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Cyril Dion (Autre)Jacques Mirenowicz (Autre)Amanda Prat-Giral (Traducteur)
EAN : 9782330152475
432 pages
Actes Sud (25/08/2021)
4.08/5   13 notes
Résumé :
Dans cet essai, le sociologue et philosophe américain George Marshall propose une nouvelle approche à l’une des plus épineuses questions de notre temps : alors que le réchauffement climatique est une réalité, comment se fait-il que nous puissions encore ignorer son impact ? S’appuyant sur des années d’études, Marshall soutient que notre négation des changements climatiques repose sur la manière dont nos cerveaux sont formatés, et nous amène à envisager des solutions... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BRAEM
  12 février 2019
L'auteur analyse et développe les multiples raisons qui font que nous n'agissons que peu face à ce danger que représente le changement climatique.
Entre autre, le fait que ce changement nous le projetons dans un avenir lointain en ce qui concerne ses conséquences. Et l'être humain , semble-t-il, est programmé pour réagir au danger immédiat.
Tout au long de ces nombreuses chapitres, l'auteur explique notre fonctionnement psychologique, le mode de communication des scientifiques sur ce sujet et encore de nombreux autre objets qui expliquerait notre manque d'implication face aux dangers que ce changement climatique représente.
Comment le "groupe" et " l'individu" se dédouanent.
C'est très instructif et éclairant. Nous sommes que des humains !
Il parsème aussi son livre de quelques suggestions afin que nous nous sentions plus concernés et que nous puissions agir dans ce sens.
Le changement climatique, ce n'est pas pour le siècle prochain , ni pour demain mais bien aujourd'hui.
A nous de voir.
Dommage que les nombreux exemples cités pour illustrés ses propos sont parfois britanniques mais essentiellement américains. Il faut dire que l'auteur est britannique.
En tout je remercie l'auteur.
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PGilly
  30 octobre 2021
J'ai repris ce livre touffu à la veille de la COP 26. Ma conscience écologique remonte à une quarantaine d'années. J'en suis toujours à me demander pourquoi l'espèce humaine continue à foncer dans le mur. Je vois plus clair après la lecture d'un ouvrage aux connotations anglo-saxonnes, donc pragmatique, teinté d'humour et très référencé.
En définitive, la psychologie explique notre déni d'une catastrophe quasiment certaine. Il est difficile à l'humain moyen de croire à une histoire où il doit admettre sa responsabilité de ce qui lui arrive ou lui est prédit : un monde quatre degrés plus chaud. Peur, déni, procrastination nourrissent l'inertie face à une menace réelle.
Plutôt que d'aborder la question du réchauffement en opposant deux camps de plus en plus retranchés, l'auteur suggère de multiplier les récits fondés sur la coopération, les intérêts mutuels et notre humanité commune. Considérer les solutions au changement climatique comme une source de bonheur, voilà un programme qui me botte.

Lien : https://cinemoitheque.eklabl..
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IlGustavo
  23 février 2019
C'est le livre qui m'a le plus percuté ces derniers temps !🤓📖
Son sujet, c'est de comprendre pourquoi on ne croit pas au changement climatique.
C'est d'expliquer par quels mécanismes on arrive à penser cela, à l'ignorer.
George Marshall, produit une remarquable analyse du comportement humain.
Il s'appuie sur un ensemble d'histoires vécues.
J'ai beaucoup appris, parfois, avec des exemples sidérants.
La logique de pensée des climato-septiques est proche de celle des pro-écolo. Ce qui est une source d'optimisme 😊✌️
Et cela remet en cause la manière dont on porte le discours de la cause.
Pour l'auteur, il faudrait s'inspirer des méthodes religieuses pour diffuser une croyance partagée.... 🙏
Vaste chantier...🦁♻️🌎🌍🌏
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RaphaelBebop
  01 mars 2019

George Marshall est un militant écologiste qui depuis des années essaye d'éveiller les consciences sur le changement climatique. Dans ce livre, il part du constat d'un échec collectif à appréhender ces questions et tente d'en comprendre les causes, c'est à dire « Pourquoi notre cerveau veut ignorer le changement climatique », comme l'indique le sous-titre. En effet, l'auteur est convaincu que contrairement à la majorité des combats écologiques, qui opposent les intérêts privés de grands groupes à celui de la population, notre absence de réaction face à cette menace majeure pour l'humanité trouve ses raisons premières ailleurs. Il les aborde l'une après l'autre au cours des 42 chapitres qui jalonnent sa démonstration : biais cognitifs, polarisation du débat, histoire de l'évolution, tabous sociaux, intérêts économiques (quand même), erreurs de communication… Malgré un style vivant et l'aspect passionnant de beaucoup des sujets abordés, il m'a fallu plusieurs mois pour finir ce livre nécessaire, à cause de son épaisseur… et peut être du caractère anxiogène de ce sujet et de la difficulté à regarder la vérité en face, dont il parle justement. Après tout comme l'a écrit Nietzsche « Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi. »
Lien : https://lecteurazerty.com/20..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
BRAEMBRAEM   16 janvier 2019
Nous pouvons déjà voir les conséquences du changement climatique, mais seulement si nous croyons à son existence, comme le démontre George Marsshall. Si ce n'est pas le cas, nous y trouverons une autre explication, inventerons un autre récit, propre à expliquer ce phénomène. Et même si nous croyons, l'absence d'expérience sensible dans notre quotidien, la force de l'habitude, du confort, de l'inertie sera susceptible d'amoindrir nos bonnes résolutions. Notre relation à l'écologie est, selon moi, à rapprocher de notre relation à la santé. Pourquoi tant de personnes savent qu'elles ont de fortes chances de mourir d'un cancer et continuent à fumer, à boire, à ingérer des saloperies toxiques achetées dans les hypermarchés ?
Addiction, habitude, mais surtout déni. Refus de croire que nous pouvons mourir. Absence de facteur objectif, d'expérience sensible immédiate : on ne sent généralement pas les prémices du changement climatique dans sa vie, pas plus qu'on ne sent son cancer se développer.
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BRAEMBRAEM   25 janvier 2019
C'est la raison pour laquelle je suis de plus en plus convaincu que la vraie bataille qui débouchera sur une action de masse ne pourra pas être remportée à l'aide d'histoires de lutte et que nous devons au contraire trouver des récits fondés sur la coopération ,sur nos intérêts mutuels et sur notre humanité commune.
Je ne cherche absolument pas à dire que l'on devrait laisser faire en toute impunité les responsables d'obstruction politique ou d'altération scientifique. Les compagnies pétrolières ne sont pas simplement des fournisseurs d'énergie passifs, quoi qu'elles disent. Elles interviennent activement dans le processus politique pour protéger leurs intérêts. Mais nous-même, nous ne sommes pas blancs comme neige. Nous tirons volontairement profit de ce qu'elles proposent et des modes de vie incroyables qu'elles permettent.
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BRAEMBRAEM   11 février 2019
Ce qu'il faut, et le plus vite possible, c'est un cadre politique cohérent qui fournisse un contrat de participation partagée - que ce soit au moyen de mesures volontaires ou, comme le demandent à présent nombre de militants, sous forme de taxe, de rationnement ou de dividende-, dans lequel les actions individuelles soient reconnues et récompensées, au même titre que les contributions tour aussi importantes des gouvernements, des entreprises et des compagnies exploitant les combustibles fossiles. Nous ne voulons pas le pouvoir de l'individu, mais celui du peuple.
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BRAEMBRAEM   12 février 2019
C'est pourquoi nos réponses actuelles revêtent une telle importance. SOUVENEZ-VOUS QUE NOTRE MANIÈRE D'INTERVENIR AUJOURD'HUI SERA LE MODÈLE DE NOS RÉPONSES DE DEMAIN. l'acceptation, la compassion, la coopération et l'empathie déboucheront sur des résultats bien différents de l'agression, de la concurrence, des reproches ou du déni. Ces deux options sont entre nos mains et, choisissant ou non de penser le changement climatique, et comment le penser, nous choisissons aussi ce que nous serons et à quoi ressemblera le monde que nous sommes entrain de créer.
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BRAEMBRAEM   11 février 2019
Ce phénomène s'explique par le fait que notre disposition à faire des sacrifices au niveau individuel est étroitement liée à notre sentiment d'identité social. Si nous nous sentons des affinités avec le groupe, alors nous apporterons volontiers notre contribution pour prouver notre loyauté. En temps de guerre, nous sacrifierons même notre vie. Mais ce sentiment renforcé d'identité d'endogroupe et notre sens de l'équité, inculqué par le groupe, nous amènent à décrier les règles sociales imposées par des membres d'autres groupes, surtout si eux-mêmes ne semblent par les suivre.
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Interview with George Marshall, Climate Outreach Information Network
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