AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2258113091
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/05/2018)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 124 notes)
Résumé :
«Je m'appelle Colin Rémy. J'ai seize ans. Je suis orphelin.
C'est du moins ce que tout le monde m'a toujours dit. Pour ma part, je ne l'ai jamais vraiment cru.

C'est aussi pour cela que je suis retourné cet été d'août 2000 à Mornesey, la petite île anglo-normande au large de Granville où j'ai passé les premières années de ma vie.

C'est alors que tout a basculé dans la folie.

Quel rapport entre mon histoire et l'éva... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  14 juin 2018
J'ai toujours apprécié Michel Bussi pour la fluidité de sa narration.
Ses intrigues, parfois bien tordues juste comme j'aime, se dévorent avec intérêt et sans prise de tête.
« Sang famille » ne fait pas exception à la règle.
Ici nous suivons Colin venu passer l'été sur l'île de Mornesey qui a la réputation d'être la plus ensoleillée des îles anglo-normandes.
Le jeune garçon aurait préféré un stage de jeux de rôles dans un château médiéval à ce camp de voile, mais le nom de Mornesey l'avait irrésistiblement attiré vers son enfance et ses souvenirs.
Dès son arrivée, l'atmosphère est lourde.
L'île vient d'être le théâtre d'une spectaculaire évasion de deux détenus de la prison voisine suivie par la découverte d'un cadavre sur la plage mettant à mal la tranquillité des lieux et faisant fuir les touristes au grand dam de Simon chargé de la sécurité dans le cadre d'un emploi jeune.
Colin reste indifférent à l'agitation ambiante faisant mine de s'intéresser à ce stage de voile aussi ennuyeux que les participants, trop préoccupé par les questions sans réponse concernant son enfance, jusqu'au jour où sur un parking, il est sûr de reconnaître son père mort dix ans plus tôt.
En tissant intimement ces deux évènements, Michel Bussi nous propose une histoire parfaitement ficelée, sans temps morts.
Il donne la parole à Colin que nous suivons dans son quotidien au camp, avec ses potes Armand et Madiha, les seuls dignes de son amitié, mais aussi lorsque le jeune garçon fait le mur pour mener sa propre enquête.
En alternance, c'est Simon qui tente, persuadé qu'il est de l'importance de son job, d'élucider les nombreux mystères des lieux.
Comme toujours chez Michel Bussi les personnages sont parfaitement décrits, je me suis particulièrement attaché à Colin, ado un peu paumé en quête de sa vérité.
Même si ce roman est loin d'être le meilleur de l'auteur, il mérite grandement que l'on s'y attarde quelques heures pour un bon moment de détente.
Je remercie NetGalley et les Editions Presses de la Cité pour ce partenariat.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
belette2911
  07 août 2018
Niveau de l'addiction, ce polar tient la route et le rythme en alternant les chapitres avec l'enquête de Colin sur le décès de ses parents et celle de Simon Casanova sur un des évadés de l'île.
Le début commence doucement, afin de ne pas essouffler le lecteur, l'échauffement commence progressivement, on échauffe le récit petit à petit et on fait bouger les muscles tout doucement afin d'éviter le claquage littéraire au bout d'un cent pages trop rapides.
Après ce petit footing de décrassage et cool, on commence à monter dans les tours, mais toujours en douceur afin de ne rien froisser et puis, petit à petit, sans même s'en rendre compte, le tapis de course va plus vite et nous, on suit le rythme, oubliant même parfois de respirer. On est intrigué, harponné, alpagué…
Gros moment de panique à la moitié du marathon : voilà ti pas que l'auteur nous divulgue déjà qui sera maillot jaune champion du monde ! Quoi ? Mais enfin, s'il nous dévoile tout, qu'est ce qu'on va faire pendant les 200 pages restantes ? On va aller à la pêche aux moules ? Non mais allo quoi ??
Femme de peu de foi que je suis toujours ! Je devrais pourtant connaître Michel Bussi, ce n'est pas la première fois, lui et moi… (Que nous faisons un marathon ensemble ! What did you expect ?) Je devrais savoir que tant que le dernier coup de sifflet n'est pas donné, tant que la dernière ligne droite sur les Champs Zé n'est pas franchie, la course, le match, peuvent encore basculer !
Et pour basculer, ça a basculé dans le dernier quart d'heure à tel point que je ne savais plus pronostiquer l'issue du match, ni qui mouillait son maillot pour nous ou lequel allait marquer contre son camp à l'insu de notre plein gré.
