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EAN : 9782253093138
456 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/2015)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Sean Duffy sait que le crime parfait n’existe pas. Toutefois, un torse à l’abandon dans une valise n’est pas loin de l’évoquer. Il suffit souvent d’un indice infime pour faire basculer une enquête… Un tatouage.
Sean Duffy, remis de l'attentat qu’il a essuyé dans sa dernière affaire, n’a plus qu’à suivre le fil rouge, la trace de sang – si ténue soit-elle – qui lie toujours un corps à son meurtrier.
Des rues sous haute tension de Belfast à la lande irl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
  23 juin 2020
Apres avoir lu et adoré « Une terre si froide » de Adrian McKinty, mettant en scène le policier Sean Duffy, je ne pouvais que me lancer assez rapidement dans la lecture de la suite intitulée quant à elle « Dans la rue j'entends les sirènes «.
Et donc voilà, je me suis replongée dans l'Irlande du Nord des années 1980 et plus précisément à Belfast. La guerre des Malouines vient de commencer, et Sean et son coéquipier vont être amenés à enquêter sur la découverte d'un torse humain …
J'adore le style de cet auteur, incisif, sans fioritures et pourtant plein d'humour malgré l'environnement dans lequel gravite le héros. Car il a du mérite, Sean Duffy, en tant que flic catholique de travailler pour les forces de l'ordre alors qu'il aurait tellement plus simple pour lui de combattre au côté de l'IRA.
On ne peut d'ailleurs que le trouver attachant, ce flic pugnace, qui ne lâche rien malgré les obstacles qui se dressent à travers son enquête …Car on sent très vite que personne n'a intérêt à ce qu'il trouve le véritable coupable…
La restitution de cette période si terrible dans l'histoire de l'Irlande du Nord est glaçante et on a de la peine à réaliser que ce n'était finalement il n'y a pas si longtemps que cela….
Je vais continuer à découvrir l'oeuvre de cet auteur qui pour l'instant a réussi en deux livres à me faire devenir un de ses fans inconditionnelle…

Challenge A Travers l'Histoire 2020
Challenge Mauvais Genres 2020
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Sylviegeo
  07 octobre 2016
Cet auteur cite Tom Waits avant même que nous commencions la lecture et ce détective aime "The Ramones". Ben voilà, je suis de nouveau séduite. Je dis de nouveau car "Dans la rue j'entends les sirènes" est le deuxième volet de la série avec l'enquêteur catholique Sean Duffy à Carrickfergus, Irlande du Nord.
Comme je le disais dans mon appréciation du premier opus, "Une terre si froide", j'aime la dérision et l'humour noir des auteurs irlandais.
Nous sommes encore en pleine guerre civile, dans les années '80. Belfast est déchirée non pas en deux mais morcelée, pilonnée par toutes ces différentes factions de militaires, de paramilitaires, d'IRA, d'UDA, des polices RUC et autres qui distillent leur haine de l'autre, jour après jour. 14 ans de guerre civile ça épuise. P.19: " Des hélicoptères de l'armée volent bas au-dessus de l'anse, des sirènes geignent dans le comté de Down, on distingue le boum-boum lointain des mortiers ou des bombes. La ville est couverte d'un linceul de fumée de cheminées, et le cinéaste, comme d'habitude, la filme en 8mm noir et blanc. Ainsi se présente Belfast en cette quatorzième année de guerre civile rampante que, par euphémisme, les autorité nomment les Troubles."
Voilà pour l'ambiance. Et c'est sans parler du chômage, de l'alcoolisme, de la violence quotidienne, du désoeuvrement, etc.
La criminelle, donc Duffy et ses subalternes vont trouver le tronc d'un homme dans une valise déposée dans une benne à ordures. On croirait qu'il s'agit carrément d'une enquête pour meurtre. Haaa , mais nous sommes en Irlande et Duffy et cette enquête nous mèneront ailleurs, plus loin, vers des horizons hautement plus tordus, plus dangereux et ce , malgré les avis et les conseils très francs de ses collègues. P 91 : "Je hoche la tête contrit. Contrit car c'est un bien triste jour si mon subalterne se sent dans l'obligation de me rappeler qu'en Irlande, on ne s'éloigne pas du bord, on la boucle, et on ne fait pas de vagues si on a un peu de bon sens. " ça dit beaucoup sur l'atmosphère.
