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ISBN : 2258113091
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/05/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 200 notes)
Résumé :
«Je m'appelle Colin Rémy. J'ai seize ans. Je suis orphelin.
C'est du moins ce que tout le monde m'a toujours dit. Pour ma part, je ne l'ai jamais vraiment cru.

C'est aussi pour cela que je suis retourné cet été d'août 2000 à Mornesey, la petite île anglo-normande au large de Granville où j'ai passé les premières années de ma vie.

C'est alors que tout a basculé dans la folie.

Quel rapport entre mon histoire et l'éva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  14 octobre 2018
Le dernier Bussi est en fait une réédition remaniée d'un de ses premiers romans, publié et passé inaperçu il y a une dizaine d'années, bien avant l'emballement des ventes qui fait de Michel Bussi un des gros vendeurs français. Forcément, un petit côté coup commercial qui peut a priori déplaire.
Je n'ai pas fait la fine bouche ! C'était pile la pause récréative dont j'avais besoin après des lectures intenses et/ ou exigeantes ( Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu, le Sillon de Valérie Manteau entre autres ). J'ai retrouvé tout ce qui me plait bien chez l'auteur des Nymphéas noirs ou d'un Avion sans elle :
- on entre direct dans l'intrigue avec le jeune Colin, 16 ans, retenu prisonnier par 4 individus ( 3 hommes et une femme, dont l'identité ne sera connue qu'à la fin, of course ) qui le somment de se rappeler de quelque chose qui date de ses six ans ... . Puis on remonte dans le temps des 4 jours précédents. Classique et efficace.
- la narration est impeccable, fluide, évidente, dynamique, alternant les chapitres courts alternant deux narrations, chacun s'achevant sur un épisode à fort suspense. Les rebondissements sont chronométrés sans être téléphonés.
- du plaisir régressif avec un petit côté Club des Cinq très sympathique : une île huis-clos, des ados dégourdis qui mènent l'enquête, des secrets de famille, un héros orphelin, une machination, un trésor, des morts, des malfrats prêts à tout, une fin inattendue. Un chemin de vérité pour Colin qui se transforme en récit initiatique qui fera grandir Colin
Bref une lecture fort plaisante, délassante, sans prétention.
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Paola93130
  24 août 2018
Aaah, les vacances! C'est tellement bon les vacances. Je ne vous apprends rien de nouveau, évidemment. Et une île… ? J'ai toujours rêvé de vivre sur une île. La sensation de microcosme. Un petit monde, limité en territoire et cerné d'eau. Oubliez les clichés « cocotiers-ciel-bleu-sable-blanc ». Je préfère le concept « sauvage-battue-par-le-vent-et-dévorée-par-les-vagues ». Maison à la grande baie vitrée, avec vue imprenable sur la mer verte comme une émeraude. Un livre, un bon fauteuil Voltaire, un plaid, un chocolat chaud, un chat…Ah ! et ma petite fille, sur le tapis, qui bouquine le dernier « Uma Aventura » (l'équivalent portugais du "Club des Cinq" )….et mon ronfleur de mari qui fait dodo sur le canapé, tout près de la cheminée au bon feu de bois…..L'image du bonheur simple et parfait. L'exemple de vraies vacances… Mais, réveillons-nous : tout ceci n'est qu'un rêve. Les vacances à trois sont terminées. Elles ont été formidables et caniculaires. Trop courtes, bien sûr. Un jour, je vous raconterai…(en supposant que ça puisse vous intéresser….). « Sang Famille » se déroule sur une île…et a été ma lecture d'AVANT les vacances….
