aussi simplement cette histoire puisqu'il l'entrecroise d'autres situations qui vont tout au long du roman nous happer subtilement et implacablement dans ce labyrinthe avec une langue toujours aussi superbe et un style travaillé et si juste. Quelle régularité que ce génie!
L'avantage avec les écrivains c'est que leurs oeuvres ne meurent jamais puisqu'elles renaissent à chaque lecture ! Ce roman, comme les précédents, accueilleront encore et encore nos yeux fatigués, pour comprendre L Histoire ! Est-ce que cela en valait la peine ? Est-ce que la fin justifie les moyens ? Quand la fiction fait oeuvre de pédagogie ... Surtout s'y précipiter !
Lien : https://vagabondageautourdes..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
LisezVoir
  08 juin 2018
Quand l'ex-espion David Cornwell, alias John le Carré, publie un nouveau livre, cela fait toujours l'effet d'une bombe. À croire que le roman d'espionnage n'est pas le genre de niche que l'on voudrait nous faire croire. L'Héritage des espions, paru chez Seuil, pourrait donner l'impression d'être un simple futur bestseller comme il en sort parfois et dont on retrouve les publicités sur les bus parisiens et les premières de couverture sur les étagères des supermarchés. Méfiez-vous des apparences. Ici, laissons si vous le voulez bien, les courses-poursuites effrénées à Mission Impossible, les stylos à rayon laser et autre voiture submersible à James Bond. Peter Guillam, le héros du roman, n'a pour point commun avec le personnage de Ian Fleming, un autre ex-espion écrivain, que le goût prononcé pour les jolies femmes. L'espionnage chez le Carré n'a rien de bling-bling, rien de sexy et n'a de la classe des gentlemen que les intrigues folles. Dans ces pages, vous ne fréquenterez que des espions paranoïaques, des menteurs invétérés et des plans huilés jusqu'au plus petit des rouages. En somme donc, tout l'inverse de ce dont nous avons l'habitude d'imaginer avec les espions : nulle cascade, nulle fusillade où le héros dégaine son sourire plus vite que son flingue.

Accrochez-vous, car voici l'intrigue. En 2017, Peter Guillam, ancien espion et disciple de George Smiley, vit reclus dans sa ferme bretonne. Retraité du « Cirque », surnom dépassé des services de renseignement britanniques, il a le sommeil perturbé par toutes les affaires menées durant sa carrière. Il présente le roman comme « le récit authentique et aussi précis que possible de [son] rôle dans l'opération de désinformation britannique (nom de code Windfall) montée contre la Stasi » à la fin des années 50, en pleine Guerre froide, âge d'or de l'espionnage dont la fiction se délecte depuis des années. Soixante ans plus tard, une lettre parvient à Peter Guillam, le convoquant au siège des services secrets afin de rendre des comptes sur l'affaire Windfall dont les secrets sont menacés par une plainte accusant les services secrets britanniques d'être responsables de la mort de victimes innocentes, en 1961. Cette année-là, l'espion britannique Alec Leamas, ami de Peter, et sa petite amie Liz Gold sont assassinés à Berlin, au pied du Mur.
Le vieux Guillam va devoir rendre des comptes pour l'ensemble de l'ancienne génération du » Cirque « , à la nouvelle génération d'espions pour qui les actions menées durant la Guerre froide contre le bloc communiste ne sont que du passé et des sacs de problèmes.
L'intrigue du roman peut paraître complexe. Cependant, les interrogations qui viennent au lecteur à chaque chapitre sont toujours dissipées par la maîtrise de l'auteur qui, jamais, ne perd de vue son objectif : raconter et construire un récit. John le Carré excelle sur ce point : le présent de la narration, durant lequel Peter Guillam se trouve cuisiné par Bunny et Laura, chargés de démêler « l'embrouillamini juridique » causé par Windfall, se mêlent à des analespses, des flash-backs constants qui permettent de retrouver à travers de nombreux rapports de mission les différents personnages ayant pris part dans les années cinquante au gigantesque montage de l'opération Windfall.
Avec un sens endiablé du dialogue qui fait fuser réparties, traits d'esprit et manipulations, le roman de John le Carré est une pépite de mise en scène qui réussit l'exploit de rendre lourds et oppressants les endroits où se déroulent les différents plans d'intrigues. Qu'il s'agisse d'une pièce d'interrogatoire, d'une rue pleine de foule ou de tout un pays ennemi à traverser, les espions sont sur le qui-vive, parfois franchement noyés dans leur propre paranoïa. Bien sûr, nous n'éviterons pas les classiques du genre que sont les filatures, les treffs (rendez-vous secrets) où s'échangent sous cape les informations recueillies par les Joes (les informateurs) en une poignée de main rapide.
Mais la force de ce roman tient probablement dans la profonde nostalgie qui en découle. Peter Guillam se trouve confronter au nouveau monde de l'espionnage où les technologies remplacent beaucoup de l'ancien savoir-faire et l'art maîtrisé d'être espion. Même les termes ont changé, les Joes par exemple sont devenus des atouts (une référence à La Mémoire dans la peau ?). On en vient presque à se demander si, au fond, en ancien espion maintenant bien âgé, John le Carré n'en viendrait pas à regretter les temps bénis de la Guerre froide où l'espionnage pouvait être considéré comme un jeu, pour reprendre un titre de l'auteur, et le monde en apparence plus facile à appréhender. L'affaire Windall est donc un héritage dont les lecteurs se délectent au grand dam des espions modernes.
Lien : https://lisezvoir.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
essor_des_idees
  14 mai 2018

