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ISBN : 2258113091
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/05/2018)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 59 notes)
Résumé :
«Je m'appelle Colin Rémy. J'ai seize ans. Je suis orphelin.
C'est du moins ce que tout le monde m'a toujours dit. Pour ma part, je ne l'ai jamais vraiment cru.

C'est aussi pour cela que je suis retourné cet été d'août 2000 à Mornesey, la petite île anglo-normande au large de Granville où j'ai passé les premières années de ma vie.

C'est alors que tout a basculé dans la folie.

Quel rapport entre mon histoire et l'éva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  14 juin 2018
J'ai toujours apprécié Michel Bussi pour la fluidité de sa narration.
Ses intrigues, parfois bien tordues juste comme j'aime, se dévorent avec intérêt et sans prise de tête.
« Sang famille » ne fait pas exception à la règle.
Ici nous suivons Colin venu passer l'été sur l'île de Mornesey qui a la réputation d'être la plus ensoleillée des îles anglo-normandes.
Le jeune garçon aurait préféré un stage de jeux de rôles dans un château médiéval à ce camp de voile, mais le nom de Mornesey l'avait irrésistiblement attiré vers son enfance et ses souvenirs.
Dès son arrivée, l'atmosphère est lourde.
L'île vient d'être le théâtre d'une spectaculaire évasion de deux détenus de la prison voisine suivie par la découverte d'un cadavre sur la plage mettant à mal la tranquillité des lieux et faisant fuir les touristes au grand dam de Simon chargé de la sécurité dans le cadre d'un emploi jeune.
Colin reste indifférent à l'agitation ambiante faisant mine de s'intéresser à ce stage de voile aussi ennuyeux que les participants, trop préoccupé par les questions sans réponse concernant son enfance, jusqu'au jour où sur un parking, il est sûr de reconnaître son père mort dix ans plus tôt.
En tissant intimement ces deux évènements, Michel Bussi nous propose une histoire parfaitement ficelée, sans temps morts.
Il donne la parole à Colin que nous suivons dans son quotidien au camp, avec ses potes Armand et Madiha, les seuls dignes de son amitié, mais aussi lorsque le jeune garçon fait le mur pour mener sa propre enquête.
En alternance, c'est Simon qui tente, persuadé qu'il est de l'importance de son job, d'élucider les nombreux mystères des lieux.
Comme toujours chez Michel Bussi les personnages sont parfaitement décrits, je me suis particulièrement attaché à Colin, ado un peu paumé en quête de sa vérité.
Même si ce roman est loin d'être le meilleur de l'auteur, il mérite grandement que l'on s'y attarde quelques heures pour un bon moment de détente.
Je remercie NetGalley et les Editions Presses de la Cité pour ce partenariat.

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ladesiderienne
  25 avril 2015
J'avoue avoir un certain penchant pour les îles, quelles qu'elles soient, ces petits bouts de terre battus par les flots, où selon son état d'esprit, un sentiment de liberté ou d'enfermement peut vous envahir. J'adore aussi les livres où figure le schéma des lieux car je sais que, géographiquement au moins, je ne m'égarerai pas pendant ma lecture. "Sang famille" en affichant dès la première page un plan de la petite île de Mornesey, sortie tout droit de l'imagination d'un de mes auteurs favoris, ne pouvait que me plaire...
