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ISBN : 2843376637
Éditeur : Anne Carrière (19/04/2012)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 30 notes)
Résumé :
"Perchée au sommet de la butte Montmartre, une maison sertie de terrasses suspendues domine Paris. Une femme vit là depuis vingt-cinq ans. Seule. Ce 2 mai 1987, elle décide que cette maison, dont elle a toujours dit qu'elle était sa «chaussette», sera son tombeau. Ce samedi soir, dans le Paris désert d'un week-end du 1er mai, elle va mettre fin à ses jours."
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  07 août 2019
David Lelait-Helo annonce la couleur dans une note : "Ce livre est un roman construit à partir d'une conversation téléphonique imaginée et "ce n'est pas la vérité", à moins que..." L'auteur a écrit par ailleurs une biographie de Dalida.
Iolanda téléphone au hasard et tombe sur Sophie. Entre celle qui veut mourir et celle qui renaît, la conversation s'établit, elles se racontent longuement, elles se trouvent.
L'auteur nous déroule la vie de chacune de manière assez équilibrée, en jouant des contrastes de leurs histoires. Il arrive à pimenter de suspens les conversations. Iolanda est déterminée et s'en explique, Sophie veut la maintenir en vie.
Au delà du scénario, c'est l'écriture qui est magnifique, faite d'images comme celle de la montgolfière (cf : citation) dont Iolanda coupe un à un les cordages qui empêchent son envol.
Commenter  J’apprécie          350
isabelleisapure
  24 novembre 2019
Nous sommes en mai 1987, Dalida a décidé de tirer sa révérence à bout de force. Elle ne se sent plus capable de faire semblant, de sourire, de chanter.
Tout le monde la croit comblée et entourée alors qu'elle ne ressent qu'une immense solitude.
Avant de mettre son plan à exécution, Yolanda prend le téléphone et compose un numéro au hasard.
Sophie est seule aussi, en ce samedi après-midi, elle vient de divorcer et pense qu'il s'agit peut-être d'une nouvelle vie, d'une nouvelle chance.
Yolanda et Sophie passeront plusieurs heures à parler, à se confier, à se découvrir. Elle ne se connaissent pas, Sophie ne sait pas qui se cache derrière son interlocutrice. Et pourtant elles ont tant à se dire.
J'ai découvert David Lelait-Helo à travers ses romans qui chaque fois, me chavirent, me font pleurer tant sa plume délicate sait magnifier les sentiments.
Ici, ces deux femmes sont bouleversantes de sincérité.
Dalida apparaît comme une femme vulnérable caché dans un habit de lumière, éblouie par les feux de la rampe tel un animal pris au piège.
La fin du livre, bien sûr on la connait avant d'en entamer la lecture, mais ce que l'on découvre, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, c'est un auteur à l'écriture d'une élégance rare, d'une fluidité musicale et poétique, d'une sensibilité hors du commun.
Un très bel hommage à Dalida.
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Commenter  J’apprécie          240
letitbe
  19 août 2012
Le 2 mai 1987, seule dans sa maison de Montmartre, Dalida s'apprête à mettre fin à ses jours. Avant de passer à l'acte, elle décide de se confier à quelqu'un et compose un numéro de téléphone au hasard. Son interlocutrice sera Sophie, une femme de 44 ans fraîchement divorcée vivant seule dans sa maison de campagne.
Au début de leur conversation, Sophie ne connaît pas l'identité de cette femme qui lui confie son désespoir. Elle n'aura qu'un prénom : Iolanda.
Un dialogue complice se noue entre les deux femmes qui évoquent leurs déconvenues amoureuses. de fil en aiguille, Iolanda révèlera son identité à Sophie qui n'aura de cesse de détourner Dalida de son funeste projet. En vain.
C'est une histoire émouvante dans laquelle David Lelait-Hélo aborde avec délicatesse le douloureux sujet qu'est le suicide. L'auteur a imaginé ce qu'auraient pu être les dernières heures de Dalida. Pour qui a vu des documentaires ou des reportages sur la chanteuse, pas de révélations à attendre. L'idée de mettre en scène deux femmes, l'une anonyme et l'autre célèbre, est intéressante. Et l'on se prend à imaginer ce qu'aurait notre réaction si cet événement était survenu dans notre vie.
Une histoire pleine de sensibilté.
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amaryllis
  21 octobre 2012
L'histoire : Iolanda, autrement dit Dalida a pris la décision de mettre fin à ses jours mais avant cela elle compose un numéro de téléphone, au hasard elle tombe sur Sophie qui se reconstruit après son divorce. Elles vont parler, se confier pendant deux heures. Comme l'auteur l'annonce dès le début du roman, il fait de Dalida une héroïne, elle est en ce sens universelle.
Finalement peu importe ce qui a été la vérité, et peut-être qu'en effet le hasard fait qu'il peut y avoir une part de vérité. Mais il s'agit surtout d'une conversation entre deux femmes blessées par la vie, déçues par l'amour. Et leur discours devient universel. C'est cela que j'ai vraiment aimé dans ce roman, je ne suis pas une fan de Dalida, pour tout dire, je ne suis pas de cette génération et je le répète si j'avais su cela avnt de le lire, je n'aurai sûrement pas ouvert ce roman. C'était un peu un coup de poker !
C'est très réussi et je suis ravie d'avoir découvert cet auteur. Son écriture est vraiment très belle, je comparerai son écriture à de la dentelle, c'est très fin, ciselé. Je ne tari pas d'éloges quant à l'écriture, peut-être est-ce trop, peut-être que cela ne touchera pas autant d'autres lecteurs. J'ai vraiment l'impression d'avoir été touchée par ce roman, j'ai été sensible, les mots semblent avoir tous été choisis à bon escient. Rien n'est de trop et chaque mot semble avoir sa place, sa force.
