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Boris de Schloezer (Traducteur)Jean-Claude Roberti (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070401618
Éditeur : Gallimard (24/02/1998)

Note moyenne : 4/5 (sur 110 notes)
Résumé :
On a souvent fait d'"Un héros de notre temps" le premier roman psychologique de la littérature russe. Mais l'analyse y est toujours subordonnée à cette ironie dominante, à ce regard distancié et critique que Petchorine, personnage principal et narrateur, jette sur ses aventures. À juste titre, on y lira les signes d'un certain essoufflement de la sensibilité romantique; mais on verra aussi en Petchorine l'aîné de ces héros sombres qui peupleront les plus grands text... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  06 décembre 2014
Loin de Moscou et de St-Petersbourg se trouvent les postes frontaliers, aux confins des régions les plus sauvages et les plus inconnues du continent, à la lisière de l'Europe et de l'Asie. Et c'est dans l'une de ces régions, le Caucase, entassé entre la mer Noire et la mer Caspienne, que s'ouvre le roman Un héros de notre temps, écrit par Mikhail Lermontov.
Le narrateur, qui voyage entre l'Ossétie, la Géorgie, l'Arménie et d'autres petites contrées sous contrôle russe, traverse les montagnes, les cols et les défilés de cette étroite bande de terre. En route, il rencontre Maxime Maximitch. Ce militaire est de bonne compagnie et lui raconte une des aventures de Grigori Alexandrovitch Pétchorine, un homme de sa connaissance. Un héros plus grand que nature, qui ne craint ni les balles des montagnards hostiles ni les duels des nobles russes.
En effet, Pétchorine, pour se divertir, sème la zizanie entre Tchétchènes, Tatars, Circassiens. Il promet le magnifique cheval de l'un contre Bella, la soeur d'un autre. Lorsqu'il parvient finalement à se faire aimer de sa nouvelle femme, arrachée à sa famille, il s'en lasse tout comme il s'ennuie de la compagnie de ses semblables. Rien dans ce bas-monde ne s'élève aux idéaux auxquels il aspire. La mort tragique de Bella semble l'affecter un moment mais la fatalité le destine à d'autres aventures. Bref, il souffre de spleen bien avant qu'on ne commence à parler de ce phénomène…
Loin des bals et des raffinements de la capitale et des grandes villes, on découvre la rude vie des militaires, leur éternel combat contre les contrebandiers, les peuplades montagnardes soumises mais hostiles, etc. le tout dans un paysage caucasien merveilleusement dépeint. Les monts Elbrouz et Krestovoï, la rivière Tchertovaïa, le col du Diable, etc. Des habitants déguenillés mais fiers, des sauvagesses envoutantes, etc. Bref, une Russie assez peu évoquée dans la littérature classique.
C'est dans ce décor que Pétchorine, dans une partie du récit où il devient le narrateur, développe une relation amoureuse avec Véra, se lie d'amitié avec Grouchnitzky, puis fait la cour à la princesse Mary pour contrarier son nouvel ami intéressé par elle. Il s'ensuivra bien des complications et un duel. Après tout, ces petites gens ne sont-ils pas des pions pour lesquels il ne peut que devenir un ennemi implacable, voire vicieux? Qu'est-ce qu'un homme blasé ne ferait pas pour s'amuser un peu, faire valoir sa supériorité, se prouver qu'il est vivant ? Se lancer vers d'autres aventures !
Lire Un héros de notre temps fut également une aventure : les changements de narrateurs agacent. On passe du voyageur (dont le nom demeure inconnu) à Maxime Maximovitch, on retourne au voyageur pour passer à Pétchorine, mais en plus tous racontent à la première personne. Confusion à l'horizon. Heureusement, le lecteur ne s'attaque pas à un roman fleuve comme les Russes avaient l'habitude d'en écrire !