Pour moi, les livres sont exactement ça : une île. Quels qu'ils soient, ils m'emportent dans un petit monde loin du mien. Je vogue sur un océan d'images et d'histoires. Mes îles sont souvent numériques, maintenant. Elles me font toujours rêver, même si parfois, j'avoue que ça vire au cauchemar, soit par la médiocrité du texte, soit par les situations contées. Je pars souvent sur des îles inconnues. Quelquefois, j'arrive sur des îles qu'il me semble avoir déjà visité…mais ça reste agréable. Un livre: un petit univers de mots, d'images, de phrases. Une île que j'aborde plus ou moins motivée, qui me surprendra ou pas. Mais toujours, une île. Un monde unique que je perçois à ma façon mais qui sera perçu différemment, selon l'endroit, le moment et surtout le lecteur. D'ailleurs, iI me tarde de refaire une lecture commune avec ma Princesse : lire le même livre, en même temps. Aborder la même île et partager. Comme quand on part en vacances et que l'on apprécie le même paysage. Comme quand nous avons lu « O Rapaz de Louredo ». Nous avons adoré…
« Sang Famille » de Mr. Bussi se prêterait certainement à ce genre de partage. Il semble que ce soit le premier Bussi. Réédité après quelques « raccords », de l'aveu même de l'auteur, je l'ai demandé sur Netgalley, aux Éditions des Presses de la Cité (je les en remercie d'ores et déjà) et bien m'en a pris. Ça n'est pas de la « haute volée ». C'est vrai qu'il y a des fautes de construction et des redondances dans quelques phrases. Mais je m'en fiche. Je serais bien incapable de mieux faire. C'est un roman avec des jeunes et des moins jeunes, une aventure qui plairait certainement à beaucoup, indépendamment de l'âge, même si pas forcément pour les mêmes raisons. Je suis sûre que ma petiote (pré-adolescente) tomberait amoureuse de Colin Rémy, le petit héros de service. Il a tout pour lui plaire : presque 16 ans, meurtri par la vie, seul au monde, fragile et fort à la fois, il va souffrir mais vaincre. Elle l'imaginerait en Shawn Mendes, son idole. Moi, la maman (vieille adolescente qui a oublié de grandir, autant physiquement que dans sa tête), je ferais plutôt du gringue à Simon Casanova (quel nom !!!), le jeune pseudo-flic que je vois bien en Raphaël Lenglet-Antoine Dumas (ben oui, la série « Candice Renoir » est un franc succès au Portugal !!). Ça permet de passer un bon moment (je parle du roman, hein….pas de Raphaël-Antoine….quoique….!!!). Mystère, amitiés, rebondissement, révélations, le lecteur mène l'enquête en même temps que les protagonistes. La petiote aurait surement des frissons, des angoisses juvéniles, des battements de coeur affolés... Moi, je me suis aéré le crâne après une journée au bureau. C'était comme m'assoir dans le fauteuil Voltaire (en fait, j'ai un canapé combiné chaise-longue), sans le chocolat chaud ni le plaid (avec 30 degrès à 11h00 du soir, j'ai jugé que c'était superflu… !) pour m'évader en attendant les vacances…Les vraies, que nous avons passées dans l'arrière-pays portugais, au bord de la piscine et au milieu des champs de Boticas (cherchez sur Google : c'est aussi petit qu'une île et c'est tellement joli !). Avec livres en papier (parce que le soleil ne permet pas de lire sur tablette) et des glaces à la fraise (parce que le chocolat chaud…..)!!!!!
Bonne rentrée !
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isabelleisapure
  14 juin 2018
J'ai toujours apprécié Michel Bussi pour la fluidité de sa narration.
Ses intrigues, parfois bien tordues juste comme j'aime, se dévorent avec intérêt et sans prise de tête.
« Sang famille » ne fait pas exception à la règle.
Ici nous suivons Colin venu passer l'été sur l'île de Mornesey qui a la réputation d'être la plus ensoleillée des îles anglo-normandes.
Le jeune garçon aurait préféré un stage de jeux de rôles dans un château médiéval à ce camp de voile, mais le nom de Mornesey l'avait irrésistiblement attiré vers son enfance et ses souvenirs.
Dès son arrivée, l'atmosphère est lourde.
L'île vient d'être le théâtre d'une spectaculaire évasion de deux détenus de la prison voisine suivie par la découverte d'un cadavre sur la plage mettant à mal la tranquillité des lieux et faisant fuir les touristes au grand dam de Simon chargé de la sécurité dans le cadre d'un emploi jeune.
