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Robert Pépin (Traducteur)
ISBN : 202028894X
Éditeur : Seuil (01/01/1998)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Chaque année, à l'époque du solstice d'été, un dangereux maniaque, juché sur les toits de New York, fait tomber un bloc de béton sur les foules qui se pressent à la sortie des théâtres et des cinémas.
Comme dans Nécropolis et Le Tueur et son ombre, l'inspecteur Mooney mène l'enquête. Rarement suspense aura atteint à une telle noirceur, à une telle violence, à un tel amour, aussi, de la ville immense et de ses habitants.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
umezzu
  24 mai 2019
Herbert Lieberman avait magnifié le travail de médecine légale dans "Nécropolis" et mis en valeur New-York, une ville où l'activité ne s'arrête jamais. Ici, il reprend cette cité comme centre de ce polar, où son héros, l'inspecteur Mooney va devoir convaincre sa hiérarchie de la présence d'un tueur, qui à chaque solstice balance un bloc de béton depuis un des grattes-ciels sur la foule qui s'agglutine plus bas. La traque du tueur sera longue et haletante.
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LeDivanLitteraire
  10 janvier 2018
C'est l'histoire d'un flic new-yorkais assezclassique, blasé de tout qui claque son fric aux courses pour se distraire et baise de jeunes putes hispaniques pour se détendre.
Imaginez également un ancien pilote devenu un mythomane hypocondriaque qui ne se plaît qu'à absorber du Demerol grâce à de fausses ordonnances et dont le seul vrai plaisir n'est que de réussir à se faire interner dans un hôpital pour se faire bichonner par le personnel médical.
Et imaginez finalement un quidam, quelqu'un comme vous et moi - plutôt quand même comme moi - qui, depuis cinq ans déjà, attend la nuit du solstice d'été pour aller sur le toit d'un immeuble de New-York regarder la foule à ses pieds et qui balance des parpaings de 20 kilos sur ces minuscules fourmis pour en tuer quelques-unes.
Si vous pouvez imaginer cela, vous êtes dans l'univers du grand Herbert Lieberman.
Mooney, parfait prototype de gros flic, dur et débonnaire, absolument rebelle à la hiérarchie, mène l'enquête, dans une ville à l'aspect de bocal putride, parmi les obsédés de la pire espèce, les déchets les plus asociaux qui hantent les bas-fonds de la mégalopole.
Très vite, l'enquête va se fondre dans cette atmosphère lourde, insidieuse, rapidement terrifiante, à l'égal de l'extra-ordinaire Nécropolis qui avait fait la gloire d'Herbert Lieberman . On fera connaissance avec deux des plus étonnants personnages que le roman policier américain ait inventés : Watford, l'éternel assisté, vaincu par l'abjection urbaine, qui s'injecte des saloperies, des excréments, toutes sortes de rebuts, sous sa propre peau, perdu dans une manière d'extase rédemptrice ; et le richissime Peter Quintius, fleur du gratin, comme l'autre est une fleur de la fange. Quintius élève des cactus dans une serre, des nightbloomers, ainsi appelés parce qu'ils fleurissent la nuit : le maléfice répondant ainsi, page après page, à l'immondice et à l'horreur, comme autant de variations nocturnes et ténébreuses, jusqu'à la nausée.
Rarement suspense aura été plus violent et plus maîtrisé, les personnages plus fascinants, la vision d'un auteur de romans noirs plus précise, à l'instar des maîtres de l'après-guerre, de Goodis à McBain, mais sans doute dans une dimension plus foisonnante, qui permet une plongée mémorable dans un univers en proie aux démons, au sang et à l'ignominie.
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maltese
  23 octobre 2013
A chaque solstice d'été, un fou prend plaisir à jeter un bloc de béton depuis les toits de New York, faisant une victime parmi les passants.
Frank Mooney, inspecteur mal-aimé tout autant que mysanthrope, célibataire endurci, dont le passe-temps favori, hormis manger ce qu'il peut trouver de plus gras, est les paris hippiques, va avoir maille à partir avec sa hiérarchie qui considérera sa théorie comme les élucubrations d'une forte tête.
L'affaire sera longue avant sa résolution, d'autant que notre policier va voir sa vie privée bouleversée par sa rencontre avec une certaine Fritzi, que son caractère au combien bourru n'intimide aucunement.
Moins noir que "Nécropolis", mais plaçant tout autant la ville au coeur de l'intrigue, ce roman se lit avec beaucoup de plaisir, Herbert Lieberman s'attachant longuement à décrire ses personnages, notamment Mooney, flic pas toujours sympathique, criant de vérité.
Du grand polar urbain.
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Bruno19
  16 janvier 2011
Après "Nécropolis", l'auteur quitte la médecine légale pour s'orienter vers la police elle même. Et au delà d'une simple traque de tueur, là encore, c'est à la fois avec sa description de la ville et de ses personnages principaux que tout son talent nous entraine dans un roman noir prenant.
Presque aussi névrosés l'un que l'autre, le tueur et le policier qui le traque vont se livrer à une partie de cache cache haletante et glauque.
Du bon, très bon Lieberman. Pour ceux qui ont aimé Nécropolis et pour tout ceux qui aiment ces polars urbains aux personnages un peu torturés.
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Scara
  05 décembre 2010
Chaque livre de Liebermann est une redécouverte de l'auteur car il écrit sans filet : pas de personnage récurrent, pas de méthode prédéfinie. L'unique fil rouge réside dans la conviction que tout peut arriver.
C'est tellement vrai pour ce roman que plusieurs semaines après avoir terminé ce livre, je réfléchis encore à l'identité du dernier personnage, qui signe la fin la plus improbable.
Mais de qui peut-il bien s'agir?! Je me suis faite ma petite idée. Et vous?
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
nina2loinnina2loin   10 mai 2012
Tassé sur les genoux, Mooney souleva un coin de la bâche et le tint en l'air entre le pouce et l'index : le geste était assez délicat et faisait penser à quelqu'un qui serait en train de ramasser un napperon en dentelle. Cela n'en restait pas moins incongru pour quelqu'un de son diamètre. Sous la toile, il y avait un homme : la quarantaine un peu frêle, il avait les yeux grands ouverts. Tel un hortensia qui vient de fleurir, une excroissance en forme d'ampoule électrique rosâtre lui sortait du crâne, sur le côté de la tête. Mooney fit attention à ne pas laisser traîner la semelle usée de ses oxfords noirs dans la flaque rouge qui partait de la toile. Le sang de la victime continuait de dégouliner sur le trottoir.
Pas très loin de là, il trouva un bloc de ciment d'environ vingt-cinq centimètres de côté sur dix d'épaisseur. Il devait peser dans les vingt kilos. Mooney calcula que, de la hauteur où il était tombé, l'objet avait dû atteindre une vitesse de trois cent cinquante kilomètres-heure en arrivant par terre. Il s'était cassé en quatre morceaux bien nets et pratiquement égaux.
― Ça l'a écrabouillé comme une punaise sous un quinze tonnes, grommela-t-il sans faire attention au flic de service qui se penchait au dessus de lui.
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