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ISBN : 2755638354
Éditeur : Hugo et Compagnie (16/05/2018)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s'arrête à Pilgrim's Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l'obsédant souvenir d'une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  19 mai 2018
Alors pour commencer, je dois dire que le thriller n'est pas mon genre de littérature préféré mais régulièrement j'y goûte et je me surprend à parfois y prendre pas mal de plaisir. Et là, c'est réussi.
J'avais fait la connaissance de Ian Manook via l'un des tomes de sa trilogie Yeruldegger et j'avais apprécié autant le dépaysement que la singularité des personnages. Alors je suis ravie d'avoir découvert une autre facette de l'auteur, sous un pseudo adapté (dont l'explication est donnée en préface).
Si j'ai bien compris, nous avons affaire au premier tome de ce qui sera une trilogie (à paraître chaque mois de mai nous a révélé l'auteur lors de la rencontre chez Babelio), mettant en scène Hunter, personnage Ô combien complexe, évadé du couloir de la mort alors qu'il était emprisonné depuis 12 ans pour des crimes et disparitions dont il s'est toujours déclaré innocent. Bref, le voilà en cavale et de retour dans la région des Appalaches, un bled paumé nommé Pilgrim's Rest où ne demeurent qu'une poignée de personne dans un motel transformé en partie en logements. A ses trousses, Freeman, un ancien flic désespéré depuis que la disparition de sa fille Louise 14 ans auparavant a été attribuée à Hunter, avec quatre autres jeunes femmes. Alors que Freeman pense avoir enfin mis la main sur Hunter, une succession d'événements vient rebattre les cartes. Pilgrim's Rest devient une sorte de camp retranché où débarque le FBI et où les prédateurs et les chasseurs ne sont plus tout à fait ceux que l'on croit.
Pour faire court et simple, les atouts de ce thriller sont nombreux :
- l'intrigue est menée tambour battant, les rebondissements se succèdent à un bon rythme mais sans jamais tomber dans l'excès... juste la bonne dose pour ne pas pouvoir lâcher le bouquin.
- les images défilent devant les yeux, il y a des scènes très impressionnantes, le film vient tout de suite.
- mine de rien, le contexte et le décor, cette amérique profonde aux relents racistes (il est question de red necks et de sang-mêlés, de racisme anti-noirs bref, on a un bon échantillon de ce qu'ils peuvent offrir) sont parfaitement utilisés, les personnages se coulent dedans avec naturel, on a vraiment l'impression d'être dans un thriller américain.
- Un poil d'humour et un brin d'ironie sont les bienvenus et permettent de garder un peu de distance face à la rudesse de l'ensemble (il s'agit quand même de tueurs en série et dans le genre gore, hein...). Il y a des clins d'oeil, on perçoit les références au genre à travers des lectures et des films. Et au passage, la justice américaine et ses représentants ne sont pas épargnés.
- On note également un bel équilibre dans les personnages de femmes, loin d'être présentées comme des petites nanas sans intérêt face à un univers plutôt machiste.
- et la fin est suffisamment intrigante pour donner envie de lire le tome 2 l'année prochaine.
Bref. Haletant et très divertissant dans son genre. Test réussi en ce qui me concerne.
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domeva
  07 mai 2018
Définitivement conquise par cet auteur,quel que soit le pseudo sous lequel il écrit! J'avais adoré sa trilogie éditée sous le nom de Ian Manook,je suis aussi séduite par le tome 1 du nouvel univers(une vallée perdue dans les Appalaches),que je viens de découvrir.
J'ai eu froid dans un paysage glaçant et glacé,au côté des habitants tous très ancrés dans leur réalité,qu'ils soient bourreaux ou victimes,ou un peu les deux.Séquestration,syndrome de Stockholm,souffrances morales et (ou) physiques ,manipulations,humanité perçant parfois sous la monstruosité,défaillances des institutions si respectées en Amérique......Un style très abouti,un univers traumatisant à souhait.
Pour conclure,je ne saurai que vous dire:LISEZ LE!
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gruz
  22 mai 2018
Impossible de ne pas relever que derrière ce nouveau pseudo de Roy Braverman se cache (sans vraiment se cacher) Patrick Manoukian, alias Ian Manook, papa de Yeruldelgger. Voilà, c'est dit, parlons maintenant de ce (futur) fameux Roy.
Hunter va vous secouer, vous prendre aux tripes (et ailleurs parfois), vous bousculer. Après la Mongolie et le Brésil, place aux Appalaches, dans un des trous du c… des États-Unis. Voilà un thriller à l'américaine, noir, très noir. de l'action pure et dure, avec la différence qui le fait sortir du lot : le talent.
L'auteur caméléon, a décidément une capacité hors norme à enfiler un nouveau costume, à se fondre dans son nouvel environnement comme s'il y avait toujours vécu. C'est assez impressionnant de le voir ainsi toujours trouver sa propre voix dans ses multiples voies.
