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ISBN : 2367401586
Éditeur : Scrineo (22/05/2014)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 37 notes)
Résumé :
En 1994, un centre de recherche et un village entier disparaissent mystérieusement dans une petite vallée du sud de la France, sans laisser de traces?Vingt ans plus tard, le lieutenant Vincent Marty est envoyé sur les lieux dans le plus grand secret. Objectif : récupérer les travaux de ce laboratoire perdu? des travaux portant sur la miniaturisation.Plus facile à dire qu'à faire, quand on vous réduit à la taille d'une fourmi et que vous disposez de seize heures pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  27 mai 2014
Nouvelle lecture jeunesse, à partir de 12 ans.
Ce roman se veut être une immersion dans un monde miniature, se retrouvant coincé en pleine nature. L'idée était plus qu'intéressante et j'étais très enjoué à l'idée de lire ce livre, gracieusement offert par les éditions Scrinéo et l'opération Masse critique de Babelio.
Hélas, j'ai vite déchanté quand j'ai lu le premier chapitre. Pour moi, le premier chapitre, la première page, il faut que ce soit accrocheur. J'estime qu'on ne doit pas se forcer pour une lecture. Si les premières choses que l'on voit nous rebutent, il n'y a pas de plaisir.
Pas de plaisir donc une fois ce livre terminé. C'est long, lent et lourd. Des descriptions interminables pour un brin d'herbe, il ne faut pas exagérer. Alors, oui, on peut être amoureux de la nature, mais la surenchère de descriptions toutes plus idiotes les unes que les autres, alourdis avec des épithètes a chaque mot. Non, c'est indigeste. Un exemple :
« Alors que l'astre du jour dardait enfin un fragment de feu au-dessus d'un chêne vert excentrique... »
En quoi, un chêne peut-il être excentrique ?? Dans la même page, on compte de nombreuses formules pour décrire l'aube qui se lève. Plus tard, pour essayer de nous faire ressentir la détresse du personnage, on use de tous les synonymes pour nous expliquer à quel point le pauvre enfant est triste. On peut broder, rendre la chose plus jolie ou plus dure, mais au bout d'un moment la surenchère destinée à remplir les pages, c'est malheureux, mais ça se remarque.
Mais bon, malgré ces gros défauts tout au long du livre, je me dis, allez, ce n'est pas grave, on continue. Et puis je tombe sur d'autres soucis. Les notes en bas de page, par exemple. L'auteur a introduit de nombreux insectes, et des races d'insectes bien précises. Donc lorsqu'il écrit « se faire épingler par le dard d'un volmort* », il faut se reporter au bas de la page pour voir ce qu'est un volmort. Normal me direz-vous, sauf qu'en bas de page, on trouve ça : « Guêpe. Pour toute précision, se reporter au lexique dans les annexes en fin d'ouvrage. »
Et voilà comment on se retrouve à peu près toutes les trois pages à devoir aller à la fin du livre pour lire les annexes ou le bestiaire. Déjà que le récit n'est pas bien brillant, lourd et lent, si en plus, on doit casser sa lecture toutes les trois pages, c'est pénible.
Mais bon, il a voulu créer un monde, avec son bestiaire etc... Donc malgré tout, on continue à se forcer. Puis, a certains moments dans quelques passages, on se demande si ce livre est vraiment pour les enfants à partie de douze ans. Car lorsque l'on voit dès le chapitre deux, qu'un jeune garçon qui doit partir à sa première chasse et qu'en récompense, il pourra choisir je cite « une jeune vierge en âge d'infanter » J'ajoute même qu'avant que ces petits garçons ne partent à la chasse, les vierges sont présentées par les prêtresses de Douventre (sans commentaire pour le nom...) dénudées, la poitrine, le ventre et les cuisses oint du sang sacrificiel.
Alors les jeunes filles sont un peu gênées, forcément, être exposées ainsi à douze ans, ça gêne un peu. Mais moi, ce qui me dérange le plus, c'est la réaction du petit chasseur. Je cite encore une fois : « Il la voulait, la désirait, il voulait s'enraciner dans ce ventre qu'il devinait déjà chaud et accueillant. »
Moi, personnellement, je trouve que c'est un peu fort pour un gosse de tout juste douze ans, que se soit le héros ou le lecteur.