Duffy a-t-il du bon sens ? Vous devinerez qu'il veut la vérité à tout prix. On ira même jusqu'à douter des entreprises qui veulent relancer l'économie, entreprendre, embaucher dans ce pays où plus rien ne fonctionne ou à peu près.
Comme d'habitude, McKinty a une langue claire et limpide pour nous parler de cette réalité complexe. C'est encore une fois un portrait de l'Irlande de la période des "Troubles" sans complaisance que nous livre Adrian McKinty. J'ai eu bien raison de ne pas passer à côté de ce 2e tome. Et vivement, rapidement, la traduction du troisième "In the morning I'll be gone !
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encoredunoir
  03 décembre 2013
Deuxième volet d'une trilogie mettant en scène le policier catholique de la RUC Sean Duffy au début des années 1980, Dans la rue j'entends les sirènes reprend le cours de l'histoire du héros quelques mois après les événements contés dans Une terre si froide. La guerre des Malouines commence, les tensions sont toujours aussi fortes en Ulster et Duffy doit enquêter sur un torse découvert dans une valise. Bien entendu, en Irlande du Nord, les soupçons se portent vite sur l'IRA ou les Loyalistes. Mais les choses apparaissent vite plus compliquées et Sean Duffy, toujours aussi borné, va soulever des pierres dont beaucoup de monde voudrait qu'elles ne bougent pas. de la campagne irlandaise à la banlieue de Boston en passant par son propre corps de police et l'usine DeLorean de Belfast, Duffy n'a pas fini de donner de l'urticaire à ceux qui voudraient étouffer l'affaire, ni de s'attirer des ennuis.
On avait eu plaisir à retrouver en début d'année, après une longue absence, Adrian McKinty et son nouveau héros. le plaisir perdure avec ce deuxième roman en un an mettant en scène Sean Duffy mais aussi, plus largement, l'Irlande du Nord du début des années 1980.
Car plus que l'enquête – bien menée – c'est tout ce qu'il y a derrière que nous donne à voir McKinty. Une Irlande du Nord en plein marasme, le racisme ordinaire, l'incapacité de la population à s'extraire de l'ethnotype dans lequel elle s'enferme (l'Irlandais porté sur l'alcool, bagarreur, têtu, superstitieux, rétif à toute autorité et lavant son linge sale en famille) et, bien entendu, la violence au quotidien de ce qui n'est rien d'autre qu'une zone de guerre. Ainsi en va-t-il de cette routine, chapitre après chapitre qui voit Sean Duffy regarder tous les matins si sa voiture n'a pas été piégée dans la nuit : « J'éteins la radio, prépare du café, enfile un col roulé noir, un jean et des Doc, puis je sors. J'inspecte le dessous de ma voiture, ne découvre pas de bombe à interrupteur au mercure. À ce moment précis, sept mille hommes et femme du Royal Ulster Constabulary procèdent tous à la même vérification. Un ou deux vont trouver une bombe, appeler la brigade de déminage et, après avoir fait dans leur froc, se féliciteront de s'être astreints à leur routine matinale. »
L'autre atout d'Adrian McKinty et qu'il a en commun avec nombre de ses confrères irlandais, de Ken Bruen à Gene Kerrigan en passant par Colin Bateman, c'est cette formidable capacité à traiter cette violence sans jamais se départir d'un humour cynique bienvenu qui ne tombe pour autant jamais dans la grossière pantalonnade.
Avec cette trilogie qui, pour le lecteur français qui s'était arrêté aux aventures agréables mais plus proches de la série B, de Michael Forsythe, McKinty semble avoir gagné en maturité, se libère quelque peu des archétypes américains du roman hardboiled et, partant, fait encore mieux entendre sa voix et donne plus de profondeur à ses romans et à ses personnages.
Noir, violent, mais amusant, sérieux mais pas guindé, Dans la rue j'entends les sirènes continue de confirmer le talent d'Adrian McKinty.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Lapkast
  29 mars 2014
Digne de James Ellroy, Adrian McKinty signe à nouveau l'un des meilleurs romans noirs de ces dernières années !

