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Jacques Lob (Illustrateur)
ISBN : 2203334185
Éditeur : Casterman (28/02/1984)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 84 notes)
Résumé :
"C'est le Transperceneige aux mille et un wagons. C'est le dernier bastion de la civilisation". Dans l'immensité vide et glacée, un train roule sans jamais s'arrêter. On l'appelle le Transperceneige. À son bord, les derniers humains survivants, rescapés de ce jour où la terre a été ensevelie par la neige en quelques heures. Ils sont répartis selon une logique affreusement banale : dans les voitures de tête, les tenants du pouvoir et les privilégiés de tout poil. À l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
odin062
  12 décembre 2013
Ce n'est pas tous les jours qu'un Coréen adapte une bande dessinée française ! Ainsi, peu après avoir été au cinéma pour Snowpiercer de Bong Joon Ho et après avoir appris l'origine de cette histoire, je me suis empressé d'emprunter cette BD !
C'est ainsi une histoire post-apocalyptique. Un train qui tourne sans s'arrêter autour de notre planète dévastée. Les dessins sont en noir et blanc, froids et très bruts. On se croirait à l'époque soviétique ! Ainsi le « héros » de cette histoire est demandé en tête de train. On découvre avec lui l'environnement de chaque wagon, à majorité militaire/débauche au fur et à mesure de l'avancée des planches.
C'est ainsi totalement différent du film qui m'a complètement scotché par son background, son environnement parfois kitsch et cette idée de lutte des classes. Ici tout est superficiel et tout cela termine sur pas grand-chose.
Je me pencherai surement sur le second tome pour voir ce que l'auteur nous a préparé mais je dois dire que le film est largement au-dessus de ce premier tome. Un véritable chef d'oeuvre.
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MissG
  01 mai 2015
"Parcourant la blanche immensité d'un hiver éternel et glacé d'un bout à l'autre de la planète roule un train qui jamais ne s'arrête. C'est le transperceneige aux mille et un wagons.", ainsi débute cette bande dessinée d'anticipation post-apocalyptique.
Une nouvelle guerre a eu lieu, la bombe climatique a été inventée et surtout utilisée, les derniers survivants de l'Humanité ont trouvé refuge dans un immense train au moteur à mouvement perpétuel qui depuis ne cesse de parcourir la Terre : "C'est le transperceneige aux mille et un wagons, c'est le dernier bastion d'la civilisation. Il abrite et transporte en ses flancs, de ce monde, ses derniers survivants : ceux que la mort blanche a condamnés au voyage à perpétuité.".
Mais bien entendu, dans ce train immense voyageant à l'infini il y a les nantis, ceux des premières classes qui vivent dans le luxe et la luxure, puis il y a les wagons de seconde classe où les personnes vivent dans un relatif confort, il y a les militaires, chargés de la sécurité du train, les cuisiniers, les maraîchers, et pour finir les wagons de queue, ceux dans lesquels sont entassés les plus pauvres ou ceux qui sont montés dans le train au dernier moment, ils vivent entassés dans des wagons sans fenêtre, à mourir de faim ou de maladie.
Proloff est l'un de ceux-là, mû par un mouvement de révolte il a réussi à accéder aux wagons suivants, arrêté par les militaires il attend que son sort soit décidé, rejoint par Adeline, une membre d'un groupement d'aide au tiers-convoi.
Et voilà qu'on le réclame à l'autre bout de la machine, car les personnes sont curieuses de savoir comment cela se passe là-bas au fond : "Comment c'est là-bas ? Êtes-vous encore nombreux ? On dit qu'vous êtes des milliers à être entassés dans des fourgons à bestiaux à crever d'faim et d'froid ... est-ce vrai ?", à moins que cela ne cache une autre intention.
J'ai découvert cette histoire à travers le film de Bong Joon Ho "Snowpiercer", j'ai profité de la réédition en version intégrale de cette bande dessinée pour l'acquérir et la découvrir.
J'ai été littéralement emballée par celle-ci, l'histoire est tout simplement formidable, c'est de la science-fiction comme je l'aime avec tous les ingrédients nécessaires à ce genre littéraire.
Il y a eu le cataclysme : une brusque modification du climat qui a plongé la Terre dans une nouvelle ère glaciaire, des survivants qui ce sont regroupés dans un univers clos : un train, et qui vivent ainsi depuis, dans une pseudo normalité : "Nous essayons de vivre hors du temps, nous faisons comme si.".
C'est l'intégralité d'une société qui est enfermée dans ce train, tout y est forcément exacerbé : la richesse comme la pauvreté, la luxure, la recherche du plaisir ainsi que la violence et la répression.
En suivant le périple de Proloff, le lecteur découvre ce microcosme qui est un condensé de l'Humanité telle que nous la connaissons.
