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Hélène Collon (Traducteur)Jacques Chambon (Traducteur)Pierre-Paul Durastanti (Traducteur)
EAN : 9782290332023
574 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/05/2004)
4.05/5   66 notes
Résumé :
6000 mètres au-dessus du sol, un démon tapi sur l'aile d'un avion met en pièce son moteur... En route pour San Francisco, un automobiliste est pris en chasse sans raison apparente par un camion fou...

Ce troisième volume couvre une plus longue période de la carrière du père du fantastique moderne, accaparé par son travail de scénariste pour la télévision et le cinéma. La maîtrise narrative de Matheson demeure pourtant toujours d'une efficacité à toute... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sophie7169
  24 septembre 2017
Richard Matheson est une légende dans le monde du fantastique. Il a écrit des romans de référence dans ce domaine tels que « je suis une légende » plusieurs fois adapté au cinéma et « l'homme qui rétrécit ».
Les éditions J'ai Lu présentent ici l'intégrale des nouvelles de Matheson ce qui est une très bonne idée pour un lecteur qui veut découvrir son oeuvre, plutot que d'aller piocher dans les multiples recueils dans lesquels malheureusement on retrouve toujours les mêmes.. Elles sont présentées par ordre chronologique ce qui permet de voir l'évolution de l'auteur.
Le tome 1 reprend les nouvelles publiées entre 1950 et 1953. La première est une des plus célèbres « né de l'homme et de la femme ». Une nouvelle très noire dont on se rappelle longtemps la première phrase percutante « aujourd'hui, maman m'a appelé monstre ». Suivent des nouvelles plus légères et assez droles comme « Mamour quand tu es près de moi » et des nouvelles pures fantastique qui glacent le sang en laissant une immense part à l'imagination comme « Tina a disparu » ou « appel longue distance ». Ce premier tome est intéressant et rassemble pour moi la majorité des très bonnes nouvelles écrites par Matheson.
Le tome 2 regroupe les nouvelles publiées entre 1953 et 1959. Des nouvelles plus longues qui manquent parfois de rythme. L'auteur semble plus vouloir installer une atmosphère dans chaque récit mais quelques belles réussites comme « l'enfant trop curieux » ou « les enfants de Noah »
Le troisième tome concerne les nouvelles publiées entre 1959 et 2003. Beaucoup plus noires, assez désespérées.. J'avoue ne pas avoir fini le recueil. Les nouvelles se sont révélées trop angoissantes à mon goût, trop réalistes. L'auteur s'éloigne ici du fantastique pour plonger dans la noirceur de l'âme humaine mais avec un aspect désespéré, sans laisser de place à une porte de sortie, un espoir et j'avoue avoir décroché.
L'ensemble est donc intéressant et la lecture des 3 tomes permet de voir l'évolution de l'auteur et de son style.
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francoiscolin
  29 février 2020
Certains textes de ce recueil ont été adaptés pour la télévision et le cinéma : "Cauchemar à six mille mètres" (épisode de la série twilight zone), "Duel" (court puis long métrage de Steven Spielberg) et "le jeu du bouton" (adapté au cinéma sous le titre "The box"). Certaines nouvelles m'ont décontenancé comme "les temps sont mous" et "Tout n'est que silence" mais j'ai largement apprécié cet opus.
De nombreuses nouvelles sont inédites en français même si le recueil "intégrale" en omet 7 (pour des raisons de droits ?). le tome 3 (ainsi que le tome 1 avec plus de nouvelles de SF) regroupe, pour moi, les meilleures nouvelles de l'auteur.
La plupart d'entre elles ne font pas appel aux éléments habituels du fantastique (possession, spiritisme, pacte avec le diable...) mais met en scène une vie quotidienne qui dérape et devient anxiogène. le familier qui glisse vers l'inconnu.
Le reproche qu'on pourrait faire à certains récits, ce n'est pas l'angle de l'histoire, mais l'écriture laborieuse, l'usage de clichés pour illustrer l'angoisse des protagonistes et la chute qui tombe à plat.
Dans ce dernier tome, les nouvelles sont introduites par un texte de son fils. Mais c'est à la fin que se trouvent les textes éclairants : Richard Matheson explique sa paranoïa au travers de ses nouvelles et le dossier de Robert Louit revient sur la bibliographie de l'auteur et ses influences.
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BVIALLET
  12 mai 2012
Une éminente psychanalyste américaine qui soigne un possédé en se métamorphosant en sorcière-guérisseuse africaine... Un passager qui est seul à voir un gnome malfaisant s'accrocher à l'aile d'un avion volant à 6000 m d'altitude... Un enfant mutique et télépathe que l'on oblige à parler... Un orgue d'église devenu incontrôlable au point de déclencher une catastrophe... Un homme qui se réveille un matin seul et unique survivant d'une ville entière... Un savant atomiste victime d'un accident qui se retrouve dans la peau d'un condamné à mort... Un routier agressif qui pourchasse un paisible automobiliste avec un poids lourd antédiluvien...
Quelques exemples de la quarantaine de nouvelles rassemblées dans ce troisième tome des nouvelles de Matheson. A mon sens, le moins intéressant des trois, à quelques exceptions près (comme « Duel » ce petit bijou dont S. Spielberg tira un film). Beaucoup plus de nouvelles en demi-teinte, peu classables, à la limite du fantastique, de l'étrange, du fantasmatique, de l'horreur et (rarement) de la science-fiction. On navigue dans le paranormal, le vaudou, les phénomènes psychologiques et même mystiques avec plusieurs nouvelles axées sur l'action du diable en personne. Au fil des années, la noirceur, le désespoir et la paranoïa exacerbée des débuts se sont atténués. L'auteur a exorcisé ses fantasmes, soigné peu à peu sa parano, il l'avoue d'ailleurs dans une post-face fort intéressante et passé à autre chose : scénarios pour la cinéma ou la télévision (« la quatrième dimension ») et romans. Un recueil intéressant surtout pour les fans de l'homme qui inspira S. King et tant d'autres.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Tmor
  10 décembre 2017
Il était temps que je me replonge pour de vrai dans l'écriture de Richard Matheson. Je commence das le sens inverse du tome 3 jusqu'au 1. Mes souvenirs des nouvelles : "Le duel", "le jeu de la boîte" et "Journal d'un monstre" m'ont convaincu de farfouiller dans son oeuvre. La diversité est surprenante. Parfois pas du tout SF ou fantastique. Des fois tirant vers l'horreur. L'humain (et l'inhumain) sont toujours au coeur des sujets. On rit même parfois des dialogues. Bon, je passe au tome 2 !
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Taranys
  31 octobre 2011
Nouvelles tant de de qualité que de longueurs différentes, les histoires de Matheson ont un style bien particulier que les critiques eux mêmes ont du mal à classer dans un genre défini. Bien que les idées traités soient diverses et variées , et le traitement littéraire du fantastique novateur, les nouvelles ont tendance à manquer de souffle. Trop d'originalité, tue peut-être l'originalité. Certaines histoires de seulement une ou deux pages laissent un sentiment d'inachevé, voir de remplissage un peu frustrant. A noter également que si le style de l'auteur fait souvent merveille, il m'a pour ma part laissée dubitative dans certains récits. de plus le traitement littéraire très novateur, voir unique des oeuvres de Matheson, pourront rebuter certaines personnes. Car le récit est parfois difficile d'accès, d'une part, et d'autre le style particulier de l'auteur ne plaira pas à tout le monde.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
grm-uzikgrm-uzik   09 octobre 2016
- "C'était une de ces femmes qui siègent sans répit devant leur miroir et s'adorent. Considérez ces glaces au revers enduit d'argent comme l'étang de Narcisse, et vous ne serez pas loin de la vérité. Car, pour dire le vrai, ces femmes qui passent des heures à poser n'aiment qu'elles. Elles peuvent avoir un mari, un foyer, des responsabilités, certes... mais qu'une ride apparaisse et elles oublient tout le reste dans leur agitation et leur vain désarroi. Témoignez-leur avec largesse de l'affection, de la gentillesse, de la complicité, de l'amour... mais complimentez-les sur leur apparence, et elles oublieront vos louanges plus subtiles."

