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Verdun - BD tome 2 sur 4
EAN : 9782818940853
48 pages
Bamboo Edition (01/02/2017)
4.19/5   24 notes
Résumé :
Juin 1916 - Le commandant Raynal, un officier blessé, se porte volontaire pour une mission désespérée : prendre le commandement du fort de Vaux, aux avantpostes des lignes françaises et tenir tête à l’offensive allemande qui avance. Sans moyens et dans des conditions épouvantables, Raynal et ses hommes vont pourtant se battre avec acharnement, assoiffés et ne tenant que grâce au maigre espoir de l’arrivée de renforts ou d’une contre-offensive salvatrice…
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Dans ce deuxième tome, Jean-Yves le Naour, Marko et Iñaki Holgado s'intéressent au dramatique siège du fort de Vaux.

Fin mai 1916, le fort de Vaux est un élément capital de la défense française autour de Verdun. Il est intégré au réseau de tranchées et est la cible principale de l'armée allemande dans la région. le commandant Raynal en prend le commandement alors que se prépare un siège infernal. Rapidement dépourvu en vivres et en eau, le fort rallie tous les soldats français des parages qui ne supportent plus le bombardement incessant. Ces hommes vont lutter pied à pied, ne cédant chaque pouce de terrain qu'après de terribles sacrifices. Les actes de bravoure sont quotidiens. Ils tiendront une semaine et ne se rendront que lorsqu'ils auront acquis la certitude qu'aucun renfort ne viendra les sauver.

Les auteurs ne nous épargnent pas les horreurs de la bataille, que ce soit l'effroyable feu roulant qui aplatit les lignes françaises, l'emploi du lance-flamme ou celui du gaz. Ils nous montrent ces hommes en train de souffrir des bombardements continus, de la faim et de la soif, et pourtant ils nous les montrent en train de tenir le choc, jour après jour.
Quelques rares moments de gaieté viennent compenser ce scénario infernal, comme le commandant Raynal nouvellement nommé, réveillé en sursaut par les roucoulements des pigeons voyageurs, ou la scène de rencontre entre Raynal et le cocker Quiqui.

Cet album éclaire le courage de ces hommes communs et le peu de cas qu'en faisait le commandement, bien à l'abri très loin du front.
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Jean-Yves le Naour raconte avec le sérieux de l'historien un deuxième épisode mythique de la bataille de Verdun, six jours de Juin 1916.

Le commandant Raynal s'était porté volontaire pour prendre le commandement du fort de Vaux. Aux avant-postes des lignes françaises, sans canons et avec quelques pigeons pour la transmission d'informations, il a tenu tête avec ses hommes à l'offensive allemande. Cette bravoure sera utilisée par la propagande française.

Marko à la mise en scène et Holgado au dessin s'attachent à rendre avec réalisme les conditions épouvantables dans lesquelles Raynal et ses hommes vont se battre avec acharnement.
Le tout est convaincant et montre comment la B.D. peut rendre compte de manière très puissante (voir l'attaque allemande au lance flammes) de ce fait héroïque.
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Verdun, mai 1916… le temps est horrible sur Verdun, il pleut des bombes !

Le commandant Raynal s'est porté volontaire pour prendre le commandement du fort de Vaux et tenir la place, afin que les casques à pointes ne le prennent pas. Une mission suicide.

Mais avant d'arriver au fort, il faut traverser un paysage infernal, un paysage qui, à force de se prendre des bombes, ne ressemble plus à rien.

Une fois de plus, les dessins en disent beaucoup, pas besoin de faire de longues descriptions, on comprend tout de suite que l'armée française s'est prise un déluge de feu sur la tête.

Raynal, ce n'est pas un comique, il veut de l'ordre, il veut de la discipline, il ne veut pas que le fort ressemble à un foutoir et les hommes comprennent que ce ne sera pas un marrant.

Ni un marrant, ni un vétéran, car il ose demander à ses soldats s'ils ont été sévèrement bombardés… Déjà qu'il s'était demandé, lors de son voyage vers le fort, ce qu'était ce bruit (les bombes qui tombaient). Hé oui, première fois à Verdun. Il va vite comprendre.

Bon, entre nous, il faut sans doute l'avoir vécu pour le comprendre. Nous savons ce qu'il s'est passé, mais sans y être, nous ne pourrions pas dire ce que l'on pouvait ressentir là-bas.

Les combats sont terribles, les hommes, réfugiés dans le fort, subiront le feu roulant de l'ennemi, des attaques de toutes parts, et eux, ils doivent résister avec peu de matériel, puisqu'ils n'ont même pas de canon de 75 dans les tourelles du fort.