Excellent, l'ami ! Bon, j'ai tout de même senti arriver une partie du peloton (Holmes, sors de mon corps), je l'ai senti tellement fort qu'il est arrivé dans mon dos sans me surprendre, mais peu après, là, jamais je n'aurais pensé que ce vieux cheval de retour prendrait le mors aux dents pour m'embarquer dans un truc de fou, une course de malade pour franchir l'arrivée en champion du monde du plus beau salopard de bidouilleur d'enfoiré de sa race.
Là, je ne m'y attendais pas et je me suis fait un plaisir monstre en passant la seconde mi-temps de ce roman. La première était déjà riche, mais la suivante, là, on ne savait plus où donner de la tête pour suivre les retournements de situations.
Chapeau pour un premier roman qui pose déjà les bases des suivants avec la confiance dans les autres, la quête de l'identité, les questions sur la filiation, l'adolescence et ses soucis, la manipulation des autres, l'irrationnel qui pourtant finit par s'expliquer logiquement…
Chapeau pour l'intrigue qui est partie là où je ne l'attendais pas, chapeau pour les multiples surprises qui parsèment la course, les chausses-trappes et autres pièges, chapeau aussi pour les participants qui ont tous quelque chose à apporter au récit, sans que l'on sache toujours dans quelle équipe ils jouent vraiment.
Un roman mêlant adroitement la quête de soi, la grande évasion, la chasse au trésor, le Club des Cinq version plus mâture et du Agatha Christie sous amphèt pour avoir manipulé ainsi les codes du policier.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
ladesiderienne
  25 avril 2015
J'avoue avoir un certain penchant pour les îles, quelles qu'elles soient, ces petits bouts de terre battus par les flots, où selon l' état d'esprit du moment, un sentiment de liberté ou d'enfermement peut vous envahir. J'adore aussi les livres où figure le schéma des lieux car je sais que, géographiquement au moins, je ne m'égarerai pas pendant ma lecture. "Sang famille" en affichant dès la première page un plan de la petite île de Mornesey, sortie tout droit de l'imagination d'un de mes auteurs favoris, ne pouvait que me plaire...
Colin Rémy, jeune orphelin, à la veille de ses 16 ans, croit forcer le destin en imposant à l'oncle et la tante qui l'ont élevé, de l'envoyer dans une colonie de vacances sur cette île anglo-normande à l'Est de Granville, où il a passé son enfance jusqu'à l'âge de 6 ans avec ses parents Jean et Anne. Ces derniers, passionnés d'archéologie avaient entrepris des fouilles aux abords des ruines de l'abbaye sur un terrain que leur association de copains avait acheté. Malgré le manque de fonds, ils refusent de vendre à des promoteurs immobiliers qui avaient flairé le potentiel touristique de l'île et s'orientent vers un projet plus écologique présenté par un ami de Jean. Mais le sol qui n'aurait jamais dû être classé constructible car criblé de souterrains, s'effondre, causant la chute d'une grue et la mort de 3 personnes. Le père de Colin s'enfuie, son cadavre est rejeté par la mer quelques temps après. Puis sa mère décède dans un accident de voiture. Coups du sort ou meurtres prémédités, le jeune garçon veut faire la lumière sur ces disparitions car il sent que son entourage lui cache des éléments de son passé. S'échappant de la colonie, il part à la rencontre de ceux qui les ont côtoyés, notamment sa nounou quand soudain, dans le conducteur d'un véhicule, il croit reconnaitre son père. Au même instant, deux prisonniers s'évadent du bagne de l'ile dont un certain Valerino, arrêté pour magouilles fiscales et ancien participant au projet immobilier véreux, il y a tout juste 10 ans.
Si j'ajoute qu'autrefois, ce petit paradis touristique servait de transit aux bagnards en partance pour Cayenne d'où son surnom de l'île aux brigands, en référence à ceux qui ont échappé à leurs geôliers, et que le Cardinal Mazarin y avait soi-disant trouvé un trésor, trésor redécouvert par le père de Colin qui doit en hériter à ses 16 ans, c'est-à -dire très bientôt, vous comprendrez que le temps nous est compté, que l'enjeu est important et que l'intrigue menée à un rythme effréné ne va pas laisser au lecteur une minute pour souffler.