Colin Rémy, jeune orphelin, à la veille de ses 16 ans, croit forcer le destin en imposant à l'oncle et la tante qui l'ont élevé, de l'envoyer dans une colonie de vacances sur cette île anglo-normande à l'Est de Granville, où il a passé son enfance jusqu'à l'âge de 6 ans avec ses parents Jean et Anne. Ces derniers, passionnés d'archéologie avaient entrepris des fouilles aux abords des ruines de l'abbaye sur un terrain que leur association de copains avait acheté. Malgré le manque de fonds, ils refusent de vendre à des promoteurs immobiliers qui avaient flairé le potentiel touristique de l'île et s'orientent vers un projet plus écologique présenté par un ami de Jean. Mais le sol qui n'aurait jamais dû être classé constructible car criblé de souterrains, s'effondre, causant la chute d'une grue et la mort de 3 personnes. Le père de Colin s'enfuie, son cadavre est rejeté par la mer quelques temps après. Puis sa mère décède dans un accident de voiture. Coups du sort ou meurtres prémédités, le jeune garçon veut faire la lumière sur ces disparitions car il sent que son entourage lui cache des éléments de son passé. S'échappant de la colonie, il part à la rencontre de ceux qui les ont côtoyés, notamment sa nounou quand soudain, dans le conducteur d'un véhicule, il croit reconnaitre son père. Au même instant, deux prisonniers s'évadent du bagne de l'ile dont un certain Valerino, arrêté pour magouilles fiscales et ancien participant au projet immobilier véreux, il y a tout juste 10 ans.
Si j'ajoute qu'autrefois, ce petit paradis touristique servait de transit aux bagnards en partance pour Cayenne d'où son surnom de l'île aux brigands, en référence à ceux qui ont échappé à leurs geôliers, et que le Cardinal Mazarin y avait soi-disant trouvé un trésor, trésor redécouvert par le père de Colin qui doit en hériter à ses 16 ans, c'est-à -dire très bientôt, vous comprendrez que le temps nous est compté, que l'enjeu est important et que l'intrigue menée à un rythme effréné ne va pas laisser au lecteur une minute pour souffler.
De toutes façons, Michel Bussi m'emmène où il veut, que ce soit à la Réunion avec "Ne lâche pas ma main" ou en Normandie avec "N'oublier jamais", je suis toujours partante. J'apprécie toujours les ambiances qu'il sait créer où la réalité flirte avec un monde où se mêlent rêves et cauchemars, faisant perdre pied au lecteur qui ne sait plus où il est. Quant aux personnages annexes, entre Clara, la bimbo sur le retour, Simon, le garde champêtre justicier à VTT, Delpech, le journaliste emblématique de l'île, amateur de bonne chère comme de bonne chair, Armand et Madani, les copains ingénieux, je ne sais lequel est le plus savoureux. Que vous soyez intéressé par le complexe oedipien, par les problèmes d'adolescence, ou nostalgique des blagues de potaches de vos colos, vous trouverez votre plaisir dans ce polar singulier qui maintient le suspense jusqu'à la dernière page.
Même si je n'ai pas revécu la claque colossale reçue lors de la lecture de "Nymphéas noirs", je reste sous le charme de l'écriture de Michel Bussi et lui accorde un 17/20 pour m'avoir fait arpenter les chemins de Mornesey pendant ces 400 pages qui portent un titre si bien trouvé, tout en lui pardonnant ses petites imperfections.
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gruz
  11 juin 2018
Même si ce n'est pas à proprement parler un nouveau roman (il est sorti initialement il y a près de 10 ans, de manière assez confidentielle), il serait dommage de ne pas se plonger dans cette nouvelle édition revue de Sang famille.
Voilà un récit qui est comme un immense jeu de piste, une sorte de roman nostalgique de ce que peut être la littérature d'aventure. Vous souvenez-vous du plaisir que vous avez eu à lire les romans du Club des 5 durant votre jeunesse ? Imaginez le même plaisir mais en version adulte et avec des thématiques fortes et touchantes.
Imaginez une sorte de huis clos, version XXL, sur une île normande imaginaire qui se transforme en chasse au trésor. Une histoire oppressante, mais au grand air et à l'aspect ludique marqué. Un joli suspense sans prise de tête, mais avec (déjà) les ingrédients qui font le charme des romans de Michel Bussi. Une capacité hors norme dans l'art de la manipulation du lecteur, à lui faire croire qu'il a compris où l'emmène l'intrigue, une inclination naturelle à s'amuser avec l'Histoire et la géographie, et des thématiques récurrentes de livre en livre.
L'atmosphère d'abord. Cette manière de créer un huis clos, avec un ambiance insulaire particulière, est une de ses marques de fabrique. En maître de l'illusion, il construit ici une belle fantaisie, haute en couleurs, avec des personnages attachants. Et il arrive à rendre exotique cette escapade en Normandie (imaginaire) !