John le Carré à François Busnel, animateur de l’émission littéraire hebdomadaire « La Grande Librairie » :
"Non, je ne pense pas avoir connu un seul moment paisible dans ma vie. J’ai eu l’avantage de passer une enfance relativement mouvementée, mon père allait régulièrement en prison pour escroquerie, ma mère a disparu quand j’avais cinq ans. Dans ma prime adolescence, je n’avais ni connaissance, ni respect des femmes, toutes ces écoles pour garçons et tous les internats où je suis allé, ont abouti à une merveilleuse aliénation de la société, ce qui est une qualité essentielle pour être créatif."
La Grande Librairie, diffusion le 12 avril 2018
Il faut être tourmenté, malheureux, hanté pour écrire, il faut vouloir analyser la complexité de la nature humaine, sa lâcheté et sa duplicité.
L’héritage des espions, paru le 5 avril au Seuil et traduit par la brillante Isabelle Perrin, mêle habilement passé et présent pour créer une intrigue subtile et complexe ; il s’agit d’un texte savamment articulé et empreint — si l’on passe outre cynisme et manipulation — d’une certaine nostalgie mélancolique et poétique. Ici, l’auteur revisite la célèbre affaire L’espion qui venait du froid, roman paru en 1964. John le Carré, âgé de 86 ans aujourd’hui, a travaillé pendant des années en tant qu’espion pour les services secrets britanniques. Il sait de quoi il parle et cela se sent.
En 1961, l’espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold meurent au pied du mur de Berlin.
En 2017, Peter Guillam, collègue et disciple de George Smiley — double littéraire de John le Carré — ancien espion dans les services des renseignements anglais appelés « le Cirque », est arraché à sa vie paisible dans une ferme bretonne par ses anciens employeurs qui le convoquent à Londres au siège du service de renseignement extérieur où il travaillait jadis. Ses activités d’agent secret pendant la guerre froide le rattrapent ; la culpabilité et le doute le rongent. Des opérations qui firent la fierté du Londres secret vont être scrupuleusement décortiquées et mises à jour par les enfants des innocents sacrifiés durant la lutte menée par le bloc occidental contre la puissance communiste. Cinquante ans après les faits donc, le fils de l’agent secret britannique Alec Leamas, abattu par les services secrets d’Allemagne de l’est en 1961 au pied du mur de Berlin et la fille de Liz Gold, la maîtresse d’Alec qui meurt à ses côtés ce jour-là, menacent de déposer plainte contre les services secrets britanniques pour meurtre. Peter Guillam doit se replonger dans les archives de l’époque, éclairer les nombreuses et sombres zones d’ombre de « l’opération Windfall » au cours de laquelle Leamas et Liz Gold perdirent injustement la vie.
L’auteur montre que toutes les provocations du côté occidental, toute l’énergie déployée dans l’anti-communisme durant la guerre froide, trouvent leurs fondements dans une sorte de paranoïa qui a poussé les occidentaux à se créer l’ennemi qu’ils voulaient avoir, un ennemi de taille, certes, mais qu’ils se sont plu à rendre encore plus corrosif.
Dans cette intrigue tarabiscotée, nombre de personnages secondaires apparaissent notamment l’agent double allemande dite « Tulipe » et dont Guillam tombe amoureux et manipule de concert. Son fantôme continue de le hanter et de le culpabiliser un demi-siècle après qu’elle se soit pendue. L’héritage des espions est un vibrant hommage à tous ceux qu’on a depuis longtemps oublié, mais qui ont pourtant contribué à façonner notre monde. A ceux qui ont été utilisés à leur insu pour une cause qui les dépassait. Dans toute l’oeuvre de John le Carré, l’interrogation morale est omniprésente, latente, tant et si bien qu’on a l’impression qu’en écrivant, l’auteur — l’ancien espion ? — cherche la rédemption.
John Le Carré est un homme alerte, intelligent et drôle qui n’a pas fini de nous séduire. Celui dont le nom est devenu synonyme d’un genre littéraire et cinématographique, l’espionnage — qui, n’en déplaise à certains, n’est pas une littérature de gare — , signe son vingt-quatrième roman, un texte mélancolique et pessimiste, qui, pourtant, recèle quelque espoir et une promesse d’apaisement.
L’héritage des espions, John le Carré, avril 2018, Le Seuil, traduit de l’anglais par Isabelle Perrin.
Lien : https://essordesidees.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (5)
LeDevoir   06 août 2018
