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EAN : 9782266145510
Éditeur : Pocket (01/01/1974)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Joannès Plandieu, dit Valetequerre, meurt. C'était le dernier survivant du Peyroux, petit hameau du fin fond de l'Auvergne, avec la vieille Mathilde, sa voisine d'en face.
Le village est-il destiné à s'éteindre doucement avec ses habitants ? Non, tant que Mathilde veille avec amour sur chaque maison, redonne vie à chaque pierre...
Comment ne pas l'accompagner dans ses tentatives vaines mais jamais désespérées pour retenir les "héritiers" qui viennent p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
emi13
  15 mars 2014
Mathilde dernière habitante du hameau du Puy de Dôme. Il ne lui reste que ses animaux, et le souvenir de son défunt mari Pierre qui fut l'amour de sa vie de la guerre 40-45. Elle voit petit à petit tous les habitant du hameau se dirigé vers la grande ville en espérant avoir des jours meilleurs. Son fils Louis part mais ne donne plus de nouvelle, sauve une carte postal. Mathilde engage un détective privé qui va retrouver Louis, mais celui-ci ne veut plus rien savoir du Puy de Dôme. Très beau roman de terroir ou pour survivre les habitants meurtris décide de se réfugier en ville.
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peneloppe277
  08 novembre 2019
une histoire simple, belle, humaine sans jamais trouver de peine ou le désespoir.
Mathilde dernière habitante de son hameau d'Auvergne et elle s'accroche Mathilde comme cette pomme, dernière pomme accrochée à sa branche.
Commenter  J’apprécie          140
BVIALLET
  24 mai 2012
Mathilde, âgée de 76 ans, se retrouve dernière habitante du hameau perdu de Peyroux dans le Puy de Dôme. Veuve depuis qu'elle a perdu Pierre son mari et unique amour lors de la dernière guerre mondiale, elle a vu peu à peu partir tous les autres villageois : les jeunes fuyant vers la ville dans l'espoir d'un avenir moins ingrat que celui de leurs ancêtres et les vieux pour rejoindre un à un le cimetière. Même son fils Louis l'a abandonné sans lui laisser d'autres nouvelles qu'une carte postale de Nice. Elle engage un détective privé pour le retrouver. Celui-ci y parvient mais Louis ne veut rien savoir. Mathilde se croit condamnée à mourir seule dans ce village fantôme quand un jour, un ancien habitant se retrouvant déserteur vient se cacher dans son ancienne maison du Peyroux.
Un magnifique roman de terroir par un des maîtres du genre sur le thème de la désertification de l'habitat de montagne, l'exode rural et le mirage de la vie en ville. le personnage de Mathilde, cette vieille femme plutôt pingre et meurtrie par la vie, restant comme la pomme oubliée sur la branche est extrêmement touchant d'autant plus que la fin (provisoire... car l'histoire se poursuit dans « Le tilleul du soir) est plutôt cruelle. Lecture agréable néanmoins. Il n'est nul besoin de vanter la belle qualité du style de Jean Anglade... « Pourtant, que la montagne est belle... » chantait Jean Ferrat.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Bouton
  12 juin 2020
On accompagne Mathilde dans son quotidien, vieillissante, seule dans ce hameau d'Auvergne déserté de tous ses habitants qui sont allés chercher le confort facile de la ville. Même son fils ne vient plus la voir ni ne lui donne de ses nouvelles.
Mais Mathilde a vécu les guerres du monde et celles de la vie et ne veut pas mourir sans l'espoir que son hameau soit repeuplé.
J'ai beaucoup apprécié cette touchante histoire ; les descriptions ainsi que le langage (patois) d'une Auvergne d'autrefois m'ont beaucoup fait penser à ma maman originaire de "là-bas".
Un gros bémol pour la fin et j'aimerai bien savoir ce qui s'est passé dans la tête de l'auteur pour qu'il dérape à ce point-là !
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Carmendb
  12 septembre 2018
Dans ce village perdu de la "France profonde", en Auvergne, ils n'étaient plus que 2. Et maintenant, la vieille Mathilde se retrouve seule. Elle refuse de voir mourir son village, aussi veille-t-elle sur toutes les demeures.
Elle aimerait bien retrouver son fils qu'elle n'a plus vu depuis bien longtemps. Elle paye un détective privé mais les nouvelles qu'il lui apporte ne sont guère réjouissantes : le garçon ne tient pas à revenir au village…
Un déserteur venu se réfugier dans son ancienne maison vient rompre pendant quelques jours la solitude de la vieille femme.