On y retrouve des thématiques qui lui sont chères et qui ont prouvé qu'elles touchaient un (très) grand public. Il faut dire qu'il les manie avec un sens inné du divertissement et une imagination sans limite.
Sang famille, comme son nom l'indique, parle de la parenté. Bussi y traite de l'adolescence et de la recherche de soi. Un récit initiatique et ludique en somme, par le jeu de cette quête d'identité, que l'écrivain a construit avec talent.
Il n'y a pas de doute sur le fait que c'est un roman où Michel Bussi a beaucoup mis de lui-même. Sang famille est un vrai divertissement à l'intrigue originale, surprenante, et aux personnages attachants. de la bonne littérature populaire, au bon sens du terme !
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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alapagedesuzie
  10 juin 2018
Après avoir lu Maman a tort en mai dernier, j'étais doublement heureuse de recevoir ce bouquin de Michel Bussi. Peu importe l'âge, qui n'aime pas les chasses au trésor?
Colin a décidé qu'il retournait sur les traces de son passé lorsqu'il a vu une annonce pour un camp de voile. Il n'aurait jamais pensé que ce séjour sur l'île de son enfance allait être aussi mouvementé. Surtout qu'il n'a jamais cru que son père était réellement décédé. Tout portait à croire qu'il était toujours vivant. Il devait en avoir la preuve, il décida donc de faire sa propre enquête.
Quelques jours après l'arrivée de Colin au camp, Valentino s'est évadé de la prison de l'île alors qu'il était à quelques semaines de sa libération. Pourquoi avoir choisi de s'évader alors? C'est la question que s'est posée Simon Casanova, ce jeune homme responsable de la sécurité de l'île. Simon croit qu'il y a un lien avec la « Folie Mazarin » puisque certains documents furent modifiés alors que Valentino travaillait à la mairie. Ces documents qui désignent justement un terrain qui appartenait à Jean Remy, le père de Colin. Et drôle de hasard, le jeune Colin aura seize ans dans les prochains jours et il héritera de ce terrain. Est-ce vraiment un hasard?
Très sincèrement, je n'ai pas eu la chance de lire tous les romans de Michel Bussi par contre, si je compare celui-ci avec Maman a tort, je me rends compte qu'il y a une certaine similitude. En premier lieu, le récit est scindé en deux parties. Deux protagonistes dont nous ne savons pas exactement quel sera le lien entre eux. Également, dès le début du récit, nous sommes dans un flou incroyable. Nous ne savons pas trop où s'en va l'écrivain et du coup, cela prend un certain temps avant d'adhérer au récit. Et finalement, le roman est vraiment intrigant! Nous nous posons une panoplie de questions et c'est ce qui nous garde accrochés.
En ce concerne spécifiquement Sang famille, malgré qu'il soit intrigant, je n'ai pas accroché aux personnages et j'ai trouvé le début assez difficile. de plus, je ne comprends pas la raison du personnage de Casanova. Pourquoi un jeune employé de la mairie qui n'est là que pour la saison estivale, décide-t-il ainsi de vouloir enquêter sur cette évasion, ce trésor, etc. Et surtout, comment se fait-il qu'il ait autant de connaissances en géologie, en droit et j'en passe? de plus, le personnage de Colin m'a semblé un peu naïf. Certains événements auraient dû lui mettre la puce à l'oreille!
Malgré tout, j'ai bien aimé cette chasse au trésor en raison des multiples rebondissements. J'avais hâte de savoir s'il y avait effectivement un trésor et si c'était le cas, quel était-il? Et la fin a su répondre à toutes mes questions et je dois dire que je fus quelque peu surprise. Un roman intrigant, mais qui malheureusement ne sera pas mémorable.

Lien : http://alapagedesuzie.blogsp..
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JIMEDE
  25 octobre 2015
C'est probablement un des moins connus des premiers livres de Michel Bussi (avec Code Lupin), mais pas un des moins attachants.