Hunter, est un thriller d'action survitaminé. Étouffant, violent et sexuellement explicite (certains personnages ont le feu aux fesses, malgré les températures glaciales).
Les récits hyper testostéronés ne sont pas toujours ma tasse de thé, l'environnement remuant et brutal ne laissant jamais le temps de respirer un tant soit peu (mais l'auteur maîtrise l'art de ces breuvages, rappelons-nous le thé au beurre salé mongole) Et pourtant, j'ai plongé la tête dedans (dans la neige et dans l'intrigue) sans jamais la relever, prenant un vrai plaisir (sadique) à cette lecture.
Les mots de Braverman sont comme des images. Il a une capacité étonnante à donner vie à ses scènes. Lorsque les personnages croisent un majestueux orignal sur leur route, vous avez l'impression de le voir de vos yeux, de sentir le souffle chaud de l'animal sur vous. Étonnant.
Même s'il surjoue parfois (c'est le genre qui veut ça), se retrouver coincé quelques jours dans ce patelin paumé est une expérience de lecture aussi stressante que prenante.
La cerise sur le glaçage du gâteau, c'est l'humour qui apporte un décalage à certains dialogues franchement jouissifs. C'est pour mieux se prendre un nouveau coup de pelle dans la tronche, juste après. Braverman joue avec nous (et on aime ça).
Accrochez-vous aux branchages, le blizzard Roy Braverman n'est pas prêt de s'arrêter de souffler, Hunter étant le premier thriller oppressant d'une trilogie. Si vous croisez sa route (au livre), surtout arrêtez-vous !
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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SMadJ
  25 mai 2018
« Hunter » de Roy Braverman - La chronique qui a tué un chasseur !
Bienvenue dans votre ciné-club du vendredi ! Prenez place ! La séance qui va débuter va décoiffer les plus sages d'entre vous. Fini la coupe au bol, c'est à l'iroquoise que vous vous baladerez désormais dans votre centre-ville. 
Oui, décoiffée est la sensation qui imprègnera votre esprit lorsque que vous refermerez le bouquin. Car tout est huge ici, bigger than life (NDLR : le chroniqueur veut dire « énorme » en se la pétant avec son langage de geek !), l'action, les situations, les personnages...
« Hunter » est un pur actionner, une sorte de film où les images sont remplacées par des mots. Des mots puissants, suffisants pour visualiser instantanément dans votre cerveau une série B d'action maîtrisée de main de maître.
Que de superlatifs pour un premier roman et un auteur inconnu, Roy Braverman. Premier roman vraiment ? Bon, beaucoup d'entre vous le savent déjà et pour les autres, une petite précision s'impose : Roy Braverman = Ian Manook ! Soucieux de ne pas s'endormir sur les lauriers du sémillant « Yeruldelgger », Patrick Manoukian (de son vrai nom) délaisse pour quelque temps son identité mongole de Ian Manook pour endosser celle plus américaine de Roy Braverman. Et ça change tout ! La patte est plus sèche, plus abrupte, plus nerveuse ici. Bref plus resserrée.
Et ça commence dès les premiers chapitres avec une introduction cataclysmique, décrite avec une écriture cinématographique, cristallisant l'événement dans vos rétines rétives. le ton est donné et une incroyable intrigue faite de faux-semblants, de meurtres sanguinolents et de rebondissements inattendus va débuter et vous plonger le nez dans un roman écrit à la superglue tant on n'arrive pas à se détacher des pages !
Braverman construit des personnages comme on construit des ponts : solides, consistants, pittoresques et forts en gueule (NDLR : il faudra que le chroniqueur nous indique où il a vu de tels ponts !). D'ailleurs, l'auteur ne se donne pas la peine de nous les décrire préférant se concentrer sur leurs attitudes et les affuble de noms d'acteurs pour que nous les visualisions instantanément dans notre imaginaire. Efficacité garantie !
Plus grivois qu'à son habitude, l'auteur a trempé sa plume dans l'encre d'Eros tant il règne, dans cet univers badass et brutal, un parfum de sensualité léger comme une fragrance empreint d'un magnétisme animal.
« Hunter » affiche un côté outrancier à la Bourbon Kid pas déplaisant dans la description graphique de ses meurtres et de ses personnages. Ce brave Braverman (NDLR : nous présentons toutes nos excuses aux lecteurs pour le style redondant qui redondit du chroniqueur - rassurez-vous, on ne le paie pas !) nous nourrit avec la générosité d'un papa poule donnant la becquée à ses oisillons affamés.
Comme toujours, lire un roman de Patrick Manoukian (Ian Manook, Roy Braverman...) est une promesse de voyage et de dépaysement. « Hunter » n'échappe pas à la règle. Bonne nouvelle, il s'avère que les suivants le seront aussi !
PS : un grand merci à Babelio et Hugo Thriller
Lien : https://cestcontagieux.com/2..
