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EAN : 9782702160732
400 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (19/10/2016)
4.09/5   177 notes
Résumé :
La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.

Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassinée et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’aband... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 177 notes

marina53
  31 mai 2018
Charleston, Caroline du Sud. Un bruit de meubles renversés extirpe Tom de son sommeil. S'ensuivent des hurlements de rage. Réfugié sous ses couvertures, le petit garçon, âgé de 9 ans, panique dès lors que des bruits de pas s'approchent de son lit. L'Ombre, penchée au-dessus de lui, lui applique un gaz anesthésiant et s'enfuit avec l'enfant... Lorsque le capitaine Nathan Miller et le lieutenant Steve Green se rendent sur les lieux de la disparition, ils assistent à une bien macabre scène de crime : la maman de Tom, menottée et égorgée, au coeur d'une scène vaudoue, le papa, Luke, en piteux état. Troisième affaire similaire et toujours pas le moindre indice.
Manhattan. Lorsque l'agent spécial du FBI, Dahlia Rhymes, docteur en mythologies comparées, spécialiste des meurtres rituels, reçoit un appel de Luke, son frère, elle se doute que quelque chose de grave s'est passé puisqu'elle est sans nouvelle de lui depuis 9 ans. Apprenant la tragique nouvelle, elle décide aussitôt de prêter main forte à la police locale et de revenir sur les lieux de son enfance, un endroit qu'elle a fui il y a de cela 23 ans...

C'est une bien sombre et étrange enquête que vont devoir résoudre Dahlia Rhymes et Nathan Miller, deux amis d'enfance, au passé compliqué, confrontés à d'atroces meurtres de mères de famille et de rapts d'enfants. Que cherche cette Ombre en enlevant ainsi ces enfants à leur famille ? D'autant qu'aucune rançon n'est réclamée et de corps retrouvé. Que signifie ces scènes vaudoues ? René Manzor nous plonge dans une ambiance noire au coeur d'une région marécageuse. Entre crimes rituels et disparitions d'enfants, l'auteur s'attarde également sur le passé de Rhymes, une enfance pour le moins difficile au sein d'une famille pernicieuse et immorale. Un roman maîtrisé, cinématographique, aux personnages attachants, à l'ambiance glauque et au suspense maintenu jusqu'à la dernière page.
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Roggy
  07 mai 2020
Mon premier René Manzor est une très agréable découverte.
L'auteur et réalisateur français est extrêmement à l'aise avec les codes des polars américains.
Son écriture extrêmement visuelle ressemble à un scénario de film.
L'enchaînement des chapitres courts, bourrés d'informations, d'action, de personnages attachants et une intrigue bien documentée imposent le rythme page turner.
René Manzor sait frapper vite et juste en distillant crescendo, au fil des pages un suspense étouffant.
On est rapidement happé par l'ambiance de l'enquête, les dialogues vifs et on saute à pieds joints dans le récit qui ne cesse de surprendre, de déjouer les attentes et les clichés.
On sourit, on ricane, on flippe et on tourne les pages.
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Giraud_mm
  01 juin 2021
St. Helena Island, Caroline du Sud - Tom, maltraité par sa mère, est enlevé. le ravisseur a torturé et tué Melissa, la mère, sous les yeux de Luke, le père. Tom est le troisième enfant à disparaître ainsi. Mais le coupable a commis une erreur : Tom est le neveu et le filleul de Dahlia Rhymes, une redoutable profileuse du FBI, qui n'aura de cesse de retrouver l'enfant.
La jeune femme mène l'enquête en compagnie du Capitaine Nathan Miller, avec qui elle partage un passé d'enfants de la rue. Adolescente, Dahlia a en effet fui sa famille, et notamment un père violent et pervers, leader d'une secte. La recherche de Tom la replonge dans cette histoire familiale dont elle pensait s'être affranchie...