Ceci dit, les décors pittoresques, les voyages dépaysants, les aventures rocambolesques, les élans amoureux, les intrigues rebondissantes… enfin tout ne peut que compenser et plaire. Mikhail Lermontov a pondu une oeuvre qui a influencé des générations de Russes et qui continue sans doute à émerveiller des lecteurs partout à travers le monde.
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colimasson
  07 décembre 2013
Plus risible que les femmes qu'il dénigre (« La race est chose très importante chez la femme, de même que chez les chevaux »), Pétchorine figure le modèle d'un héros de notre temps –à condition que « héros » se confonde ici avec « bouffon ». La comparaison est implicite, elle ne tardera toutefois pas à se révéler au fil des différentes parties qui constituent ce roman.

Les points de vue autour de Pétchorine s'enchaînent ainsi pour constituer un portrait morcelé, qu'il faudra reconstituer au-delà des failles chronologiques et des doutes véridiques que nous inspirent la narration des témoins invoqués. L'imbrication des récits ne permet pas toujours de faciliter la compréhension des événements lorsqu'elle n'empêche pas carrément de suivre correctement le déroulement de l'histoire. le roman, rabiboché de bric et de broc, semble avoir été composé dans l'hésitation, comme si Lermontov, ne sachant pas quel point de vue choisir pour décrire Pétchorine de la manière la plus convaincante, avait finalement décidé de garder tous ces brouillons et de les unir par un fil conducteur qui convainc surtout par son caractère artificiel. le thème des amours désillusionnés, de l'individualisme naissant d'une génération, de la quête existentielle impossible à mener sans l'illusion d'une gloire proche, semblent hanter Lermontov qui développe ici les mêmes thématiques que celles qui apparaissaient déjà dans la Princesse Ligovskoï, qu'il avait commencé à rédiger quatre ans auparavant sans réussir à en achever la rédaction. le héros porte d'ailleurs le même nom –pour un peu, il aurait suffi que la Princesse Ligovskoï trouve une conclusion pour que son histoire constitue un nouveau volet des aventures d'un Héros de notre temps.

Bien sûr, l'écriture enchante par son ton mordant, ses descriptions acerbes et sa verve ironique, et il n'est pas déplaisant de lire six fois de suite la variation d'une même histoire –mais il faut quand même avouer que dès la troisième redite, on commence à espérer une évolution du personnage de Pétchorine. Ce n'est pas le cas et le vaillant guerrier de l'amour, séducteur par fatalité plus que par désir, reste buté du début jusqu'à la fin. S'il s'agit d'un autre des ressorts comiques déployés par Lermontov, il entraîne toutefois davantage de désagréments que de véritables réjouissances. le bouffon rigolo vire en ennuyeux chantre du désenchantement et ne parvient même plus à convaincre de l'inanité des passions terrestres. Autour du personnage de Pétchorine, la perfection aurait été atteinte si Lermontov avait su allier l'unicité du récit de la Princesse Ligovksoï à la possibilité d'une conclusion à la manière d'un Héros de notre temps.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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NMTB
  21 mars 2018
A mon avis cette histoire dont le héros se nomme Petchorine est curieusement agencée. Elle est divisée en deux parties très différentes.
La seconde partie, qui dans la chronologie de l'histoire se situe juste avant la première, est la meilleure. Petchorine raconte dans son journal une histoire de rivalité et de séduction entre lui et une princesse, une mauvaise plaisanterie qui tourne au tragique. L'histoire se passe dans une station balnéaire du Caucase, dans le milieu clos et formel de l'aristocratie, avec des bals, des hypocrisies et un dénouement à la russe. Tout cela est passionnant à lire et typique de la littérature russe du dix-neuvième siècle, mais c'est surtout dans cette partie qu'on apprend à faire la connaissance de Petchorine, alors qu'il était resté énigmatique et plutôt inintéressant jusque-là. La perception qu'on avait de lui change complètement.