Il y a eu restructuration des classes sociales, mais cela n'empêche pas la lutte, comme quoi ce qui se passe à l'air libre se passerait tout autant en vase clos.
Le Transperceneige n'est pas qu'un train, c'est une arche de Noé moderne.
D'ailleurs, qui dit science-fiction dit dimension religieuse, ici c'est la machine en elle-même qui est la nouvelle religion de bien des occupants de ce train.
Surnommée "Sainte Loco" elle est l'objet de prières et de remerciements mais aussi de grands égards et est dernièrement source d'inquiétude, car son rythme a légèrement ralenti : "La machine a peut-être un moteur à mouvement perpétuel, ça veut pas dire qu'elle est éternelle ! Faudra bien qu'elle s'arrête un jour.".
Ce n'est plus une machine, elle est personnalisée au même titre que Proloff, mais c'est une dame qui se révèle fragile et dont la solitude commencerait à lui peser : "Elle est un peu comme les humains, vois-tu ... même si elle se suffit à elle-même, comme eux, elle a besoin d'autre chose pour s'épanouir : une présence ... quelques paroles ... elle a besoin de ... de se sentir habitée !".
Le scénario créé par Jacques Lob reprend les thèmes principaux de la science-fiction post-apocalyptique pour donner vie à un univers dur et étouffant, car à l'image de Proloff le lecteur finit aussi par en avoir assez de ces wagons étroits.
Et c'est doute dans les non-dits que le scénario se révèle le plus choquant, dans la part d'imagination qui est laissée aux lecteurs.
Pour les dessins, Jean-Marc Rochette a fait le choix du noir et blanc, rien à redire car cela se révèle judicieux et porte parfaitement l'histoire.
J'ai énormément apprécié la calligraphie et le style de cette bande dessinée, c'est un pur bonheur de la lire.
"Le Transperceneige" est une bande dessinée qui a l'esthétisme des années 80 et qui après avoir sombré dans l'oubli a été remise au goût du jour grâce à l'adaptation cinématographique qui en a été faite.
Plus qu'un classique de la science-fiction post-apocalyptique c'est un incontournable, et pour ma part un véritable coup de coeur.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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bina
  12 février 2014
Dans un univers de neige et de glace où toute vie semble avoir disparue, le Transperceneige est un train qui roule pour l'éternité. S'il s'arrête, tous les passagers sont voué à une mort certaine.
Mais comme toute société, il reproduit une hiérarchie sociale rigide. Les wagons de queue, occupés par les ''queutards'' sont les plus miséreux, les rebuts de cette société sur rail. Un homme s'en échappe, et avec lui nous remontons vers la tête du train, jusqu'à Olga, la ''sainte loco'', animée d'une nouvelle technologie. Produisant elle-même sa propre énergie, elle peut rouler pour / vers l'éternité.
Mais comment en est-on arrivé là? La genèse de cette histoire est intéressante.
Dans un conflit faisant penser à la guerre froide, une bombe climatique explose. Accident? Volonté politique? Les avis divergent.
Mais en pleine journée d'un mois de juillet, ''ce vent bizarre, survenu brusquement. Un souffle glacé, terrifiant, balayant tout...la vie...la civilisation...effacées...en quelques heures'' (p65).
Par chance (?), un train de luxe est à quai à proximité et peut sauver quelques milliers de personnes. On ajoute quelques wagons à bestiaux, qui vont devenir le tiers-convoi, pour les exclus, le tiers-monde concentré en quelques voitures.
Les voitures de seconde? Une sorte de classe moyenne.
Les voitures de première? Un équivalent des appartements de l'avenue Foch.
Alors, dans ce monde en vase clos, pour s'occuper et oublier, on a le choix. La drogue, le vin, ou "le sexe et la baise sous toutes ses formes, et de toutes les façons possibles et imaginables! C'est ce qu'ils ont trouvé d'mieux contre l'angoisse et l'ennui'' (p 69).
Mais pendant ce temps, dans les wagons de queues, les survivants mangent les cadavres pour survivre.
Un temps indéfini plus tard, on retrouve le héros...
Dans quelle situation? Non je ne vous le dirai pas. A vous de lire.
Un huis-clos qui exacerbe les tensions d'une société entière enfermée dans une boite de conserve roulante. Classe politique, militaire, nouvelle religion, humanitaire, tous sont là, au rendez-vous, pour une histoire passionnante.

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bdelhausse
  24 août 2018
Un futur proche, un train gigantesque traverse de vastes étendues neigeuses. Ce train est à l'image de notre société, fait de castes, de privilèges, de mensonges et de secrets, de trafics d'influence.
Dans ce microcosme dur et impitoyable, un "queutard", un des paumés qui squattent les wagons de queue, arrive à s'échapper et à arriver dans des wagons plus huppés. Il est soutenu par une activiste. Un plan germe chez les dirigeants: détacher les wagons de queue... On découvre alors toute l'horreur de ce monde qui plonge dans l'obscurité à pleine vitesse.
