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EAN : 9782369143444
260 pages
Éditeur : Libretto (02/02/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Au lendemain de la guerre, une jeune fille élevée dans le meilleur monde se laisse épouser par un hobereau de la Haute-Auvergne. Tournant le dos à une existence parisienne vouée à la mondanité, elle ira vivre avec lui dans la retraite anachronique d'un vieux manoir de famille, au cœur des Bois-Noirs, ce petit massif forestier perché entre la Loire et l'Allier, et que le temps semble avoir oublié.
Dans ce lieu d'un autre âge, elle découvre avec quelque stupeur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  07 février 2020
Une jeune femme, Hélène, vient d'épouser un homme qu'elle connaît à peine, Gustave. Gustave a fait valoir qu'il possédait une grande et belle demeure ancienne, pour impressionner ainsi la famille d'Hélène et obtenir sa main. Ce qui a fonctionné à merveille, mais se révèle assez différent de la réalité. Hélène va peu à peu découvrir son mari, sa belle-mère, puis son beau-frère. Malgré l'amitié de ces deux derniers, elle ira de déconvenue en déconvenue.

Dès la première page, j'ai ressenti une désagréable impression de déjà-vu. Puis je me suis laissée peu à peu avoir par l'histoire d'Hélène. Ce qui n'a pas duré. À la moitié du roman, j'avais bel et bien retrouvé mon impression de déjà-vu, qui ne m'a plus lâchée. Je trouve à ce roman un côté vieillot, dépassé. le château des Bois Noirs a mal vieilli, si tant est qu'il ait été passionnant à lire en 1954. Ce dont je doute. Tout ce qui a attrait à la sexualité, au désir fruste de Gustave qui a d'abord attiré Hélène, puis la révulse, m'a semblé de plus en plus lourd. Je ne parle même pas de l'arrivée de Fabien, le frère de Gustave, et de son amitié avec Hélène : on voit tout venir à des kilomètres, aussi le pseudo-suspens s'étire-t-il en longueur. J'ai traîné sur ce roman qui m'a paru long, sans être complètement ennuyeux, mais quand même long, long et long.

J'ai comme le sentiment que si Libretto m'a envoyé ce livre dans le cadre d'un concours (on gagnait un livre, sans pouvoir choisir lequel), c'est parce qu'il ne se vend pas bien...
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kateginger63
  08 novembre 2017
Un huis clos auvergnat
*
Les Bois Noirs, je connais bien puisque j'y habite de temps en temps pendant les vacances : mon mari vient de cet endroit si mystique et qui paraît par moment même féerique par exemple dans la vallée des Darots où les mousses et les fougères se fondent parmi les rochers du ruisseau...;bref, je pourrais en parler longtemps de ces Bois Noirs qui nous enchantent et nous ravissent à chaque randonnée.
Par le biais des RS, j'ai vu passer les éloges de ce roman.
Lu en 3 jours de mauvais temps et de grisaille, parfait pour cette ambiance si "gothique" qu'on retrouve tout le long.
*
Des personnages? le "couple maudit", la belle-mère si gentille et mélancolique, le beau-frère (maudit lui aussi), les domestiques et le Chateau.
Un Chateau, perdu au milieu des Bois noirs, à l'orée du village St Remy s/ Durolle (il est magnifique ce village perché, allez-y faire un tour quand vous viendrez faire du tourisme en Auvergne). le chateau est au centre de cette intrigue.
*
Vous ferez connaissance de Gustave, le maître, l'époux en mal de sensations fortes, timide, replié sur lui-même, solitaire et épris de silences lourds et constants. Ainsi que d'Hélène, la jeune épouse parisienne pleine de bonne volonté, de joie de vivre....qui s'installe dans ce domaine à l'allure noire et lugubre.
Hélène se rend bien compte que son mari s'isole, elle essaie de le "secouer" mais rien n'y fait.
Le beau-frère Fabien, au caractère joyeux mais lucide arrivera quelques temps à l'occuper grâce au jardinage.
Mais le temps passant, des faits inquiétants arrivent.
*
Un huis clos bien mené, une intrigue bien ficelée. Une fin triste. Bien sûr, on ne peut pas trouver une issue heureuse, ce n'est pas le sujet!
Un roman qui m'a fait découvrir un genre littéraire inconnu: le polar gothique. Je vais continuer sur cette lancée.
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ktylauney
  30 mai 2017
Au sortir de la guerre, après leur voyage de noces Gustave revient avec sa jeune et belle épouse, Hélène, à Saint-rémy au coeur des Bois Noirs.
La Vernière, un château sinistre d'aspect moyenâgeux apparaît au détour du chemin, gardé par deux molosses à la chaîne.
Hélène en est au premier abord terrorisée. Elle se retrouve loin de son univers mondain parisien avec un mari qui va se montrer taciturne et rustre, aussi rustique que ses métayers.
Gustave va se révéler sous son vrai visage, égotique et apathique, ne s'intéressant qu'à la philatélie. Il est peu loquace, ne répond que par monosyllabes, entre autre ses " Mm-mm " habituels.