La première partie est plus originale, mais elle ne capte pas suffisamment l'attention. L'originalité c'est que le point de vue n'est pas le même, avec un narrateur qui raconte des épisodes de la vie de Petchorine, toujours dans le Caucase, postérieurs à la seconde partie. Il y a de quoi se demander pourquoi le narrateur est curieux de connaître ce personnage fat et brutal, qu'il ne fait que croiser à la fin, alors qu'il s'échappe encore plus loin de sa Russie natale, vers la Perse. L'ambiance est plus sauvage que la seconde partie, avec de très belles descriptions des paysages montagneux et le milieu social n'est pas celui de l'aristocratie mais des peuples du Caucase, bien moins civilisés.
L'épilogue, la morale de l'histoire, est très intéressante à lire sur la fatalité et la prédestination ; la roulette russe trouve-t-elle ses origines dans cet épilogue ? Associé au fait que Lermontov a voulu créer un personnage romantique atteint du « vague des passions », matérialiste et cynique, tout cela fait réfléchir quand il écrit à la fin de la préface que « la maladie est indiquée, mais comment la guérir ? Dieu seul le sait. » Non, c'est un excellent roman en fin de compte, et je pèse mes mots, il faut le lire si on aime la littérature russe, malgré tout je trouve la première partie superflue et bien inférieure à la seconde.
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Aela
  09 mars 2011
Ce livre "un héros de notre temps" (Герой нашего времени) a la réputation d'être le premier roman psychologique russe. C'est le seul roman de fiction que son auteur, Lermontov, ait mené à son terme. Ecrit de 1837 à 1839, c'est un recueil de cinq nouvelles, dont chacune peut se lire de manière autonome. Trois narrateurs différents interviennent dont le dernier est le héros de l'histoire: Petchorine, (dont le nom est formé à partir du nom de deux rivières du nord de la Russie: l'Onéga et la Petchora); Petchorine est un officier en exil dans le Caucase, au moment où cette région s'embrase, tout comme Lermontov lui-même a été exilé dans le Caucase. Ce récit nous permet de découvrir toute une mosaïque de peuples décrits par un connaisseur.
Le thème qui revient au fil de ces nouvelles est celui de la prédestination, du destin inéluctable, qui accompagne chaque rencontre, chaque coïncidence, chaque action du héros. Un héros complexe, ambigu et dans la lignée romantique: sa cruauté et son cynisme vont de pair avec un grand courage et il peut être capable d'attendrissement et d'amour authentique. Lumière et ombre, Petchorine est un personnage très intéressant , dédoublé et tiraillé entre deux extrêmes. Un héros qui séduit mais pour assurer la domination de l'âme..
Un grand classique à découvrir et redécouvrir..
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Hanta
  20 novembre 2015
En voyant la couverture de ce livre, je sens que les visiteurs réguliers de ce blog vont s'exclamer : « Quoi ! Encore une histoire de soldat ! Elle s'est entichée de l'armée ou quoi ? ». Malgré les apparences trompeuses, je ne savais absolument pas que ce livre parlait de la vie d'un soldat car je n'avais pas lu le résumé. Mon choix s'est basé sur deux éléments : le titre, un peu mystérieux et qui invite à la découverte ; et le fait que ce soit un auteur russe.
Et là, ce fut encore et une fois de plus une très belle découverte dans la littérature russe : loin de la vie de garnison monotone de Joseph Roth (cf. La marche de Radetzky), on suit un personnage atypique nommé Petchorin. C'est un être égoïste, désabusé et méprisant, qui parfois choisit volontairement la méchanceté et la cruauté : il n'hésite pas à enlever une jeune fille pour ensuite la délaisser une fois la passion éteinte ; il séduit une fille que courtise un de ses camarades pour le provoquer un duel ; il ignore ses anciens amis et se soucie peu de ce que les gens pensent de lui.