Colin reste indifférent à l'agitation ambiante faisant mine de s'intéresser à ce stage de voile aussi ennuyeux que les participants, trop préoccupé par les questions sans réponse concernant son enfance, jusqu'au jour où sur un parking, il est sûr de reconnaître son père mort dix ans plus tôt.
En tissant intimement ces deux évènements, Michel Bussi nous propose une histoire parfaitement ficelée, sans temps morts.
Il donne la parole à Colin que nous suivons dans son quotidien au camp, avec ses potes Armand et Madiha, les seuls dignes de son amitié, mais aussi lorsque le jeune garçon fait le mur pour mener sa propre enquête.
En alternance, c'est Simon qui tente, persuadé qu'il est de l'importance de son job, d'élucider les nombreux mystères des lieux.
Comme toujours chez Michel Bussi les personnages sont parfaitement décrits, je me suis particulièrement attaché à Colin, ado un peu paumé en quête de sa vérité.
Même si ce roman est loin d'être le meilleur de l'auteur, il mérite grandement que l'on s'y attarde quelques heures pour un bon moment de détente.
Je remercie NetGalley et les Editions Presses de la Cité pour ce partenariat.

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ladesiderienne
  25 avril 2015
J'avoue avoir un certain penchant pour les îles, quelles qu'elles soient, ces petits bouts de terre battus par les flots, où selon l' état d'esprit du moment, un sentiment de liberté ou d'enfermement peut vous envahir. J'adore aussi les livres où figure le schéma des lieux car je sais que, géographiquement au moins, je ne m'égarerai pas pendant ma lecture. "Sang famille" en affichant dès la première page un plan de la petite île de Mornesey, sortie tout droit de l'imagination d'un de mes auteurs favoris, ne pouvait que me plaire...
Colin Rémy, jeune orphelin, à la veille de ses 16 ans, croit forcer le destin en imposant à l'oncle et la tante qui l'ont élevé, de l'envoyer dans une colonie de vacances sur cette île anglo-normande à l'Est de Granville, où il a passé son enfance jusqu'à l'âge de 6 ans avec ses parents Jean et Anne. Ces derniers, passionnés d'archéologie avaient entrepris des fouilles aux abords des ruines de l'abbaye sur un terrain que leur association de copains avait acheté. Malgré le manque de fonds, ils refusent de vendre à des promoteurs immobiliers qui avaient flairé le potentiel touristique de l'île et s'orientent vers un projet plus écologique présenté par un ami de Jean. Mais le sol qui n'aurait jamais dû être classé constructible car criblé de souterrains, s'effondre, causant la chute d'une grue et la mort de 3 personnes. Le père de Colin s'enfuie, son cadavre est rejeté par la mer quelques temps après. Puis sa mère décède dans un accident de voiture. Coups du sort ou meurtres prémédités, le jeune garçon veut faire la lumière sur ces disparitions car il sent que son entourage lui cache des éléments de son passé. S'échappant de la colonie, il part à la rencontre de ceux qui les ont côtoyés, notamment sa nounou quand soudain, dans le conducteur d'un véhicule, il croit reconnaitre son père. Au même instant, deux prisonniers s'évadent du bagne de l'ile dont un certain Valerino, arrêté pour magouilles fiscales et ancien participant au projet immobilier véreux, il y a tout juste 10 ans.
Si j'ajoute qu'autrefois, ce petit paradis touristique servait de transit aux bagnards en partance pour Cayenne d'où son surnom de l'île aux brigands, en référence à ceux qui ont échappé à leurs geôliers, et que le Cardinal Mazarin y avait soi-disant trouvé un trésor, trésor redécouvert par le père de Colin qui doit en hériter à ses 16 ans, c'est-à -dire très bientôt, vous comprendrez que le temps nous est compté, que l'enjeu est important et que l'intrigue menée à un rythme effréné ne va pas laisser au lecteur une minute pour souffler.
