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Tony Hill & Carol Jordan tome 1 sur 11

Annie Hamel (Traducteur)
EAN : 9782290004241
504 pages
J'ai lu (03/05/2007)
3.79/5   212 notes
Résumé :
« Il n'a pas voulu de moi. Je ne demandais qu'à lui donner de l'amour, à le satisfaire, à le combler. Mais il a refusé tout ce que je lui offrais. C'est à ce moment-là que les meurtres ont commencé à Bradfield... » La police l'appelle le Tueur Homo. Féru de supplices anciens tels que le chevalet, il punit atrocement les jeunes hommes qui l'ont repoussé. Au point, sans doute, de ne trouver le bonheur que dans la punition. Face à lui, assistant les enquêteurs, Tony Hi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
3,79

sur 212 notes
Thriller acheté sur un coup de tête pour la simple raison que Mikaël Blomkvist le lit dans "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" (comme vous le voyez, il en faut peu pour attiser ma curiosité), "Le chant des sirènes" est un thriller à la construction classique où les chapitres donnant voix au psychopathe recherché alternent scrupuleusement avec ceux décrivant les progrès de l'enquête, menée par un duo d'enquêteurs réuni ici pour la toute première fois : l'inspectrice Carol Jordan et le profiler Anthony Hill.

Récompensé par le Gold Dagger Award en 1995, "Le chant des sirènes" ancre donc la genèse d'un tandem attachant, entre la femme-flic qui peine à faire avancer sa carrière en raison de son sexe et du machisme ambiant, et le criminologue psychologiquement fragile (un peu paradoxal, je vous l'accorde, mais ça tient plutôt bien la route), le lecteur ne s'ennuie pas. En tout cas, moi, je ne me suis pas ennuyée.

Sans grande surprise (j'ai prévenu, c'est un thriller "classique"), la tension va crescendo et offre un dénouement attendu mais bien traité. Efficace est sans doute le mot qui résume le mieux la narration de crimes absolument abjects, tous basés sur la torture d'hommes innocents, qui font froid dans le dos. Bref, vous l'aurez compris, je crois que nous avons à faire à un serial killer ("Un quoi ?").

Une chose me paraît probable, hommage ou clin d'oeil, Stieg Larsson se sera sans doute inspiré de Val McDermid et de son "Chant des sirènes" pour certaine scène de cave et Mikaël Blomkvist aurait été avisé d'y voir un avertissement prophétique...

Enfin, ce qui est reposant avec les polars et les thrillers d'avant les années 2000, c'est l'absence d'internet et de la technologie numérique où tout paraît possible (et improbable). L'absence même de téléphones portables donne une patine un peu désuète et étonnamment réconfortante à cette enquête que je qualifierais presque avec plaisir d'artisanale et d'humaine, "à l'ancienne".


Challenge Petit Bac 2017 / 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge ATOUT PRIX 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge PAVES 2018
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Récit qui met en scène la première rencontre entre Carol, inspecteur de police, et Tony, psychologue, qui deviendront des personnages récurrents dans l'oeuvre de Val McDermid. C'est assez curieux, ayant lu les livres dans le désordre le plus total, de voir comment débute cette relation ; finalement très classiquement. Presque –presque – comme une romance lambda. Mais assez vite l'auteur annonce les failles de ses héros, amorçant en cela le style qu'elle affinera dans ses parutions ultérieures. le chant des sirènes n'est pas son roman que j'ai préféré. Je l'ai lu plus de vingt ans après sa parution. La structure de la narration devait certainement être très innovante, à l'époque ; l'alternance entre les chapitres portés par le tueur puis par ses poursuivants est maintenant devenue un grand classique. de même, les incursions dans les pensées de Tony lors de ses séances de profilage m'ont paru alourdir l'ensemble par leur longueur et leur côté répétitif. J'ai eu une impression de déjà vu, une lecture « datée ».
En contrepoint de ces réflexions négatives, j'ai retrouvé ce que j'apprécie chez Val McDermid: cette tension portée par une certaine noirceur ; elle malmène ses personnages fétiches et les plonge dans des situations trash. Ici, Tony et Carol se retrouvent aux prises avec des cadavres horriblement mutilés de jeunes hommes dans le quartier gay de Bradfield. Et doivent courser un tueur particulièrement retors et sadique. Comme dans ses autres romans, ils n'en sortiront pas vraiment indemnes…
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Angleterre, milieu des années 1990. Des enquêteurs sur les traces d'un serial killer sadique surnommé 'le tueur des Homos'. Dans l'équipe, l'inspectrice Carol, épaulée par un profileur, Tony - ce qui est visiblement nouveau dans ce pays à cette époque, cette contribution laissant la plupart des policiers sceptiques voire hargneux.

