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EAN : 9782365839938
283 pages
Éditeur : Nouveau Monde (12/05/2014)
3.42/5   19 notes
Résumé :
Il y a 15 000 ans, alors que le nord de l’Europe est recouvert de glaciers, le sud-ouest de la France bénéficie d’un climat plus froid qu’aujourd’hui, mais sec et ensoleillé. Les vallées bien exposées du Périgord, avec leurs abris sous-roche, l’abondance de gibiers, de poissons, de bois et de silex, sont favorables aux petits groupes nomades de chasseurs-cueilleurs.

Assurés de pouvoir se nourrir, les Homo Sapiens ont du temps pour peindre sur les paro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
PegLutine
  13 juin 2014
Encore une opération Masse critique qui se termine sur un coup de coeur!
Merci à Babelio, aux éditions du nouveau monde et aux éditions du patrimoine du Centre des monuments nationaux pour la découverte de ce polar "préhistorique"!
Meurtre chez les Magdaléniens c'est d'abord une très belle couverture: un outil dans les tons orange-ocre sur un fond noir profond. Tout est dit symboliquement: la vie quotidienne des clans, l'importance de la nature et de ses ressources, l'inventivité des hommes, la noirceur de certains destins. L'héroïne de cette histoire est Puissance-de-Licorne, une chamane qui va devoir enquêter sur le meurtre d'Iranie, la jeune fille qu'elle avait choisie pour lui succéder. Dans la première partie du livre, nous suivons le groupe des Quatre-Encoches et la chamane dans leur voyage entre Dordogne et océan. C'est un trajet important pour eux, mais très périlleux, les dangers sont nombreux, et quelques membres du clan n'en reviendront pas... On découvre la psychologie du clan et des personnages principaux, mais aussi leur façon de concevoir le monde et leur organisation hiérarchique.
Dans la deuxième partie, les Quatre-Encoches ont rejoint le reste du clan, l'enquête semble passer au second plan, mais la solidarité qui protège le clan est menacée par des suspicions ainsi que par un nouveau personnage inquiétant. Un chamane nomade vient perturber les croyances et les habitudes; le respect et la complémentarité entre les hommes et les femmes s'effacent petit à petit...
J'avais découvert Sophie Marvaud grâce aux trois tomes de Suzie la Rebelle, parus également aux éditions nouveau monde, une trilogie sur fond de première guerre mondiale à redécouvrir en cette année de commémoration. J'aime sa manière d'intégrer L Histoire dans les histoires individuelles des personnages, et j'aime ses héroïnes: courageuses, hésitantes, intelligentes...
Le suspense concernant le meurtre ne dure pas jusqu'à la fin (à mon avis!), mais le récit est passionnant de bout en bout. Une plongée détaillée dans une période préhistorique précise (-17000 / -12000)...
Mais comme elle le précise dans les notes à la fin du livre: "Bien que la culture magdalénienne soit riche en vestiges, et parfois considérée comme l'apogée du paléolithique supérieur, notre savoir à son sujet reste très limité si on le compare à l'étendue de notre ignorance. (...) Pendant que le scientifique affirme avec prudence ce qu'il peut prouver, le romancier est obligé de trancher et de remplir les blancs grâce à son imagination."
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maliroland
  28 août 2021
Venant de lire le choc de Carnac, livre plaisant, je me plonge dans meurtre chez les Magdaléniens.
Le choc de Carnac est un policier préhistorique, 5000 avant JC, région de Carnac, début du néolithique c'est à dire émergence de l'agriculture et régression des chasseurs cueilleurs pêcheurs. En présentation du livre était cité Meurtre chez les Magdaléniens, oeuvre de Sophie Marvaud datant de 2014 et considéré comme le premier ou un des premiers policiers préhistoriques,
Meurtre chez les Magdaléniens, se situe donc 15 000 ans avant notre ère au paléolithique supérieur. Magdalénien vient du nom du site archéologique de la Madeleine en Dordogne. L'action se déroule d'ailleurs près de Lascaux.
Un clan dit des Grandes Mains Blanches soit une centaine de personnes, est constitué de quelques tribus dont celle des Quatre-Encoches. Cette tribu étant réduite à une dizaine d'individus ce qui met en danger la survie du groupe, le chef décide d'un périple afin de renforcer à terme ses effectifs. N'entrons pas dans les détails.
Lors de ce périple une jeune fille est assassinée. Elle venait d'être choisie par Puissance de Licorne, la chamane du clan, pour lui succéder.
Puissance de Licorne va donc enquêter d'autant que par delà le crime, toute la cohésion du clan est mise en danger.
L'histoire est bien ficelée. La description préhistorique reste limitée par nos connaissances restreintes sur cette période.
La curiosité me pousse à quelques rapides recherches.
