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ISBN : 2366581122
Éditeur : KERO (22/05/2014)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 143 notes)
Résumé :
Londres, au petit matin. Sur une table de cuisine, gît un homme vidé de ses organes. L'assassin est une vieille dame à la vie exemplaire. Pourquoi cette femme a-t-elle sacrifié l'homme qu'elle a élevé comme un fils ? Elle est incarcérée. Pourtant, le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire. Par la personne qui l'aimait le plus au monde. À chaque fois, les tueurs, qui ne se connaissent pas, laissent derrière eux la même épitaphe écrite dans le sang de le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  16 juillet 2015
Malgré l'heure matinale et la bruine londonienne, une foule de journalistes et de curieux était déjà là pour l'accueillir. Presque envieuse à l'idée de savoir que le détective inspecteur chef McKenna, de Scotland Yard, colosse irlandais, pénètre dans un lieu qui lui est interdit. Un mélange d'encens et de charogne le saisit dès qu'il rentre dans le bureau de Kumar. Des éclaboussures de sang un peu partout, et pour cause, le tueur a prélevé tous les organes du corps, une plaie béante du ventre au menton, et préparé pour l'après-vie selon le rite funéraire des bouddhistes Lao. Le coupable est de suite repéré et appréhendé, laissant en évidence ses empreintes. Il s'agit de Nora Gyulay, la nourrice de Kumar qui, pourtant, le considérait comme son propre fils. Pourquoi a-t-elle tué la personne à qui elle tient le plus au monde? Pourtant, malgré son arrestation, une seconde victime est retrouvée chez elle, vidée de ses organes et parée pour l'au-delà. Dans les deux cas, une même inscription sur un papier "Puissent ces sacrifices apaiser l'âme de Celui dont le Nom n'est plus". Les deux victimes ainsi que les deux éventreurs ne se connaissaient pas. Le plus tragique est qu'ils ne se rappellent pas ce qu'ils ont fait. Dépêchée à Londres, le docteur Rhymes, du FBI, criminologue spécialiste en satanisme et meurtres rituels, vient en renfort pour aider McKenna dans son enquête...
Trois meurtres rituels à quelques heures d'intervalle. Trois éventreurs que rien ne semble relier. Scotland Yard est sur le qui-vive, la population commençant à avoir peur et les journalistes se délectant de ces faits divers sordides. Affublé d'une profileuse américaine, McKenna, ce flic un peu bourru, mettra tout en œuvre pour tenter d'expliquer ces meurtres et surtout ces éviscérations. Où sont passés les organes une fois prélevés? Comment une restauratrice ou un garagiste a-t-il pu apprendre la chirurgie? Pourquoi ne se souviennent pas de ce qu'ils ont commis? L'enquête est corsée et menée tambour battant. L'intrigue est palpitante et offre de nombreux rebondissements. Les personnages bien campés, au caractère tranché et au passé parfois douloureux, en imposent. L'auteur aborde divers sujets, du rite funéraire au don d'organe et nous livre un polar sanglant et original dans lequel les meurtriers sont aussi des victimes.
René Manzor interpelle les lecteurs en glissant à la fin de ce roman une carte de donneur d'organes. Vingt secondes à remplir, sept vies sauvées.
L'on vénérera Celui dont le nom n'est plus...
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florencem
  14 juin 2014
J'ai accroché très rapidement. Ce qui ne m'arrive pas forcément tout le temps, mais là, dès les premières pages, j'ai été prise dans l'histoire. Il faut dire que l'auteur a su mettre en place une intrigue étrange et mystérieuse qui fait qu'il est impossible de ne pas être sensible à l'histoire qui se déroule sous nos yeux. Des personnes qui tuent de façon très étrange les personnes qu'elles aiment le plus... C'est morbide mais en même temps intriguant. On veut savoir pourquoi ! Qu'est-ce qui peut bien les pousser à agir de façon aussi atroce. Alors, avec facilité, on suit l'enquête du DCI McKenna et de l'agent Rhymes du FBI.
J'ai beaucoup aimé McKenna. Déjà parce que c'est un personnage masculin fort, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais aussi parce que l'auteur nous permet de le voir sous un tout autre angle. le père de famille largué, veuf, qui essaye de concilier son travail et le peu de vie de famille qui lui reste. le DCI est alors un être fragile, perdu, qui a du mal à garder la tête hors de l'eau. Nous n'avons pas pitié de lui, mais il est impossible de ne pas s'attacher, de ne pas vouloir que sa vie s'arrange. Il devient un personnage tout autre, avec ses multiples facettes, et j'ai adoré ce personnage.
L'agent Dahlia Rhymes est beaucoup plus complexe. On s'attache aussi à elle, mais pas de la même façon. Son passé très douloureux lui donne ce côté froid et distant. Mais à travers cette carapace, on parvient à voir la jeune femme blessée, qui doute, qui essaye de s'en sortir tant bien que mal. du fait, McKenna et elle sont très bien assortis... Même si leur collaboration est un peu tendue au début. C'était un sacré duo. Peut-être un peu cliché par certains côtés, mais efficace et prenant.