Après des années d'absence dans les librairies françaises, Adrian McKinty avait déjà surpris et ravi tous ses fans en débarquant en mars dernier en France dans la nouvelle collection de polars des éditions Stock avec le premier volet formidable d'une nouvelle trilogie se situant au tout début des années 1980 en Irlande du Nord, en pleine guerre civile après la mort de Bobby Sands suite à sa grève de la faim. Déjà, Une terre si froide avait fasciné et frappé les esprits, autant par la qualité de son intrigue, l'épaisseur de ses personnages et la puissance romanesque dégagée par la plume flamboyante de son auteur.
Mais il y avait plus que cela. Avec cette trilogie consacrée au jeune flic Sean Duffy, Adrian McKinty entreprenait (enfin) pour l'Irlande du Nord ce qu'Ellroy n'a jamais cessé de faire pour les Etats-Unis : revisiter les évènements politiques et historiques marquants ou ayant directement influencé la politique américaine.
"Dans la rue j'entends les sirènes" continue d'explorer les dessous peu reluisants de la politique menée en Irlande du Nord, avec toujours des descriptions qui font froid dans le dos mais qui éclairent un peu mieux ce qui a pu réellement se passer à l'époque dans cette région.
On retrouve donc dans ce nouveau polar un Sean Duffy plus aguerri, lui qui après tout avait subi son "baptême du feu" lors de sa précédente aventure. Il est également conscient maintenant du poids que peut représenter sa hiérarchie.
Première constatation aussi : le traducteur a changé et c'est Eric Moreau qui s'est chargé de ce second volet. À vrai dire, on y gagne au change, sa traduction impeccable est moins académique et certains termes employés collent encore plus avec la personnalité de Duffy.
L'intrigue se révèle une fois de plus menée de main de maître et absolument passionnante, d'autant plus que Duffy devra savamment jongler avec les relations humaines, qu'elles soient amicales, simplement cordiales, ou plus intimes.
C'est là qu'apparaît dans toute sa clarté le talent virtuose de l'auteur pour construire des personnages qui prennent vie une fois qu'on est immergé dans le roman. Des personnages magnifiques auxquels on s'attache, comme Duffy lui-même, ou d'autres qui sont plus troubles, plus ambigus, parfois contradictoires mais qui, tous, se révèlent terriblement humains, dans leurs qualités comme leurs défauts.
Ajoutez à cela l'écriture toujours aussi racée et puissamment évocatrice de McKinty, agrémentée d'une bonne dose d'humour noir mordant, parfois teintée d'ironie désabusée, et vous obtenez un superbe roman noir, qui se classe non seulement parmi les meilleurs de l'année, mais dont la profondeur et l'aspect historique passionnant en font bien plus qu'un incroyable plaisir de lecture : tout simplement l'un des plus grands romans noirs de ces dernières années !
Un dernier conseil : si les deux enquêtes de Sean Duffy peuvent se lire indépendamment, prévoyez tout de même de vous procurer les deux afin de les avoir sous la main. Cela vous évitera d'enrager une fois que vous aurez terminé le premier, et en attendant que le second vous parvienne !...
Et vivement la publication du troisième et dernier volet de cette magnifique trilogie d'Adrian mcKinty !
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LadyDoubleH
  04 mai 2021
Dans la rue j'entends les sirènes est le deuxième tome de la série de romans policiers historiques qu'Adrian McKinty situe pendant les « Troubles » dans les années 1980 en Irlande du Nord. le personnage principal, Sean Duffy – sergent dans le premier, inspecteur dans le second – est catholique – chose rarissime en Ulster pour un flic.
