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ISBN : 2859406379
Éditeur : Phébus (28/08/1999)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Le regretté Hubert Juin, qui fut l'un des grands critiques et « redécouvreurs » de son temps, aimait à gourmander, provocant et pourtant sincère, les lecteurs qui n'avaient pas encore lu L'Ile des Perroquets de Robert Margerit : « Vous devriez avoir honte, c'est le seul roman marin à lire depuis Conrad et Stevenson - et sans doute le plus grand de notre littérature. » Et fidèle à son enthousiasme, il avait salué en 1984, peu avant sa mort, la réédition de cet introu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  10 juillet 2013
A la fin du XVIIe siècle, la piraterie est le fléau des mers, une maladie qui gangrène tous les océans et réduit en lambeaux le commerce international. En conséquent, nul crime n'est puni aussi sévèrement : les pirates sont pendus, garrotés, roués, torturés… Tous ne sont pourtant pas des forbans endurcis. Bien souvent, il ne s'agit que de pauvres hères poussés à la rapine par l'iniquité des lois terriennes ou par la cruauté de capitaines trop violents. C'est le cas d'Antoine, un jeune provençal accusé à tort d'avoir tué son amante. Alors qu'il tente de fuir la garde, il tombe par accident sur l'accostage clandestin d'un navire pirate. Deux solutions s'offrent à Antoine : se faire proprement trancher la gorge par ces affables gentilshommes ou embarquer avec eux pour écumer les mers. le jeune homme n'hésite pas longtemps et, ni une ni deux, le voici membre de l'équipage du Walrus dirigé par le féroce capitaine Flint (si, si, Vous avez bien lu, Stevenson est passé par là !).
La suite n'est, bien entendu, pas de tout repos : affrontement contre la marine anglaise, kidnapping de jolies donzelles dans un couvent de l'inquisition, tempêtes et typhons… Surtout que des tensions ne tardent pas s'éveiller au sein de l'équipage du Walrus où, comme dans tout bon navire pirate, chacun est fermement persuadé d'avoir son mot à dire sur tout et n'importe quoi et où l'autorité se défend à la pointe du sabre. Les français ne supportent plus les anglais, les anglais exècrent les français et les espagnols n'aiment personne... Ajoutez à cela une belle garce andalouse et un trésor fabuleux à se disputer et vous vous doutez que tout cela ne va pas tarder à joyeusement et sanguinairement dégénérer !
Bien que son intrigue soit de facture assez classique pour un roman de piraterie, « L'île aux perroquets » plait par son style à la fois fluide et turbulent, extrêmement addictif. Certains passages sont de vrais moments de bravoure comme la description ébouriffante de l'ouragan qui ravage l'île des perroquets ou la plongée dans l'univers échevelé de la « Fiesta de locos ». Niveau personnage, l'amateur de forbans et de sales gueules ravagées trouvera largement de quoi se contenter. Certes le personnage principal est assez insipide, comme c'est généralement le cas dans ce type de roman, mais les personnalités des autres membres de l'équipage compensent sans difficulté ce petit inconvénient. Je lui préfère sans hésitation le roué capitaine Flint et Brice le second du navire – brave homme au fond mais prêt aux pires extrémités pour l'amour d'une sublime et manipulatrice catin. Des bons et beaux brigands comme on les aime, quoi ! En conclusion, une agréable découverte que je conseille chaleureusement aux amoureux du genre.
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spleen
  16 septembre 2017
J'avais sans doute une envie de croisière pour m'embarquer ainsi dans les mers du Sud à bord du voilier, le Walrus ,du Capitaine Flint ( pas très original comme nom, mais cela a le mérite de poser d'emblée le personnage ! )...
Mais , à bord d'un bateau de pirates , ce ne sont pas vraiment des vacances , entre les tempêtes, la fuite devant des bateaux militaires lourdement armés, l'eau douce qui manque , l'abandon d'une partie de l'équipage sur une île visitée par des sauvages anthropophages et sur laquelle est cachée un trésor .
Les escales dans les ports ne sont pas non plus des havres de paix et les Belles qui font chavirer le coeur des marins  rencontrées dans les estaminets sont souvent bien fourbes et rusées .
C'est la vie qu'a du choisir Antoine , un jeune homme qui a fuit son pays natal , accusé injustement d'un meurtre et dont nous suivons les intrépides péripéties .
Ce roman d'aventure publié en 1955 remplit tous les codes du genre, on ne s'ennuie pas vraiment et il a  , par son style un tantinet démodé , un effet reposant et anti-stress pour le lecteur .
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Taraxacum
  23 octobre 2015
Quel fantastique roman de pirates! Un des pinacles du genre, tout y est. le trésor merveilleux enfoui dans une île perdue, les coups de sabres, ceux de canons, le rhum et les trahisons, l'amitié virile, une superbe garce manipulatrice, les difficiles réalités de faire tourner un équipage où la contestation se fait à la pointe du sabre si nécessaire, et toujours la menace de la corde quand les Frères de la côte se font mettre la main dessus. Voilà l'univers où entre le jeune Antoine, qui a fui sa région natale après avoir été condamné à tord pour le meurtre de sa maîtresse et qui doit choisir entre l'exécution propre et simple et un embarquement sur le vaisseau du Capitaine Flint.
Cela pourrait sembler une accumulation de clichés mais c'est l'écriture qui fait la différence: les descriptions extraordinaires, particulièrement lors du passage de la Fiesta de locos, servent un récit qui sait se faire haletant. J'ai trouvé la seconde partie bien plus puissante que toute la mise en place parfois un peu longue, montant en un crescendo terrible jusqu'à la crise finale, qui permet de finir le livre en trépignant.
