AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782956201847
228 pages
Éditeur : ELD (29/01/2020)
4.08/5   12 notes
Résumé :
Une île où il fait bon vivre. La vie s’y déroule paisiblement malgré, parfois, des brumes insistantes ou un gros coup de tabac. Depuis quelque temps cependant, d’étranges intrusions à l’intérieur de certaines maisons viennent troubler cette quiétude insulaire.Jonathan, jeune commandant de police tout juste arrivé du continent pour diriger la brigade locale, va devoir tirer au clair ces curieuses affaires qui vont faire resurgir un proche mais sombre passé.L’île de l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
4,08

sur 12 notes
5
6 avis
4
2 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

Melinda_Celine
  28 novembre 2020
Jonathan s'attaque avec détermination aux menus larcins commis par un voleur sans envergure. C'est la seule affaire qu'il a à traiter depuis son arrivée sur une île dont il prend le commandement du service local de police.
Ianus, le maire, attend avec condescendance et impatience des résultats ! Heureusement, son portrait s'adoucit au fil des souvenirs d'un amour passé...
Un personnage fragile se dessine peu à peu : le voleur se dévoile. Mais est-il vraiment coupable ? Ne serait-il pas plutôt victime ?
L'auteur nous plonge dans une atmosphère étrange : nous sommes immergés dans d'obscures histoires remontant au temps où l'île a accueilli des réfugiés de guerre, et revigorés par les déchaînements d'un climat océanique.
De nombreux rebondissements secouent cette île d'apparence tranquille. L'auteur déborde d'imagination. On pourrait s'attendre à des développements plus fournis sur les retournements de situations. Mais chaque personnage trouve sa place dans le dernier acte de ce roman mené tambours battants.
Une belle découverte.
Lien : https://partagerlecture.blog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
livrement_ka
  21 avril 2020
Un polar pioché encore une fois sur le site simplementpro et qui m'a fait plaisir.
Comment un policier embaûché à la crim dans une grande ville, se voit muté sur une petite île . Et tout cela sous le couvert d''une promotion…..Il y a de quoi s'interroger.
Mais heureusement pour lui une série de cambriolages va l'occuper et lui permettre de montrer ses compétences, quitte à mettre à mal les plans du Maire plutôt occupé à des choses qui pourraient lui rapporter de l'argent.
Plus que l'enquête c'est également à la météo qu'il va falloir que Jonathan s'habitue. Car sur cette petite île, il est des tempêtes qui empêchent toute activité même urgente et grave. En effet, quand le vent se lève et la pluie s'en mêle la vie s'arrête pour quelques heures.
Heureusement pour ce nouvel arrivant, le café de l'Estran permet à tous de se retrouver autour de quelques bières pour savourer le temps qui passe et surtout rencontrer du monde. Car les îliens n'aiment pas trop les étrangers et Jonathan va devoir faire preuve de patience pour apprendre le pourquoi du comment et surtout le difficile passé de l'île.
J'ai adoré l'ambiance du livre et la personnalité de Jonathan. le style est simple et agréable à lire. J'apprécie de lire ce genre de polars de plus en plus souvent. Une intrigue qui puise ses sources dans le passé soit d'un personnage soit d'un lieu.


