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Louis Postif (Traducteur)
EAN : 9782859409685
352 pages
Éditeur : Phébus (09/03/2004)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 42 notes)
Résumé :

L’Amérique bien-pensante de 1916 hurla au scandale quand London publia La Petite Dame dans la Grande Maison : évocation d’un amour libéré des entraves ordinaires (un ménage à trois), mais surtout, entre les lignes, véritable manifeste en faveur du libre choix amoureux que la société si longtemps refusa à la femme.

Un London étrangement féministe. Une histoire à la fois violente et touchante, qui n’est pas sans annoncer celle de Jules et Jim.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  06 janvier 2017
Un trio de personnages vraiment épatants! Ils ont tous les trois des qualités exceptionnelles, perspicaces, intrépides, assoiffés de connaissance, adeptes de la philosophie, possédant l'esprit d'entrepreneuriat, la rencontre de ces personnes ne peut que produire de terribles étincelles. Entre deux hommes, se trouve une femme, et pas la moindre, une femme fatale aurait-on pu dire à nos jours, une femme accomplie et souveraine d'elle-même, bien que mariée. C'est la révolution féminine, ! Jack London nous éloigne de la femme parfaite pour nous rapprocher de la femme épanouie, une femme en qui les barrières que la société impose aux femmes n'ont aucun pouvoir.
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Allantvers
  10 juillet 2018
Il fallait bien que cela arrive, un Jack London qui me laisse insensible, ou en tout cas pas aussi éblouie que lors d'autres lectures par le grand bonhomme qui transparait derrière les lignes.
Et pourtant il est bien là le grand Jack, en croupe derrière Dick le richissime fermier qui a, fait rare, fait de son argent la condition de sa liberté, chevauchant sur ses terres grandioses d'une Californie qui rappelle celle de Steinbeck, là encore dans le feu du regard de sa flamboyante et intransigeante épouse, là enfin dans la modernité de leur union troublée par l'adultère, auquel Dick consentira.
Insensible est un mot trop fort, car sensible je suis finalement à la maturité qui se dégage de ce roman qui semble marquer le crépuscule de la vie d'un grand homme.
Commenter  J’apprécie          260
mumuboc
  27 mars 2017
Depuis très longtemps dans ma bibliothèque..... commencé une première fois puis abandonné (sûrement pas le bon moment) je l'ai repris suite à un documentaire vu sur Arte le concernant et qui m'avait encouragé à le lire.
Et bien je l'ai dévoré .... L'histoire est passionnante, enfin je devrais dire les histoires : celle de Dick (sûrement Jack London lui-même par sa vie d'aventurier), un destin peu ordinaire que cet enfant multi millionnaire à 13 ans, très intelligent, réfléchi, volontaire, et passionné de nature et des chevaux. Paula ensuite, sa petite dame, qui est-elle, d'où vient-elle, quelle est cette femme insomniaque, quel âge a-t-elle, qu'est-ce qui les lie tous les deux dans cette grand maison, pleine de pièces secrètes, toujours pleine de monde dont des "philosophes" ayant élu domicile dans la forêt de la propriété. Et puis Graham, celui par lequel tout ce bel édifice va être chamboulé. Ressemblant physiquement à Dick, il sera attiré très vite par Paula et elle, si sûre de son amour pour Dick, se verra chamboulée par cet homme doux, délicat, qui saura trouver le chemin de son coeur.
Ménage à trois compliqué : peut-on aimer deux hommes à la fois, comment vivre son amour sans blesser celui qui reste.
Dans l'amérique puritaine un tel trio devait choqué, Paula, cette femme libre décidera de son avenir et des choix qu'elle devra faire, en tout amour.
C'est un récit très moderne, incroyablement actuel, une écriture fluide avec une étude des personnages, du cadre et de la situation du pays et de son économie.
Je pense que je lirai avec plaisir d'autres romans de cet auteur, un aventurier mais qui a su regarder autour de lui, voir le monde, la société et étudier le petit peuple mais aussi la bourgeoisie.
Un beau voyage dans une amérique du début du 20ème siècle qui hurla au scandale quand le livre paru.
Jack London est mort 7 mois après la parution de ce livre.
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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cat58
  13 décembre 2016
La Petite Dame qui vit dans la Grande Maison aime deux hommes. L'un des deux est son époux depuis douze ans, l'autre est une récente connaissance. La situation est inextricable et confuse. Ces deux hommes lui demandent de faire un choix. En est-elle capable ?
Je tiens à remercier les éditions Libretto de m'avoir envoyé « la petite dame dans la grande maison », un de ces derniers romans. Voilà un livre qui fit scandale à l'époque (1916) car London y aborde l'amour libre, la liberté d'aimer, le droit de choisir et chose rare, c'est un droit que l'on accorde, dans le cas présent, à une femme. London se positionne en féministe, en avant-gardiste et bouscule encore une fois la bonne bourgeoisie américaine.