De toutes façons, Michel Bussi m'emmène où il veut, que ce soit à la Réunion avec "Ne lâche pas ma main" ou en Normandie avec "N'oublier jamais", je suis toujours partante. J'apprécie toujours les ambiances qu'il sait créer où la réalité flirte avec un monde où se mêlent rêves et cauchemars, faisant perdre pied au lecteur qui ne sait plus où il est. Quant aux personnages annexes, entre Clara, la bimbo sur le retour, Simon, le garde champêtre justicier à VTT, Delpech, le journaliste emblématique de l'île, amateur de bonne chère comme de bonne chair, Armand et Madani, les copains ingénieux, je ne sais lequel est le plus savoureux. Que vous soyez intéressé par le complexe oedipien, par les problèmes d'adolescence, ou nostalgique des blagues de potaches de vos colos, vous trouverez votre plaisir dans ce polar singulier qui maintient le suspense jusqu'à la dernière page.
Même si je n'ai pas revécu la claque colossale reçue lors de la lecture de "Nymphéas noirs", je reste sous le charme de l'écriture de Michel Bussi et lui accorde un 17/20 pour m'avoir fait arpenter les chemins de Mornesey pendant ces 400 pages qui portent un titre si bien trouvé, tout en lui pardonnant ses petites imperfections.
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belette2911
  07 août 2018
Niveau de l'addiction, ce polar tient la route et le rythme en alternant les chapitres avec l'enquête de Colin sur le décès de ses parents et celle de Simon Casanova sur un des évadés de l'île.
Le début commence doucement, afin de ne pas essouffler le lecteur, l'échauffement commence progressivement, on échauffe le récit petit à petit et on fait bouger les muscles tout doucement afin d'éviter le claquage littéraire au bout d'un cent pages trop rapides.
Après ce petit footing de décrassage et cool, on commence à monter dans les tours, mais toujours en douceur afin de ne rien froisser et puis, petit à petit, sans même s'en rendre compte, le tapis de course va plus vite et nous, on suit le rythme, oubliant même parfois de respirer. On est intrigué, harponné, alpagué…
Gros moment de panique à la moitié du marathon : voilà ti pas que l'auteur nous divulgue déjà qui sera maillot jaune champion du monde ! Quoi ? Mais enfin, s'il nous dévoile tout, qu'est ce qu'on va faire pendant les 200 pages restantes ? On va aller à la pêche aux moules ? Non mais allo quoi ??
Femme de peu de foi que je suis toujours ! Je devrais pourtant connaître Michel Bussi, ce n'est pas la première fois, lui et moi… (Que nous faisons un marathon ensemble ! What did you expect ?) Je devrais savoir que tant que le dernier coup de sifflet n'est pas donné, tant que la dernière ligne droite sur les Champs Zé n'est pas franchie, la course, le match, peuvent encore basculer !
Et pour basculer, ça a basculé dans le dernier quart d'heure à tel point que je ne savais plus pronostiquer l'issue du match, ni qui mouillait son maillot pour nous ou lequel allait marquer contre son camp à l'insu de notre plein gré.
Excellent, l'ami ! Bon, j'ai tout de même senti arriver une partie du peloton (Holmes, sors de mon corps), je l'ai senti tellement fort qu'il est arrivé dans mon dos sans me surprendre, mais peu après, là, jamais je n'aurais pensé que ce vieux cheval de retour prendrait le mors aux dents pour m'embarquer dans un truc de fou, une course de malade pour franchir l'arrivée en champion du monde du plus beau salopard de bidouilleur d'enfoiré de sa race.
Là, je ne m'y attendais pas et je me suis fait un plaisir monstre en passant la seconde mi-temps de ce roman. La première était déjà riche, mais la suivante, là, on ne savait plus où donner de la tête pour suivre les retournements de situations.