L'histoire en elle-même est très intrigante. Déjà pour le modus operandi. Comme je l'ai dit plus haut, les meurtres sont dérangeants mais surtout on ne les comprend pas. Et ce que j'aime par dessus tout, c'est comprendre, surtout dans ce genre de roman. C'est quasiment vital. Pour moi, un thriller où on ne saisit pas le motif même d'un meurtre perd toute crédibilité. Bien entendu, l'auteur nous éclaire plus tard dans le récit, mais c'est cette envie de savoir qui pousse à égrainer les pages très rapidement. Et plus on comprend ce qu'il se passe, plus la tension monte. Certains événements cependant n'ont pas été une réelle surprise. Il y a de nombreux indices qui nous mettent sur la voie et cela dès les premiers chapitres. La condition de Nils par exemple, ou bien la rencontre de Dahlia avec la personne qui est derrière tout cela. J'ai tout de suite senti que ces événements auraient leur importance. J'aurais aimé me tromper... Mais ils étaient si flagrants qu'il était difficile de ne pas les voir.
L'originalité du récit repose, selon moi, sur trois points : la gestion de la mort et du deuil, l'ésotérisme et aussi le fonctionnement du cerveau. A lire comme cela, ce n'est pas évident de faire le rapprochement, mais ce sont ces trois thèmes qui m'ont fait grandement apprécier le roman. La mort est très présente dans Celui dont le nom n'est plus. C'est une évidence, vous allez me dire, on est dans un thriller, mais cela va beaucoup plus loin que cela. L'auteur nous permet de voir comment on peut gérer la mort d'un être cher, l'impact que cela peut avoir sur nous. Presque tous les personnages que l'on rencontre ont le malheur de devoir gérer cela, chacun à sa manière, mais il n'en reste pas moins que la douleur ressenti change la personne à jamais. Nous ne sommes pas dans une approche psychologique, l'auteur est même très sobre et respectueux avec ce sujet, mais il est très bien traité et donne du sens à l'intrigue.
L'ésotérisme est aussi très présent. Dahlia étant une spécialiste, cela tombe assez sous le sens. Mais on sent que l'auteur s'est documenté et l'approche même de son intrigue s'en ressent de façon très positive. J'avais peur au début que ce ne soit qu'un "prétexte" facile mais non. le dernier thème, plus scientifique, m'a aussi beaucoup plus. Il est assez survolé par certains côtés, mais mettre en avant le fait que le cerveau est une machine absolument incroyable et dont on ne connaît encore presque rien... c'était très réussi. On rejoint d'ailleurs la gestion de la mort, et ce dont le cerveau est capable de faire face à cela.
J'ai donc passé un excellent moment avec ce roman, vous l'aurez compris. Même si je l'ai trouvé extrêmement triste... La fin m'a beaucoup marquée... Il y a une once d'un petit espoir, mais il est tellement infime que l'on n'arrive pas à s'y accrocher. Cependant, on ne peut pas nier de la grande réussite de ce thriller, autant pour son dynamisme, son originalité et le fait qu'il soit aussi prenant. Je me laisserai volontiers tenter par d'autres récits de l'auteur, d'ailleurs.
Je remercie pour finir Babelio et les Editions Kero pour cette superbe découverte !
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Livresque78
  13 novembre 2014
Ce qui fait que je lis rarement plusieurs romans policier à la suite, c'est que j'ai peur de confondre les histoires. Et bien oui, il faut avouer que le roman policier a du mal à être original et pour cause, ce que les lecteurs veulent c'est du frisson, de l'adrénaline, des nuits blanches. le seul moyen de nous donner cela c'est de nous raconter des histoires de meurtriers, tous plus cruels les uns que les autres.
C'est pourquoi, pour moi ce qui fait sortir du lot certains romans comme "Celui dont le nom n'est plus", c'est l'originalité que l'auteur parvient à poser au départ de l'intrigue. Et là ça fonctionne pour moi, l'entame est accrocheuse, l'idée originale, la couverture attire l'oeil.
Je ne peux trop en dire, de peur de dévoiler la clef de l'intrigue, mais je peux vous dire que vous allez vous poser des questions sur, bien sûr, l'identité du tueur, mais surtout sur la raison de ces meurtres et sur la présence de paranormal ou de pouvoirs psychiques dans toute cette histoire.
Voilà donc pour résumer, moi j'ai aimé et j'en redemande.
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Tostaky61
  22 mai 2015
Dans ce livre, une question est posée, avant de vous livrer ma critique, je vous la pose à mon tour.
Avez vous votre carte de donneur d'organes ?
Moi, oui.
Recevoir un livre en cadeau peut réserver des surprises. Pour moi, je dois dire que ce fut un agréable moment de lecture que "Celui dont le nom n'est plus".
Imaginez !
