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ISBN : 2848764686
Éditeur : Philippe Rey (20/08/2015)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 335 notes)
Résumé :
Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard "franc, droit, lumineux", les moments de complicité, les engueulades, les fous rires; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
1967fleurs
  26 août 2016
Des mots pour le dire,
Des mots pour prolonger la vie,
Des mots pour se souvenir,
Des mots pour ne jamais oublier,
Ce serait faire mourir une deuxième fois Camille,
C'est ce que Sophie Daull s'attache à nous transmettre à fleurs de mots, à fleur de peau, pour tenter de ne pas sombrer, pour continuer à vivre en écrivant à sa fille perdue.
Des mots pour retracer ce qui s'est passé,
Des mots pour exorciser la douleur,
Des mots pour y donner un contour, éviter le précipice,
Des mots tendres,
Des mots d'amour,
Des mots qui vont vous surprendre :
Des mots d'humour
Des mots qui vont vous suspendre :
Des mots trop tard
Des mots qui vont vous faire bouche bée
et buées dans les yeux.
Un cri, celui d'une mère meurtrie….
Une belle écriture, mais pas une belle histoire….de toutes les façons j'ai pas les mots…
Sophie, vous avez réussi grâce à ce livre à prendre une autre destination, « Camille mon envolée », c'est votre enfant pour l'éternité.
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marina53
  10 décembre 2015
Une fièvre soudaine. La tête lourde. Camille s'est couchée ce soir-là et ne s'est plus jamais relevée.
Des douleurs atroces dans le corps le lendemain, la fièvre qui ne baisse pas. Des appels vers les urgences, le médecin traitant. Personne ne se déplace. Une mauvaise grippe, sans doute, c'est la saison. Juste une ordonnance de Doliprane. Inefficace. Et Camille s'est envolée... Quatre jours de souffrance, d'incompréhension, d'impuissance. Et l'indicible, l'insupportable, l'inconcevable s'est produit. Soudain, le vide. Il faut prévenir les amis, ranger la chambre désormais vide, préparer la cérémonie, continuer à se lever tandis que d'autres illuminent leurs maisons de guirlandes de Noël. Et, surtout, il faut écrire. Pour ne rien oublier...
Dans ce témoignage profondément intime, Sophie Daull se livre avec humilité. Avec son cœur. Meurtri. Comment faire face à la perte d'un enfant en pleine fleur de l'âge? Comment faire face au vide? Au silence? A 16 ans, Camille avait encore la vie devant elle. Tout s'est arrêté net, d'un coup. En seulement 4 jours.
Sophie Daull écrit pour elle et surtout pour Camille en s'adressant à elle directement, accentuant le sentiment d'intimité. En 2 temps: les quelques jours autour de sa mort et les quelques semaines qui ont suivi. Elle raconte tout, l'horreur, l'absurde, confie ses pensées les plus secrètes, se remémore la vie d'avant. Ce roman, sans voyeurisme aucun, est véritablement touchant et bouleversant. Une écriture puissante, vibrante, tendre et tout en justesse. Un véritable cri d'amour à celle qui est partie beaucoup trop tôt.
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Ladybirdy
  26 janvier 2019
J'assume ma sévérité sur ce roman que je n'aurai probablement pas lu si j'avais su qu'il était autobiographique. Je ne peux m'empêcher de penser que ce genre d'écriture ne sert que l'auteur et dessert en général le lecteur pris en flagrant délit de voyeurisme, en veux tu, en voilà.
Que nous soyons les heureux chanceux d'avoir nos enfants près de nous ou confrontés au terrible drame de la mort d'un enfant, je n'ai pas cerné l'intérêt de cette lecture combien laborieuse.
J'ai ressenti l'effort de l'auteure de ne pas s'épancher comme souvent lorsqu'il s'agit d'un pareil drame, aucun penchant que ce soit dans la souffrance ou la frustration.
Quatre jours qu'a duré l'agonie de Camille sans que quiconque ne s'en inquiète. Médecins, infirmiers, même les parents, la petite âgée de 16 ans ne sait presque plus bouger et on la croit atteinte d'une vilaine grippe. Déjà la, je ne comprends pas.
Et encore moins que le décès passe comme une lettre à la poste.
Bien sûr qu'il y a une belle envolée lyrique, de beaux souvenirs, une douleur, mais doit-on passer par la commercialisation du récit pour se sentir mieux ?
Je suis sévère, pas par manque d'empathie, j'en ai ma dose d'empathie mais pour ma naïveté à lire de tels témoignages lorsque personnellement, et comme bon nombre, j'en ai tout autant ma dose des larmes et de la douleur. Peut-être suffit-il d'avoir du recul et de peter la forme pour être réceptif à ce genre d'écrit. Ce n'etait pas pour moi aujourd'hui ni demain.
J'ai encore préféré les critiques des uns et des autres dans lesquelles j'ai ressenti émotions et sensibilité.
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NathalC
  10 avril 2019
L'hommage d'une maman à sa fille, morte à 16 ans ; beaucoup trop tôt…
Il n'y a pas de mot suite à cette lecture.
Il s'agit d'une maman qui a ressenti le besoin de poser des mots sur des maux, le besoin de laisser une trace pour ne pas oublier…
Malgré tout, la vie continue ; avec une absence qui sera présente tout le restant de sa vie...
