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ISBN : 2226388753
Éditeur : Albin Michel (17/02/2016)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 25 notes)
Résumé :
« Entendre, sentir, respirer par les notes le souffle divin. Tel est mon désir de toujours. »Comment une petite Coréenne, née dans une famille marquée par les séquelles de deux guerres, est-elle devenue une pianiste virtuose exceptionnelle qui se produit aujourd'hui dans le monde entier ?La vie d'H.J. Lim est pourtant loin d'être un conte de fées. À douze ans, elle réussit à convaincre ses parents de l'envoyer en France pour y poursuivre ses études de piano : une fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  28 mars 2016
Un récit introspectif et spirituel de H.J.Lim, jeune pianiste coréenne venue en France par choix à l'âge de 12 ans pour parfaire son apprentissage et réaliser son rêve.
La musique est comme un second souffle pour cette jeune fille. C'est le récit d'une quête vers la libération et l'épanouissement, incarnés par la musique, mais aussi un témoignage sur le dépassement de soi et sur l'incroyable ténacité, muée par une maturité hors norme. H.J. Lim est non seulement une virtuose, mais également une passionnée. Les compositeurs qu'elle interprète sont comme des compagnons spirituels, ou bien des êtres à apprivoiser, tout comme leur répertoire. Des oeuvres qui naissent du silence, et appellent à la communion des âmes !...
Il m'a été parfois difficile de partager ses élans, bien qu'ayant joué du piano de 7 à 14 ans (puis de l'orgue de 15 à 19 ans), mais sans jamais passer de concours (juste un seul et local). Même si j'aime la musique classique et qu'elle me donne toujours de belles émotions (à l'écoute plutôt maintenant, faute de pratique), cela n'a jamais été du même ordre qu'elle, ou de tous ces artistes professionnels, dont les notes sont réellement comme une seconde respiration, une élévation de l'esprit (dans le sens de "l'âme")
Ce livre touchera tous amoureux de la musique, mais aussi ceux qui ont fait le choix du déracinement pour combler leur quête d'identité.
NB : Magnifique interview ici :
https://m.youtube.com/watch?v=3S6njCMxHVo
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le_Bison
  02 juin 2017
Écouter le silence, mettre des notes entre ce silence et se laisser emporter par le flot de la marée, celle qui chavire l'âme, celle qui dérive le coeur vers le lointain.
H-J. n'a pas sept ans lorsqu'elle débarque en France, de sa lointaine Corée natale. Les croyances lui ont révélée un immense destin hors de ses frontières, ses parents acceptèrent donc cette séparation, ce déchirement. Elle ne parle pas un mot de français, ne doit pas encore maitriser totalement le coréen, pourtant, déjà, elle est à l'aise sur un tabouret face à un piano. Peut-on parler de don ? Probablement. Une bénédiction bienveillante des Dieux et de ses ancêtres pour illuminer sa vie de silence, de Chopin et de Beethoven. de son innocence, et d'un esprit pas formaté par le carcan scolaire, elle deviendra virtuose, grande pianiste qui aura tout à prouver au-delà de sa fougue et de sa jeunesse.
Je la suis, solitaire par obligations, déterminée par racines. A Compiègne. A Rennes. A Paris pour le conservatoire. A Bruxelles. En Suisse. Elle est européenne, car les pianistes sont tous européens. Ravel, Liszt, Mozart, Rachmaninov. Ah Rachmaninov, et la passion romantique qui émerveille les yeux d'une jeune fille. Je l'écoute à travers ses mots.
Je la découvre donc, elle se dévoile. Ses galères, ses colères contre l'administration française par exemple, ses chagrins, une mère qui lui manque. Bien plus tard, elle comprendra que dans ce silence il y a aussi la présence de sa mère qui l'a accompagné tout au long de son chemin, entre prières et inclinations religieuses. Son souffle restait pencher sur ses jeunes épaules. Elle ne semble avoir jamais doutée, tant elle est habitée par cette passion, par ces partitions, par cette musique qui devait « faire jaillir du feu de l'esprit des hommes et les larmes des yeux des femmes ».
Ce roman trace l'histoire d'une petite fille, son destin en main, avance dans la vie, comme sur une partition. Avec folle fougue et rubato. Ce roman trace l'histoire du silence de nos vies, qui caresse les âmes de ses touches musicales. The Sound of Silence chantaient Simon ou Garfunkel, peu importe je les confonds toujours. le Son du Silence écrit la belle Lim. Elle est habitée par ce silence et par les sonorités de ces grands pianistes d'un autre temps, mais le temps en musique est éternel, et l'âme grandit de ces écoutes silencieuses, bercées par la brise de la vie et le vent de l'amour. D'âme à âme.