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prvst
  22 mai 2018
Un pseudo par genre. Braverman ressemble furieusement sur sa photo à Manook, voire à Manoukian. Pourtant son style diffère. Avec Hunter, le 1er d'une nouvelle trilogie, c'est à grands coups de chapitres courts, incisifs qui tapent sur le lecteur en un staccato diabolique qu'il met en scène un foutu thriller noir à l'américaine.
C'est dans un village paumé des Appalaches, Pilgrim's Rest, qui regorge de bons rednecks bas du front, que Braverman, nous propulse dans un hiver glacé. Dépaysement total. le patelin est isolé et sous la coupe d'un blizzard mortel. Voilà pour le cadre.
En avant pour le glauque et sans pitié pour tous. Les sangs-mêlés, les noirs ne sont pas franchement les bienvenus. Alors quand Freeman, ancien flic black de New-York débarque avec sa Camaro rouge en remontant Murder Drive avec la ferme intention de se venger d'Hunter, sang-mêlé, évadé alors qu'il était condamné à mort pour des crimes sur des jeunes filles dont Louise, 14 ans, fille de Freeman, on se doute que l'on ne va pas lire un Feelgood.
Braverman envoie du bois. Il stresse le lecteur. Ne lui épargne rien. Hunter, c'est Délivrance dans une Amérique profonde, raciste et aussi glaçante que glacée. Hunter s'est toujours déclaré innocent. Soit. Pourtant les crimes dont il est accusé sont sordides. Freeman à tout perdu. Soit. Pourtant il n'est qu'au début de sa quête.
Qui est aux trousses de qui ? Va savoir.
Le style est sec. Comme je l'ai écris, les chapitres courts. Ils s'enchainent à vitesse grand V. Ils percutent le lecteur à la vitesse d'un carreau d'arbalète. L'auteur sait maintenir son lecteur en haleine, quitte à lui faire remonter l'estomac d'un étage. Ce roman tient toutes les promesses du genre. Une belle maitrise du cliff hanger et des twists à n'en plus finir. Encore une fois, Manook pond un vrai page turner avec tout ce qu'il faut pour l'enchaîner le lecteur à ses pages. On se retrouve ficelé dès les premiers chapitres avec un besoin viscéral d'aller jusqu'au bout.
Ce thriller est visuel, quasi cinématographique. La mise en scène est démoniaque. Oui, il frise avec la monstruosité quand il donne vie à ses scènes et les gorge de violence, de sexe et de sang. Dans un thriller extrême mettant en scène un sérial kiler, les bourreaux comme les victimes se doivent de présenter de sacrées singularités. C'est bien le cas de Thelma, d'Hunter, du shérif et son frère simplet. Tous ont un passé trouble et des moeurs pour le moins tordues. Mais Freeman et Hunter tout comme les victimes, se révèlent bien plus complexes. le syndrome de Stockholm n'est jamais loin. le besoin d'humanité non plus.
La tension monte progressivement. Braverman tient son intrigue. Mais quand il nous concentre sur les viols, les humiliations, les séquestrations des victimes et les manipulations de tout ordre, ce devient presque jubilatoire. Car il sait y distiller une dose d'humour et d'ironie entre les rebondissements.
En tant que lecteur, j'ai pris un grand pied. En tant qu'admirateur du sieur Patrick, il m'a encore fichtrement surpris. Ce 1er tome est violement efficace. Vivement le suivant.
Lien : https://nigrafoliablog.wordp..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GODINHOGODINHO   13 mai 2018
Il éteint aussitôt la lumière de la chambre et se dissimule par instinct derrière les rideaux, mais il comprend dans la seconde qu'il vient de se trahir. Comme il s'installe au volant, Hackman suspend son geste, attiré par ce changement de lumière à la périphérie de son champ de vision. Et le nègre, bien sûr! Dix-neuf résidents l'hiver à Pilgrim's Rest, mais vingt en ce moment avec ce foutu nègre.
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StonerandmoreStonerandmore   13 mai 2018
On sort toujours d’un cauchemar. C’est même comme ça qu’ on comprend que c’en était un. Si on n’en sort pas, c’est que ce n’était pas un mauvais rêve mais bel et bien la vraie vie.
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GODINHOGODINHO   13 mai 2018
Je suis Louise Freeman, de Brooklyn, New-York. Enlevée et séquestrée par le shérif Hackman depuis le 12 septembre 2002. Je suis Louise Freeman, de Brooklin, New-York.
Enlevée et séquestrée par...
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DerfuchsDerfuchs   12 mai 2018
De chaque Hummer jaillissent quatre hommes en tenue d'intervention qui se déploient en éventail, et du GMC un couple que même une ribambelle de mômes nomades devant leur yourte au coeur de la steppe mongole reconnaîtraient immédiatement comme des agents du FBI.
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StonerandmoreStonerandmore   11 mai 2018
C’est là qu’il avait appris que l’amour se donne et se prend dans les pleurs et la douleur.
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Videos de Ian Manook (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Manook
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et a fait étape à Collioure. Vous avez pu y retrouver Ian Manook pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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