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Tostaky61
  05 décembre 2015
Voilà, il faut dire les choses sincèrement, je ne raffole pas de ce genre de lecture, je dirais même que je les fuies...
Quand une amie m'a proposé de lire "Camille, mon envolée", j'ai cependant accepté, conscient de ce qui m'attendait.
Le récit de cette mère, racontant les derniers instants de la vie de sa fille de 16 ans trop vite emportée par une subite maladie et les jours qui ont suivis, est bouleversant, il fallait s'en douter.
Ce qui m'effraie dans ce genre de livre, c'est le coté voyeur du lecteur. Pourtant Sophie Daull le met à l'aise, par une narration honnête, sensible, y allant même de quelques traits d'humour, dans des chapitres courts permettant de respirer.
Parce que ce récit est dur, à écrire sans doute, mais, dur à lire aussi...
Je ne pense pas que j'ai jamais versé de larmes, au cours d'une lecture, aussi sincères que celles qui ont inondées mon visage.
Il faut un certain courage pour raconter ces moments si violents, avec une telle retenue, une telle tendresse et surtout une telle vérité, allant jusqu'à assumé ses propres écarts de conduite.
J'ai toujours pensé, à tort ou à raison, que ce genre de récit était avant tout une thérapie pour son auteur. Je ne sais pas si ce fut le cas pour Sophie Daull.
Un roman à lire comme un partage...
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Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   10 décembre 2015
Camille est morte lundi. Camille est morte lundi. Camille est morte lundi. On est tout au fond d'un puits, mais des visages à la surface se penchent vers notre gouffre, crient, lancent des cordes, des échelles, des lianes de survie.
On les saisit, on se brûle les paumes, on se griffe les ongles à la douleur des autres, on s'emplit les poumons de leur chagrin pour que l'air soit respirable. On roule sans autre paysage que notre cataclysme du dedans...
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   27 novembre 2015
Aujourd'hui c'est Pâques et je te vois me voir.
Moi qui n'ai jamais vécu sous le regard de Dieu ni sous
l'œil de Moscou, je vois ton bleu guetter le noir de mon
deuil, je suis sous l'aile de ta non-vie, à son ombre à son
soleil, dans le raffut des cloches de ton silence, dans la déso-
lante insouciance que ta mort m'impose, sans inquiétude
pour des parents vieux et malades, sans insomnies pour des
enfants à la dérive. Je suis pénétrée de ta mort par toutes les
fibres de mon corps, toutes mes veines sont calcifiées par
la poudre de tes os. Je te vois voir le tassement de mon âme,
je te vois m'attendre. Je frappe doucement à ta porte, tu
n'es qu'endormie, et je peux baiser ta joue tout abricotée de
sommeil.

p.185
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NathalCNathalC   09 avril 2019
Quand je vois ce qui attend ce monde de merde, entre trahison politique, catastrophe écologique et pauvreté de masse, je me dis que oui, on peut se dire que tu as été bien inspirée de quitter le navire ; mais quand je vois n'importe quel soleil sur n'importe quel pétale, ou n'importe quel gars qui tient la main de n'importe quelle fille, je me dis que non, franchement, fallait rester dans la vie.
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LatornadeblondeLatornadeblonde   29 février 2016
Une autre chose : nous n'avons pas de nom. Nous ne sommes ni veufs ni orphelins. Il n'existe pas de mot pour celui ou celle qui a perdu son enfant. Je viens de faire le tour sur Internet : pas d'occurrence dans le dictionnaire, ailleurs on propose des suggestions toutes aussi farfelues les unes que les autres....un papa répond sur un forum : "si, j'ai un nom : je suis un mort-vivant."
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mamansand72mamansand72   04 août 2016
Épouvantable compétition. Chamaillerie désespérée. Affreuses ruses pour ne pas laisser entrer dans notre être la réalité de ta mort. Réflexes mesquins de séparation, d’adversité, de coupure ; comme si nous livrer à ces petites guerres allait nous tenir hors de la grande tragédie. On se volait dans les plumes comme des vautours autour de ton cadavre – charcuterie, barbarie. On s’agitait dans un cyclone de haine pour faire digue contre l’effroi qui noyait nos vies à la vitesse d’un raz-de-marée. Et puis j’ai senti qu’il valait mieux céder, se laisser entièrement dévaster. Surtout, je crois, j’ai eu le sentiment qu’on était en train de t’insulter, que nous aboyer dessus dans un centième bocal de haine atomique, comme tu les détestais tellement, était une salissure pour le début de ta demeurance, de ton outre-vie ; que se broyer à plaisir te rendait soluble dans les débris du couple. La vie assassinée, oui, mais pas la vie dégradée par notre propre laideur. Alors on s’est regardés. Très loin au fond des yeux de l’autre on t’a enfin vue passer, ange, colombe. Le vrai ravage c’est toi, toi qui n’es plus là. Trois c’est 2 + 1, maintenant c’est 2 – 1. Tu butinais de l’un à l’autre, tu faisais la valeur d’équilibre, le fléau de la balance. Maintenant c’est le fléau tout court, et c’est le vide qui doit faire l’équilibre. Je crois qu’à ce moment-là, secrètement, silencieusement, assis sur nos tabourets de cuisine, on s’est juré de ne plus jamais s’entre-dévorer comme ça.
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