LA GRANDE HÉROÏNE DE CE ROMAN EST LA GRANDE MAISON…
La grande héroïne de ce roman est la grande maison, sorte de caravansérail qui ne désemplit jamais ou rarement et où s'y déroule repas copieux, discussions diverses, riches, variées et animées, rires nombreux, musique et promenades à cheval. de longs paragraphes lui sont consacrés. L'autre grosse partie est axée sur Dick Forrest, le maître de la Grande Maison, un homme généreux et immoral qui entretient ses connaissances à vie et aime son épouse. C'est un homme riche qui a réussi dans l'agriculture et l'élevage. Riche héritier et orphelin à treize ans, il a couru le monde très jeune sans l'autorisation de ses tuteurs, il a travaillé durement, pris la route, le train, la mer, on retrouve là un peu de Jack London comme souvent dans ses romans. Paula l'épouse est une femme charmante, une hôtesse agréable et tous les invités en pincent pour elle. Son époux l'aime et l'appelle sa dame-garçon, sa petite lune hautaine. L'harmonie qui règne dans la Grande Maison va soudain se briser avec l'arrivée d'Evan Graham, une connaissance de Dick. Entre Paula et lui, c'est le coup de foudre.

IL EST DONC QUESTION D'AMOUR LIBRE…
Ce roman ne pouvait que faire scandale à une époque où la femme était surtout considérée comme une mère et la compagne de l'homme. Petite parenthèse, les choses n'ont pas beaucoup changé dans certains esprits et le chemin est encore long.

« AVANT TOUT, C'EST UNE FEMELLE. TOUTES PROPORTIONS GARDÉES, NOS FEMELLES HUMAINES SONT AVANT TOUT DES AMANTES ET DES MÈRES. AUCUNE SANCTION BIOLOGIQUE NE JUSTIFIE LES CRIAILLERIES DES FEMMES ACTUELLES QUI RÉCLAMENT LE DROIT DE VOTE ET UNE CARRIÈRE »
« LA FEMME RESTE TOUJOURS LA FEMME, À JAMAIS, ÉTERNELLEMENT. TANT QUE NOS FILLETTES NE CESSERONT PAS DE JOUER À LA POUPÉE ET DE REGARDER DANS LES GLACES SI ELLES SONT JOLIES, LA FEMME DEMEURERA CE QU'ELLE A TOUJOURS ÉTÉ, LA MÈRE, D'ABORD, ET ENSUITE LA COMPAGNE DE L'HOMME ».

London prône donc l'amour libre. Oui, mais chose curieuse, il attribue cette qualité à l'homme supérieur, une notion qui revient à trois reprises dans ce roman. Il évoque encore cet homme supérieur en parlant de race lors d'une discussion entre Dick et un invité. Il me faudra puiser à l'avenir dans cette direction, car les propos « racistes » de cet auteur socialiste-révolutionnaire me surprennent. Je pense que London se considérait comme un être supérieur. Parlerait-il de l'homme blanc ? Je pousserai mes recherches à l'avenir dans ce sens et vous tiendrez informés.

