AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782752907714
Éditeur : Libretto (24/04/2012)
3.72/5   123 notes
Résumé :
Le regretté Hubert Juin, qui fut l'un des grands critiques et « redécouvreurs » de son temps, aimait à gourmander, provocant et pourtant sincère, les lecteurs qui n'avaient pas encore lu L'Ile des Perroquets de Robert Margerit : « Vous devriez avoir honte, c'est le seul roman marin à lire depuis Conrad et Stevenson - et sans doute le plus grand de notre littérature. » Et fidèle à son enthousiasme, il avait salué en 1984, peu avant sa mort, la réédition de cet introu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 123 notes
5
6 avis
4
6 avis
3
5 avis
2
0 avis
1
0 avis

Gwen21
  27 octobre 2019
Coup de coeur ! le meilleur roman de flibusterie que j'ai lu jusqu'à présent, et de loin.
Je connaissais déjà la superbe plume de Robert Margerit pour avoir lu il y a quinze ans sa flamboyante série en quatre tomes dédiée à la Révolution française. Je l'ai retrouvé aujourd'hui dans une atmosphère tout autre mais avec quel plaisir ! Férue de récits de navigation, je suis souvent déçue par l'angle trop technique de la narration, or ici, l'aventure ne connaît aucun temps mort et le récit s'équilibre à la perfection entre action et description.
1699. le destin d'Antoine, jeune homme limousin employé comme valet au relais de poste de son oncle, éperdument épris de la jolie Marion, bascule brutalement lorsque sa bien-aimée est retrouvée noyée dans l'étang, le soir même où elle avait cédé à ses avances. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le bonheur ineffable qui loge dans son coeur se transforme en noir malheur. Accusé de crime et condamné à la pendaison, Antoine échappe de peu au gibet pour s'engager dans une vie aventureuse qui le mènera de l'autre côté du vaste Atlantique, en mer des Caraïbes.
Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir tout le sel des aventures d'Antoine. Combats navals, franche camaraderie et piraterie, amour, mensonges et trahisons, mais aussi robinsonnade et trésor enfoui, fête bachique dans les ruelles portuaires, ouragans et tempêtes, jeux de pouvoir et d'ambition, tout est réuni dans "L'île des Perroquets" pour vous faire vibrer et vous attacher à Antoine et Brice, les deux héros fraternels décidés à brûler leurs ailes dans la défense de leurs idéaux.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas ouvert un VRAI roman d'aventures, un roman qui offre évasion et passion, un roman qui captive au point de renoncer au programme de la journée pour rester cloué à son fauteuil des heures durant, repoussant toujours plus loin l'heure du coucher. Pour toutes ces bonnes raisons, je ne peux que vous le recommander chaleureusement. Hissez haut, matelots !