Pourtant, ils résistent, encore et toujours. Ailleurs, les propagandes vont bon train. On loue le courage des Français, pour redonner le moral à la France et l'Allemagne loue aussi la résistance de ces hommes, entassés dans le fort, afin d'avoir un plus grand mérite lorsqu'ils les auront vaincus… Oui, la propagande, c'est un métier !

C'est la chronique de leur mort annoncée, que met en image cette bédé. Ils doivent tenir, sans eau, sans secours, avec juste leur courage. Et le billet de félicitation du général Joffre pour s'être défendu devant les assauts répétés des Allemands… Personne ne lui a fait bouffer, à Joffre, son putain de message ?

Le commandant Raynal n'était pas un marrant, mais il savait commander, soutenir ses hommes, prendre des décisions. Et puis, lui, contrairement à d'autres, n'était pas planqué dans une belle maison, dans le confort et la sécurité.

Un album rempli d'émotions, surtout à la fin, dans les dernières pages.

Il y avait des hommes courageux et ce sont eux qui devraient recevoir les mérites, les honneurs, les noms de rues. Pas les généraux d'opérette planqués à l'abri.

Un deuxième album magnifique, qui montre toute l'horreur de cette guerre, de ces combats, de ces morts. Un album qui rend hommage à ces héros de l'ombre, ceux dont on ne parle jamais. À tort !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Entre politique, compromis et compromission, une poignée de soldats sont abandonnés par leur hiérarchie au fond d'un fort où il n'y a bientôt plus ni nourriture ni eau.
Après plusieurs jours dans ces conditions et sans espoir de délivrance, leur commandant accepte la rédition et ce que l'armée française n'a pas su leur donner, c'est l'ennemi qui leur fournit à savoir de l'eau.
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13 mai 1916

La bataille de Verdun est engagée, et les places fortes françaises sont mises à mal.

Il faut un volontaire pour aller reprendre le Fort de Vaux, une mission quasi suicidaire, car la place forte est en première ligne.

Le commandant Raynal se porte volontaire et rejoint l'édifice sous le feu ennemi, gage que la partie est loin d'être gagnée.

Les ordres sont clairs, il faut tenir.

Le Commandant Raynal va d'abord s'employer à réorganiser la défense du Fort, repousser les attaques ennemies, à la mitrailleuse, les canons ayant été retirés plusieurs mois auparavant car on les estimait plus utiles en campagne qu'isolés.

Les soldats du Fort de Vaux vont offrir une résistance héroïque aux assauts teutons, mais devront, faute de nourriture, eau, médicaments, munitions... se rendre le 7 juin.

Ils sortiront avec les Honneurs rendus par l'armée allemande qui saluera ainsi la bravoure de ces soldats.

Voici leur Histoire !
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critiques presse (2)
BulledEncre
12 octobre 2017
Pour faire aimer l’Histoire, il faut raconter une histoire, même si celle-ci n’est que sang et souffrance, ce qu’ont bien réussi à faire tous les auteurs impliqués dans la réalisation de cet album.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Sceneario
10 février 2017
Un très bon album qui permet, d'une façon différente, d'en apprendre un peu plus sur la Première Guerre Mondiale et surtout sur Verdun et l'année 1916.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
[Aide de camp] Puisque les Français se passionnent pour le siège de Vaux, alors nous devons nous aussi dramatiser l'enjeu. Ainsi, quand la forteresse tombera, nous serons d'autant plus grands que nous aurons triomphé de formidables héros.
[Kronprinz] Quelle bonne idée! Faites donner la presse! Vantez le courage des Français, ensevelissez-les sous les fleurs avant de les gazer dans leur terrier comme de la vermine!
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Nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées sont très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager. C'est mon dernier pigeon.
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—Et qu’est-ce que vous allez faire ?
—Je vais faire citer à l’ordre de l’armée ce brave pigeon qui est mort au colombier après avoir fait son devoir.
—Euh... et pour le fort et mes camarades ? C’est que nous n’avons plus une goutte d’eau et nous sommes enfumés comme des renards.
—J’ignorais que la situation était si grave.
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- Allez immédiatement vous faire soigner à l'infirmerie.
- Non, pas tout de suite, cela ira, mon commandant.
J'ai encore un bras et deux jambes, je reste à mon poste.
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- mais qu’est-ce que c’est que cette odeur pestilentielle ?
- il y a des morts partout, des cadavres en charpie. Tant qu’il faisait froid, tout allait bien, mais avec les beaux jours, forcément...
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Interview de Marko et Jean-Yves Le Naour pour Le réseau comète, chez Grand Angle
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