« – VOUS PRÔNEZ L'AMOUR LIRE ALORS ?
– JE NE PUIS RÉPONDRE QUE PAR UN TRUISME, RÉPLIQUA DICK. IL NE SAURAIT Y AVOIR D'AMOUR SANS LIBERTÉ. N'OUBLIEZ PAS QUE JE ME PLACE AU POINT DE VUE DES NATURES SUPÉRIEURES. ET CE POINT DE VUE ÉCLAIRE MA RÉPONSE À VOTRE QUESTION, DAR. LA GRANDE MAJORITÉ DES INDIVIDUS DOIT ÊTRE MAINTENUE DANS LA LÉGALITÉ ET AU TRAVAIL PAR L'INSTITUTION DE LA MONOGAMIE OU TOUTE AUTRE ESPÈCE DE MARIAGE RIGOUREUX. LA PLUPART NE SONT PAS PRÊTS POUR L'UNION LIBRE. LA LIBERTÉ DE L'AMOUR, POUR EUX, ÉQUIVAUDRAIT À UN PERMIS DE PROMISCUITÉ ! »

Consentement à l'amour libre certes mais choix difficile pour l'époux malheureux, spectateur de cet amour naissant, déchirure pour l'épouse qui aime ces deux hommes et le choix est d'autant plus difficile qu'elle connaît, aime et admire l'homme merveilleux et aimant qu'elle a épousé et enfin un amant qui respecte l'époux et laisse la femme choisir. Une fin tragique qui résout le problème. Peut-être… Ce n'est pas le meilleur des romans de London que j'ai lu pour le moment, mais il nous permet de découvrir une nouvelle facette de l'auteur donc, il faut le lire !

Lien : https://chroniquesaigues.com..
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lolo71
  13 mars 2009
Dick Forrest est un personnage à la forte personnalité, comme il en existe dans nombre de romans de Jack London. Orphelin après la mort de son père, dont il a hérité la grande fortune, il décide de se lancer dans l'agriculture. Une fois sa majorité atteinte et ses diplômes en poche, il plante là ses tuteurs et se lance dans l'aventure, parcourant le monde pendant neuf années. de retour sur ses terres, il s'attelle à la tâche et fait de son ranch le plus moderne de Californie, utilisant les dernières techniques de culture et d'élevage et administrant d'une main de maître son immense domaine. Pas plus brillant qu'un autre, Dick est avant tout un monstre d'énergie et de volonté, ainsi qu'un bourreau de travail.
Dick a également ramené de sa longue escapade sa femme, Paula, petit bout de femme casse-cou et enjoué, que Dick appelle son « garçon manqué ». Elle subjugue son entourage par sa beauté, son esprit et son dynamisme. La maison est d'ailleurs constamment emplie d'invités qui vont et viennent, et passent leur temps en excursions à cheval, baignade, repas, soirées, chants, jeux et farces. Il y règne une atmosphère de joie et d'agitation permanentes, auxquelles le couple d'hôtes participe activement.
L'un de ces invités est un homme que Dick a croisé lors de sa vie d'aventure : Evan Graham. Riche aventurier, il est désormais ruiné et compte profiter de son séjour pour travailler à un livre, récit d'un voyage à travers l'Amérique du sud. La première fois que Graham voit Paula, la « petite dame » tente de sortir un cheval fougueux d'un bassin d'eau dans lequel elle l'a amené, pour le sport. Il est d'emblée sous le charme. Graham et Paula se rapprochent et finissent par s'avouer leur amour, ce qui amène cette dernière à s'interroger sur la nature de ses sentiments pour Dick. Elle est alors face à un cruel dilemme : amoureuse des deux hommes, pour des raisons différentes, elle ne sait qui choisir. D'une nature très franche, elle se confie à son mari, homme d'une grande ouverture d'esprit et toujours amoureux fou de sa femme. La situation ne pourra se résoudre que dans le drame.
La quatrième de couverture parle de « ménage à trois », ce qui supposerait le consentement des deux hommes. Graham ne veut pas troubler la vie de son ami, mais son amour pour Paula est irrésistible. Dick, quant à lui, ayant tout deviné, souffre énormément, mais est trop amoureux de sa femme pour la contraindre à rester. Les deux hommes poussent Paula à choisir. C'est donc une histoire d'amour libre, surtout la liberté pour les femmes de choisir leur amour, au-delà des conventions sociales très prégnantes pour elles en ce début de XXème siècle.
On a tort de réduire Jack London à un écrivain de roman d'aventures. Même lorsqu'il en écrit, ce n'est pas pour l'aventure elle-même, mais l'aventure comme théâtre des passions humaines. C'est aussi dans l'action que l'homme se révèle à lui-même et aux autres. Mais il a également abordé dans son oeuvre immense la politique, la société de classes, l'histoire, la psyché, le féminisme…et, avec cette « Petite dame dans la grande maison », l'amour. L'occasion - avec ce roman écrit dans un style très « XIXème siècle » pour un sujet très moderne, - de découvrir une nouvelle facette du talent de ce grand écrivain américain.