Le thème est touchant aussi, finalement c'est le bilan de deux vies que les deux femmes qui conversent voient ratées. Mais en réalité ces vies ont été pleines et entières, riches, d'amours certes, de déceptionsaussi, mais c'est la vie. La fin est d'autant plus superbe. On sait ce qui va se passer, dès le début. Eh oui, Sophie ne réussira pas à détourner Dalida de son projet mais qu'importe finalement, c'est le parcours de Sophie que cet appel va changer. Et l'auteur insiste dans sa fin sur son destin à elle, pas celui de la star. Je m'attendais à une fin convenue, et j'ai été là aussi surprise. Une fin émouvante.
Quel beau roman ! Je sais que je lirai Poussière d'homme qui me semble aussi très beau et de la même trempe. Un beau livre, à bas les préjugés, j'ai adoré Dalida !
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bina
  13 janvier 2017
Imaginez un soir…vous êtes seule chez vous, tranquillement installée dans votre canapé ou votre fauteuil préféré. ..Un thé à portée de main…un bon livre (ou un film)…Le téléphone sonne…Au bout du fil, une voix qui ne vous est pas totalement inconnue….mais que vous ne pouvez pas vraiment situer …Une voix de femme qui vous parle, le numéro qu'elle a fait au hasard et qui est tombé sur vous. Elle veut en finir avec la vie, tout est organisé…mais elle veut parler, à coeur ouvert, pour une fois…vraiment parler…Et c'est sur vous que le hasard a jeté son dévolu. Vous écoutez…échange…partage d'expériences…Deux parcours si différents…et si semblables…deux expériences, deux vies de femmes. Parviendrez-vous à faire changer d'avis votre interlocutrice ?
20 ans plus tard…Qu'est devenue cette femme qui reçut cet appel inattendu ? Qu'en a-t-elle retenu ?
Et là, pour moi, comme dans tous les romans de David Lelait-Helo, quelque chose se passe…et c'est ma poitrine qui se sert…
Il a le don en quelques pages de faire passer des sentiments forts, bouleversants, faisant passer l'histoire du statut d'intéressante à captivante. le sujet qu'il aborde dans les dernières pages me touche beaucoup et c'est pour les mêmes raisons que Poussière d'homme m'avait aussi beaucoup touché. Et vingt ans plus tard, nous retrouvons l'influence de ce mystérieux appel. Vous vous souvenez ? C'était en mai…un samedi…
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
RChrisRChris   27 juillet 2019
Ce samedi 2 mai, Iolanda se lève plus tôt qu'à son habitude. Le sommeil n'est pas venu que par courts épisodes : nébuleux, du coton effiloché, entrecoupé d'éclairs de sourde conscience, de pics d'une douleur aigue. La journée est importante, ce sera l'ultime : elle y pense depuis des semaines, hier elle a pris sa décision. une énième fois, l'amoureux de la dernière chance s'est débiné, sans courage, sans vraiment le dire. La goutte d'eau... Fière et comme dans la nacelle d'une montgolfière que le ciel immense attend de dévorer, le regard fixe accroché à un point imaginaire, elle s'apprête à couper un à un les cordages qui empêchent son envol. Consciencieusement , délibérément. Elle quitte le bas monde. Besoin de hauteur, de distance, de silence, de néant.
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FlorelFlorel   15 septembre 2013
(En parlant de son avortement en 1967.)

Il serait beau. Il serait gentil. Je lui aurais donné un prénom d’Italie, le l’aurais aimé plus que tout, et il m’aurait réconciliée avec moi-même. Je n’aurais rien fait de plus grand que lui, rien de plus fort. Que sont les chansons comparées à cet enfant d’Italie, que je n’ai pas laissé vivre ? J’ai diverti le monde entier, des millions de personnes. Une seule m’aurait suffi. Mon fils. Un seul m’aurait attachée à la vie. Un jour, il m’aurait portée en terre et couchée dessous les roses mais au lieu de ses bras, sous la terre je ramperai seule, sous plus de roses que je n’en aurai jamais désiré ; trop de roses, avec leur parfum écœurant, au bout de milliers de mains Une seule rose m’aurait suffi, la sienne, à chaque anniversaire, à chaque Toussaint Que ferais-je de tant et tant de roses ? Sophie, j’ai tout fait par millions, l’unité m’aurait suffi. Je me suis trompée. Je n’ai cessé de me tromper
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BridgetfBridgetf   03 décembre 2015
Dans les placards qui bordent le long couloir menant à sa chambre, dorment, serrés les uns contre les autres, et désormais éteints, les habits de lumière. C'est une armée de lamés, soies, plumes, fourrures, taffetas, velours et parures. Jadis triomphante et invincible, aujourd'hui vaincue, au bord de se rendre.
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letitbeletitbe   26 août 2012
J'ai tout donné au public, j'ai partagé ma vie, l'ai coupée en mille morceaux, en millions de morceaux, pour que chacun ait sa part,si bien qu'il ne m'en est plus resté pour moi.
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letitbeletitbe   26 août 2012
Oui, je suis seule. Seule dans la foule. Voilà la maladie qui me tue. Je n'en peux plus de mon lit froid, de la maison désertée, je ne veux plus de ce silence plus bruyant que le vacarme, de ces heures creuses, de cet horizon bouché.
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