Un dernier détail et après je stoppe cette critique. Les prénoms des personnages. Il est vrai que ce n'est jamais simple de trouver des prénoms originaux. Soit on fait du classique, soit on en invente. Et bien ici, on se retrouve avec une autre méthode. On enlevé une lettre ou deux a chaque fin d'un prénom, et hop ! Ça fait un style. On se retrouve donc avec : Serg, Clem, Jul. On devine aisément Serge, clément et Jules.
En règle générale, je ne suis pas tatillon, mais là, trop, c'est trop. L'auteur n'avait pas grand chose à raconter comme histoire, car c'est un peu « Chérie j'ai rétréci les gosses », mais là c'est un village entier. Hormis ça, ce livre n'est qu'un prétexte pour nous emmener dans la nature et se manger pendant plus de 400 pages (sans compter le bestiaire et le glossaire) des descriptions interminables.
Une grosse déception de bout en bout.
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Lagagne
  16 août 2014
Bon d'habitude, les mondes minuscules ce n'est pas mon truc... Arthur et Tobie en ont fait les frais. Mais étonnamment ce livre là m'a plu. Plus mature peut-être ? La description/construction de cette nouvelle civilisation de survie est étonnante. Au début j'étais dubitative sur le fait même de renommer les insectes : pousscrott, grouillepinces et chantepattes ? Et pourquoi ne pas garder bousier, fourmis et grillons ? Et puis finalement, oui, cela nous aide à nous plonger dans ce nouvel univers, à lui faire prendre une dimension toute autre.
L'aventure des héros sommes toute est presque banal : un incident scientifique, une mission quasi impossible, un monde hostile à affronter, des alliés particuliers. Mais on est assez loin du manichéisme. Les "gentils" ont de vrais côtés sombres, les "méchants" cachent certainement des douleurs profondes, difficile de porter un jugement sur des pratiques barbares mais qui permettent la survie d'un peuple. Les moeurs et coutumes, les règles de la survie, les questions philosophiques, le sexe et la violence, tout cela crée une ambiance plus mature pour un roman à destination des ados.
Je ne sais pas si je me jetterai sur le tome 2 dès sa sortie, mais je lirai la suite, oui.
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mayartemis
  26 mai 2016
Je continue mes lectures pour les Imaginales, et approfondis ma découverte du catalogue des Editions Scrineo par la même occasion, avec ce chouette roman qui nous fait voir ce qu'il y a sous nos pieds d'une façon vraiment originale.
Et si vous deviez vivre dans un endroit complètement perdu du sud de la France, au milieu d'un champs... en ayant la taille d'un grain de riz ?! Après une expérience qui a mal tournée, c'est ce qui arrive à tous les habitants d'un petit village. C'est avec cette idée au goût de déjà-vu que Jean-Luc Marcastel nous plonge dans une aventure à la découverte d'un peuple qui a su survivre et s'adapter à ce milieu inattendu. Et au final, l'histoire des Sinks a vraiment su me surprendre ! Avant de m'y plonger, j'étais en effet persuadée d'avoir un livre pour enfants dans les mains, je m'attendais à une histoire sympathique à la manière d'un Chérie, j'ai rétréci les gosses, mais pas spécialement originale, et je me suis vraiment trompée !
L'immersion dans ce milieu dangereux est tout aussi brutale pour le lecteur car on suit l'histoire à la fois du point de vue d'un humain, qui, vingt ans après, va être envoyé en mission et se faire lui aussi rapetissé pour essayer de comprendre ce qui s'est passé et récupérer les recherches sur la miniaturisation ; et d'un Sink, un descendant de ces humains victimes de cette expérience qui a mal tournée et qui ont su, au fur et à mesure des années, survivre et créer une société adaptée à leur nouvel environnement (à savoir qu'un Sink ne vit que 2 ans, de nombreuses générations ce sont donc succédé en vingt ans) Et cette société est vraiment très bien pensée, riche et surprenante ! J'ai vraiment adoré découvrir ses particularités au fur et à mesure des observations de l'humain, Vincent, un point de vue qui est le même que le lecteur, ne connaissant pas cette société, ses croyances, sa langue si différents de ce que l'on connaît et cet univers que l'on ne soupçonnais pas si dangereux. Pourtant, ce sont les passages à travers le point de vue du Sink, Lo'Hiss, que j'ai préféré car ce sont eux qui nous plongent complètement dans les différentes coutumes de ce peuple : la chasse, le passage à l'âge adulte ou tout simplement la vie de tous les jours dans leur cité, Forroc, avec sa hiérarchie et ses croyances.