Votre voisin, votre meilleur ami ou un proche parent, qu'il soit garagiste, coiffeur ou femme de ménage, se met à découper le corps de celui (celle) qu'il aime le plus au monde et qui plus est de façon chirurgicale, retirant au passage un organe vitale avec une précision digne des plus grands chirurgiens. Laissant le corps sans vie on le retrouve errant dans les rues couvert de sang, hagard.
Que sont devenus les organes prélevés ?
Et cette acte ce renouvelle toutes les 24h, avec le même rituel.
Le Détective Chef Inspecteur Mc Kenna de Scotland Yard enquête, secondé par un(e) agent du FBI, profileuse de son métier.
Un avocat commis d'office est désigné pour prendre la défense des différents meurtriers.
Ces trois personnages dont le passé recèle de lourds secrets vont devoir collaborer, et se retrouvent au coeur de cette bien étrange histoire.
Ce roman se dévore littéralement, amateur de thriller, je ne saurai que vous le recommander.
Et, une fois n'est pas coutumes, pas besoin de gore pour faire passer des frissons. Manzor est fort pour nous tenir en haleine, très fort.
Il arrive même à nous bluffer avec certaines révélations, du grand art...
Faites vous plaisir.
Et n'oubliez pas... prenez votre carte...

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lyoko
  18 septembre 2015
Tout est dans ce bouquin pour en faire un bon thriller, un bon polard : une intrigue policière couplée a une défense juridique, une once de chirurgie et un soupçon d'ésotérisme. Sans oublier un flic et une consultante du FBI , tout deux, avec un passé assez tourmenté.
On peut se dire que tous ces éléments sont là pour assurer la vente et le succès de ce bouquin. Mais le pire de tout c'est que c'est rudement efficace.
En bref, j'ai adoré, même si les ficelles se voient comme le nez au milieu de la figure. J'ai été happée par le livre et ma curiosité titillée au plus haut point. Et cerise sur le gâteau , j'ai été très surprise par l'épilogue.
Pour ne rien gâcher, l'auteur a une écriture agréable que des chapitres courts rendent encore plus captivante
Commenter  J’apprécie          350

Les critiques presse (2)
Lexpress   30 juin 2014
Tués et éviscérés... René Manzor met en scène des meurtres rituels sans verser dans la caricature. Un polar dense.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   16 juin 2014
Tués et éviscérés... René Manzor met en scène des meurtres rituels sans verser dans la caricature. Un polar dense.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   17 septembre 2015
C'est fou comme l'esprit reste convaincu que le corps lui ment en permanence. On s'imagine avoir vingt ans à soixante, on s'offusque quand les jeunes vous appellent "monsieur" ou "madame" à cause de je ne sais quelle différence physique et, pendant ce temps, nos reves et nos fantasmes ne prennent pas une ride.
Commenter  J’apprécie          320
Tostaky61Tostaky61   21 mai 2015
Aujourd'hui, l'homme dépense des fortunes à soigner son apparence déclinante , de son vivant. Il y a cinq mille ans, il était obsédé par celle qu'il aurait après sa mort. Quand on y réfléchit, c'est plus logique. Un mort ça ne vieillit pas. Et l'éternité vaut bien un petit lifting.
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marina53marina53   16 juillet 2015
Un chemin de croix s'empruntait toujours seul. Les personnes bien veillantes autour de vous ne pouvaient offrir que leur présence au supplicié: une main prête à le relever quand il tombe, à lui donner à boire ou à lui essuyer le front. Mais en aucun cas elles n'avaient la possibilité de faire cesser le martyre.
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marina53marina53   17 juillet 2015
L'inexplicable n'existe pas. Même si, derrière chaque religion, des hommes essaient de nous le faire croire.
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florencemflorencem   18 juin 2014
- Bon… Admettons que quelqu’un les ait forcés à faire ça.
La criminologue l’encouragea d’un hochement de tête.
- J’ai dit « admettons ». Ce serait quoi, son profil ?
- Vous faites allusion à ma « psychologie de bazar » ?
- Au point où j’en suis, je serais même prêt à essayer l’acuponcture.
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Videos de René Manzor (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Manzor
Gérard Collard a reçu deux monstres sacrés du polar : Nico Tackian et René Manzor lors de la neuvième édition du salon Saint-Maur en Poche le dimanche 25 juin 2017 sur la scène de la Griffe Noire...
Toxique de Niko Tackian aux éditions Calmann-Lévy
ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES, ELLE N?ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE, ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.
Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d?une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l?hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l?affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu?il n?y paraît.
9782702160916
Celui dont le nom n'est plus de René Manzor aux éditions Pocket
Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
" Puissent ces sacrifices apaiser l'âme de Celui dont le nom n'est plus. " Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes ? pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu'ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes ? ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire. Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n'en est qu'à ses débuts. À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l'horreur...
978-2266253970
Les âmes rivales de René Manzor aux éditions Pocket
La Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l'église, une fillette supplie le prêtre de l'ai-der : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s'appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots... la fillette s'enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n'acceptera jamais de rival...
9782266233613
Vous pouvez commander Toxiqu, Celui dont le nom n'est plus et Les âmes rivales sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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