L'accent est mis sur l'environnement et surtout le flux migratoire et le traitement de ces exilés au sein d'une île qui se veut d'abord accueillante et neutre en temps de guerre, puis qui malheureusement se retrouve dépassée par l'afflux toujours plus grand.
Chaque personnage a sa place, et rien n'est laissé au hasard.
Puis ce lieu presque mythique : le café qui va être le témoin privilégié de l'enquête, le QG des policiers....
Puis on ne peut échapper à une petite ballade en mer à la découverte de la pêche mais également des bunkers, vestiges de cette guerre.
Et alors la fin : un ravissement....Je ne m'y attendais mais alors pas du tout.
Merci à l'auteur pour l'envoi de ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Coetseslivres
  24 juin 2020
L'île des égarés est le troisième roman de l'auteur mais le premier que je lis. Une agréable découverte que ce polar, un huis-clos qui se passe non pas dans une pièce ou une maison, mais sur une île.Je ne pensais pas au départ accrocher autant. J'étais certaine de passer un bon moment, l'accroche me plaisait, mais pas au point de terminer le livre dans la journée.
L'ambiance « sous cloche » de l'île, la réaction des habitants face à un nouvel arrivant, ou celle de Jonathan qui découvre ce qu'est la vie sur une île, tout est décrit, posé, réaliste. Pas de corps ensanglanté, ni de héros qui semblent sortis d'on ne sait où. Juste des gens normaux, comme vous et moi. On découvre une sorte de bulle dans laquelle le lecteur, qui va lui aussi s'immerger dans cette ambiance îlienne, voit évoluer les protagonistes.
Aucun indice, aucune piste pour les flics, rien de plus que de menus larcins, En voyant ce début, , on se dit que finalement ça risque d'être long 220 pages. Mais c'est sans compter l'écriture agréable de l'auteur et ces évènements qui arrivent petit à petit, juste au moment où on se dit que notre intérêt va faiblir, que les flics sont arrivés au bout de ce qu'ils peuvent faire. Et l'auteur nous embarque de nouveau à sa suite.
Chaque évènement est pensé, soupesé, de façon à ne livrer qu'un minimum d'informations et maintenir ainsi le suspens. Ca peut sembler bizarre, maintenir un suspens alors qu'il ne se passe rien d'autre que de simples intrusions dans des maisons, pas de bagarre, pas de coups de feu ou d'arme blanche... Et pourtant…Lisez et voyez vous-même, vous sentirez vous aussi cette envie d'arriver à la fin , de comprendre le pourquoi de ces intrusions et de découvrir tout ce que l'île et ses habitants peuvent cacher…
Juste un (tout) petit « reproche » : j'ai trouvé que la fin arrivait un peu trop rapidement et j'aurais aimé un peu plus de développement de ce côté. Mais peut-être est-ce tout simplement parce que j'avais envie de rester un peu plus longtemps sur cette île…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
jean-ducreux
  28 août 2020
★★★★★
Polar lent, mais qui tue. A savourer ligne à ligne.
Avec L'ÎLE DES ÉGARÉS Jean-François Léger nous emmène faire une balade en mer. Et c'est une balade des plus agréables. L'auteur peint à petites touches pointillistes une enquête isolée du monde et hors du temps, entre tempête et ciel clair, entre modernité et soubresauts de l'histoire, avec des personnages à la citoyenneté floue et aux noms improbables. Les points de vue sont multiples, pour l'un on utilise la troisième personne, les deux autres se racontent au JE, ce qui induit de facto une intimité naturelle entre leurs voix. le style est fluide et agréable et rapidement on s'aperçoit que l'on ne peut plus s'arrêter de lire ce policier qui démarre piano et monte crescendo jusqu'à un dénouement qui suggère et peine à masquer l'horreur. Ce livre est un tourneur de pages comme disent les Américains, jamais sensationnel, toujours efficace. On aimerait qu'il ne prenne pas fin, que le happy ending dure plus longtemps. Oui, j'ai découvert en JF Léger un auteur que j'ai envie de retrouver dans d'autres romans.
Ruez-vous sur celui-ci : https://www.amazon.fr/L%C3%AEle-%C3%A9gar%C3%A9s-J-F-Leger/dp/2956201840/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
pbrient
  16 mai 2020
Merci à l'auteur et au site SimPlement.Pro pour ce SP
La couverture est déjà à elle seule un indicateur. le décor est planté dès le début du livre. A la première page l'auteur nous invite à nous immerger en plein coeur de cette petite île, en plein océan, balayée par les vents, au climat hostile et rude. Pas de repères spatio-temporels, il nous laisse libre pensée, l'imaginaire prend le relais de l'écriture. Pas de descriptions inutiles, juste quelques clichés topographiques. Servi par une belle écriture, souple et agréable, il nous fait ressentir la beauté des lieux, les parfums et les couleurs. L'île n'est reliée au continent que par des navettes fluviales ce qui renforce un sentiment de huis clos surtout en cas de mauvais temps. La population insulaire est composée pour la plupart de pêcheurs et vit en petite communauté. Ici tout le monde se connaît, s'est vu grandir, vieillir, partir. Les traditions ancestrales sont vivaces ! le maire, qui n'est autre que le fils du maire, diligente d'une main de fer la vie de SON île. Son projet, la relier au continent par un pont dont il serait l'architecte et l'entrepreneur. Il est prêt à tout pour réaliser son oeuvre !
L'intrigue commence avec l'arrivée au poste de police de Jonathan 28 ans, nouvellement nommé commandant. Cette promotion ne l'emballe pas plus que ça mais les ordres…Il fait la connaissance de son équipe, visite guidée de l'île, de son gîte et surtout du café de l'Estran qui est le bar local mais aussi l'open space de l'équipe de police. Les journées consistent uniquement à deux rondes par jours et quelques rares faits divers. Mais depuis plusieurs jours quelques cambriolages nocturnes sont commis dans les habitations. Un peu de nourriture, quelques habits, de la menue monnaie et des papiers administratifs éparpillés ce qui intrigue Jonathan. Il a l'impression que l'intrus est à la recherche de quelque chose de précis. Cette île, ses habitants et son maire auraient ils un passé que personne ne souhaiterait voir ressortir. Pourquoi la côte sauvage est restait désertée depuis toutes ces années, qu'y a-t-il derrière les mégalithes qu'elle abrite ? Autant de questions que Jonathan va devoir résoudre au risque de se mettre le maire et sa hiérarchie à dos. Il est persuadé que c'est dans cette partie de l'île qu'il résoudra son enquête. On prend le dénouement en pleine tête sans avoir imaginé un seul instant la réalité.
Sous couvert d'un roman policier, on voyage dans cette île qui dépayse, l'auteur nous offre une belle évasion que j'ai appréciée. Mais attention il y a une réelle enquête policière, une intrigue bien construite qui tient en haleine le lecteur. Un beau voyage, une belle aventure littéraire, une réelle découverte pour cet auteur que je recommande vivement.