Et c'est en en apprenant toujours plus sur les Sinks que j'ai compris que ce livre n'était pas du tout un livre jeunesse : ils vivent sans cesse menacés et affrontent la mort très souvent, parfois de façon très violente. Pour survivre, ils ont du sacrifier beaucoup de choses : la communauté est plus importante que l'individu, et les femmes, à la manière des insectes, sont vues uniquement comme des pondeuses, la notion de famille n'existe plus. On découvre ainsi un univers cruel mais nécessaire, car ce n'est vraiment pas facile de survivre quand on fait 5mm de haut, menacé par le plus petit des insectes.
Le lecteur et Vincent, l'humain, vont donc être confrontés à tous ces changements ; cette nouvelle société qui pratiquent des choses impensables dans le nôtre, soulevant des questions qui vont bousculer toutes les croyances des Sinks ; l'angoisse d'être sans cesse une proie et la nécessité de toujours être aux aguets. A cela s'ajoute un impératif de temps : Vincent en a en effet très peu pour découvrir la vérité et retrouver les recherches sur la miniaturisation, recherches qui sont nécessaires à sa survie car, sans elles, il ne peut pas reprendre sa taille humaine. Heureusement, il va être aidé par des Sinks et une étrange fille-guêpe dont j'ai hâte d'en apprendre plus, ils vont devoir quitter la sécurité de Forroc et traverser le champs plein de dangers à la recherche du laboratoire.
Le livre est plein d'action et on découvre avec horreur tous les dangers auxquels doivent faire face les Sinks, des dangers parfois insoupçonnés. J'ai vraiment adoré cette immersion dans le monde des insectes et j'ai vraiment été impressionnée par l'imagination de Jean-Luc Marcastel, sa société d'humains miniatures et la construction des personnages qui dévoilent des passés surprenants. Tout comme dans Tellucidar, j'ai aussi aimé son style très descriptif, il prend le temps de bien nous expliquer, immergeant encore plus le lecteur.
J'ai donc définitivement été transportée par cette lecture, surprise par cette société loin d'être utopique et portée par l'action très présente. J'ai vraiment hâte de découvrir la suite car je ne sais vraiment pas comment Vincent et ses compagnons vont réussir à s'en sortir. Et quels nouveaux dangers, nouveaux insectes vont se trouver sur leur route ? Vite ! la suite de l'aventure !
Lien : http://bookshowl.blogspot.fr..
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bina
  25 mai 2014
Une fois n'est pas coutume, je vous conseille de commencer par la fin. Non pas du roman, mais du livre, enrichit d'une annexe présentant le monde merveilleux des sinks. Leur géographie, leur langue, les créatures de ce pays appelé Praërie, et leur rapport au temps et aux distances. Cela vous permettra de mieux comprendre ce monde extraordinaire, et je vous certifie qu'après cela, vous ne verrez plus de la même manière ce qui se passe sous vos pieds. Je ne sais même pas si j'aurais encore envie de m'allonger dans l'herbe !
Dans ce monde délimité par un muret de pierres sèches, les descendants des hommes ont survécut à un accident de laboratoire, dans lequel des expérimentations étaient menées sur la miniaturisation. C'est pour cela que Vincent, agent d'une certaine Agence, est envoyé sur place, pour le retrouver, et inverser le processus de trente ans plus tard. Mais passer de la taille d'un homme adulte à à peine cinq millimètres, cela change le point de vue. Lorsqu'un brin d'herbe est désormais, dans cette nouvelle proportion, de la taille d'un arbre, imaginez le rapport de taille avec tous les êtres vivants de la prairie ! Qu'elles soient volantes, rampantes ou gambadantes, toutes ces charmantes bestioles deviennent des monstres aux fortes mandibules, prêtes à croquer ces mimimoys en un rien de temps.
Et finalement, le lecteur se rend compte, que quelque soit la société dans laquelle ils se trouvent, des hommes, qu'ils soient sinks ou haoms, cherchent toujours à prendre le pouvoir, à endoctriner, et à se créer des ennemis, seuls moyens de rassembler derrière un chef tout puissant en évitant la contestation.
Imaginez qu'à la moindre contestation, vous risquiez d'être dévorer vivant par des larves d'ombronges, cela suffit à calmer les ardeurs. Sauf à quelques braves, prêt à tout pour leur vie, leurs proches et leur liberté…
Un petit bémol dès les premières pages de ce roman, il y a un peu trop d'adjectifs et d'images à mon goût. Cela permet certes de planter le décor, on a l'impression de découvrir un monde bucolique avant de plonger dans la réalité de la nature, mais c'est parfois un peu trop et cela ralenti la narration.