Merci.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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cardabelle
  11 juillet 2017
Plus qu'une simple biographie , ce livre est un enseignement .
Le texte est vivant, d'une lecture fluide empreinte d'émotion , de profondeur. Il prend parfois des allures de roman d'aventure jalonné de considérations philosophiques preuve d'une étonnante maturité.
Il me semble avoir découvert une magnifique personne ,une artiste si imprégnée de son talent qu'il lui donne la force de surmonter les pires difficultés pour ne viser que l'excellence , l'épanouissement total .Car, c'est une artiste, si vraie ,si rare , celle dont la musique vous touche au fond de l'âme.
H.J.lim va raconter son parcours qui depuis son enfance est un chemin semé d'embûches. Elle semblait promise à un destin hors du commun : sa mère, pendant sa grossesse, a eu des visions, persuadée que son bébé aurait des dons lui promettant une vie exceptionnelle.
A l'occasion, on découvre les croyances et modes de vie de la Corée du sud, les modes d'éducation aussi .
Donc, sa mère qui a toujours cru à ces prémonitions , a agit en fonction pour permettre à sa fille de réaliser son destin et l'autorise à émigrer seule et mineure .
Arrivée en France, elle ne mettra que 6 mois pour non seulement parler mais penser en français.
Puis, travail acharné, larmes , déceptions, et des joies aussi, des succès bien sûr ...
Ce livre est un récit passionnant , lumineux ,riche de la transmission des êtres profonds et porteur d'humanité car cette jeune personne affirme entre autre que la musique pour elle est une communion des âmes qui part du coeur : " ...la musique est le langage le plus puissant qui existe après le silence ".
Je l'écoute en écrivant ce billet et je crois que je suis bouleversée . La découverte de cette artiste est une vraie révélation .
C'est bien sûr un livre que je recommande à tous, mélomanes ou non car c'est un formidable message d'humanité, d'optimisme , une petite lumière.
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JIEMDE
  01 juillet 2018
Du bon et du moins bon dans cette biographie de H.J. Lim, pianiste coréenne surdouée (et il faut l'être pour écrire sa propre histoire à trente ans).
Du bon quand elle nous évoque son approche de la musique : la passion, puis la rigueur du classicisme des enseignements européens et la force qu'il faut avoir pour s'en affranchir ; la richesse puisée dans les lectures des écrits et biographies des grands compositeurs, compléments indispensables de leurs notes ; l'importance des rencontres et de la religion quand on veut s'élever dans la musique et atteindre le son du silence.
Du moins bon sur la partie autobiographique du parcours, bien moins passionnante que le reste, avec parfois le sentiments d'une recherche dérangeante de compassion chez le lecteur qui ici, pour moi, n'en déclenche pas.
Vivement un livre plus complet et plus mûr sur l'âme de sa musique et je m'y replongerai avec délice.
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merveille
  21 décembre 2016
Ce livre se lit d'une traite.
Je l'ai pris à la bibliothèque et dès que je suis arrivée à la maison, ce livre m'appelait, je l'ai tout de suite ouvert et ne l'ai pas fermé jusqu'à la dernière ligne.
La jeune fille Hieon Jeong Lim " la forêt " pour le nom et sérénité paix silence pour le prénom, est une jeune coréenne née à Anyang à 30 km de Séoul dans les années 1980, elle prend, très jeune, des leçons de piano, et ne désire qu'une chose partir à l'étranger, passer des concours, suivre des cours dans des écoles renommées, sa mère la soutient, et son père accepte.
Elle raconte son enfance à travers l'histoire de son père et de sa mère, puis son arrivée en France, avec toutes les difficultés d'adaptation rencontrées par une enfant de 12 ans, mais aussi ses succès et ses luttes pour arriver au but qu'elle s'est fixé.
Ce livre est une histoire pleine d'émotions, d'amours, de musique, d'énergie et de puissance.
Lim réussira au -delà de ses espoirs et sera consacrée dans son domaine, le répertoire du piano en musique classique. A lire et à écouter.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   15 juin 2017
Il n'y a personne pour me soutenir et cette absence est un espace où je respire, observant avec quelle tension les parents s'adressent à leur enfant prodige.
