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ISBN : 2226316655
Éditeur : Albin Michel (01/09/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
virgidoc2virgidoc2   09 février 2017
On dira que l'obéissance surmoïque répondait aux conditions suivantes dans la petite enfance, c'est-à-dire entre 12/18 mois et 3 ou 4 ans : c'est en ne faisant pas quelque chose que l'enfant obtenait le contentement et l'assentiment parental ( "ne touche pas ! " ..) ou en se soumettant à des ordres précis ( " dis : bonjour !", ...). De nos jours, l'"affirmation assertive" pourrait se définir comme le fait que l'enfant obtient le contentement et la satisfaction des parents en faisant quelque chose ( de préférence un peu en avance sur le programme développemental ) (...) et en affirmant son désir ou sa volonté : (...) "Il a de la personnalité !" Alors que l'interdit situe toujours le sujet dans un lien, précisément dans un "inter-dit", et que le Surmoi est toujours la traduction interne de ce lien social, l'affirmation assertive s'inscrit, elle, dans une négation de la place de l'autre : "Pousse-toi de là, c'est moi qui fais !"C'est : Moi d'abord !" consécration de l'individualisme érigé face aux autres, si ce n'est contre eux. Avec le Surmoi, le conflit psychisme se structure entre ce que l'enfant aimerait faire ( son désir ) et ce qu'il ne doit pas ( l'interdit ), ce qui revient à se soumettre à l'autorité et en cas de transgression à éprouver un sentiment de culpabilité par rapport à cet autre qui avait interdit. Avec l'assertivité, le conflit psychique se structure entre ce que l'enfant voudrait ( affirmation de soi ) et ce qu'il ne peut pas faire ( impuissance ), ce qui revient à se confronter à un sentiment d'impuissance et de honte devant cette impossibilité à faire ou de toute-puissance et de triomphe narcissique, excluant l'autre quand la chose est possible, indépendamment de ce qui est permis ou interdit.
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virgidoc2virgidoc2   10 février 2017
Résumons-nous : la symétrisation/égalisation des fonctions homme/femme, père/mère, le partage d'une autorité parentale conjointe mise au service de l'intérêt de l'enfant, la prééminence du lien de filiation sur les autres liens dans la constitution de la famille, la fragilisation du lien affectif qui unit deux adultes entre eux, le besoin persistant de chaque individu d'un regard d'autrui dans lequel il fonde son identité, l'indissolubilité du lien de filiation et l'imprescriptibilité du lien d'engendrement, la parentalité soucieuse d'être au service de l'épanouissement de l'enfant, cet enfant vu en droit comme un être humain achevé, la complexité de la psychologie du jeune enfant révélant ses besoins de stimulation et pas simplement ses besoins d'être protégé, l'idéalisation du statut de l'enfance, l'idéologie de l'individualisme qui conduit à favoriser chez l'enfant l'expression de sa singularité au détriment de l'obéissance à un code ou une norme, tout cela conduit à une constatation évidente. L'autorité ne s'adosse plus au passé, ne se réfère plus à l'expérience, elle se construit sur le futur. C'est l'autorité de l'infantile. Le risque est de voir cet "infantile" s'incarner dans l'enfant érigé ainsi en chef de famille potentiel.
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virgidoc2virgidoc2   09 février 2017
...un conflit "public" avec l'image sociale d'un parent idéal et compétent et d'un bébé potentiellement parfait. Il ne s'agit plus d'un conflit surmoïque d'autorité mais d'un conflit narcissique d'idéalité ou plutôt de ce que nous appellerons un conflit d'assertivité. Le parent "nouveau-né" cherche dans le regard de son bébé un acte de reconnaissance de sa compétence parentale aussi intense que le regard du bébé nouveau-né attiré par le visage de l'adulte penché sur son berceau.
Ce concept de parentalité introduit un renversement total dans la relation parents-enfants. En effet, si c'est la parent qui "fait" l'enfant, assurément c'est l'enfant qui créé la "parentalité' ! Le souci premier d'éduquer bascule alors en un souci primaire de séduire : la parentalité transforme l'éducation en "séducation". Le parent n'est plus animé par le devoir d'éduquer, il est habité par le besoin de séduire, il demande implicitement à son enfant de lui déclarer : "Dis-moi que je suis un bon et gentil parent !".

Ce concept de parentalité
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virgidoc2virgidoc2   10 février 2017
Sollicitude et empathie restaurent chez l'individu le sentiment d'appartenance à une communauté qui fait qu'on est plus heureux quand on peut partager sa joie et moins malheureux quand on peut partager sa peine : la bonneveillance définit, selon nous, à la fois la disposition affective et morale des adultes au contact d'un enfant, essentiellement ses parents, mais aussi la manière de le laisser évoluer dans un environnement suffisamment sécurisé pour que ce même enfant ne se mette pas en danger de par sa naturelle curiosité. La bienveillance envers cette naturelle curiosité de l'enfant est un élément de la bonneveillance.
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virgidoc2virgidoc2   09 février 2017
Il nous semble qu'à présent l'adulte attend de son enfant le sens de sa propre existence, là où jadis l'enfant cherchait dans son parent ce que sa vie pourrait devenir ( ou ne pas devenir ). N'est-ce pas ce que dit implicitement l'adulte lorsque, à la question de savoir ce que son enfant fera plus tard, on l'entend répondre de façon quasi systématique : "Ce qu'il voudra. L'important, c'est qu'il soit heureux." Ce devoir de bonheur inscrit l'enfant comme comblement du narcissisme parental, là où jadis l'injonction à faire tel ou tel métier projetait l'enfant sur le flèche de l'idéal surmoïque parental.
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Videos de Daniel Marcelli (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Marcelli
« J?ai la rage ! » : ce nouveau signe de ralliement des adolescents et jeunes adultes - là où jadis l?enragé était mis à l'écart - traduit son besoin exacerbé de reconnaissance: il pousse chaque individu à donner le meilleur de lui-même et soutient sa créativité. Mais hélas cette rage peut aussi se transformer en force aveuglément destructrice. Entre créer ou détruire, ce moment de basculement témoigne de la vulnérabilité du sujet: comment faire pour que cette rage trouve un chemin positif, devienne un moteur d?épanouissement ?
Daniel Marcelli, pédopsychiatre, connaît bien cette détresse des adolescents qui se sentent incompris. Ils ont besoin d'une approbation, d'une écoute attentive et durable. Mais autour d'eux rodent des séducteurs en tout genre, habiles à attiser leur rage et à la transformer en haine de l'autre. Il faut donc ne pas se fermer les yeux, savoir repérer les signes inquiétants et réagir de manière appropriée à chaque âge: autant de repères précieux que le lecteur pourra trouver dans cet ouvrage.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/avoir-la-rage-9782226323484
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