René Manzor nous plonge dans une intrigue glauque, aussi sombre et brumeuse que les marais de Caroline du Sud où elle se déroule. Racisme, sectes, perversions, rien n'est épargné au lecteur. Heureusement, les histoires personnelles de Dahlia et Nathan redonnent un peu d'espoir.
Quand on lit le roman, on se dit que l'auteur a forcé le trait, que tout cela est trop noir, pas réaliste. Et puis reviennent en mémoire des affaires judiciaires récentes, comme l'affaire Fourniret... Non, des horreurs telles que celles décrites par Manzor ne naissent pas que dans l'imagination des écrivains !
L'écriture est agréable, riche sans être clinquante. le roman est bien rythmé avec des chapitres plutôt courts, une alternance des angles de vue, des dialogues percutants, un langage qui ne cherche pas à édulcorer certaines trivialités. le suspense est bien entretenu, et la lecture peut vite devenir addictive.
Un excellent thriller donc.
Lien : http://michelgiraud.fr/2021/..
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Crossroads
  08 avril 2018
♫ C'est pas l'homme qui prend la mère ♪
Ben si.
Enfin l'homme...j'me comprends.
Un même modus opérandi. On tue maman qui est en haut, qui fait du gâteau, pendant que papa est...sans jamais prendre la vie de l'époux, puis l'on se barre avec le gamin, laissant la police sur les dents. Celles de la mère, bien évidemment.
Je découvre Manzor et j'adhère.
Un style punchy, une intrigue plutôt originale et des protagonistes fascinants qui ne tombent pas dans la caricature, font de ce tourne-page un tout qui se dévore plus qu'il ne se feuillette, un oeil cérébralement vissé sur NRJ12, le second sur le canard du jour pendant que le troisième parcourt rêveusement ledit récit tout en se délectant à l'avance du paiement de son troisième tiers provisionnel, sis en 8.
Une p'tite bévue notoire de ma part, ne pas m'être penché sur le précédent opus histoire de jouer la linéarité.
Dans les brumes du mal incitera à réparer prestement ce rendez-vous manqué.
Si j'avais un p'tit fa dièse de contrariété, ce serait rapport à la plausibilité terminale.
Le bouquin tient parfaitement la route concernant l'enquête, c'est un fait, mais s'achève, à mon sens, en eau de boudin et ce que l'on retient, au final, c'est un sentiment d'inachevé quant à l'épilogue pourtant essentiel dans le genre si particulier qu'est le polar.
Non pas qu'il remette en cause la construction fort bien calibrée du récit mais le fait de laisser un brin d'amertume en bouche m'autorise, conjecture-je, à lui retirer, le coeur serré, les 0,68 poïnts différenciant les incontournables des excellents romans.
Sévère mais juste...
Nonobstant et pour prouver la presque entière adhésion au projet :Manzor, encore !
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Sylviegeo
  29 mars 2018
Sainte fesse ! Que c'est étonnant! Tellement que je n'y ai pas cru une seconde. "Dans les brumes du mal" c'est des meurtres de mères indignes et les enlèvements de leur enfant. Ça se passe en Caroline du Sud, pour la brume sûrement, les mangroves aussi, la végétation étouffante, la chaleur, les marais (heureusement ces descriptions sont assez bien réussies) . Mais bon, revenons à ces enfants au centre de ce roman. Des enfants entre 8 et 11 ans qui raisonnent presque comme des universitaires, des enfants capables de déceler les effets d'une drogue injectée dans leur corps et de tenter d'en contrer les effets, des enfants parlant comme des adultes avec des répliques chocs . Faudrait que je crois à ça ? Et nous arrive une profileuse du FBI, ex-enfant de la rue, docteur des rites vaudou et autres satanismes, un capitaine de police locale ex-enfant de la rue aussi, éduqué, veuf et père ...Comment arriver là quand ta vie s'est passée dans la rue ? Dommage car "Dans les brumes du mal" nous parle de la maltraitance infantile, de la folie des adultes, du fanatisme, des failles du système social oui dommage que ce genre de caractérisation des personnages nous gâche cette lecture. Et la fin ?? Sortie de nulle part , d'un chapeau quelconque (peut-être de celui de Peter Pan? ) ajoute à mon incrédulité. Bref, cette lecture ne me marquera pas, loin de là.