Une enquête somme toute classique, pour une série de crimes particulièrement atroces, les victimes succombant à la douleur sous la torture d'engins médiévaux...

Il s'agit du premier opus de la série "Carol Jordan" de cette auteur, ce qui doit expliquer la mise en place laborieuse du récit, la lente présentation des différents membres de l'équipe, les querelles entre eux, vaines et agaçantes pour le lecteur. On avance doucement dans leurs investigations, en alternance avec la voix du meurtrier (témoignage sur 'disquette 3 pouces 1/2' !), qui décrit minutieusement ses états d'âme, ses discours silencieux aux victimes, et ses méthodes depuis son premier crime.

Si le sadisme anal vous révulse, vous survolerez quelques pages car les tortures subies par François Villon dans l'ouvrage de Jean Teulé font pâle figure à côté de celles-ci... Malgré ces moments difficilement supportables, j'ai dévoré ce polar pervers, et je ne saurais dire si c'est réellement le suspense qui m'a fait tourner frénétiquement les pages ? ou le plaisir de voir le profileur faire progresser l'enquête ? ou un autre motif moins avouable ?

Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de retrouver Carol et ses collègues, et pas pour assister à d'éventuels ébats entre eux (car bien sûr, il y a de l'amourette dans l'air, cela semble incontournable dans le style)... Au suivant, donc : La fureur dans le sang...

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Petit tour en Écosse...
Alors j'ai mis du temps à lire ce livre... Pas du à ce dernier mais faute de temps.... Voilà c'était la parenthèse de ma vie 😉
Passons à ce qui nous intéresse vraiment...

Val McDermid a vraiment un style d'écriture bien à elle...
Ici nous faisons connaissance de Tony Hill et Carol Jordan. Deux personnages très intéressants, très sympathiques, attachants...
Un tueur s'attaque de façon très sadique à des hommes. Il leur inflige des tortures inimaginables.

Ce livre est noir... Très noir...
On découvre diverses forme de torture et ça va plutôt loin...
Un dénouement magistral...

Bref j'ai beaucoup apprécié, je vais donc poursuivre cette série étant donné que celui-ci est le premier... Je suis bien partie....😉

Cette auteure a assurément un talent certain pour explorer le côté le plus sombre, le plus noir, le plus malsain de l'être humain ! Et c'est même plutôt flippant 😊
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500 pages bien tassées d'un thriller "psychologique" mettant aux prises une équipe d'enquêteurs et un tueur en série. La formule est rôdée. On alterne les chapitres. Un chapitre suit l'enquête, l'autre projette le lecteur dans la tête du tueur.

C'est cash... et je peux m'imaginer qu'en 1995, le roman ait pu provoquer un émoi certain. 1995, c'est aussi Seven, par exemple. American Psych, 1991. le Silence des Agneaux, 1988...

Ici, le tueur semble à première vue aimer torturer à l'ancienne, avec des outils qui faisaient bon chic bon genre chez les inquisiteurs. Chevalets, chaise de Judas, etc. Mais peu à peu, Val McDermid va étoffer le personnage en laissant filtrer les motivations. Ce sont les diskettes sur lesquelles le tueur s'enregistre qui sont offertes au lecteur.

La police est assez active et l'autrice nous montre bien les rouages techniques, tout autant que les influences politiciennes, que les rancoeurs, etc. Il y a surtout le fait qu'un psychologue va intégrer l'équipe en tant que profileur. C'est neuf en Ecosse. C'est assez peu prisé des policiers. Tony Hill marche donc sur des oeufs.