Hélène, d'abord méfiante, va trouver une alliée en la personne de sa belle-mère, Mme Dupin. Une femme que son fils a réussi à rendre comme lui, solitaire et nostalgique, réfugiée continuellement dans le petit salon du château où elle s'occupe à des travaux d'aiguille.
La jeune épousée appréhende l'arrivée de son beau-frère, Fabien, qui n'a pas assisté à son mariage avec Gustave. Elle craint sa haine car les deux frères sont devenus étrangers l'un à l'autre.
Fabien et Gustave sont le jour et la nuit. Autant Gustave est lourdaud et flegmatique, autant Fabien est séduisant, expansif et amical.
Gustave se désintéresse de tout ce qui n'est pas lui et laisse la vieille bâtisse se délabrer lamentablement. le parc est envahi de ronces.
Malgré son amour pour Gustave, Hélène sombre dans l'ennui et se rapproche de Fabien qui lui dit qu'elle a épousé la mort...
" Il jeta vers la fenêtre un coup d'oeil distrait puis ramena ses regards sur sa jolie belle-soeur, si délicate, qui le considérait, interdite. Son coeur s'emplit de pitié et de colère.
— Aimez-vous vivre ? demanda-t-il âprement. — Bien sûr !
— Moi aussi. Eh bien ! Gustave, c'est la Mort."
(citation du livre)
Robert Margerit a réussi à faire un grand roman à la Maupassant. Une histoire du terroir romanesque où l'amour, l'amitié, la jalousie sont présents, mais aussi la brutalité, la bestialité, la sensualité, l'exacerbation des sentiments et la cruauté.
"Le château des Bois Noirs " est un roman dans le style gothique enrichi de belles et sombres descriptions des lieux qui font froid dans le dos. Ses personnages forts et attachants évoluent dans une atmosphère romantique et nostalgique qui va vite basculer dans le drame et le macabre.
Une bien belle découverte et une grande réussite.





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Elliepamp
  28 septembre 2017
Suite à la vidéo de la pétillante Lemon June sur ce roman, je me suis empressée de l'acheter afin de comprendre l'intérêt qu'il a suscité chez la booktubeuse. Et je suis très contente de mon achat car j'ai beaucoup aimé cette lecture ! Il faut dire que cette histoire réunit plusieurs éléments qui ne pouvaient que me plaire : un manoir perdu au fin fond de la campagne en total délabrement, une jeune femme mariée à un homme rustre et froid qu'elle connait à peine, un mystère qui plane autours de la famille de cet homme, et surtout une ambiance pesante et glauque.
L'histoire de ce roman est assez simple : on suit dans les années 1950 Hélène, une jeune femme de 28 ans tout juste mariée à Gustave un homme de 45 ans propriétaire d'une fortune. La jeune femme quitte Paris pour aller vivre dans le château de celui-ci. Si à la base, son mariage lui promet une riche vie de châtelaine, Hélène va très vite déchanter lorsqu'elle descend du train pour rejoindre son mari. Une vieille voiture dans un état lamentable l'attend pour l'emmener dans un château qui se révèle lui même dans un état de délabrement à faire fuir n'importe qui.
Le château n'est plus entretenu depuis des années : les trois quarts des pièces sont plongées dans le noir, si ce n'est le plafond détruit par endroit, ainsi qu'un parc rempli de ronces le rendant impraticable. Mais ce n'est pas tout, le gentlemen qu'Hélène pensait avoir épousé, une fois arrivé au manoir, va revêtir ses vêtements de paysan et ne plus quitter sa chambre pour collectionner des timbres. Peu loquace, les seuls moment où Gustave s'approchera de sa femme ne sera que pour une partie de jambes en l'air, le reste du temps préférant largement la solitude et le silence aux balades et divertissements de sa femme.
Mais que ce livre est glauque ! Si aucune scène de violence ou de gore n'est présente dans ce roman, on ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de malaise totale vis à vis de Gustave et de ce château morbide. J'ai été plus d'une fois répugnée par le personnage de Gustave qui est vraiment égoïste et immonde, malgré son insupportable passivité. Plusieurs fois je me suis demandée comment Hélène a pu tomber amoureuse de lui et l'épouser… L'amour rend aveugle mais quand même ! Pour moi, Gustave est juste un gros pervers et psychopathe sur les bords, il m'a horrifié.
L'auteur a habilement décrit ce sentiment de malaise et d'ennui qui est éprouvé par Hélène sans jamais ennuyer le lecteur. On suit Hélène qui déambule dans ce château froid et humide, complètement coupé de l'extérieur. Au final ce roman peut s'apparenter à un huit-clos, tant on quitte si peu le château et son parc.
La dernière partie du roman change radicalement de style et j'ai trouvé le dénouement intelligent et particulièrement bien amené ! Malgré le fait que l'on devine une partie de la résolution finale, j'ai quand même été surprise par toute la manigance mise en place. On voit peu à peu les personnages basculer dans un état de lassitude et de dépression, donnant l'impression que le château exerce un pouvoir sur eux. On peut pratiquement dire que la grande bâtisse est un personnage à part entière tant elle a son importance dans l'histoire.
En bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman que j'ai dévoré en trois jours. Si vous aimez les ambiances gothiques, froides et pesantes, ce roman est fait pour vous !
Lien : https://repairedeslivres.wor..
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Maliae
  08 avril 2018
Hélène épouse un homme qu'elle connait (trop) peu, et qui va la ramener chez lui, dans un château en délabrement. le comportement de son mari va alors changer du tout au tout, s'habillant comme un paysan et s'enfermant dans son bureau pour regarder sa collection de timbre, faisant naître un malaise entre les deux époux. On s'enfonce alors dans une histoire en huis clos, qui s'avère plutôt sombre.
J'ai bien aimé ma lecture, mais j'avoue avoir peiné pour la terminer. le début était très prenant, mais j'ai trouvé que vers le milieu, le rythme s'essoufflait un brin, ou en tout cas j'avais du mal à accrocher. Hélène va essayer de trouver en Fabien (son beau-frère), ce qui manque en Gustave, et ils vont devenir amis et ce sera là plus facile pour Hélène de supporter cette vie. On rentre dans la tête des trois personnages, et on se rend compte qu'il y a beaucoup de quiproquo et de non dits entre eux, et qu'ils communiquent trop peu, ce qui crée le méli-mélo qui va provoquer ce qu'il se passe par la suite.
C'est intéressant et intrigant, on se demande jusqu'où cette histoire va aller et comment elle va se finir, mais le coup de mou m'a vraiment paru long, et j'avais du mal à me mettre dans le livre. C'est vers la fin que mon intérêt s'est vraiment réveillé à nouveau et que les pages se sont tournées beaucoup plus vite.
J'ai assez vite compris ce qu'il en était au niveau de la fin (mais je ne dis rien pour pas spoiler), mais c'était très prenant de voir ce qui allait se passer.
Je n'ai pas éprouvé plus que ça d'attachement pour les personnages. Gustave est incroyable, il est taiseux et ne s'intéresse qu'à lui même, il est mou, insupportable, on comprend que Hélène s'en détache. Fabien est son inverse. Hélène a une personnalité un peu banal, elle est naïve au début de l'histoire puis évolue et devient plus sombre au fur et à mesure des pages. C'était bien de les suivre, mais je n'avais pas vraiment d'empathie pour eux.
Le style d'écriture était très sympathique, je l'ai beaucoup aimé, c'était très beau la façon dont c'était écris.
En bref, une lecture que j'ai bien aimé mais que j'ai trouvé lourde vers le milieu. La fin a réveillé mon intérêt et je me suis bouffée les dernières pages.
Lien : https://jetulis.wordpress.co..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
marlene50marlene50   07 juin 2017
Maintenant, au cœur du "château", cet incroyable monde désamarré, à la dérive des siècles, lui faisait l'effet d'un rêve du temps.
Elle sombrait dans cette antiquité ténébreuse, dans des âges de silence cernés par les clameurs qui battaient lugubrement les murs.
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YukoYuko   01 janvier 2018
-Ecoutez ! Fabien. Pardonnez-moi ce que je vais vous dire. Pourquoi êtes-vous brouillé avec Gustave ? (…)
Il jeta vers la fenêtre un regard distrait puis ramena ses regards sur sa jolie belle-soeur, si délicate, qui le considérait, interdite.
Son coeur s’emplit de pitié et de colère.
-Aimez-vous vivre ? demanda-t-il âprement.
-Bien sûr !
-Moi aussi. Et bien ! Gustave, c’est la Mort !
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ElfennElfenn   29 mars 2019
Elle était rentrée dans l’enfer quotidien que nous nous construisons constamment avec une obstination aussi féroce qu’aveugle. Sinistre castrat et vaniteux imbécile qui a dit : « Je pense donc je suis », quand il fallait crier :« Je suis parce que je sens !»
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ElfennElfenn   27 janvier 2019
C’était une bâtisse rustique, en partie fortifiée, vétuste et pourtant singulièrement réelle, comme le bourg. Elle avait conservé les défenses de sa porte, ses murs puissants, percés de meurtrières. Vue ainsi d’en bas, à contre-jour, pesamment accroupie sur la colline que couronnait sa masse sortant des Bois-Noirs défeuillus, elle gardait un aspect encore redoutable. Ses murailles de schiste noir et gris, ce lourd toit d’ardoises dépassé par deux tours flanquantes puis, un peu plus loin, par une échauguette en poivrière, cette pesante architecture qui évoquait bien davantage la prison que la gentilhommière suscitaient dans le crépuscule, déjà en lui-même suffisamment sinistre, les pires idées de désolation et d’irrémédiable ensevelissement.
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ktylauneyktylauney   30 mai 2017
Il jeta vers la fenêtre un coup d’œil distrait puis ramena ses regards sur sa jolie belle-sœur, si délicate, qui le considérait, interdite. Son cœur s’emplit de pitié et de colère.
— Aimez-vous vivre ? demanda-t-il âprement. — Bien sûr !
— Moi aussi. Eh bien ! Gustave, c’est la Mort.
Commenter  J’apprécie          10

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