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   31 mai 2018
C'est fou comme on a du mal à admettre les différences énormes qui existent entre frères et sœurs sous prétexte qu'ils sont nés du même ventre. En fait, à la naissance, leur père et leur mère sont les seuls points communs qu'ils aient vraiment avec le foyer où ils résident. Et il arrive fréquemment que les amis qu'ils se choisissent plus tard leur ressemblent beaucoup plus que les membres de leur fratrie, justement parce qu'ils les choisissent en fonction d'affinités qu'ils partagent. Nos parents nous imposent un frère ou une sœur et il faudrait que l'on éprouve d'emblée des sentiments d'affection pour eux ? Aimeriez-vous vos amis si on vous les imposait ?
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mimo26mimo26   01 octobre 2018
Nathan et Steve découvrirent la forme d’un cadavre partiellement recouvert d’un plastique. Allongé sur un tapis de feuilles mortes, il était entouré de cierges noirs de tailles différentes qui semblaient délimiter un autel païen.
Nathan sentit monter en lui une angoisse sourde.
— Mélissa Rhymes, quarante ans, ouvrière au chômage. Il lui a attaché les mains dans le dos et lui a menotté les pieds au poêle à charbon avant de l’égorger. Elle ne pouvait pas faire grand-chose pour se défendre.
— Tu as bien dit « Rhymes » ?
— Oui, pourquoi ?
— Pour rien, répondit-il, songeur.
Virgo se tourna vers Steve en fronçant les sourcils. Ce dernier haussa les épaules, l’air de dire « laisse tomber et continue ».
— Son mari, Luke, était entravé au radiateur, là-bas.
— Il a assisté à l’agression ? s’étonna Nathan.
— Si on veut. Il s’est fait assommer en rentrant chez lui. C’est ce qu’il a déclaré, en tout cas.
— Quoi, il est en vie ? s’exclama le capitaine, stupéfait.
— Ouais, mais dans un sale état. Commotion cérébrale, fracture des poignets. Quand il a repris conscience, sa femme hurlait, mais… il ne pouvait rien voir. Il avait les yeux bandés.
— Putain, l’enculé… s’exclama Steve, révolté. Ça ne lui suffit pas d’enlever un môme et d’égorger sa mère ?! Il faut, en plus, qu’il fasse subir ça au père ?
— Un addict en veut toujours plus.
— Pardon ?
— Notre tueur est accro à la souffrance des autres, soupira Nathan, le regard noir. Qui souffre le plus ? Celui qu’on torture ou celui qui assiste au supplice ? La mère s’en sort bien, elle est morte ! Mais le père… combien de temps il va entendre les cris de sa femme qu’on égorge, hein ? Combien de temps ?
Les policiers présents se dévisagèrent en silence, n’osant imaginer ce qu’ils ressentiraient dans une pareille situation.
— Tout ça doit sûrement avoir un sens, conclut Nathan en se frottant les tempes.
— Quel sens tu veux que ça ait ? explosa Steve. C’est ça que je supporte pas avec toi. Tu veux toujours trouver des raisons à tout. Or, tu sais quoi ? Les dingues, ils l’ont perdue, la raison. On a juste affaire à une raclure de pédophile qui kidnappe nos enfants, massacre leurs mères et nous laisse son bordel à nettoyer ! C’est pas plus compliqué que ça !
Les techniciens de la police scientifique interrompirent leurs prélèvements pour se tourner vers les enquêteurs. Steve n’était pas le seul, dans la brigade, à trouver que Nathan Miller en faisait trop. Mais tous étaient bien obligés d’admettre qu’il détenait le taux de résolution d’enquêtes le plus élevé de tout le comté.