De toutes façons, Michel Bussi m'emmène où il veut, que ce soit à la Réunion avec "Ne lâche pas ma main" ou en Normandie avec "N'oublier jamais", je suis toujours partante. J'apprécie toujours les ambiances qu'il sait créer où la réalité flirte avec un monde où se mêlent rêves et cauchemars, faisant perdre pied au lecteur qui ne sait plus où il est. Quant aux personnages annexes, entre Clara, la bimbo sur le retour, Simon, le garde champêtre justicier à VTT, Delpech, le journaliste emblématique de l'île, amateur de bonne chère comme de bonne chair, Armand et Madani, les copains ingénieux, je ne sais lequel est le plus savoureux. Que vous soyez intéressé par le complexe oedipien, par les problèmes d'adolescence, ou nostalgique des blagues de potaches de vos colos, vous trouverez votre plaisir dans ce polar singulier qui maintient le suspense jusqu'à la dernière page.
Même si je n'ai pas revécu la claque colossale reçue lors de la lecture de "Nymphéas noirs", je reste sous le charme de l'écriture de Michel Bussi et lui accorde un 17/20 pour m'avoir fait arpenter les chemins de Mornesey pendant ces 400 pages qui portent un titre si bien trouvé, tout en lui pardonnant ses petites imperfections.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
prune42
  11 juillet 2018
Août 2000, le jeune Colin Remy est en camp de vacances sur l'île de Mornesey, en Bretagne. Il a passé sa petite enfance sur cette île avant de perdre ses parents et il cherche à savoir ce qu'il s'est réellement passé, persuadé qu'on ne lui dit pas tout. Au même moment, deux détenus s'évadent du centre pénitentiaire de l'île. Contre toute attente, on retrouve le cadavre du plus dangereux des deux peu après. Colin, pensant avoir vu son père sur l'île, cherche à le retrouver. Simon Casanova lui, le jeune employé chargé de la sécurité à Mornesey, aidé de la secrétaire de mairie, enquête pour retrouver le fuyard et découvre que l'île recèle bien des secrets. La disparition des parents de Colin pourrait être liée à des malversations autour du plan d'occupation des sols. Mais Colin Remy est en danger puisqu'il doit devenir propriétaire de certains terrains le jour de ses 16 ans. Ses souvenirs pourront-ils le sauver ?
Je suis une fidèle adepte des livres de Michel Bussi et celui-ci qui se déroule sur une île bretonne pendant l'été, était une lecture idéale pendant les vacances.
J'ai eu beaucoup de plaisir à le lire, les personnages sont attachants, l'intrigue est originale et saura plaire à de nombreux lecteurs. La fin brouille les pistes, je ne m'y attendais pas et clôt avec succès ce roman, même si à un moment, j'étais un peu perplexe. Finalement, tout s'éclaire et le lecteur a la clé de tous les secrets contenus dans le livre.
Bien que ce roman n'atteigne pas à mon avis Nymphéas noirs qui m'avait tant marquée, j'ai vraiment apprécié cette lecture et j'ai retrouvé la plume de M. Bussi que j'avais un peu perdue dans On la trouvait plutôt jolie ou Maman a tort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
sylvaine
  01 juillet 2018
Sang Famille Michel Bussi Les Presses de la Cité 16/05/2018.
Cela fait quelque temps que je n'avais pas ouvert un roman de Michel Bussi je me demande bien pourquoi !
Sang Famille publié tout d'abord en 2009 a été "retravaillé " . Une intrigue où l'on retrouve, comme le dit fort bien l'auteur, les thèmes d'inspiration qui lui sont chers, la quête d'identité, la filiation, l'adolescence et la manipulation.
Colin a perdu son père à l'âge de six ans, suicide suite à un immense scandale , quelques semaines après c'est sa mère qui meurt dans un accident de voiture. Depuis il a été recueilli par Thierry le frère de sa mère et Brigitte son épouse. Dix ans se sont écoulés ,quand l'occasion de partir dans un camp de vacances sur l'île de Mornesey se présente,Colin ne la laisse pas passer . L'île de Mornesey c'est là qu'il a vécu jusqu'au drame avec l'équipe d'archéologues dirigée par Jean son père .Le besoin impérieux de comprendre ce qui s'est passé va le mener au devant de dangers inattendus , mais au moins il saura la vérité ..
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt et de plaisir les aventures de Colin, Madi et Armand. L'histoire est rondement menée, le suspense garanti . Une lecture agréable , détente assurée , laissez vous séduire vous ne le regretterez pas .
Un grand merci aux Editions Les Presses de la Cité via NetGalley pour ce partage.
#SangFamille #NetGalleyFrance
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200