- Miroir, miroir... -
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gillgill   13 octobre 2012
La conscience d'être une anomalie.
C'est elle qui est véritablement au coeur de l'oeuvre de Matheson (du moins jusqu'à une période récente).
Nous en avons vu assez d'exemples, de "Né de l'homme et de la femme" à "l'homme qui rétrécit". Il s'agit en fait pour le personnage, d'une double prise de conscience : conscience d'être ce que l'on est (différent, monstrueux, ou simplement déplacé) de façon irrémédiable, et conscience d'être absolument séparé du monde, qu'on sent - à distance - comme normal, offrant une continuité des rapports humains d'où l'on est exclu, ou sur le point de l'être.
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grm-uzikgrm-uzik   06 octobre 2016
- "Le noir dissimule. Tout peut arriver dans le noir. On s'y cache, on y enferme les secrets. C'est là que l'abjection et le péché naissent et prospèrent. On y pratique la magie du mal ou "magie noire". Regards noirs, sombres machinations, éclipses, nuit, draps funéraires et vêtements de deuil, livres et listes noires, cruauté, ignorance, morosité, obscurité, menaces et perfides... toutes ces horreurs avaient les ténèbres en commun. La mort elle-même était sombre, froide et stérile."

- Ombres et silhouettes -
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grm-uzikgrm-uzik   23 septembre 2016
- "On est jamais sûr de rien. On se laisse porter par les années en se fiant à l'existence de certains principes. Comme rouler sur une voie publique sans que quelqu'un essaye de vous tuer. On en vient à dépendre de ce genre d'acquis. Et puis, quelque chose arrive, et rien ne va plus. Un incident traumatisant, et voilà des années de logique et d'acceptation remises en question. La loi de la jungle reprend ses droits. L'homme est mi-ange mi-bête."

- Duel -
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EcureuilEcureuil   29 décembre 2012
Les mots mouraient sur mes lèvres, impuissants. J'ai passé les mains dans ses cheveux, tâché de la serrer si fort qu'elle ne tremblerait plus, regardé ses larmes brûlantes ruisseler.

(Dans la douleur, p. 442)
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Videos de Richard Matheson (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Matheson
En savoir plus sur "Automnal" : www.lisez.com/9791032404560
S'inscrivant dans la nouvelle vague des récits horrifique américains, Automnal tient autant du folk horror des films The Wicker Man et Midsommar que des écrits de Richard Matheson et Stephen King. Sous la plume du romancier Daniel Kraus, connu pour son travail avec Guillermo del Toro (La forme de l'eau, Trollhunters), Automnal redonne du sens au terme roman graphique en portant le récit d'horreur dans les hautes sphères de l'angoisse psychologique, en offrant la part belle à des personnages crédibles. Cela accompagné par le trait gras et puissant de Chris Shehan et du génie de la couleur Jason Wordie.
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