C'est seulement douze ans plus tard que j'ai appris de quel soutien, invisible et silencieux, je fus accompagnée. Ma mère, pendant cent jours, à mes côtés, a pratiqué les cent huit inclinations qui, dans le bouddhisme coréen, représentent un acte de vénération et d'humilité remarquable. Sur un large coussin elle s'est posée chaque matin debout, les mains jointes, et pendant plus de trois mois a accompli cette profonde révérence envers le monde qu'incarnent ces cent huit inclinations à l'égard du vivant, de ce qu'il y a de plus précieux en l'homme, sa part divine et son trésor. Elle ne m'en a rien dit et je n'ai rien vu. A mes côtés, à mon insu, dans le petit appartement de la rue Saint-Nicolas, elle m'a soutenue, portée, accompagnée. Il n'y avait personne avec moi physiquement le jour du concours d'entrée au Conservatoire de Paris, mais il y avait bien plus. Il y avait l'amour de ma mère qui, invisible et silencieux, me hissait de ses bras attentifs et patients pour m'aider à m'ouvrir à l'Esprit.
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le_Bisonle_Bison   05 mai 2017
Ainsi, aller à l'église internationale protestante de Bruxelles, c'est un peu rendre visite à mon enfance. Et si je ne suis pas en résonance avec l'interprétation que les hommes ont de la Bible, j'aime les Écritures où se dévoile progressivement à moi la puissance du Verbe. D'une certaine manière, je sais depuis toujours que le Christ n'est ni chrétien, ni protestant, que Siddhârta n'était pas bouddhiste, pas plus que le prophète Mohammed n'était musulman. C'est comme pour la musique. Il ne s'agit pas d'enfermer mais d'ouvrir. Sortir des dogmes et des principes étriqués pour aller rencontrer le grand large, là où les notes transmettent amour et compassion, tout comme Jésus ou Siddhârta l'enseignaient avec des mots simples susceptibles de toucher les plus humbles. Si j'aime à ce point la musique, c'est en ce qu'elle est une pratique spirituelle à part entière, libérant, hors de toute censure, notre coeur et notre esprit, et par là une possibilité d'ascension sans pareille.
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le_Bisonle_Bison   08 mai 2017
Quelques deux cent ans avant Chopin, dont il est dit qu'il a inventé le rubato – soit la liberté dans le temps -, Monteverdi évoque déjà deux types de tempo : le tempo della mano, qui est un temps strictement mesuré et sans faille, et le tempo dell'anima, le temps de l'âme et du sentiment, où se glisse justement la faille, ce qui fait trembler et frémir l'humain, ce qui le rend vivant.
Dans le tempo della mano, la musique est prise en otage, soumise au temps, maîtrisée. Or c'est cette maîtrise qu'il faut pousser au point de s'en libérer pour avoir le courage de s'y abandonner, d'oser glisser dans la faille et faire jaillir l’imprévisible du souffle divin que recèle le tempo dell'anima. C’est ce temps-là que je cherche et nul autre.
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le_Bisonle_Bison   21 juin 2017
La musique est née dans le son du vent, elle prend sa source dans le bruit des rivières, dans le mouvement des poissons – elle était là déjà sous le pont d'Anyang, dans la langueur des algues qui bouleversaient mes yeux d'enfant. La musique est la nature, et plus encore : son écho. Elle donne à entendre cette perfection du flux irrégulier de tout ce qui est vivant. Vagues qui viennent mourir avec une cadence répétée sur le sable, mais toujours uniques, toujours singulières ; chant de l'oiseau interrompu et qui repart ; pluies torrentielles et bruines de printemps ; mousson du souffle intérieur, rubato de l'âme, cœur qui bat, qui s'accélère, qui a peur, qui se retient, rougeur des joues dans l'émotion, mains moites, corps vivant !
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nadejdanadejda   01 mars 2016
Lors d'un concert, chaque note, chaque mesure, chaque phrasé est pour moi une question de vie ou de mort. Pour risquer la mise à nu de moi-même où déployer la vérité entière de mon être. Il est vain de chercher à se distinguer par son interprétation . Ce qui compte, c'est d'être entiérement vrai vis-à-vis de l'œuvre et de soi-même . Entièrement soi, sans aucune crainte. Interprèter à travers cette singularitè unique que nous sommes la musique, le souffle du souffle. Prendre le risque d'aller d'une note à l'autre aussi rapidement que Beethoven les a écrites pour incarner son message divin. Aussi radicalement. Prendre le risque d'être vivant. D'être libre. Et ainsi fidèle à ceux qui, avant nous, l'ont été : libres.
"Je regrette de n'a pas avoir eu le courage de vivre ma vie au lieu de celle que d'autres attendaient de moi." L'infirmière Bonnie Ware, qui a longtemps travaillé dans un service de soins palliatifs, raconte que c'est là le regret le plus commun des êtres avant de mourir.
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Video de Hyun-Jung Lim (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hyun-Jung Lim
A l'occasion de sa venue dimanche 16 Septembre au CRR du Grand Besançon, rencontre avec l'auteure et pianiste internationale HJ Lim. ©Ville de Besançon : Marie Arnold - Nicomiot
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