Je ne sais pas comment vous l'expliquer mais je l'ai apprécié : c'est vrai que dans ma description, je n'arrive pas à rendre le personnage en entier et pire, j'ai l'impression de le caricaturer. Mais il m'a plu, peut-être parce que son comportement atypique représente des morceaux de caractère de gens que je connais et que de ce fait, son attitude ne m'a pas choqué mais au contraire m'a paru très concrète. Il m'a plu aussi car il me rappelle les héros tortueux de Dostoïevski ainsi que l'Eugène Onéguine de Pouchkine.
On sent dans l'écriture de Lermontov les prémisses des chefs-d'oeuvre qui ont façonné la littérature russe du XIXème siècle. Ces descriptions sont magnifiques et rendent parfaitement l'ambiance du Caucase. Son style est riche, soutenu, avec des phrases poétiques mais il n'y a pas de longueurs, pas de mot en trop. Tout est à sa juste place et le rythme est agréable. Je n'ai pas mis le 4ème coeur car les remarques désobligeantes et condescendantes que le narrateur et Petchorin avaient envers les autochtones m'ont agacé. On sent encore la domination impérialiste et le mépris des peuples vaincus dans ces écrits.
Bref, je recommande ce livre exclusivement aux amoureux et familiers de la littérature russe ! Pour les débutants, essayez de commencer par quelque chose de plus doux et ensuite revenez vers Lermontov.
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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critiques presse (2)
Sceneario   04 août 2014
Un héros de notre temps de Céline Wagner est une expérience à vivre [...]. En nous invitant notamment à faire la connaissance de l’intrigant Petchorine dans une adaptation bien menée confirmant que Céline Wagner sait raconter avec talent des histoires dans des styles très différents.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   26 juin 2014
Par l’élégance de son noir et blanc et la finesse de son trait, nourris d’une documentation sans faille, Céline Wagner fouille les contradictions de Petchorine puis saisit avec acuité l’esprit du XIXe siècle russe.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   05 avril 2012
« Oui ! Et telle fut ma destinée, dès ma plus tendre enfance. Tout le monde lisait sur mon visage les signes des plus mauvais penchants ; ces signes n’existaient point, mais on les pressentait, et ils ne parurent jamais, j’étais modeste, on m’accusa d’astuce et je devins sournois. Je ressentais profondément le bien et le mal ; personne ne me prodiguait la moindre caresse ; tous m’outrageaient ; je devins vindicatif. J’étais morose, les autres enfants étaient gais et babillards ; je me sentais au-dessus d’eux, on me mit plus bas, je devins envieux. J’étais disposé à aimer tout le monde ; personne ne me comprit ; j’appris la haine. Ma jeunesse flétrie s’écoula au milieu d’une lutte entre la société et moi. Craignant de voir tourner en ridicule mes meilleurs sentiments, je les enfouis au fond de moi-même et ils s’évanouirent. J’aimais la vérité, on ne me crut pas : je me mis à mentir. Connaissant à fond le monde et le mobile de la société, je devins habile dans la science de la vie et je m’aperçus que d’autres, sans la moindre habileté, étaient heureux et recevaient des honneurs et des avantages que je briguais infatigablement. Alors le désespoir naquit dans mon cœur, mais non pas ce désespoir que guérit la balle d’un pistolet ; non ! mais un désespoir froid et sans force, qui se cache sous un sourire aimable et bienveillant. Je devins un paralytique moral. Une moitié de mon âme languit, se dessécha, et mourut. Je la coupai et la rejetai. L’autre partie s’agita et se mit à vivre dans chacune de ses parties, et personne ne remarqua cela, parce que personne ne savait l’absence de la moitié perdue. Mais vous venez de réveiller en moi son souvenir et je vous lirai son épitaphe. Au plus grand nombre, les épitaphes paraissent ridicules, mais à moi, non ; je pense toujours à celui qui repose sous elle. Du reste je ne vous prie point de partager mon opinion ; si ma sortie vous paraît ridicule, riez-en ! Je vous préviens que cela ne m’affligera pas le moins du monde. »
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colimassoncolimasson   16 décembre 2013
Remarquez […] comme il ferait ennuyeux sur terre sans les imbéciles… Voyez ! nous sommes là deux hommes intelligents. Nous savons d’avance qu’on peut discuter de tout à perte de vue, et nous ne discutons pas ; nous connaissons presque toutes les pensées les plus cachées de chacun de nous. Un mot suffit pour nous révéler toute une histoire : à travers une triple écorce, nous découvrons le germe de chacun de nos sentiments. Nous rions de ce qui est triste, et ce qui est risible nous paraît désolant. Et, en général, pour dire vrai, nous sommes assez indifférents à tout ce qui ne nous concerne pas personnellement. Ainsi il ne peut y avoir entre nous d’échange de pensées et de sentiments : nous savons l’un sur l’autre tout ce que nous voulons savoir et nous ne voulons rien apprendre d’autre. Il ne nous reste plus qu’un moyen : nous communiquer des nouvelles. Dites-moi quelque nouvelle.