L'excellent premier tome Une terre si froide (lire ma chronique par ici) commençait après la mort de Bobby Sands en mai 1981. Celui-ci s'ouvre en avril 1982, quand débute la guerre des Malouines. Ce deuxième tome est tout aussi excellent que le premier. J'ai tout adoré, l'intrigue, l'ambiance, l'immersion dans l'époque, le pays, le paysage, la reconstitution historique, le style, les personnages…
Dans la rue j'entends les sirènes démarre sur les chapeaux de roue, avec la découverte d'un corps sans tête – ni bras ni jambes – dans une valise jetée dans une benne. L'inspecteur Sean Duffy du RUC (Royal Ulster Constabulary, la police royale de l'Ulster) de Carrickfergus est chargé de l'enquête, avec ses fidèles seconds McCrabban et Mattie. Entre les ramifications multiples et potentielles de cette enquête et de possibles recoupements avec une autre affaire, l'action est omniprésente et les rebondissements nombreux. Et toujours, Sean Duffy vérifie l'absence de bombe avec interrupteur au mercure sous sa voiture, avant de monter dedans. Dans la rue j'entends les sirènes nous offre une riche enquête criminelle sur fond de guerre civile et de situation politique complexe, le tout sous la pluie et en musique, au milieu des tourbières et des constructions staliniennes de l'Irlande du Nord des années 80. Entre Carrickfergus, Belfast, Larne, la péninsule d'Islandmagee et l'usine DeLorean à Dunmurry, on a l'impression d'y être et Sean Duffy est toujours aussi sympathique, tenace, brillant et volontaire, avec son savoureux sens de l'humour ; il ne lâche rien.
Cette série est vraiment à découvrir ! Ô joie, qui plus est – un grand merci aux éditions Actes Sud qui ont repris l'affaire –, le troisième tome vient de paraître en français : Ne me cherche pas demain. Il me tarde de le lire !
« Des hélicoptères de l'armée volent bas au-dessus de l'anse, des sirènes geignent dans le comté de Down, on distingue le boum-boum lointain des mortiers ou des bombes. La ville est couverte d'un linceul de fumée de cheminées, et le cinéaste, comme d'habitude, la filme en 8 mm noir et blanc. Ainsi se présente Belfast en cette quatorzième année de guerre civile rampante que, par euphémisme, les autorités nomment les Troubles. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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critiques presse (1)
Telerama   17 juin 2015
Grave et cyni­que, drôle et tragique, ce roman noir est plus profond qu'il n'en a l'air.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LadyDoubleHLadyDoubleH   04 mai 2021
Des hélicoptères de l’armée volent bas au-dessus de l’anse, des sirènes geignent dans le comté de Down, on distingue le boum-boum lointain des mortiers ou des bombes. La ville est couverte d’un linceul de fumée de cheminées, et le cinéaste, comme d’habitude, la filme en 8 mm noir et blanc. Ainsi se présente Belfast en cette quatorzième année de guerre civile rampante que, par euphémisme, les autorités nomment les Troubles.
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RedIzaBzhRedIzaBzh   29 mai 2016
On sonne à la porte. C'est Bobby Cameron, une bouteille de Glenlivet à la main. Il me l'offre.
- Tombée du camion. Sans rancune, hein ?
- A quel sujet ?
- Ta nénette du bout de la rue. Parfois les gars s'emballent un peu. A force de rester là à rien faire, la cible à fléchettes est cassée, il pleut trop pour faire voler les pigeons, et d'un seul coup c'est la chute de Saigon à Coronation Road.
- Je sais pas de quoi tu parles.
Il m'adresse un clin d'oeil, un signe de tête et repart dans l'allée. Arrivé au portail, il se retourne.
- Tu feras gaffe à toi, maintenant, Duffy, d'accord ?
Difficile de déterminer si c'est une menace, une mise en garde, ou rien du tout.
- Je vais essayer.
- Je t'aime bien, Duffy. On te tuera en dernier.
- Super.
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encoredunoirencoredunoir   03 décembre 2013
J’éteins la radio, prépare du café, enfile un col roulé noir, un jean et des Doc, puis je sors. J’inspecte le dessous de ma voiture, ne découvre pas de bombe à interrupteur au mercure. À ce moment précis, sept mille hommes et femme du Royal Ulster Constabulary procèdent tous à la même vérification. Un ou deux vont trouver une bombe, appeler la brigade de déminage et, après avoir fait dans leur froc, se féliciteront de s’être astreints à leur routine matinale.
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CrazynathCrazynath   10 juin 2020
- Je peux y aller ? dit Crabbie. Si je rate le début de "Dallas", je comprendrais plus rien. Ma petite femme se mélange les pinceaux entre les Ewing et les Barnes.
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CrazynathCrazynath   20 juin 2020
Ses propos sont des oiseaux gelés qui tombent des câbles téléphoniques. Je débite un néant de mensonges et de platitudes, écœuré par mes propres répliques.
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