AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253093130
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/2015)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Sean Duffy sait que le crime parfait n’existe pas. Toutefois, un torse à l’abandon dans une valise n’est pas loin de l’évoquer. Il suffit souvent d’un indice infime pour faire basculer une enquête… Un tatouage.
Sean Duffy, remis de l'attentat qu’il a essuyé dans sa dernière affaire, n’a plus qu’à suivre le fil rouge, la trace de sang – si ténue soit-elle – qui lie toujours un corps à son meurtrier.
Des rues sous haute tension de Belfast à la lande irl... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  07 octobre 2016
Cet auteur cite Tom Waits avant même que nous commencions la lecture et ce détective aime "The Ramones". Ben voilà, je suis de nouveau séduite. Je dis de nouveau car "Dans la rue j'entends les sirènes" est le deuxième volet de la série avec l'enquêteur catholique Sean Duffy à Carrickfergus, Irlande du Nord.
Comme je le disais dans mon appréciation du premier opus, "Une terre si froide", j'aime la dérision et l'humour noir des auteurs irlandais.
Nous sommes encore en pleine guerre civile, dans les années '80. Belfast est déchirée non pas en deux mais morcelée, pillonnée par toutes ces différences factions de militaires, de paramiliataires, d'IRA, d'UDA, des polices RUC et autres qui distillent leur haine de l'autre jour après jour. 14 ans de guerre civile ça épuise. P.19 " Des hélicoptères de l'armée volent bas au-dessus de l'anse, des sirènes geignent dans le comté de Down, on distingue le boum-boum lointain des mortiers ou des bombes. La ville est couverte d'un linceul de fumée de cheminées, et le cinéaste, comme d'habitude, la filme en 8mm noir et blanc. Ainsi se présente Belfast en cette quatorzième année de guerre civile rampante que, par euphémisme, les autorité nomment les Troubles."
Voilà pour l'ambiance. Et c'est sans parler du chomâge, de l'alcoolisme, de la violence quotidienne, du désoeuvrement, etc etc.
La criminelle, donc Duffy et ses subalternes vont trouver le tronc d'un homme dans une valise déposée dans une benne à ordures. On croirait qu'il s'agit carrément d'une enquête pour meurtre. Haaa , mais nous sommes en Irlande et Duffy et cette enquête nous mèneront ailleurs, plus loin, vers des horizons hautement plus tordus, plus dangeureux et ce , malgré les avis et les conseils très francs de ses collègues. P 91 : "Je hoche la tête contrit. Contrit car c'est un bien triste jour si mon subalterne se sent dans l'obligation de me rappeler qu'en Irlande, on ne s'éloigne pas du bord, on la boucle, et on ne fait pas de vagues si on a un peu de bon sens. " ¨ca dit beaucoup sur l'atmosphère.
Duffy a-t-il du bon sens ? Vous devinerez qu'il veut la vérité à tout prix. On ira même jusqu'à douter des entreprises qui veulent relancer l'économie, entreprendre, embaucher dans ce pays où plus rien ne fonctionne ou à peu près.
Comme d'habitude, McKinty a une langue claire et limpide pour nous parler de cette réalité complexe. C'est encore une fois un portrait de l'Irlande de la période des "Troubles" sans complaisance que nous livre Adrian McKinty. J'ai eu bien raison de ne pas passer à côté de ce 2e tome. Et vivement, rapidement, la traduction du troisième "In the morning I'll be gone !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
encoredunoir
  03 décembre 2013
Deuxième volet d'une trilogie mettant en scène le policier catholique de la RUC Sean Duffy au début des années 1980, Dans la rue j'entends les sirènes reprend le cours de l'histoire du héros quelques mois après les événements contés dans Une terre si froide. La guerre des Malouines commence, les tensions sont toujours aussi fortes en Ulster et Duffy doit enquêter sur un torse découvert dans une valise. Bien entendu, en Irlande du Nord, les soupçons se portent vite sur l'IRA ou les Loyalistes. Mais les choses apparaissent vite plus compliquées et Sean Duffy, toujours aussi borné, va soulever des pierres dont beaucoup de monde voudrait qu'elles ne bougent pas. de la campagne irlandaise à la banlieue de Boston en passant par son propre corps de police et l'usine DeLorean de Belfast, Duffy n'a pas fini de donner de l'urticaire à ceux qui voudraient étouffer l'affaire, ni de s'attirer des ennuis.