Sur le papier, il y a tout ce qui peut me plaire. du noir et blanc, un univers glauque, désespéré. Des paumés qui pensent arriver à un monde meilleur. Un huis clos dramatique.
Mais j'ai eu beaucoup de mal à me passionner pour ce queutard et sa dulcinée. Ce qui m'a le plus gêné, cela peut sembler relever du détail: la manière dont s'expriment les protagonistes, avec pas mal de voyelles escamotées, donnant un parler assez vulgaire, que je n'ai pas trouvé très opportun. Par ailleurs, le trait dur manque parfois de netteté.
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oblo
  26 mai 2015
La critique qui suit prend en compte l'intégrale des trois récits du Transperceneige, parus respectivement en 1984, 1999 et 2000. le premier album se distingue nettement des deux autres par le dessin mais le plaisir est le même à les parcourir, puisque l'effort esthétique est remarquable de bout en bout.
Le transperceneige, c'est le nom de ce train qui parcourt les plaines glacées et enneigées d'un monde post-apocalyptique, lequel train aux mille wagons a vu se développer, en son sein, une organisation sociale hiérarchique avec les classes populaires en fin de train et les élites en début. le transperceneige vit en autonomie totale, cela se justifiant par l'hostilité du monde du dehors. Dans le premier album, le lecteur suit Proloff, héros de sa survie et sorte de messie des classes populaires qui remonte le train jusqu'aux élites et jusqu'au secret du train. Les deux autres albums s'attardent davantage sur la structure sociale du train et l'organisation de la vie tout en suivant les sorties, hors du train et sur la terre glacée, de Puig Vallès.
La B.D. reprend les thèmes de la S.F., dessinant une dystopie effrayante mais dans laquelle on reconnait notre propre réalité, à ceci près que nous ne vivons pas dans un train (différence de taille, j'en conviens). Il y a, aussi, un côté critique sociale très fort, principalement dans les deux albums les plus récents. Un bel ouvrage, qui serait complété bientôt par un quatrième tome.
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critiques presse (3)
LeFigaro   23 mars 2015
Il rêvait de gravir les montagnes mais c’est avec la BD que Jean-Marc Rochette a atteint des sommets de popularité.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
BDGest   22 octobre 2013
Lus d’une traite, les trois volumes présentent un univers captivant. Le Transperceneige n’a pas usurpé sa réputation de grand classique de la science-fiction en bande dessinée.
Lire la critique sur le site : BDGest
BullesEtOnomatopees   27 août 2013
Le Transperceneige a parfaitement traversé les années et offre un récit d'une grande force. Excellent concept d'anticipation post-apocalyptique, il provoque, comme il se doit avec ce genre de lectures, nombre de questions une fois refermé. A noter que les éditions Casterman viennent de publier une intégrale réunissant les trois albums.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
odin062odin062   03 novembre 2013
- Certains disent que le paysage défilent moins vite qu'avant.
- Tu veux dire que le train va moins vite?
- Oui... Que la machine s’essouffle... Elle vieillit, elle peine.
- Et si elle s'arrête, adieu la vie! Adieu l'amour!... Sainte Loco, source de vie, roulez pour nous!
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GregorGregor   05 août 2013
- ça va lui faire tout drôle quand y va se réveiller là-dedans...
- vous les sortez de temps en temps ?
- y tiendraient pas sinon, mais y restent pas longtemps. on les transfère soit au sud, soit au nord, après procès bien sûr...
- et y a des récidivistes ?
- jamais vu kékun partir vers l'nord et rev'nir, en tout cas... y a plein de bruits qui courent...
- putain j'aimerais pas être là dedans !
- bah, on s'habitue à tout, hein !
- ouais, sauf à plus jamais voir un môme...
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Marti94Marti94   24 avril 2014
Hmm !... Il faut un sacré cran pour oser sortir… Et de la chance pour réussir ! D’autres avant toi y ont laissé leur peau. Même emmitouflé comme tu l’étais, on ne doit guère pouvoir résister longtemps au froid ! … Sans doute faut-il avoir de sérieuses raisons pour se risquer ainsi…
Peut-on les connaitre ?
Sûr ! Pourquoi n’allez-vous pas faire un séjour là-bas ? Vous comprendrez peut être que même la mort blanche est préférable à ce qu’on y trouve.
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py314159py314159   17 avril 2018
Parcourant la blanche immensité d'un hiver éternel et glacé d'un bout à l'autre de la planète roule un train qui jamais ne s'arrête. C'est le Transperceneige aux mille et un wagons.
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odin062odin062   03 novembre 2013
C'est le Transperceneige aux mille et un wagons. C'est le dernier bastion d'la civilisation
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Videos de Jacques Lob (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Lob
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