Dans cette île anglo-normande imaginaire (mais tellement proche de celles qui existent vraiment), le jeune Colin va être confronté à son passé et à son père autrefois disparu.
Si comme toujours Bussi nous mène en bateau jusqu'au twist final, il y a dans ce roman une atmosphère particulière, comme toujours dans les îles. Bussi la restitue très bien, et c'est un des principaux attraits du livre. On y sent une part de nostalgie et de souvenirs d'enfance chez un auteur qui aime laisser une part de lui-même dans ses romans (Lupin, L'Armada...).
Pas le meilleur, mais à ne pas délaisser pour autant...
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critiques presse (2)
Actualitte   06 juin 2018
Sang famille demeure une excellente lecture, au rythme effréné, qui a fait mon bonheur, et qui fera assurément le vôtre et celui de vos ados parfois réticents à lâcher leur smartphone pour un livre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   11 mai 2018
«La quête d'identité, la filiation, l'adolescence, la manipulation, l'irrationnel, le huis clos, une île, un labyrinthe, une identité profonde...» Tous les ingrédients du parfait Bussi sont réunis ici.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   19 avril 2015
Je ressortis de la maison de Nounou. Elle me regarda partir par la fenêtre. Je la sentais à la fois heureuse et triste.
Sur le chemin, m'éloignant du hameau des Charmes, je me faisais la réflexion que les nounous étaient certainement ce qu'il nous arrivait de mieux dans la vie. Dans leurs yeux, toute notre vie, on avait moins de 6 ans... Elles ne voyaient en nous que le petit ange.
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ladesiderienneladesiderienne   23 avril 2015
Un bruit de verre, une bouteille cognée par le pied de mon père, me ramena à la réalité.
J'avais l'impression d'avoir brusquement acquis une maturité, d'avoir en quelques heures rattrapé ce que les fils vivent avec leur père pendant dix ans
Toutes les phases de l’œdipe.
De la vénération à l'acceptation d'un père comme les autres. Imparfait. Fautif.
Œdipe express.
J'avais grandi.
Oui, il fallait être un homme pour comprendre ces choses-là.
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ladesiderienneladesiderienne   22 avril 2015
- (...) Faut faire à confiance à personne sur cette île. C'est une île pourrie.
Il se retourna, cracha par terre et continua:
- Ça se voit pas du premier coup d’œil. Quand on passe, on voit le soleil, la mer, les mouettes, c'est tout. Mais tout est pourri ici. Les gens ont en eux des secrets qui les pourrissent de l'intérieur, petit à petit. Ils les ont déjà quand ils naissent. C'est comme un poison qu'ils se refilent dans le sang, les pères les refilent aux gamins. Par le sang, par le sperme. Des crimes qu'on ne peut plus raconter. Des meurtriers qu'on ne peut plus dénoncer. C'est comme ça depuis toujours. Je te fais peur, hein ? T'as raison, fais confiance à personne. Surtout pas à moi !
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YuyineYuyine   27 mai 2018
Simon ressentit à cet instant une impression étrange: celle d’avoir définitivement déchiré le décor de cette île, ce décor tendu pour les touristes. D’avoir mis le pied dans la fourmilière, d’avancer désormais à découvert, seul, au coeur de l’île des brigands.
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jonatmeltomjonatmeltom   03 octobre 2013
livre qui pourrait plaire a des ados.
Bonne intrigue .Decidement Michel Bussi a un style d ecriture qui coule tout seul.Un plaisir de le lire a chaque fois
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Videos de Michel Bussi (122) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
Homme de l?ombre et de grands projets, Fred Duval se dévoile dans notre interrogatoire, et nous en dit plus sur son roman graphique Les Porteurs d?Eau, illustré par Nicolas Sure, et ses futurs projets BD avec... Michel Bussi !
La BD "Les Porteurs d?Eau" de Fred Duval et Nicolas Sure, est parue le 30 mai 2018 aux Éditions Delcourt * https://www.bepolar.fr/Fred-Duval-evoque-Les-Porteurs-d-Eau
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