Le Carré excelle à rendre ce climat de paranoïa engendré par la désinformation et les coups fourrés inattendus ; sur le terrain, à Berlin comme à Londres, la tension est insupportable.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Bibliobs   02 mai 2018
L'écrivain britannique signe un précis de géopolitique au temps de la guerre froide, autant qu'un manuel du parfait espion.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   11 septembre 2017
Dans A Legacy of Spies, le maître du roman d'espionnage retrouve son double littéraire Georges Smiley qui «aime encore la Grande-Bretagne, mais s'y sent étranger».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaPresse   11 septembre 2017
John Le Carré, maître britannique de la littérature d'espionnage, retrouve son vieux complice George Smiley dans un nouveau roman, A Legacy of Spies, où son héros gris de la Guerre froide réapparaît après 27 ans de purgatoire pour une faire une déclaration d'amour à l'Europe.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   08 septembre 2017
John Le Carré et George Smiley: le couple le plus célèbre de la littérature d'espionnage est réuni dans un nouveau roman, "A Legacy of Spies", où le maître britannique reconvoque après 27 ans son héros gris de la guerre froide.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Certaines choses ne changeront jamais dans les services secrets britanniques, notamment cette angoisse obsessionnelle concernant le choix du type de papeterie à utiliser pour leur correspondance non clandestine. Pas trop officielle, pas trop formelle, ce serait mauvais pour la couverture. Pas d’enveloppe translucide, donc plutôt doublée. Blanc c’est trop voyant, donc osons le pastel, juste rien de trop romantique. Un bleu éteint, un soupçon de gris, les deux iront bien. La mienne est gris perle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Les gens qui travaillent pour nous en externe ne s’adaptent pas toujours bien en interne, mais dans votre cas, nous pensons que cela pourrait marcher. Nous ne payons pas bien et les carrières ne sont pas souvent longues.
Mais nous pensons que c’est un travail important, du moment qu’on se soucie de la fin et pas trop des moyens. »
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Un professionnel du renseignement n’est pas plus immunisé contre les sentiments que le reste de l’humanité. Ce qui lui importe, c’est d’arriver à les refouler, que ce soit sur le coup ou, en ce qui me concerne, cinquante ans plus tard.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Dans le monde que j’habitais jadis, les plus grands secrets étaient l’apanage du dernier étage. Ma jeune accompagnatrice a le cou ceint d’une multitude de rubans porteurs chacun d’un badge électronique. Elle ouvre une porte anonyme, j’entre, elle referme derrière moi. J’essaie de tourner la poignée, en vain. J’ai été enfermé un certain nombre de fois dans ma vie, mais toujours par l’ennemi. Pas de fenêtre, juste des peintures infantiles de fleurs et de maisons.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
cornelia-onlinecornelia-online   06 juin 2018
Vous êtes tous des malades, vous les espions. Vous n’êtes pas le remède, vous êtes la putain de maladie. Des rois de la branlette qui jouent à leurs petits jeux de branleurs en se prenant pour les plus grands cerveaux de l’univers. Vous êtes des moins que rien, tu m’entends ? Vous vivez dans l’ombre parce que vous n’êtes pas foutus de supporter la lumière du jour.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de John Le Carré (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Le Carré
Aux côtés de François Busnel, partez à la rencontre du grand romancier anglais, John le Carré, sur ses terres de Cornouailles pour la sortie de « L?héritage des espions », qu?il publie aux éditions du Seuil. Un roman d'espionnage ou l?auteur retrouve son double littéraire, Georges Smiley, et revisite l'affaire de « L'espion qui venait du froid ». de ses années passées dans les services secrets, le romancier britannique évoque comment il est passé de l?espionnage à la littérature mais aussi Donald Trump, Emmanuel Macron, et pourquoi, à 86 ans, l?envie de narrer des histoires est toujours aussi forte...
+ Lire la suite
autres livres classés : espionnageVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

L'espion qui venait du froid

"L'espion qui venait du froid" est un roman d'espionnage signé...

Frederick Forsyth
Jack Higgins
Graham Greene
John le Carré

10 questions
51 lecteurs ont répondu
Thème : L'espion qui venait du froid de John Le CarréCréer un quiz sur ce livre
.. ..