Chapeau pour un premier roman qui pose déjà les bases des suivants avec la confiance dans les autres, la quête de l'identité, les questions sur la filiation, l'adolescence et ses soucis, la manipulation des autres, l'irrationnel qui pourtant finit par s'expliquer logiquement…
Chapeau pour l'intrigue qui est partie là où je ne l'attendais pas, chapeau pour les multiples surprises qui parsèment la course, les chausses-trappes et autres pièges, chapeau aussi pour les participants qui ont tous quelque chose à apporter au récit, sans que l'on sache toujours dans quelle équipe ils jouent vraiment.
Un roman mêlant adroitement la quête de soi, la grande évasion, la chasse au trésor, le Club des Cinq version plus mâture et du Agatha Christie sous amphèt pour avoir manipulé ainsi les codes du policier.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (3)
LePoint   07 août 2018
Enquête, en quête ; entre mystères et circonvolutions, cette immersion dans ce roman en huis clos fonctionne comme la clé des songes de l'univers de Bussi. Pour qui sait lire.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   06 juin 2018
Sang famille demeure une excellente lecture, au rythme effréné, qui a fait mon bonheur, et qui fera assurément le vôtre et celui de vos ados parfois réticents à lâcher leur smartphone pour un livre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   11 mai 2018
«La quête d'identité, la filiation, l'adolescence, la manipulation, l'irrationnel, le huis clos, une île, un labyrinthe, une identité profonde...» Tous les ingrédients du parfait Bussi sont réunis ici.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CelineTH7854CelineTH7854   04 octobre 2018
D'un côté, la certitude de tous ces témoins, Nounou, ce journaliste, mamy : mon père était bien mort !
Mais, de l'autre, les faits : ce corps retrouvé dix jours après sa noyade, les silences de Thierry et Brigitte, et surtout cette évidence : j'avais croisé mon père avant-hier !
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ladesiderienneladesiderienne   19 avril 2015
Je ressortis de la maison de Nounou. Elle me regarda partir par la fenêtre. Je la sentais à la fois heureuse et triste.
Sur le chemin, m'éloignant du hameau des Charmes, je me faisais la réflexion que les nounous étaient certainement ce qu'il nous arrivait de mieux dans la vie. Dans leurs yeux, toute notre vie, on avait moins de 6 ans... Elles ne voyaient en nous que le petit ange.
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ladesiderienneladesiderienne   23 avril 2015
Un bruit de verre, une bouteille cognée par le pied de mon père, me ramena à la réalité.
J'avais l'impression d'avoir brusquement acquis une maturité, d'avoir en quelques heures rattrapé ce que les fils vivent avec leur père pendant dix ans
Toutes les phases de l’œdipe.
De la vénération à l'acceptation d'un père comme les autres. Imparfait. Fautif.
Œdipe express.
J'avais grandi.
Oui, il fallait être un homme pour comprendre ces choses-là.
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ladesiderienneladesiderienne   22 avril 2015
- (...) Faut faire à confiance à personne sur cette île. C'est une île pourrie.
Il se retourna, cracha par terre et continua:
- Ça se voit pas du premier coup d’œil. Quand on passe, on voit le soleil, la mer, les mouettes, c'est tout. Mais tout est pourri ici. Les gens ont en eux des secrets qui les pourrissent de l'intérieur, petit à petit. Ils les ont déjà quand ils naissent. C'est comme un poison qu'ils se refilent dans le sang, les pères les refilent aux gamins. Par le sang, par le sperme. Des crimes qu'on ne peut plus raconter. Des meurtriers qu'on ne peut plus dénoncer. C'est comme ça depuis toujours. Je te fais peur, hein ? T'as raison, fais confiance à personne. Surtout pas à moi !
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YuyineYuyine   27 mai 2018
Simon ressentit à cet instant une impression étrange: celle d’avoir définitivement déchiré le décor de cette île, ce décor tendu pour les touristes. D’avoir mis le pied dans la fourmilière, d’avancer désormais à découvert, seul, au coeur de l’île des brigands.
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Fouché - Les silences de la pieuvre de Emmanuel de Waresquiel aux éditions Tallandier https://www.lagriffenoire.com/123498-encyclopedie-fouche-les-silences-de-la-pieuvre.html
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