Paléolithique, 3 millions à 10 000 ans à peu près avant notre ère ( les dates sont un peu différentes selon les régions). 4 périodes, archaïque, inférieure, moyenne et supérieure. C'est le règne des chasseurs cueilleurs et pour le paléolithique supérieur, apparition de l'art pariétal.
Beaucoup plus court suivront le mésolithique, début de la sédentarisation et le néolithique, début de l'agriculture. Question, l'agriculture est elle une conséquence de la sédentarisation, ou est ce l'inverse ?
Outre la trame policière de Meurtre chez les Magdaléniens, la question du partage du pouvoir homme femme se pose. Elle n'est guère évoquée faute d'élément de réponse. La domination masculine sera établie au néolithique mais qu'en était il avant et quel processus y a conduit.
De même partage du pouvoir entre spirituel et temporel, chef de tribu et chaman, comment s'est il installé, comment s'est il partagé ou confondu ?
Meurtre chez les Magdaléniens est un livre prenant, on s'y perd un peu dans les noms tarabiscotés des différents personnages mais qu'importe, il aiguise la curiosité historique que chacun porte en soi, et entre paléo et néo, manque un livre du méso ( lithique ).
J'attends.
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Unpapillondanslalune
  03 juillet 2014
Sophie Marvaud est une spécialiste du roman historique. Elle publie ce titre dans la collection Crimes et monuments, qui je trouve est un très bon thème. En gros cela permet d'apprendre en s'amusant. On sent bien le côté documentaire, mais l'enquête est intéressante également. Cela dit, j'ai parfois eu l'impression que c'était un peu trop appuyé, notamment dans les descriptions.
La partie enquête est sympathique bien que banale. La chamane sait dès le départ que le meurtrier ne peut que se trouver dans la famille, ce qui réduit les suppositions à une dizaine de personnes. Durant leur périple, chaque caractère va se révéler, et les relations humaines vont être mises en avant, à la fois pour tenter de déduire qui a tué Iranie, mais aussi pour expliquer les liens sociaux supposés à la Préhistoire.
Malgré quelques longueurs, le récit est bien mené. Il y est question de la place de la femme à cette époque, ce qui m'a beaucoup intéressée évidemment. On trouve notamment dans les grottes encore visible aujourd'hui, des dessins étonnants de copulation avec des femmes sans mains par exemple. Pourquoi ? Que cela signifie-t-il ?
Sophie Marvaud met en avant et tente de décrypter les dessins de la grotte de Lascaux, et d'autres "monuments" de l'époque encore visible de nos jours.
Pour résumer, Meurtre chez les Magdaléniens de Sophie Marvaud aux Editions Nouveau Monde est un polar classique dans son intrigue mais intéressant par l'époque décrite et son côté pédagogique. Pas transcendant, mais sympathique.
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Lekarr
  22 juin 2014
Je n'ai pas une grande habitude des romans historiques qui ont pour cadre les premiers temps de l'humanité. Mon expérience en la matière se limite aux récits du grand Rosny et à un ou deux livres plus récents mais pas forcément meilleurs. C'est donc sans attente particulière que j'ai entamé ce voyage dans le temps qui s'est avéré aussi plaisant qu'instructif.
On y apprend beaucoup sur les hommes et les femmes du paléolithique supérieur, ces chasseurs-cueilleurs qui peuplaient l'Europe d'alors. On découvre les différents aspects de leur vie, leurs techniques de chasses et de conservation de la nourriture, leur habillement, leur habitat ou leurs pratiques religieuses. J'ignore quelle est la part de la recherche archéologique et celle de la pure spéculation mais ce livre donne une image tout à fait plausible de leur quotidien. Une existence très éloignée de la notre mais qui lui ressemble quand même par bien des aspects. Il n'est en effet pas interdit de penser qu'une fois leurs besoins primaires assurés (sécurité et nourriture), ils aient ressenti le besoin de s'adonner à des occupations artistiques telles que la sculpture ou la musique et que les jeux de l'amour et de l'ambition y tenaient déjà une place très importante.
Venons-en maintenant à l'aspect « policier » du roman puisque, qui dit meurtre, dit enquête. Celle menée par l'héroïne est plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. Elle débute par la recherche d'un assassin au sein d'un petit groupe familial pour aboutir à un véritable complot qui menace l'avenir du clan dans son ensemble.
Sophie Marvaud a eu la bonne idée de choisir un chamane pour conduire les recherche. Ses fonctions de « médecin » et de chef religieux l'amènent tout naturellement à s'intéresser à ses semblables, à les observer et les deviner. le recours à un personnage féminin est tout aussi pertinent. Dans un monde dominé par la force brute, il est bien plaisant de voir une femme tirer son épingle du jeu. Puissance-de-Licorne le fait de façon intelligente, sans heurter les habitudes de ses compagnons et en tenant compte du tempérament de chacun. D'ailleurs, tout au long de ses investigations, elle cherche à convaincre et non à imposer son point de vue. Elle a parfaitement compris que la découverte et la punition du coupable sont secondaires et passent après la préservation de l'intérêt général.
Signalons enfin que ce roman se conclue sur une jolie leçon de "savoir vivre ensemble" et rappelle que l'égalité entre les hommes et les femmes est nécessaire à l'épanouissement d'une société harmonieuse. Sa "métaphore de la corde", objet rituel que les parents tissent ensemble et qui sert à soutenir leur enfant lors de son épreuve d'initiation est extrêmement parlante : à défaut de concertation et de travail en commun, le résultat sera médiocre... et la corde risque de lâcher ! A méditer.

Lien : http://sfemoi.canalblog.com/..
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Malahide75
  31 octobre 2021
L'idée d'évoquer la Préhistoire sous l'angle d'une « enquête policière » est plutôt bien vue et digne d'intérêt. le « meurtre » et la recherche du « coupable » ne sont bien sûr pas ici les éléments les plus intéressants : c'est la peinture de la vie et des relations imaginaires entre les humains de l'époque et du lieu (Magdaléniens, -12000, région de l'actuelle Dordogne) qui font tout le sel de ce récit.
Fruit de recherches en paléoanthropologie et en histoire de la Préhistoire, « Meurtre chez les magdaléniens » se veut fidèle aux découvertes : les objets, les peintures rupestres et les abris sont décrits tels qu'on peut les admirer aujourd'hui. Puis, comme le dit l'auteure « le romancier est obligé de trancher et de remplir les blancs grâce à son imagination ». Et c'est là que j'ai moins adhéré.
Les Magdaléniens se caractérisent principalement par un bond qualitatif et quantitatif (c'est-à-dire d'objets que nous avons retrouvés) dans ce que l'on appelle à présent l'art : dessins, peintures, gravure, objets sculptés… On en déduit qu'ils voyaient, regardaient et observaient et qu'ils avaient une certaine idée du Beau (dans le sens « digne d'être fixé »). Mais le « beau » d'alors n'a sans doute pas la même signification que celle du XXIe siècle. de même, leurs relations de pouvoir, de puissance, etc., étaient-elles sans aucun doute différentes.
Par les dialogues et par le vocabulaire choisi (même si l'auteure s'en explique dans son après-propos), des thèmes modernes sont abordés (pouvoir du patriarcat, statut de la femme…) qui sonnent faux. le tout donne un sentiment d'anachronisme qui a gâté ma lecture.
Ce roman ne m'a donc pas convaincue, malgré le fond historique bien documenté et des liens originaux pour expliquer les témoignages artistiques que l'on peut voir aujourd'hui.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PegLutinePegLutine   12 juin 2014
Puissance-de-Licorne pensa avec compassion à la femelle géante qui luttait pour sauver son petit. Bien que les Esprits aient des pouvoirs invraisemblables, ils étaient sans pitié. Ils s'en prenaient de préférence aux plus faibles, y compris chez les humains. Voilà pourquoi ces derniers choisissaient pour leurs enfants des noms légers, ceux d'oiseaux, vite aperçus, vite enfuis: Iranie, Guillemot, Courlis, Fuligule, Marouette. Ils ne voulaient pas attirer l'attention sur eux en révélant à quel point ils les chérissaient. A ceux qui survivaient jusqu'à l'âge adulte, la chamane trouvait une appellation évocatrice de leur caractère, et qui les plaçait sous la protection d'un animal vigoureux.
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PegLutinePegLutine   13 juin 2014
Pour exceller en gravure, elle était persuadée qu'elle devait être une bonne chasseuse. Comment connaître les animaux sans chercher à deviner leur parcours, leur tendre des pièges, savoir où ils étaient vulnérables. Elle avait besoin d'un geste sûr pour les dessiner sur le bois de renne, la pierre et l'ivoire, qui ne permettaient aucune retouche.
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PegLutinePegLutine   13 juin 2014
Pendant ce temps, Affection-de-Lionne ne décolérait pas contre Vitesse-de-Bison qui contemplait indéfiniment l'écoulement de l'eau entre les dalles.
- Secoue-toi! Bouge! Raconte quelque chose! Ta compagne est morte depuis plus de trois lunes! Tu te complais dans le malheur, voilà la vérité.
Elle parlait avec tant de hargne que Fuligule et Courlis n'osaient même plus se disputer.
- Affection-de-Lionne, lui demanda Grâce-de-Biche, pourquoi le chagrin de mon père te met-il en rage? Tu regrettes de n'avoir jamais suscité autant d'amour que ma mère?
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PegLutinePegLutine   13 juin 2014
Selon la tradition des chamanes, apprivoiser un loup n'était possible que si l'on trouvait une femelle le jour de sa naissance. (...) Les Esprits faisaient à Puissance-de-Licorne un cadeau exceptionnel. Mais puisqu'elle devait habituer la louve à la présence du feu, ils exigeaient qu'elle s'éloigne des Quatre-Encoches.
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