critiques presse (3)
LePoint   07 août 2018
Enquête, en quête ; entre mystères et circonvolutions, cette immersion dans ce roman en huis clos fonctionne comme la clé des songes de l'univers de Bussi. Pour qui sait lire.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   06 juin 2018
Sang famille demeure une excellente lecture, au rythme effréné, qui a fait mon bonheur, et qui fera assurément le vôtre et celui de vos ados parfois réticents à lâcher leur smartphone pour un livre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   11 mai 2018
«La quête d'identité, la filiation, l'adolescence, la manipulation, l'irrationnel, le huis clos, une île, un labyrinthe, une identité profonde...» Tous les ingrédients du parfait Bussi sont réunis ici.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   19 avril 2015
Je ressortis de la maison de Nounou. Elle me regarda partir par la fenêtre. Je la sentais à la fois heureuse et triste.
Sur le chemin, m'éloignant du hameau des Charmes, je me faisais la réflexion que les nounous étaient certainement ce qu'il nous arrivait de mieux dans la vie. Dans leurs yeux, toute notre vie, on avait moins de 6 ans... Elles ne voyaient en nous que le petit ange.
Commenter  J’apprécie          220
ladesiderienneladesiderienne   23 avril 2015
Un bruit de verre, une bouteille cognée par le pied de mon père, me ramena à la réalité.
J'avais l'impression d'avoir brusquement acquis une maturité, d'avoir en quelques heures rattrapé ce que les fils vivent avec leur père pendant dix ans
Toutes les phases de l’œdipe.
De la vénération à l'acceptation d'un père comme les autres. Imparfait. Fautif.
Œdipe express.
J'avais grandi.
Oui, il fallait être un homme pour comprendre ces choses-là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ladesiderienneladesiderienne   22 avril 2015
- (...) Faut faire à confiance à personne sur cette île. C'est une île pourrie.
Il se retourna, cracha par terre et continua:
- Ça se voit pas du premier coup d’œil. Quand on passe, on voit le soleil, la mer, les mouettes, c'est tout. Mais tout est pourri ici. Les gens ont en eux des secrets qui les pourrissent de l'intérieur, petit à petit. Ils les ont déjà quand ils naissent. C'est comme un poison qu'ils se refilent dans le sang, les pères les refilent aux gamins. Par le sang, par le sperme. Des crimes qu'on ne peut plus raconter. Des meurtriers qu'on ne peut plus dénoncer. C'est comme ça depuis toujours. Je te fais peur, hein ? T'as raison, fais confiance à personne. Surtout pas à moi !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
YuyineYuyine   27 mai 2018
Simon ressentit à cet instant une impression étrange: celle d’avoir définitivement déchiré le décor de cette île, ce décor tendu pour les touristes. D’avoir mis le pied dans la fourmilière, d’avancer désormais à découvert, seul, au coeur de l’île des brigands.
Commenter  J’apprécie          20
jonatmeltomjonatmeltom   03 octobre 2013
livre qui pourrait plaire a des ados.
Bonne intrigue .Decidement Michel Bussi a un style d ecriture qui coule tout seul.Un plaisir de le lire a chaque fois
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Michel Bussi (122) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
Homme de l?ombre et de grands projets, Fred Duval se dévoile dans notre interrogatoire, et nous en dit plus sur son roman graphique Les Porteurs d?Eau, illustré par Nicolas Sure, et ses futurs projets BD avec... Michel Bussi !
La BD "Les Porteurs d?Eau" de Fred Duval et Nicolas Sure, est parue le 30 mai 2018 aux Éditions Delcourt * https://www.bepolar.fr/Fred-Duval-evoque-Les-Porteurs-d-Eau
autres livres classés : îlesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Un avion sans elle.

Quel est le prénom de l'hôtesse de l'air de l'Airbus 5403 ?

Izel
Isabelle
Alice
Nicole

12 questions
311 lecteurs ont répondu
Thème : Un avion sans elle de Michel BussiCréer un quiz sur ce livre
. .