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AelaAela   09 mars 2011
De retour chez moi, je montai à cheval et m'en fus galoper dans la steppe; j'aime galoper sur un cheval fougueux, à travers les hautes herbes, face au vent du désert; j'aspire avidement l'air embaumé et je dirige mes regards vers le lointain bleu sombre, tâchant de distinguer les contours brumeux des objets qui deviennent plus clairs de minute en minute.
Возвратяць домой, я сел верхом и поскакал в степь; я люблю скакать на горячей лошади по высокой траве, против пустынного ветра...
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stcyr04stcyr04   05 avril 2012
Je ressens en moi cette insatiable avidité qui engloutit tout ce qu’elle rencontre sur son chemin. Je ne songe à la souffrance et à la joie des autres que par rapport à moi ; j’y trouve l’aliment nécessaire à l’entretien des forces de mon âme. Je ne suis plus capable de faire des folies sous l’influence de la passion et mon ambition est étouffée par les circonstances ; mais elle se produit d’une autre manière, car, l’ambition n’est que la soif de la puissance, et le premier des plaisirs pour moi, est de subordonner à ma volonté tous ceux qui m’entourent et d’éveiller en eux le sentiment de l’amour, de l’attachement, de la frayeur. Et n’est-ce pas en effet la plus grande preuve et le plus grand triomphe de la puissance, que d’être pour le premier venu, une cause de souffrance ou de plaisir, sans avoir au-dessus de lui un droit positif ! Qu’est-ce que le bonheur, si ce n’est l’orgueil assouvi ! si je croyais être le meilleur et le plus puissant des hommes, je serais heureux ! Et si tous m’aimaient, je trouverais en moi des sources inépuisables d’amour. Le mal engendre le mal, une première souffrance fait comprendre le plaisir qu’il y a à tourmenter les autres. L’idée du mal ne peut entrer dans la tête d’un homme sans qu’il ne songe à le faire. Les idées, a dit quelqu’un, c’est la création organisée ; leur naissance leur donne une forme et cette forme est l’action. Ainsi celui dans la tête duquel naît le plus grand nombre d’idées agit plus que tous les autres.
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SachenkaSachenka   08 décembre 2014
- Dis-moi, toute belle, que faisais-tu tantôt sur le toit?
- Je regardais d'où vient le vent.
- Et pourquoi, grands dieux?
- D'où vient le vent, vient le bonheur.
- Et c'est le bonheur que tes chants appellent?
- Là où il y a des chants, le bonheur accourt.
- Et s'il t'arrivait, par tes chansons, de convier un gros chagrin?
- Là où il n'y a pas de bonheur, il y a du malheur ; mais le chemin est court du malheur au bonheur.
- Qui t'a appris cette mélodie?
- Personne. Je chante dès que mon coeur veut parler. Celui qui doit l'entendre l'entend. Mais l'étranger ne comprend pas.
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