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ISBN : 2266038168
Éditeur : Pocket (01/06/1990)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 62 notes)
Résumé :
"La Pensée sauvage" et non "la pensée des sauvages". Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement.

Même dans les sociétés sans écriture, cette pensée ressemble singulièrement à celle qui nous est famili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Tipee
  13 avril 2016
Il est dur pour moi de critiqué un monument de la pensée structuraliste comme Claude Lévi-Strauss.
Il dépeint ici les différentes façon d'accéder à la pensée primitive, ou surtout des personnes que l'on a taxé de primitif car ils ne répondaient pas aux même codes de l'intelligentsia...
Il nous permet donc ici d'accéder aux systèmes de pensées de peuples ayant une vision de la nature/culture différente de l'occident européen.
Je pense qu'il est absolument nécessaire de lire un livre aussi ancestral que celui-ci avant d'approfondir cette ambivalence nature-culture en lisant par exemple Philippe Descola, entre autres.
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Enroute
  03 mars 2018
Lévy-Strauss tente de cerner les système de signes de sociétés primitives par l'opposition des signes entre eux. Il en dégage la permanence de la quête de la connaissance qui n'est pas antinomique avec la pensée scientifique mais la contient plutôt. En ce sens, il s'oppose dans le dernier chapitre à Sartre.
Le texte est dépaysant par les mythes, croyances, coutumes, interprétations sociales qu'il nous permet d'entrevoir.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
cprevostcprevost   24 novembre 2011
« D’ailleurs, une forme d’activité subsiste parmi nous qui, sur le plan technique, permet assez bien de concevoir ce que, sur le plan de la spéculation, put être une science que nous préférons appeler « première » plutôt que primitive : c’est celle communément désignée par le terme de bricolage. (…) La comparaison vaut d’être approfondie, car elle fait mieux accéder aux rapports réels entre les deux types de connaissance scientifique (sciences du concret ; sciences exactes et naturelles) que nous avons distingués. Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet : son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est toujours de s’arranger avec les « moyens du bord », c'est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. »
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EnrouteEnroute   03 mars 2018
Les produits naturels utilisés par ls peuples sibériens à des fins médicinales illustrent, par leur définition précise et la valeur spécifique qu'on leur prête, le soin, l'ingéniosité, l'attention au détail, le souci des distictins, qu'ont dû mettre en oeuvre les observateurs et les théoriciens dans les sociétés de ce type : araignées et vers blancs avalés (Itelène et Iakoute, stérilité) ; graisse de scarabée noir (Ossète, hydrophobie) ; cafard écrasé, fiel de poule (Russes de Sourgout, abcès et hernie) ; vers rouges macérés (Iakoute, rhumatisme) ; fiel de brochet (Bouriate, maladies d'yeux) ; loche, écrevisse avalées vivantes (Russes de Sibérie, épilepsie et toutes maladies) ; attouchement avec un bec de pic, du sang de pic, insufflation nasale de poudre de pic momifié, oeuf gobé de l'oiseau koukcha (Iakoute, contre maux de dents, écrouelles, maladies de chevaux, et turbeculose, respectivement) ; sang de perdrix, sueur de cheval (Oïrote, hernies et verrues) ; bouillon de pigeon (Bouriate, toux) ; poudre de pattes broyées de l'oiseau tilégous (Kazak, morsures de chien enragé) ; chauve-souris desséchée pendue au cou (Russes de l'Altaï, fièvre) ; instillation d'eau provenant d'un glaçon suspendu au nid de l'oiseau remiz (Oïrotes, maladies des yeux).
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DamepluieDamepluie   24 mai 2010
Comme dans les langues de métier, la prolifération conceptuelle correspond à une attention plus soutenue envers les propriétés du réel, à un intérêt mieux en éveil pour les distinctions qu'on peut y introduire. Cet appétit de connaissance objective constitue un des aspects les plus négligés de la pensée de ceux que nous nommons "primitifs". S'il est rarement dirigé vers des réalités du même niveau que celles auxquelles s'attache la science moderne, il implique des démarches intellectuelles et des méthodes d'observatiions comparables. Dans les deux cas, l'univers est objet de pensée, au moins autant que moyen de satisfaire des besoins
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TipeeTipee   24 mars 2016
Il suffit donc que l'histoire s'éloigne de nous dans la durée, ou que nous nous éloignions d'elle par la pensée, pour qu'elle cesse d'être intériorisable et perde son intelligibilité, illusion qui s'attache à une intériorité provisoire. Mais qu'on ne nous fasse pas dire que l'homme peut ou doit se dégager de cette intériorité provisoire. Il n'est pas en son pouvoir de le faire, et la sagesse consiste pour lui à se regarder la vivre, tout en sachant (mais dans un autre registre) que ce qu'il vît si complètement et intensément est un mythe, qui apparaîtra tel aux hommes d'un siècle prochain, , qui lui apparaîtra tel à lui-même, peut-être, d'ici quelques années, et qui, aux hommes d'un prochain millénaire, n'apparaîtra plus du tout.
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colimassoncolimasson   25 janvier 2013
Quand nous commettons l'erreur de croire le sauvage exclusivement gouverné par ses besoins organiques ou économiques, nous ne prenons pas garde qu'il nous adresse le même reproche, et qu'à lui son propre désir de savoir paraît mieux équilibré que le nôtre.
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Videos de Claude Lévi-Strauss (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Lévi-Strauss
Pourquoi faut-il lire Claude Lévi-Strauss aujourd'hui ? .Figure du structuralisme, l'anthropologue Claude Lévi-Strauss a aussi des leçons à nous donner sur notre temps. le philosophe Patrice Maniglier en voit au moins trois : pour son regard sur le vivre ensemble, sur l'écologie et sur la culture populaire.
>Psychologie>Psychologie différentielle et génétique>Ethnopsychologie et psychologie des peuples (12)
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