Challenge MULTI-DÉFIS 2019
Challenge XXème siècle - Edition 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          455
Arakasi
  10 juillet 2013
A la fin du XVIIe siècle, la piraterie est le fléau des mers, une maladie qui gangrène tous les océans et réduit en lambeaux le commerce international. En conséquent, nul crime n'est puni aussi sévèrement : les pirates sont pendus, garrotés, roués, torturés… Tous ne sont pourtant pas des forbans endurcis. Bien souvent, il ne s'agit que de pauvres hères poussés à la rapine par l'iniquité des lois terriennes ou par la cruauté de capitaines trop violents. C'est le cas d'Antoine, un jeune provençal accusé à tort d'avoir tué son amante. Alors qu'il tente de fuir la garde, il tombe par accident sur l'accostage clandestin d'un navire pirate. Deux solutions s'offrent à Antoine : se faire proprement trancher la gorge par ces affables gentilshommes ou embarquer avec eux pour écumer les mers. le jeune homme n'hésite pas longtemps et, ni une ni deux, le voici membre de l'équipage du Walrus dirigé par le féroce capitaine Flint (si, si, Vous avez bien lu, Stevenson est passé par là !).
La suite n'est, bien entendu, pas de tout repos : affrontement contre la marine anglaise, kidnapping de jolies donzelles dans un couvent de l'inquisition, tempêtes et typhons… Surtout que des tensions ne tardent pas s'éveiller au sein de l'équipage du Walrus où, comme dans tout bon navire pirate, chacun est fermement persuadé d'avoir son mot à dire sur tout et n'importe quoi et où l'autorité se défend à la pointe du sabre. Les français ne supportent plus les anglais, les anglais exècrent les français et les espagnols n'aiment personne... Ajoutez à cela une belle garce andalouse et un trésor fabuleux à se disputer et vous vous doutez que tout cela ne va pas tarder à joyeusement et sanguinairement dégénérer !
Bien que son intrigue soit de facture assez classique pour un roman de piraterie, « L'île aux perroquets » plait par son style à la fois fluide et turbulent, extrêmement addictif. Certains passages sont de vrais moments de bravoure comme la description ébouriffante de l'ouragan qui ravage l'île des perroquets ou la plongée dans l'univers échevelé de la « Fiesta de locos ». Niveau personnage, l'amateur de forbans et de sales gueules ravagées trouvera largement de quoi se contenter. Certes le personnage principal est assez insipide, comme c'est généralement le cas dans ce type de roman, mais les personnalités des autres membres de l'équipage compensent sans difficulté ce petit inconvénient. Je lui préfère sans hésitation le roué capitaine Flint et Brice le second du navire – brave homme au fond mais prêt aux pires extrémités pour l'amour d'une sublime et manipulatrice catin. Des bons et beaux brigands comme on les aime, quoi ! En conclusion, une agréable découverte que je conseille chaleureusement aux amoureux du genre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
spleen
  16 septembre 2017
J'avais sans doute une envie de croisière pour m'embarquer ainsi dans les mers du Sud à bord du voilier, le Walrus ,du Capitaine Flint ( pas très original comme nom, mais cela a le mérite de poser d'emblée le personnage ! )...
Mais , à bord d'un bateau de pirates , ce ne sont pas vraiment des vacances , entre les tempêtes, la fuite devant des bateaux militaires lourdement armés, l'eau douce qui manque , l'abandon d'une partie de l'équipage sur une île visitée par des sauvages anthropophages et sur laquelle est cachée un trésor .
Les escales dans les ports ne sont pas non plus des havres de paix et les Belles qui font chavirer le coeur des marins  rencontrées dans les estaminets sont souvent bien fourbes et rusées .
C'est la vie qu'a du choisir Antoine , un jeune homme qui a fuit son pays natal , accusé injustement d'un meurtre et dont nous suivons les intrépides péripéties .
Ce roman d'aventure publié en 1955 remplit tous les codes du genre, on ne s'ennuie pas vraiment et il a  , par son style un tantinet démodé , un effet reposant et anti-stress pour le lecteur .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
rosulien
  09 mai 2020
Robert Margerit est un des plus grands écrivains d' aventure maritime
A comparer à Stevenson,Conrad,London
Tout y est dans ce livre au rythme effréné : les pirates, le naufrage, la
bataille en pleine mer, les sauvages anthropophages, la survie, l' amour , la roublardise et la trahison,le héros injustement condamné
On dirait le scénario de Pirates des Caraïbes
Il faut donc se laisser emporter par le tourbillon du récit
Seul bémol. le livre est truffé de termes maritimes impossibles à comprendre pour un lecteur contemporain
Ne cherchez pas à tout comprendre, ce serait mission impossible
Laissez vous emporter par l'aventure
Le style est un peu suranné mais c' est aussi ce qui fait le charme de ce livre qui sent l' odeur des grands espaces océaniques
Commenter  J’apprécie          250
Yanoune
  26 juin 2020
L'île des perroquets.. Ou le bouquin qui te fait passer une nuit blanche tellement il est bien... que t'en est un peu espantée même... ^^
- Ah ouais carrément !
- Ouais carrément !
Pitch. :
Antoine est un jeune valet de ferme sans histoire.. Ou avec plutôt une histoire d'amour, de son âge, mignonne comme tout, comme sa mignonne d'ailleurs... Seulement... Seulement le drame frappe même à la porte des amoureux.. L'horreur même... Voilà Antoine sur les routes, dans une fuite qui le mènera à la mer... Là une rencontre un peu étrange au clair de lune, alors qu'il cherche des coquillages pour sa pitance... Un drôle de zig, qui le conduira même devant un capitaine de bateau... de bateau pirates.. le capitaine Flint... Chasse partie signée le voilà dans l'équipage, pour une nouvelle vie... qui le mènera là où il n'imaginait pas... des contrées, et des eaux turquoises des caraïbes... Des amitiés, des aventures, et des trahisons car les pirates restent des pirates... Et une île en sera le théâtre...
L'île des perroquets...
Waaah... aventures au rendez-vous ! Pirates au rendez-vous ! Et tout ce qu'y fait le récit d'aventures piratesques... tout vous m'entendez...
- Tout t'es sûre ? Vraiment ? Manque pas un petit truc ?
- … grumbl grumbl grumbl..
En gros je ronchonne un peu... parce que oui, y manque un petit truc... Ou tout du moins un truc qui est juste effleuré, jamais montré, jamais décrit vraiment...
- Allez crache la pilule !
- …. raah... les combats naval, les abordages...
- Ah ah ! Et tu vas me dire que ça manque pas dans un récit de pirate !
- Et bin non ça manque pas !
Et non ça manque pas, ce qu'il y a suffit amplement ! Parce que y a tellement d'autres choses, d'autres aventures... tellement.. une écriture qui colle tellement bien... vraiment.. Oui y a tout le reste !
Ze roman de pirate comme on les aime !
Ze roman de piraterie comme on les imagine !
Un plaisir jubilatoire !
Un roman piratesque qui n'oublie pas la vie de bord, et leur aléas, et leur réalité.. l'eau, la bouffe, les quarts, le boulot, les punitions, la chasse partie...
Une écriture pas si simple je dois bien le dire.. un argot... un véritable chant lexical argotique de l'époque, de pirate, un patois régional.. même si la région c'est finalement cette corporation... les pirates... et la mer et les marins... les bateaux et le langage nautique... et il faut arriver à rentrer dedans, à se laisser faire, et surtout en connaître un minimum... ce ne fût pas un problème pour moi, c'est juste pour prévenir..
Oui une très belle aventure, avec des personnages consistants, bien que je ne comprenne pas vraiment Brice, il est pire qu'une tique sur le dos d'un chien, comment qu'il s'accroche comme un beau diable, alors que tout est voué à l'échec, c'est plus que certain. Antoine parfait, ne perdant pas de vue les choses importantes...
Émotions pour eux, pour les autres aussi...
Et cette île... pleine de merveilles, de dangers, qui réservera bien des surprises... bonnes comme mauvaises ! Décor vivant devenant tour à tour hostile et but...
J'y étais, avec eux, dans leurs aventures... leurs déboires, leurs passions, leur combats...
J'ai adoré !
♫ Fifteen men on dead man's chest.
Yo ho ho an bottle of rhum... ♫
Et c'est tout à fait ça ^^...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142

Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   04 novembre 2019
L'amour n'a pas de frontières, il ne se limite pas ; au contraire, il multiplie les sources de notre enchantement. La suavité d'une chair qui nous grise, il la répand dans toutes les matières ; la perfection d'un corps, il la donne à toutes les formes ; la subtilité des couleurs qui nous ravissent lorsque nous les contemplons aux yeux, aux joues, aux lèvres, aux épaules d'une femme aimée, il l'étend à toutes les couleurs qui existent sous le soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
ArakasiArakasi   08 juillet 2013
Si c'est être libre que de n'obéir à aucun ordre humain, de ne tolérer des chefs qu'autant qu'ils se plient à la volonté commune - si le morceau servi à notre capitaine nous paraissait meilleur que le nôtre, nous avions le droit de le prendre dans son écuelle -, d'enlever ce qui vous fait envie, de violer ce qui se refuse à votre désir, de tuer lorsque la cruauté vous point comme une soif, de vous montrer clément lorsque votre bras est las de frapper, de ne risquer votre vie que pour satisfaire votre cupidité, votre égoïsme ou votre goût du danger : alors nous avions été absolument libres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
ArakasiArakasi   09 juillet 2013
Elle nous méprisait tous : telle était la source d'une partie de sa force ; le reste venait de ce qu'elle nous était supérieure. Dans son corps, dans ce visage rayonnant, résidait une puissance élémentaire semblable à celle du vent, des volcans, aux violences souterraines de la vie. Au milieu de nous, occupés à notre modeste cheminement d'horizon à horizon, elle venait parmi des lueurs d'orage assurer la domination sauvage, la froide et solennelle férocité de la nature.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Gwen21Gwen21   30 octobre 2019
- Oh ! gémit Soledad, c'est affreux ! Comment pouvez-vous aimer des choses pareilles !...
- C'est ainsi, señora, répondit don Gusman qui nous rejoignait avec sa voiture. Nous avons besoin de tuer. Oui, oui, hélas ! de tuer. La chasse c'est le crime permis, la cruauté honorable. Tel qui ne porte pas une main meurtrière sur son ennemi se délecte de faire subir à une bête innocente les tortures d'une longue agonie. Eh, eh ! ça n'embellit pas l'homme, mais pour nous c'est un moindre mal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
TaraxacumTaraxacum   19 octobre 2015
La vie des Frères de la côte, c'était moins les ripailles que les dures peines des marins: les cordages qui écorchent les mains, les veilles, les dangers du vent joints aux dangers des rencontres, les incommodités causées par une nourriture malsaine, échauffante, qui faisait pâlir les gencives, tomber les dents, l'eau croupie dans les tonnelets, tournée au jaune vif, qu'on buvait en se bouchant le nez, la faim, la soif souvent, la vermine sur notre peau. Tout cela. Avec parfois, le cadavre d'un ami balancé par-dessus bord, et la perspective d'une corde...Alors on troussait les filles, on s'enivrait de rhum.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Video de Robert Margerit (1) Voir plusAjouter une vidéo

Aujourd'hui ont été décernés le prix Goncourt et le prix Renaudot
Le prix Goncourt a été attribué à Julien GRACQ pour "Le rivage des syrtes" et le Renaudot à Robert MARGERIT pour "Le dieu nu".
autres livres classés : piratesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

A l'abordage : la mer et la littérature

Qui est l'auteur du célèbre roman "Le vieil homme et la mer" ?

William Faulkner
John Irving
Ernest Hemingway
John Steinbeck

10 questions
326 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , mer , océansCréer un quiz sur ce livre

.. ..