Lien : https://www.facebook.com/Phi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Melinda_CelineMelinda_Celine   29 novembre 2020
Dans le café, il n’y avait que des hommes.
― Je ne vois pas de femmes.
― A cette heure, c’est pas leur place.
A ce moment, la logique du major m’apparut moins implacable que tout à l’heure.
― Mais Paola était là avec nous hier soir.
― C’est différent. Paola vous accueillait et elle fait partie de la police.
Je secouai la tête. Mes collègues purent prendre ça pour un acquiescement. Mes lèvres pincées que personne ne remarqua, un peu moins.
― Oui. Vous avez raison. Et on manquerait de place, dis-je en n’étant pas certain que mon ironie soit perçue.
― Pour sûr ! Quand il y a un concert de musique traditionnelle, les femmes peuvent venir.
― Vous me rassurez…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Melinda_CelineMelinda_Celine   02 mars 2021
Les îliens n’aimaient pas revenir sur leur passé, Ellen et Stanislas me l’avaient confié à plusieurs reprises. La côte sauvage restait désertée. Ce n’était pas un endroit de promenade. Presque toujours ventée, la falaise était attaquée par de monstrueuses déferlantes lorsque le vent fraîchissait. Et les habitants n’aimaient pas les bunkers qui leur remettaient en mémoire une défaillance d’âme. Les camoufler en mégalithes trompait le touriste sans passé, pas leurs souvenirs. Heureusement, les broussailles prospéraient. L’herbe soulageait la mémoire en favorisant l’oubli.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
rkhettaouirkhettaoui   31 janvier 2020
Ne pas prendre le risque de se faire remarquer. Mais que faire ?... Continuer. Discrètement. Sans se faire repérer. Comptant sur le hasard ? Au gré de l’intuition ou de l’instinct ?... Et des possibilités. Ce n’est pas avec mes pauvres outils que je vais ouvrir un coffre-fort… ni une porte blindée. Un pied de biche, une pince coupante, deux tournevis, une lame de scie à métaux… pourvu qu’elle ne casse pas !

J’ai froid, j’ai faim. Toujours à me cacher, à me terrer. Chercher sans arrêt où m’abriter. Faire du feu sans me faire repérer. Heureusement, l’île fourmille de possibilités : des hectares de bois, les galeries avec les réservoirs d’eau, les bunkers, les grottes dans les falaises, les ruines de l’abbaye, les maisons d’estivants inhabitées. Mais je dois sans arrêt bouger. Rester à la même place est trop risqué. J’en ai arpenté, des kilomètres, depuis mon arrivée ! En prenant garde d’être invisible...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   31 janvier 2020
Il avait déjà connu pas mal de femmes. Mais jamais, il n’avait été touché par l’une d’elles. Sybel était comme un coup de poignard. Une évidence. Il n’imaginait pas qu’un être humain puisse avoir un tel effet sur un autre.
La première fois qu’ils avaient fait l’amour, il avait été brutal au début, il ne savait pas faire autrement. La délicatesse de Sybel le surprit. Plus rien à voir avec l’excitation qu’il éprouvait jusque-là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   31 janvier 2020
Il y a des zones d’ombre. Tu ne comprendras jamais ceux qui vivent sur le caillou si tu n’es pas au courant. Les gens ici luttent contre les éléments. Tu vois la mer, les plages, le soleil. Mais ni l’océan ni les vents ne sont tendres. Les habitants restent vigilants et attendent le prochain coup de vent. Ils essaient aussi d’oublier ces années sombres. Tu les crois taiseux. Oui, ils se taisent, ils mâchent sans arrêt avec l’espoir de digérer. Tu veux maintenir l’ordre, tu veux faire cesser les cambriolages, tu poses des questions, mais tu ne sais pas de quoi est faite leur histoire.

— Stanislas, que veux-tu dire ?

D’abord, il me regarda, sans un mot. Puis il hocha lentement la tête et se mit à parler :

— Quand la guerre a éclaté, le maire de l’époque a pris immédiatement un arrêté : l’île devenait un territoire indépendant et neutre dans le conflit. Un abus de pouvoir sans aucun doute et, la surprise passée, personne n’a compris l’intérêt. Le maire a expliqué aux habitants qu’il voulait les protéger : l’île serait préservée de toute attaque ; les hommes valides et les jeunes ne partiraient pas combattre ; avec ses installations estivales, l’île pourrait accueillir un certain nombre de réfugiés qui fuiraient les envahisseurs. Ses arguments étaient généreux, tous les habitants se sont ralliés à sa décision.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : caféVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Tout sur one piece (difficile)

quel est le 1er homme de l équipage de Gold Roger ?

baggy le clown
shanks le roux
silver rayleigh
crocus

30 questions
2202 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre