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EAN : 9782207300183
Denoël (13/04/1989)
3.9/5   353 notes
Résumé :
"L'araignée fonça sur lui dans l'ombre des étendues sableuses, tricotant furieusement de ses pattes immenses. Son corps ressemblait à un oeuf gigantesque et luisant qui tremblait de toute sa masse noire tandis qu'elle chargeait à travers les monticules privés de vent, laissant dans son sillage des ruissellements de sable. L'homme en resta paralysé. Il vit l'éclat venimeux des yeux de l'araignée. Il la regarda escalader une brindille de la taille d'un rondin, le corp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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lyoko
  03 février 2018
Je pense que si j'avais lu ce roman à sa sortie (mais gros hic je n'étais pas née !) il aurait pu réellement me plaire.
A l'heure d'aujourd'hui c'est compliqué parce le sujet a été exploité par beaucoup... et donc ce sentiment de déjà vu n'a fait que perdurer tout au long de ma lecture.
Je ne peux bien évidemment rien enlever du talent de conteur de Matheson, car son écriture reste agréable. Et les aller/ retour dans le présent et le passer sont un atout majeur pour ce récit.
Mais bon, j'aurais du lire ce roman il y a bien longtemps...les choses auraient pu être différentes.
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HORUSFONCK
  19 janvier 2018
Ce livre mérite amplement ses cinq étoiles.
Matheson, maître du récit fantastique, emmène le lecteur dans un cauchemar éveillé: celui d'un homme dont la taille et les proportions diminuent inexorablement.
Comme un émigrant qui quitte son pays et voit s'éloigner la côte qui diminue puis disparaît, Scott quitte lentement mais sûrement la société des hommes.
Non, bien entendu, sans colère et frustration grandissantes inversement à sa décroissance... puisque Scott reste un homme de chair, de sang et de désir.
Les conséquence de cette diminution de taille vont en s'accroissant, et Matheson , par le jeux des flash-back, décortique minutieusement ce cheminement impitoyable.
Scott, au fur et à mesure de son rétrécissement, va affronter de nouveaux ennemis de plus en plus terrifiants... Mais Scott reste un homme, avec les mêmes capacités intellectuelles.
Et même, à 45 centimètres de taille, Scott connaîtra une nuit de répit amoureux avec une liliputienne, dans une caravane à sa mesure du moment.
Comment cela finira-t-il?... Que se passera-t-il, en dessous du millimètre de taille, si Scott survit jusque-là...
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Yggdrasila
  17 avril 2012
Mon troisième roman de Matheson, et je reconnais bien le style de l'auteur. Il nous plonge dans une histoire attrayante et parfois triste, sur le destin d'un homme qui voit sa vie lui échapper de jour en jour. Son rétrécissement le sépare peu à peu de l'univers qui l'entoure et il ne peut rien pour échapper à cette fatalité.
J'ai aimé cette histoire car nous partons à la decouverte des différentes dimensions dans lesquelles Scott (le personnage principal) se trouve. En lisant ce roman, on se demande souvent ce que nous ferions à sa place.
Nous prenons également conscience de la fragilité des micro-univers qui peuvent nous entourer au quotidien.
Ce roman se lit facilement et les rebondissements sont nombreux, mais je m'attendais à plus de surprises. J'ai néanmoins aimé l'aspect de l'homme unique et solitaire que l'on retrouve également dans le roman "Je suis une légende".
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Masa
  21 mars 2016
Richard Matheson est l'une des dernières étoiles de l'âge d'or de la Science-Fiction. Il nous a quitté en 2013 pour rejoindre les astres de cette littérature. de son passage sur Terre, il nous aura légué des écrits mémorables et de belles collaborations avec les grands noms du cinéma – Stephen Spielberg pour ne citer que lui.
De son premier succès « Journal d'un monstre » – courte nouvelle, mais stupéfiante –, il enchaîna avec le très décevant « les seins de glace ». « L'homme qui rétrécit » (1956) est son quatrième roman qui fait suite après le très célèbre « Je suis une légende » (dont la traduction française a erroné le sens du livre, « Je suis légende » correspondrait mieux).
Richard Matheson agit avec nos peurs ataviques. Si on se réfère à « I am legend », l'être humain est conforté à l'effroyable idée d'être le dernier sur Terre. D'autres de ses récits s'interrogeront sur la possible vie après la mort. Ici, l'immonde veuve noire donnera des sueurs froides aux arachnophobes. Mais « L'homme qui rétrécit » n'est pas que cela, c'est bien plus profond. le personnage principal – Scott – se voit confronté à la perte son identité.
On découvre Scott d'une taille de Lilliputien enfermé dans le sous-sol – sa geôle. Son quotidien se résume à survivre pour récupérer une miette de pain sur la table en territoire hostile, un lieu détenu par une araignée, de boire l'eau de la chaudière et de constater chaque matin qu'il a encore perdu quelques centimètres.
Dès lors on se pose des questions. Comment a-t-il bien pu arriver ici. Que lui est-il arrivé. le récit est entrecoupé de souvenirs où l'on voit cet homme rétrécir depuis un étrange événement.
On ne peut ressentir toute la souffrance de cet homme qui voit sa vie basculer. Tantôt disséqué par une troupe de médecin, devenu une bête de foire par la presse, humilié par un pervers ou bien encore par une bande de gamins, terrifié par un chat et bien plus encore. On assiste impuissant à sa lente agonie où l'on suit sa vie de famille s'échapper. Pourtant, il restera un être humain avec tous ses besoins physiologiques et émotionnels.