Attachante, cette Mathilde qui veille sur toutes ces pierres, victimes de l'usure du temps. Lutte du pot de terre contre le pot de fer. Les villages se meurent, les uns après les autres, car c'est à la ville qu'on trouve le travail et la vie y est moins rude, surtout pour les femmes. Mirage du confort, de la modernité, des loisirs, du formica…
Mathilde, seule au village comme cette pomme ridée qui reste accrochée à sa branche, oubliée…
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2015
Les arbres avaient déjà perdu toutes leurs feuilles, qui gisaient en tas, à leur pied, attendant que des vents les dispersent. A droite, y avait un pommier appartenant aux Dumousset. Ceux-ci ne manquaient pas de le dépouiller soigneusement pour son cidre. Et voici qu’au milieu, au beau milieu de l’arbre nu, était restée une pomme. Une seule pomme oubliée par les Dumousset, mais qui avait déjà pris la couleur fauve de la décomposition, qui n’allait pas tarder à tomber et pourrir. Mathilde, toute pensive, regarda longtemps cette pomme oubliée.
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2015
Et si leur vieux avait l’idée d’acheter un poste de radio, ils s’ennuyaient davantage, en apprenant tout ce qu’on peut faire ailleurs qui leur était interdit. Parce qu’ils avaient beau se débarbouiller, ils sentaient quand même le purin lorsqu’ils allaient en ville ; les gens s’écartaient d’eux ou fronçaient le nez. Parce que, dans ce pays où nous vivons, le mot de paysan est une injure ; nul n’aurait idée de vous traiter d’ouvrier ni de cantonnier ; mais on vous traite de paysan comme ailleurs on doit vous traiter de brute, de bâtard ou de malappris, et ils finissaient par avoir honte d’être paysans.
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emi13emi13   08 mars 2014
.... Cette terre que Dieu t'a donnée
comme la pomme dans le paradis
pour que tu la prennes entre tes doigts,
c'est cela qui est ton père
et ta mère .
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BoutonBouton   12 juin 2020
Elle avait vécu si longtemps seule, au cours de sa longue existence, qu'elle avait perdu depuis longtemps l'habitude de raconter ses ennuis. Elle était un peu comme ce charbonnier de la Muratte ; il vivait avec les loups et les écureuils, coupait ses branches, liait ses fagots, cuisait son charbon de bois, le mettait en sacs, les empilait au bord du chemin ; un transporteur venait les prendre et lui tendait l'argent dans une bourse, sans desserrer les dents. Tout le monde le croyait muet. Et voilà qu'un jour, le marchand, après la bourse, lui tend un flacon :
"Goûte-moi ça, qu'il lui dit, j'ai fait de l'hydromel avec le miel de mes abeilles. Tu m'en donneras des nouvelles."
Le charbonnier porte la chopine à ses lèvres, en avale une goulée ; puis il recrache en hurlant :
"Mais sacré bon Dieu, c'est de la pisse !"
Et en effet, le marchand apportait l'urine de sa femme au pharmacien pour la faire analyser, et il s'était trompé de bouteille.
"Dis donc, qu'il fit au charbonnier, je croyais que tu parlais pas ?
- Beuh, fait l'autre, j'avais rien à dire."
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2015
— La gnôle est un médicament pour se frotter le corps quand on a pris froid, ou reçu un coup, ou que le sang se refroidit. Mais si on le boit, c’est un véritable poison.
— Pourquoi alors, qu’on l’appelle eau-de-vie, si elle vous fait mourir ?
— Parce que c’est son nom. Pourquoi que tu t’appelles Dozolme, toi ? C’est un nom qui en dit pas plus que le tien.
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Videos de Jean Anglade (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Anglade
A l'occasion du centenaire de l'écrivain auvergnat Jean Anglade, les éditions Presses de la Cité proposent un cycle de lectures dans la régions. Elles ont confié à "Acteurs, Pupitres et Compagnie" la mise en place de ces lectures et la sélection des extraits de textes parmi les plus remarquables de Jean Anglade. En savoir plus : http://bit.ly/1KPtMBy
Sa première ?période bleue? de romancier social des années 50 à 70, sera particulièrement mise en lumière avec ses oeuvres plus littéraires (Des chiens vivants) puis ses textes populaires dans sa veine auvergnate à partir de 1969 (La pomme oubliée). Ces lectures donneront à découvrir ou redécouvrir un grand auteur qui a su fédérer un public nombreux, fidèle, transgénérationnel. Il est un homme aux valeurs humanistes et son oeuvre considérable aborde des genres et des sujets très différents: romancier, essayiste, traducteur (de Boccace et de Machiavel), biographe, mais surtout intarissable conteur, Jean Anglade est l?auteur d?une centaine d?ouvrages.
+ Lire la suite
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