On avait eu plaisir à retrouver en début d'année, après une longue absence, Adrian McKinty et son nouveau héros. le plaisir perdure avec ce deuxième roman en un an mettant en scène Sean Duffy mais aussi, plus largement, l'Irlande du Nord du début des années 1980.
Car plus que l'enquête – bien menée – c'est tout ce qu'il y a derrière que nous donne à voir McKinty. Une Irlande du Nord en plein marasme, le racisme ordinaire, l'incapacité de la population à s'extraire de l'ethnotype dans lequel elle s'enferme (l'Irlandais porté sur l'alcool, bagarreur, têtu, superstitieux, rétif à toute autorité et lavant son linge sale en famille) et, bien entendu, la violence au quotidien de ce qui n'est rien d'autre qu'une zone de guerre. Ainsi en va-t-il de cette routine, chapitre après chapitre qui voit Sean Duffy regarder tous les matins si sa voiture n'a pas été piégée dans la nuit : « J'éteins la radio, prépare du café, enfile un col roulé noir, un jean et des Doc, puis je sors. J'inspecte le dessous de ma voiture, ne découvre pas de bombe à interrupteur au mercure. À ce moment précis, sept mille hommes et femme du Royal Ulster Constabulary procèdent tous à la même vérification. Un ou deux vont trouver une bombe, appeler la brigade de déminage et, après avoir fait dans leur froc, se féliciteront de s'être astreints à leur routine matinale. »
L'autre atout d'Adrian McKinty et qu'il a en commun avec nombre de ses confrères irlandais, de Ken Bruen à Gene Kerrigan en passant par Colin Bateman, c'est cette formidable capacité à traiter cette violence sans jamais se départir d'un humour cynique bienvenu qui ne tombe pour autant jamais dans la grossière pantalonnade.
Avec cette trilogie qui, pour le lecteur français qui s'était arrêté aux aventures agréables mais plus proches de la série B, de Michael Forsythe, McKinty semble avoir gagné en maturité, se libère quelque peu des archétypes américains du roman hardboiled et, partant, fait encore mieux entendre sa voix et donne plus de profondeur à ses romans et à ses personnages.
Noir, violent, mais amusant, sérieux mais pas guindé, Dans la rue j'entends les sirènes continue de confirmer le talent d'Adrian McKinty.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          114
Lapkast
  29 mars 2014
Digne de James Ellroy, Adrian McKinty signe à nouveau l'un des meilleurs romans noirs de ces dernières années !

Après des années d'absence dans les librairies françaises, Adrian McKinty avait déjà surpris et ravi tous ses fans en débarquant en mars dernier en France dans la nouvelle collection de polars des éditions Stock avec le premier volet formidable d'une nouvelle trilogie se situant au tout début des années 1980 en Irlande du Nord, en pleine guerre civile après la mort de Bobby Sands suite à sa grève de la faim. Déjà, Une terre si froide avait fasciné et frappé les esprits, autant par la qualité de son intrigue, l'épaisseur de ses personnages et la puissance romanesque dégagée par la plume flamboyante de son auteur.
Mais il y avait plus que cela. Avec cette trilogie consacrée au jeune flic Sean Duffy, Adrian McKinty entreprenait (enfin) pour l'Irlande du Nord ce qu'Ellroy n'a jamais cessé de faire pour les Etats-Unis : revisiter les évènements politiques et historiques marquants ou ayant directement influencé la politique américaine.
"Dans la rue j'entends les sirènes" continue d'explorer les dessous peu reluisants de la politique menée en Irlande du Nord, avec toujours des descriptions qui font froid dans le dos mais qui éclairent un peu mieux ce qui a pu réellement se passer à l'époque dans cette région.
On retrouve donc dans ce nouveau polar un Sean Duffy plus aguerri, lui qui après tout avait subi son "baptême du feu" lors de sa précédente aventure. Il est également conscient maintenant du poids que peut représenter sa hiérarchie.
Première constatation aussi : le traducteur a changé et c'est Eric Moreau qui s'est chargé de ce second volet. À vrai dire, on y gagne au change, sa traduction impeccable est moins académique et certains termes employés collent encore plus avec la personnalité de Duffy.
L'intrigue se révèle une fois de plus menée de main de maître et absolument passionnante, d'autant plus que Duffy devra savamment jongler avec les relations humaines, qu'elles soient amicales, simplement cordiales, ou plus intimes.