Un très bon roman de pirates.
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raton-liseur
  05 juin 2014
Je ne me souviens plus comment j'ai découvert ce livre, mais je me souviens qu'il était dit que c'était un des romans français de pirates les plus inventifs de ces dernières décennies. C'est probablement parce qu'il n'y a pas beaucoup de concurrence…
Je ne sais pas si je suis trop exigeante, mais il me semble que j'ai bien peu de succès avec les romans de pirates que j'essaie de lire ces derniers temps. Et ici encore, on se retrouve à la suite du capitaine Flint et en train de chercher son fameux trésor. Il n'ý a donc pas de salut en-dehors de ce personnage ? Je suis déçue de voir qu'il faille inlassablement faire appel à lui pour tenter de s'acheter une crédibilité d'auteur de romans de pirate. Quitte à chercher le trésor de Flint, autant faire appel à l'original et lire Stevenson, plutôt que de faire appel à un pâle ersatz.
Passez donc votre chemin, gentes dames et respectables bourgeois, ce livre n'est qu'une somme des poncifs du genre, sans originalité ni style, même les gibiers de potence méritent un meilleur traitement littéraire.
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Nursus
  16 mars 2016
J ai du mal à me prononcer sur ce roman...Côté positif il est très bien documenté et j ai eu envie d en connaître le dénouement. Par contre, côté originalité, émotion et crédibilité c est pas top...On pourrait objecter que ça a été ecrit il y a plus de 70 ans, ok, mais alors quid de Ĺ Ile aux Trésors écrit il y a pas loin de 150 ? C est là où mon avis vacille, car la comparaison s impose nécessairement du fait de ĺ auteur même. La lecture de Stevenson a sans aucun doute été une des clés de la porte du monde livresque pour moi, gravant des émotions et des souvenirs au moins jusqu' à aujourd hui et sans aucun doute pour beaucoup plus longtemps! Aucune chance que ĺ Ile aux Perroquets puissent faire de même. Je vais neanmoins essayer de garder le positif, il m a offert quelques heures d évasion, de plaisir et permis de replonger dans de tres doux souvenirs, plutôt pas mal finalement?
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   09 juillet 2013
Elle nous méprisait tous : telle était la source d'une partie de sa force ; le reste venait de ce qu'elle nous était supérieure. Dans son corps, dans ce visage rayonnant, résidait une puissance élémentaire semblable à celle du vent, des volcans, aux violences souterraines de la vie. Au milieu de nous, occupés à notre modeste cheminement d'horizon à horizon, elle venait parmi des lueurs d'orage assurer la domination sauvage, la froide et solennelle férocité de la nature.
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ArakasiArakasi   08 juillet 2013
Si c'est être libre que de n'obéir à aucun ordre humain, de ne tolérer des chefs qu'autant qu'ils se plient à la volonté commune - si le morceau servi à notre capitaine nous paraissait meilleur que le nôtre, nous avions le droit de le prendre dans son écuelle -, d'enlever ce qui vous fait envie, de violer ce qui se refuse à votre désir, de tuer lorsque la cruauté vous point comme une soif, de vous montrer clément lorsque votre bras est las de frapper, de ne risquer votre vie que pour satisfaire votre cupidité, votre égoïsme ou votre goût du danger : alors nous avions été absolument libres.
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TaraxacumTaraxacum   19 octobre 2015
La vie des Frères de la côte, c'était moins les ripailles que les dures peines des marins: les cordages qui écorchent les mains, les veilles, les dangers du vent joints aux dangers des rencontres, les incommodités causées par une nourriture malsaine, échauffante, qui faisait pâlir les gencives, tomber les dents, l'eau croupie dans les tonnelets, tournée au jaune vif, qu'on buvait en se bouchant le nez, la faim, la soif souvent, la vermine sur notre peau. Tout cela. Avec parfois, le cadavre d'un ami balancé par-dessus bord, et la perspective d'une corde...Alors on troussait les filles, on s'enivrait de rhum.
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BehematBehemat   11 mars 2016
Ayant pris des hauteurs d'étoiles, j'allai vérifier le cap à la marinette. Je restai un instant à regarder frémir cette lame d'aimant. Elle aussi tendait vers un point mystérieux et insaisissable tout autant que ceux vers quoi s'aiguillent les âmes insaisissables et mystérieuses. Derrière moi j'entendis un soupir. En me retournant, j'aperçus, toute noire sur le ciel laiteux, la silhouette de Brice. Il me sembla que, dans cette nuit de Gethsémani, ce château de poupe balancé sur les mers portait toute la peine du monde. Isolé dans l'aridité de sa passion, le cœur défaillait au malheureux. Il était, hélas, au-delà de tout secours. Car tout homme souffre et meurt seul, et l'abîme autour de nous est tel que toute la tendresse de nos amis ne le saurait combler pour qu'ils puissent parvenir jusqu'à notre agonie.
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raton-liseurraton-liseur   05 juin 2014
Nous ne sommes pas libres, même ici, sur la mer, sous ce drapeau ; pas libres de pardonner à qui nous aimons, captifs jusqu’au bout de notre intolérance, de notre orgueil, de nos illusions.
(p. 89, Chapitre 4, “L’esprit du mal”, Livre 1, “Les gentilshommes de fortune”).
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Video de Robert Margerit (1) Voir plusAjouter une vidéo

Aujourd'hui ont été décernés le prix Goncourt et le prix Renaudot
Le prix Goncourt a été attribué à Julien GRACQ pour "Le rivage des syrtes" et le Renaudot à Robert MARGERIT pour "Le dieu nu".
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