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   27 juin 2016
-...Léo, pourquoi la femme aime-t-elle l’homme qui la bat ?
– Et pourquoi n’aime-t-elle pas l’homme qui ne la bat point ? compléta Léo.
– Parfaitement.
– Eh bien, Dar, vous avez un peu raison et beaucoup tort. ... Vous omettez adroitement les définitions dans vos deux propositions. Je vais les y établir pour vous. Un homme qui frappe la femme qu’il aime est un type de bas étage, et il en est de même d’une femme qui aime l’homme qui la frappe. Aucun homme digne de ce nom ne bat la femme qu’il aime et aucune femme de belle nature – et inconsciemment il tourna ses regards vers Paula, – ne peut aimer l’homme qui la bat.
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mumubocmumuboc   27 mars 2017
Et c'est pour la même raison que je crois au divorce. Les hommes, tous les hommes, et les femmes, toutes les femmes sont capables d'aimer plus d'une fois, de voir mourir le veil amour et d'en sentir naître un nouveau. Pas plus que l'homme et la femme, l'Etat ne peut s'immiscer dans les affaires d'amour : quand on tombe amoureux, on tombe amoureux, c'est tout ce qu'on peut dire. C'est l'amour vibrant, soupirant, chantant, frissonnant.
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PiertyMPiertyM   26 septembre 2014
Il n'est rien qu'on ne résolve. Tout est dans le mouvement. Ce qui ne bouge pas meurt, et nous ne sommes pas morts.
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fredhofredho   02 mars 2013
Il n'est rien qu'on ne résolve. Tout est dans le mouvement. Ce qui ne bouge pas meurt, et nous ne sommes pas morts.
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Erik35Erik35   23 octobre 2016
- Moi je suis Aï-kut, continua Dick. Voici ma femme-rosée, ma rosée de miel. Je vous ai menti. Elle eut pour père et mère non pas un criquet ni une chatte, mais bel et bien l'aurore sur la sierra et le vent d'été qui souffle sur les monts. Ensemble ils conspirèrent, ils distillèrent toute la douceur du ciel et de la terre et la condensèrent en leur amour jusqu'à ce que les feuilles de chaparral et de manzanita fussent couvertes de rosée de miel.
» Yo-to-to-wi est ma femme-rosée de miel. Ecoutez-moi ! Je suis Aï-kut ! Yo-to-to-wi est ma caille, ma biche, mon essence succulente de la douce pluie et de la terre grasse. Elle est fille de la clarté des étoiles et de l'aube indécise.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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