— Je ne force personne à travailler avec moi, déclara calmement Nathan en balayant la pièce du regard. Si tu ne supportes pas mes méthodes, Steve, demande à changer de partenaire. En attendant, va interroger les voisins, tu veux ?
Le visage crispé par la colère, le lieutenant se tourna vers Virgo à la recherche d’un soutien. Mais il ne trouva dans son regard qu’une neutralité bienveillante. Cette fille de militaire connaissait trop bien ce que signifiait le mot hiérarchie.
Steve serra les dents, ravala son chapeau et quitta la pièce à contrecoeur.
— En tout cas, enchaîna Virgo, le père a l’air plus choqué par l’enlèvement de son fils que par la mort de sa femme.
La nouvelle avait plongé Nathan dans la perplexité.
— C’est la première fois qu’il kidnappe un enfant en présence de ses deux parents, fit-il remarquer.
— Luke Rhymes n’était pas censé être là, rectifia-t-elle. Il était de garde à Palmetto, cette nuit.
— Il est psychiatre ?
— Infirmier. Il aurait eu un pressentiment et serait rentré plus tôt. Apparemment, en mode urgence. Le pick-up Volvo qui a niqué la pelouse, c’est le sien.
— Tu crois aux pressentiments, toi, Virgo ?
— J’y croyais jusqu’à mon mariage…
Nathan sourit en soufflant par le nez :
— Il faut que je l’interroge. Il est où ?
— Au Roper Hospital.
— Qui a composé le 911 ?
— Le voisin d’en face. Il a vu une silhouette s’enfuir de la maison par l’entrée principale, un sac de sport à la main.
— Le gamin était dans le sac ?
— C’est l’hypothèse la plus probable. Le suspect serait parti à bord d’un break marron. Ne me demande pas d’immatriculation, il pleuvait des cordes et tout s’est passé très vite. C’est en allant sonner chez les Rhymes qu’il a entendu les cris du père.
— Des caméras de surveillance ?
— Sur St. Helena ? C’est pas demain la veille. On a déclenché l’alerte enlèvement, comme pour les deux autres enfants. Mais le kidnappeur va sûrement se terrer quelque part en attendant que la pression retombe.
— Elle ne retombera pas. On va envoyer des patrouilles vérifier l’emploi du temps des délinquants sexuels des deux comtés impliqués.
— Je ne suis pas sûre que le chief te suive sur ce coup-là.
— Il me suivra, rétorqua Nathan en désignant les fenêtres du menton.
Dehors, un nombre considérable de journalistes avaient déjà pris position, à l’instar d’une armée prête à donner l’assaut.
— Les médias ont officiellement un serial killer, à présent. La pression va monter. Et le boss connaît les statistiques comme nous. Passé les premières quarante-huit heures, nos chances de retrouver le gamin seront ridicules. Il n’y a qu’à voir comment ça s’est passé pour les deux autres.
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marina53marina53   31 mai 2018
Les objets d'une maison exercent une curieuse influence sur ses occupants. On a l'impression de pouvoir en disposer, mais c'est souvent l'inverse qui se produit. Le possédant devient le possédé. Il n'arrive plus à se débarrasser des objets qu'il a acquis, comme si ceux-ci tiraient un pouvoir particulier de cette portion du passé qu'ils détiennent : les racines que l'on ne peut couper de peur que l'arbre ne dépérisse.
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marina53marina53   01 juin 2018
Est-ce que Dieu existe ?
S'il n'existait pas, pourquoi l'homme voulait-il à tout prix l'inventer ? Quel besoin avait la créature de se fabriquer un créateur ? À quoi lui servaient toutes ces divinités ? Leur rôle était-il d'endosser toutes les ignominies qu'on pratiquait en leur nom ?
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aideraider   01 novembre 2016
-Vous savez, le génie d'Einstein était une deviance. Comme dit Edgar Morin, "l'intelligence, ce n'est pas seulement ce que mesurent les tests, c'est aussi ce qui leur échappe ".
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