Comme de juste, ce roman se termine à un moment stratégique, il faut lire le volume suivant pour connaitre la suite de l'aventure. Vincent réussira-t-il à inverser la miniaturisation et à retrouver sa taille normale ?
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Colibrille
  02 novembre 2016
Avec "Praërie", Jean-Luc Marcastel donne une nouvelle dimension aux insectes ! Il nous fait voir le monde des insectes d'un oeil bien différent de celui que nous avons au quotidien. Si une fourmi n'a rien d'impressionnant à taille humaine, imaginez ce que ça donne quand vous ne mesurez plus que 5 petits millimètres ! Tout de suite, la gentille fourmi travailleuse n'a plus l'air aussi gentil... L'auteur nous montre combien la vie fourmille littéralement sous nos pieds.
Au début, j'avoue avoir eu du mal à accrocher car je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. L'auteur maintient volontairement le lecteur dans l'ignorance afin de ménager du suspense. On sait à peine qui est Vincent, narrateur et personnage principal, et on sait encore moins quelle est sa mission. Heureusement, la situation s'éclaire au bout de quelques chapitres et on comprend mieux le poids des responsabilités qui pèsent sur Vincent.
Jean-Luc Marcastel ne se contente pas de nous immerger dans un monde miniature plus vrai que nature, il réinvente totalement la société qui s'y est développée. Ainsi, nous découvrons la société des Sinks, ses hommes dont la vie se résumé à leur survie dans le milieu hostile où ils vivent. A mesure que l'auteur nous fait pénétrer dans cette société où la survie est au coeur de toutes les préoccupations, j'ai senti mon sang se glacer.
La société qu'il nous décrit est tout bonnement terrifiante. Pour ne citer qu'un exemple, dans la société Sinks, les femmes sont réduites à la simple fonction de procréatrice. Elles sont exclues de la vie en communauté et doivent accepter leur sort, même si celui-ci consiste à se faire violer afin d'assurer la survie de l'espèce... Je dois avouer que cela m'a beaucoup choquée. du coup, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages Sinks, excepté Pyr, une sorte de Gandalf des Sinks qui inspire le respect et prône la liberté ainsi que l'amour vrai.
Les annexes et le glossaire à la fin de l'ouvrage sont plus qu'utiles, ils sont indispensables ! En effet, Jean-Luc Marcastel s'amuse à rebaptiser tous les insectes (fourmis, lézard, libellules, mante religieuse, araignée...). Au départ, difficiles de s'y retrouver entre tous ces noms d'insectes aussi inventifs que loufoques. Si on peut facilement deviner quels insectes se cachent sous certaines appellations, d'autres nécessitent de faire un petit détour par le glossaire. Pour ma part, je n'ai cessé de faire des allers-retours afin de vérifier la définition d'un mot ou d'une expression. Cela m'a un peu gênée car j'avais l'impression d'être sans arrêt interrompue dans ma lecture. Il aurait été appréciable qu'il y ait en plus un système de note de bas de page afin de ne pas avoir à consulter sans cesse le glossaire.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
garrytopper9garrytopper9   25 mai 2014
Imaginons qu’un simple brin d’herbe nous soit un arbre…Et ce champ-là, où nous nous trouvons…un continent.
Voici le monde des Sinks.
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garrytopper9garrytopper9   27 mai 2014
Au voyageur averti…Cherche à l’endroit ou s’échangent les premiers baisers.
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garrytopper9garrytopper9   25 mai 2014
La bête qui grondait en lui, ayant comblé tous ses désirs, toutes ses pulsions, s’était assoupie en même temps que lui.
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KawaneKawane   18 mars 2016
Fixer Vincent, c'était comme se planter devant la cage d’un tigre, à cette différence près qu'un barreau ne vous séparait.
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KawaneKawane   18 mars 2016
Fixer Vincent, c'était comme se planter devant la cage d’un tigre, à cette différence près qu'un barreau ne vous séparait.
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Videos de Jean-Luc Marcastel (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Marcastel
Avec Cécile Duquenne, Xavier Mauméjean, Jean-Luc Marcastel et Victor Fleury Écoutez l'intégralité de la conférence sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2017-Bienvenue-dans-les.html
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