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Marianne Véron (Autre)
EAN : 9782714419989
211 pages
Belfond (30/11/-1)
3.51/5   106 notes
Résumé :
A 33 ans, sans beauté ni fortune, Missy connaîtra-t-elle jamais la caresse d'un regard d'homme ? Car elle ignore tout de la vie, de la vraie vie. Entre sa mère, sa tante et leurs sages travaux d'aiguille, elle traîne des jours ternes et mesquins à l'image de ses éternelles robes marron...
... lorsqu'une chance s'offre à elle, la dernière peut-être. Elle s'appelle John Smith, on ne sait rien de lui, mais c'est bien l'homme le plus séduisant qu'on ait vu en vil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Lu il y a longtemps, emprunté (piqué) à ma mère qui venait de l'acheter. J'étais alors au collège et la couverture avec ces trois femmes en robes longues aux teintes pastel m'attirait.

J'en garde le souvenir d'un roman très fleur bleue. Ça ne cadrait pas trop avec les lectures de cette époque (Stephen King surtout, en dehors des classiques scolaires ET Cyrano de Bergerac dont je venais de tomber amoureuse). Pourtant, je me rappelle m'être laissée emporter par le récit de Missy à la robe marron, couleur ni riche ni pauvre. Elle vivait avec sa mère et sa tante et, à 33 ans, se résignait à finir vieille fille.
Jusqu'à l'arrivée de John Smith (pas celui de Dead Zone, non). Je le vois ténébreux et un brin mystérieux en dépit de son nom si banale.
Jetant aux orties les us et coutumes sociaux, véritable carcan pour les femmes de cette époque, Missy décide qu'il sera sa dernière chance.
Petite Missy, si terne et souffrant de la tare terrible dans son milieu de n'être pas jolie et d'avoir des ressources financières aussi réduites que ses espérances de mariage... C'est sans compter sur son caractère volontaire et impulsif (je me souviens d'une robe abricot prêtée par une cousine par charité méprisante et rendue sans avoir été utilisée mais après que Missy l'eût amenée à sa couleur marron attitrée en la roulant copieusement dans le fumier).

La collégienne que j'étais s'était réjouie de ce portrait de femme qui relève le menton face aux coups du sort et aux commisérations.
Je pense néanmoins qu'une relecture après toutes années serait à proscrire. Autant rester sur ce souvenir, non d'une littérature renversante mais à tout le moins divertissante. Et ce n'était déjà pas si mal.
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Les dames de Missalonghi, que j'ai reçu grâce à mon partenariat avec les éditions L'Archipel, était l'occasion de découvrir l'autrice sont j'ai tant entendu parler, qui n'a rien à envier aux autrices comme Tamara McKinley et Sarah Lark, les reines du genre.

J'ai quelques romans de Colleen McCullough dans ma PAL dont son plus célèbre "Les oiseaux se cachent pour mourir"; j'ai également "Le Temps de l'Amour", "L'espoir est une terre lointaine" et "Un autre nom pour l'amour". J'ai même un titre en VO "The Independance of Miss Mary Bennett".

J'ai été tout d'abord très surprise en ouvrant le colis d'y découvrir un tout petit livre, si court avec seulement 250 pages; je m'attendais à un énorme pavé mais je me suis dit que ça se lirait d'autant plus vite, surtout que j'ai un peu de mal à lire en ce moment.

J'aime bien l'écriture. C'est certes descriptif mais pas trop non plus. A voir pour ses autres romans. Par contre, malgré l'épaisseur du roman, j'ai trouvé le temps long; j'avais l'impression que ça n'avançait pas du tout et du coup, j'ai fais trainer ma lecture.

Si au début, je n'appréciais pas Drusilla et Octavia, la mère et la tante de Missy, mon avis a complètement changé ensuite. Je pensais qu'elles ne l'appréciaient pas mais c'est tout le contraire! Mon regard sur elles a changé peu à peu. J'ai d'ailleurs trouvé ce trio de femmes très courageuses, soudées malgré les difficultés et je les admirais d'autant plus!

Missy évolue grandement, change, s'émancipe, dit ce qu'elle pense, veut plus et si je suis très admirative de ceci, il y a un sujet que je ne peux cautionner, du fait qu'elle ait forcé/manipulé John Smith à l'aide d'un gros mensonge quand même pour qu'il l'épouse. Ce n'est pas du tout honnête! Mis à part ça, nous avons une héroïne rêveuse, passionnée de lectures et qui peut s'évader grâce aux livres et je pense que toute lectrice peut comprendre cela et se voir en elle.

Selon la famille Hurlingford, Missy n'est pas dans la "norme" et ne correspond pas aux critères de beauté de la société mais elle s'accepte et cela est fort. Nous avons des parents proches qui ne veulent plus se laisser manipuler/marcher dessus par les autres, par ceux qui ont une soit-disant meilleure place dans la famille. Nous avons des femmes fortes qui survivent comme elles peuvent... ce sont des messages qui m'ont plu.