Ajoutons que les meurtres ont une connotation homosexuelle très nette et on a un roman assez sulfureux. Pudique, d'une certaine manière (car il y aurait moyen de faire très très glauque), mais assez osé aussi. Notamment, Tony Hill, tout en étant psy, a lui-même quelques soucis d'image et de personnalité. Il souffre d'impuissance érectile, liée au fait qu'il ne sait pas s'engager. Or il est clairement au goût de Carol Jordan, la première enquêtrice sur l'affaire. Ajoutons une pincée de tabloïd, nous sommes en Angleterre quand même. Quelques dérapages policiers, aussi.

On passe un très agréable moment. C'est bien écrit. Les dialogues n'occupent pas l'ensemble du roman (comme souvent dans les thrillers récents). Les personnages principaux ne sont pas tout-puissants. le reste de l'équipe est mis en lumière. Les personnages principaux commettent des erreurs, se trompent également. Cela nous change des personnages de Scarpetta, par exemple, qui semblent résoudre tout sans l'aide de personne. Val McDremid n'en fait pas des tonnes, comme le pourrait une Karine Giebel, entre autres. La communauté gay est bien rendue. Sans fards, mais sans moquerie. Je dirais que cela sonne "vrai". Il y a un quelque chose qui ressort et qui m'a plu.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Il se sentait sacrément vulnérable, tout seul sur les trottoirs des ruelles piétonnes de Temple Fields. Les hommes qu'il croisait, seuls, en couple ou en groupe, le dévisageaient des pieds à la tête, s'attardant sur son entrejambe. Il était au supplice, regrettait de ne pas avoir mis un jean moins serré. Deux jeunes Noirs passèrent à sa droite, bras dessus, bras dessous. Merrick entendit l'un d'eux dire à son copain :
- Beau cul pour un Blanc, non ?
Le policier se sentit rougir. Sous l'effet de la colère, ou de la gêne ? Il n'aurait su le dire. Dans un moment de lucidité, il comprit les femmes quand elles se plaignaient d'être traitées par les hommes comme des objets.
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[...] ... - "[Parfois,] nous voyons les choses autrement, nous les profileurs," dit-il. "Et ce nouvel éclairage peut tout changer. Les morts racontent des histoires aux profileurs, des histoires différentes de celles qu'ils racontent aux policiers. Un exemple : on retrouve un corps dans les buissons, à trois mètres d'une route. Un officier de police notera ce fait et passera le terrain alentour au peigne fin, cherchant des indices. Mais pour moi, ce simple fait n'est que le point de départ de spéculations qui, ajoutées aux autres informations à ma disposition, pourraient bien conduire à des conclusions utiles concernant le tueur. Je me poserai les questions suivantes : "A-t-on délibérément passé le corps à cet endroit ? Le tueur a-t-il été trop épuisé pour aller plus loin ? A-t-il caché ce corps ou s'en est-il seulement débarrassé ? Voulait-il qu'on retrouve ce corps ? Combien de temps désirait-il qu'il reste caché ? Que signifie cet endroit pour lui ? ... (...)

Le profilage n'est qu'un outil de plus pour aider les enquêteurs à affiner leurs recherches. Notre travail consiste à donner un sens au bizarre. Nous ne pouvons deviner le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du criminel. En revanche, nous pouvons vous donner un aperçu du genre d'individu qui a commis un crime présentant certaines caractéristiques. Parfois, nous pouvons indiquer le lieu où il a des chances de vivre, la profession qu'il est susceptible d'exercer. Je sais que certains d'entre vous doutent de la nécessité de créer une unité de profilage criminel à l'échelle nationale. Vous n'êtes pas les seuls. Les défenseurs des libertés publiques renâclent, eux aussi. ... [...]
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"En général, messieurs, les gens adorent la violence : et tout ce qu'ils veulent, dans un meurtre, c'est une belle effusion de sang ; un spectacle tapageur leur suffit."

Thomas de Quincey (1827)
"Du meurtre considéré comme un des beaux-arts"
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Les bévues des tueurs ne laissent pas de me surprendre. On n'a pas besoin d'être très intelligent pour comprendre comment la police et les médecins légistes opèrent et pour prendre les précautions nécessaires, d'autant que les hommes qui gagnent leur vie à essayer de capturer des tueurs ont obligeamment écrit des livres détaillés sur la nature précise de leur travail.
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Chaque fois qu'il commet un meurtre, un tueur en série émet des signaux, donne des indications. Tout ce qu'il fait, consciemment ou non, appartient à un schéma précis.
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Val McDermid - 1979
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