Le livre est immersif et, à l'instar de « I am legend », nous plonge au coeur de l'être humain. L'auteur apporte une vision presque philosophique sur notre existence et nous distille quelques précisions pertinentes (sur la veuve noire, tout comme l'ail dans « I am legend »). L'écriture fluide et concise de l'auteur permet à ce très court roman de ne presque pas souffrir de tares. On notera quelques répétitions qui pourront nous agacer. Toutefois la copie reste impeccable. Ce livre est davantage à cataloguer dans le fantastique – voire surnaturel – que dans la Science-Fiction. Je déplore toutefois la divulgation de la raison de cette malédiction. J'aurai même préféré ne pas connaître pourquoi Scott rétrécissait. La fin, quant à elle, me donnait l'envie de poursuivre son odyssée.
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Northanger
  20 mai 2015
Scott Carrey est atteint d'une maladie inexpliquée qui le fait rapetisser de jour en jour. D'après ses calculs, il ne lui reste plus que six jours à vivre avant de disparaître totalement. Il organise sa survie comme il peut dans sa propre cave devenue hostile, poursuivi par une araignée féroce qui guette le moindre geste. le lecteur découvre aussi par flash-back les différents épisodes qui ont ponctué la progression de la maladie dans des chapitres indiquant sa stature : 1, 73 m, 1, 63 m…
Les contours familiers se font menaçants et l'objet le plus banal devient un monstre mythologique : « Il avait beau se raisonner, pour lui, la chaudière à mazout avait pratiquement perdu sa fonction d'appareil de chauffage pour devenir une tour gigantesque dans les entrailles de laquelle grondait une flamme magique. le tuyau d'arrosage était en réalité une énorme vipère rouge immobile, lovée dans son sommeil. le mur de séparation qui flanquait la chaudière était une falaise, le sable un terrible désert aux collines habitées non par une araignée de la taille d'un ongle mais par un monstre venimeux presque aussi grand que lui.
La réalité était relative. »
Scott est rarement nommé mais simplement désigné par le pronom personnel « il », comme si son rétrécissement s'accompagnait d'une perte d'identité. Et de fait, il perd rapidement ses repères : trop petit pour être considéré comme un époux mais trop grand et trop mûr pour être un enfant, puis plus petit que l'araignée, il ne trouve plus sa place dans un monde qui lui est devenu étranger ; le quotidien change radicalement d'apparence.
Au-delà du phénomène fantastique, Scott est confronté au questionnement qui surgit face à la maladie, à la mort. Jusqu'à une certaine forme d'acceptation voire de résilience.
Un petit homme pour un grand Matheson qui sonne ma réconciliation avec cet auteur : j'ai été déçue récemment par La maison des damnés. Là, je retrouve ce que j'aime chez lui : un style limpide teinté de réflexions philosophiques et une certaine mélancolie...
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   14 avril 2012
Il frissonna malgré lui. Son destin était aussi impossible à imaginer que la mort. C'était même pire que la mort. La mort, au moins, est un concept précis; même inconnaissable, elle fait partie de la vie. Mais jamais personne n'avait tendu, comme lui, à cesser d'exister matériellement...
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YggdrasilaYggdrasila   17 avril 2012
Le miracle, c'était que ces étoiles eussent à ses yeux le même aspect qu'il leur avait toujours connu, l'aspect qu'elles avaient pour tous les hommes. Scott était heureux: si petit qu'il fût, la Terre elle-même lui semblait minuscule par rapport à cette immensité.
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CatFCatF   30 mai 2021
Depuis le début ; il n'avait cessé de fuir. Physiquement, devant les hommes, les enfants, le chat, l'oiseau et l'araignée, et - pi encore- mentalement. Devant la vie, devant ses problèmes et ses peurs ; reculer, battre en retraite, ne jamais faire front, céder, renoncer, se rendre, voilà tout ce dont il avait été capable.
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odin062odin062   09 mars 2014
Les poètes et les philosophes pouvaient bien raconter ce qu'ils voulaient sur ce qui faisait l'essentiel de l'homme, sur son infinie grandeur spirituelle, assurer qu'il était bien plus qu'une enveloppe charnelle. Quelles sottises !

Avaient-ils jamais essayé d'enlacer une femme avec des bras qui ne pouvaient en faire le tour ? S'étaient-ils affirmés les égaux d'un autre homme en s'adressant à la boucle de sa ceinture ?
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iarseneaiarsenea   26 octobre 2012
Les poètes et les philosophes pouvaient bien raconter ce qu'ils voulaient sur ce qui faisait l'essentiel de l'homme, sur son infinie grandeur spirituelle, assurer qu'il était bien plus qu'une enveloppe charnelle. Quelles sottises !
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Vidéo de Richard Matheson
En savoir plus sur "Automnal" : www.lisez.com/9791032404560
S'inscrivant dans la nouvelle vague des récits horrifique américains, Automnal tient autant du folk horror des films The Wicker Man et Midsommar que des écrits de Richard Matheson et Stephen King. Sous la plume du romancier Daniel Kraus, connu pour son travail avec Guillermo del Toro (La forme de l'eau, Trollhunters), Automnal redonne du sens au terme roman graphique en portant le récit d'horreur dans les hautes sphères de l'angoisse psychologique, en offrant la part belle à des personnages crédibles. Cela accompagné par le trait gras et puissant de Chris Shehan et du génie de la couleur Jason Wordie.
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