En bref, l'histoire est sympa mais pas extraordinaire et je me suis quand même pas mal ennuyée au début. Ce sont surtout les messages de l'histoire qui ont sauvé ma lecture et l'héroïne qui a su prendre son destin en main. Mais en tout cas, j'ai hâte de découvrir les autres romans de l'autrice, j'y trouverai certainement mon bonheur!

Je remercie Mylène et les éditions L'Archipel pour l'envoi et la découverte de ce très court roman.
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A trente-trois ans, Missy vit avec sa mère et sa tante, à Byron. La ville est tenue par les Hurlingford. L'épicerie, la bibliothèque privée, la banque, la quincaillerie, la boulangerie, etc. : tous les commerces appartiennent à un Hurlingford. Missy fait partie de cette famille, cependant, elle est du côté des parents pauvres. Des règles d'héritage ont favorisé la fortune des hommes et ont appauvri les femmes célibataires. Ces dernières n'ont le droit de travailler que pour leurs proches et sont destinées à vivre dans la misère. le peu d'argent qu'elles possèdent doit être dépensé dans les boutiques du clan. Missy est destinée à une vie de pauvreté, sans connaître l'amour d'un homme et sans loisirs. Sa seule évasion est la lecture de romans qu'elle se procure en cachette, car ils ne correspondent pas aux oeuvres autorisées par sa mère.


Missy accepte sa condition et elle étouffe ses rêves. Mais les femmes qui lisent sont dangereuses… la littérature lui fait entrevoir un monde différent. Un souffle de romantisme et une envie d'aventures l'envahissent. Peut-être que l'installation de John Smith, dans la vallée qu'elle aime tant, n'est pas étrangère à l'éclosion de ses désirs de changement. de plus, elle surprend des conversations qui attisent son envie de justice. Avec prudence et intelligence, elle fait naître la révolte des femmes de Byron. Sa première victime est Alicia, sa cousine, qui profite, allègrement, des richesses de son père et qui multiplie les mesquineries.


J'ai été très amusée par ces femmes, qui après avoir été écrasées depuis des générations, prennent de l'assurance. J'ai applaudi les ruses de Missy et sa perspicacité. Ce roman décrit la condition féminine, à une époque ancienne. Les dates ne sont pas indiquées, mais on peut les estimer, par les descriptions des modes de vie : les voitures étaient des charrettes tirées par des chevaux et c'était un luxe d'en posséder, le train existait, etc. Les hommes dominent, les femmes pauvres n'osent pas se rebeller, de peur de perdre le peu qu'elles ont, alors que celles qui ont une petite influence ne défendent pas les autres, par crainte d'anéantir ce qu'elles ont. Au début du livre, Missy se fond dans le décor, cachée dans ses robes marron. Elle n'aspire pas à une vie différente, car elle sait qu'elle ne peut pas espérer un autre destin. Elle n'est pas particulièrement jolie, enlaidie par des tenues choisies pour durer, et elle n'a pas de fortune. Pourtant, les transformations physiques et vestimentaires s'effectuent, parallèlement, à sa confiance en elle qui grandit. Missy prend le pouvoir et la couleur rouge flamboie.


Les Dames de Missalonghi a un côté désuet, un peu classique, et c'est ce contraste avec le feu, qui s'éveille en Missy, qui est amusant. En raison du nom de l'auteure, je m'attendais à une fresque romanesque, mais en réalité, ce livre est plus proche d'un roman social, pimenté par de l'humour. J'ai passé un agréable moment.


Je remercie sincèrement Mylène des Éditions de l'Archipel pour ce service presse.


Lien : https://valmyvoyoulit.com/20..
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Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Missy, 33 ans qui vit avec sa mère et sa tante. Une même famille deux côtés s'oppose : les Hurlingford riches et les pauvres. Faisant partie des Hurlingford mais du côté des parents pauvres, Missy peine dans sa vie de tous les jours : elle doit travailler dur, faire face à sa cousine Alicia et pire elle est destinée à ne pas connaître l'amour. Heureusement pour elle, elle peut s'évader à travers la lecture, son petit plaisir caché. A travers ses lectures, Missy peut rêver, s'imaginer une vie pleine de romance et oublier sa condition. Un jour, un certain John Smith va faire son apparition dans la petite ville. Son arrivée bien qu'anodine, va faire naître en elle un sentiment de révolte contre sa famille qui juge les femmes de Bryon faibles.

Une lecture qui a été expéditive c'est le moins que je puisse dire. Cela n'a pas été un coup de coeur mais j'ai passé un agréable moment. le fait que le livre soit court, rend la lecture hyper facile et rapide et j'ai trouvé ça un peu « dommage » car c'est allé un peu trop vite à mon goût.

En ce qui concerne le personnage de Missy, je l'ai adoré bien que je ne cautionne pas tout ce qu'elle fait pour arriver à ses fins. Son évolution est spectaculaire. On rencontre une Missy qui se cache dans ses robes marron, qui ne rêve que de porter une robe rouge et connaître l'amour. Elle sait qu'elle est sa place et ne peut que rêver pour pouvoir s'échapper de sa condition. Puis au fur et à mesure elle prend conscience de certaines choses et décide de ne pas se laisser abattre, qu'elle peut faire de belles choses et prend confiance en elle. Ainsi plus rien ne peut l'arrêter, elle renaît et s'émancipe !

On se retrouve plongé dans une époque non indiquée mais le mode de vie décrit par l'auteure nous laisse deviner qu'il s'agit d'une époque ancienne. Ainsi, on voit vraiment la place de la femme, écrasée par les hommes qui n'osent pas les contredire et ce depuis des générations. C'est ainsi et ça ne changera pas. Sauf qu'au fur et à mesure et grâce à Missy qui gagne en assurance et en perspicacité les femmes de Missalonghi prennent en assurance et refusent de se laisser marcher dessus.

J'avais beaucoup de mal avec certains personnages comme la mère et la tante de Missy qui me semblaient froides et indifférentes à l'égard de Missy mais plus j'avançais dans ma lecture plus je les appréciais, réalisant combien cela devait être difficile pour elles ! Ce sont des battantes et on ressent bien tout l'amour qu'une mère éprouve pour sa mère et ses inquiétudes.

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(...)
(...) le fait de savoir que c'est une romance fantastique spoile complètement l'intrigue, à supposer qu'on ne comprenne pas de soi-même comment ça va se finir, parce que les indices ne sont pas franchement subtils.

Bien que ce livre soit très loin hors de ma zone de confort, il a quand même quelques points positifs. L'aspect condition des femmes de l'intrigue est mené de façon intéressante. L'évolution de l'héroïne est convaincante et il y a de l'humour, ce qui aide à faire passer un peu ce qui fait grincer des dents. On est plus dans la critique de la misogynie ambiante que complètement dans la romance niaise. ça n'évite hélas pas les nombreux clichés, mais beaucoup sont utilisés à titre de démonstration, ce qui rend l'ensemble plus digeste.

Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue, elle est courte et prévisible, ce n'est pas la peine de trop en dévoiler.

Du point du vue du style, c'est plaisant, fluide, parfois ironique. Rien de particulièrement inoubliable, mais ça se lit facilement.

Une lecture dispensable, selon moi, à moins d'apprécier le genre. Si le livre avait été plus long, je ne l'aurais probablement pas lu en entier.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
- Vois ne pouvez pas aimer quelqu'un que vous ne connaissez même pas ! C'est ridicule.
- J'en sais assez sur vous pour vous aimer, répondit - elle avec ferveur. Je sais que vous êtes très bon. Vous avez une force intérieure. Vous êtes propre. Vous êtes différent. Et vous avez assez de poésie en vous pour vouloir vivre ici plutôt que n'importe où ailleurs.
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Je m'habille en marron parce que je suis pauvre mais respectable. Sur le marron, la saleté ne se voit pas ; le marron n'est jamais à la mode ni démodé, il ne pâlit jamais, et il n'est jamais vulgaire ni voyant.
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Elle redescendit dans la vallée de John Smith, sans plus rien de l'enchantement rêveur de la veille, ni de l’irrépressible bonheur qu'elle avait éprouvé quand tout lui avait parut destiné à finir bien. Cette fois, Missy partait avec peu d'espoir,mais avec une ferme détermination , il ne lui dirait plus non, même si elle devait passer toutes les nuits de l’année a venir dans l’étable de sa mère, avec Bouton d'Or pour seule compagnie, et toutes ses journées à redescendre dans la vallée de John Smith pour lui proposer chaque jour le mariage. Car elle recommencerait, et demain s'il disait non aujourd'hui, et le jour suivant, et celui d’après...
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Elle avait glissé son livre dans un petit sac à provisions ; les occasions de faire une visite supplémentaire à la bibliothèque étaient rares et, si elle se dépêchait, nul ne saurait qu'elle ne s'était pas seulement contentée d'acheter des flocons d'avoine chez l'Oncle Maxwell. Ce soir, ce devait être Tante Livilla elle-même qui serait de service à la bibliothèque, et elle hériterait donc d'un livre de type éducatif plutôt que d'un roman. Mais, pour Missy, tout livre valait mieux que pas de livre du tout.
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"John Smith, songeait-elle, si seulement j'étais jeune et jolie, vous n'auriez guère plus de chance de m'échapper que ce pauvre Petit Willie n'en a eu face à Alicia ! Je vous pourchasserais sans aucune honte, jusqu'à ce que je vous attrape ! Où que vous alliez, vous me trouveriez, tendant mon pied pour vous faire trébucher. Et une fois que je vous tiendrais à ma merci, je vous aimerais si fort et si bien que plus jamais vous ne voudriez me quitter." # Missy
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