C'est là qu'apparaît dans toute sa clarté le talent virtuose de l'auteur pour construire des personnages qui prennent vie une fois qu'on est immergé dans le roman. Des personnages magnifiques auxquels on s'attache, comme Duffy lui-même, ou d'autres qui sont plus troubles, plus ambigus, parfois contradictoires mais qui, tous, se révèlent terriblement humains, dans leurs qualités comme leurs défauts.
Ajoutez à cela l'écriture toujours aussi racée et puissamment évocatrice de McKinty, agrémentée d'une bonne dose d'humour noir mordant, parfois teintée d'ironie désabusée, et vous obtenez un superbe roman noir, qui se classe non seulement parmi les meilleurs de l'année, mais dont la profondeur et l'aspect historique passionnant en font bien plus qu'un incroyable plaisir de lecture : tout simplement l'un des plus grands romans noirs de ces dernières années !
Un dernier conseil : si les deux enquêtes de Sean Duffy peuvent se lire indépendamment, prévoyez tout de même de vous procurer les deux afin de les avoir sous la main. Cela vous évitera d'enrager une fois que vous aurez terminé le premier, et en attendant que le second vous parvienne !...
Et vivement la publication du troisième et dernier volet de cette magnifique trilogie d'Adrian mcKinty !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
monromannoir
  21 mai 2016
Une fois encore, un titre énigmatique, extrait d'une chanson de Tom Waits pour ce second opus initié avec Une Terre Si Froide (commenté ici). Un titre dont la force évoque avec une petite touche de lyrisme ce que pouvait être la ville de Belfast dans les années quatre-vingt, laminée par une guerre civile interminable.
C'est dans ce contexte de terreur quotidienne, où l'on prend chaque matin l'habitude de vérifier si sa voiture n'a pas été piégée, qu'évolue le sergent Sean Duffy, flic de confession catholique qui travaille pour le RUC, une institution policière royaliste affrontant l'IRA.
Avec Dans la Rue J'entends les Sirènes, l'auteur délaisse quelque peu les diverses factions armées qui occupaient les devants de la scène dans son premier roman. Il va s'intéresser à la situation économique d'une nation qui, outre les rivalités armées, est ravagée par le chômage, en évoquant, entre autre, les ennuis réels de l'usine automobile DeLoréane installée en Irlande du Nord. Cette entreprise créa, un unique modèle qui deviendra emblématique grâce à la trilogie des films Retour Vers le Futur où un professeur farfelu décrétait : « Quitte à voyager dans le temps au volant d'une voiture, autant en prendre une qui ait de la gueule ! ».
Une nouvelle fois, Adrian McKinty mêle habilement fiction et réalité en évoquant également la guerre des Malouines, la fermeté du gouvernement Tatcher et les chances de l'équipe d'Irlande du Nord lors de la coupe du Monde de 1982, le tout saupoudré d'une bande sonore détonante qui agrémente tous les chapitres du roman. Hormis la qualité narrative, c'est bien évidemment l'humour parfois corrosif du sergent Sean Duffy qui donne cette tonalité si particulière au récit. Un personnage attachant qui n'est pas sans rappeler le célèbre détective Philip Marlowe au regard de sa solitude, de sa loyauté tenace et de son penchant pour les boissons alcoolisées. Mais contrairement au personnage de Chandler, Adrian McKinty plonge son héro dans des situations si inextricables qu'elles ne peuvent pas être sans conséquence néfaste comme le démontrera l'ultime chapitre qui laisse peu d'espoir quant au devenir du sergent Sean Duffy. C'est avec ces dernières pages que l'on saisira tout le talent d'un auteur qui sait mettre en perspective la tragédie quotidienne d'habitants qui n'ont plus aucun espoir et la vaine action de policiers enchaînés dans une spirale de violence sans fin.
Fermez les yeux. Ouvrez votre esprit. Ecoutez le vrombissement des pales des hélicos. Regardez la poussière qui tournoie comme un nuage maléfique. Sentez l'odeur de la fumée des incendies. Et dans le lointain vous distinguerez le chant des sirènes qui résonnent dans les rues de Belfast.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
RedIzaBzh
  29 mai 2016
Et flûte, je n'ai pas pu enregistrer la critique ! Je la refais donc, mais court.
C'est le deuxième tome de la série Sean Duffy que je dévore avec passion. Les 3 tomes suivants n'ont pas encore été traduits, donc je vais m'y mettre en anglais, je ne peux pas attendre la bonne volonté des éditeurs, ce serait trop dur !
De l'humour noir, une atmosphère pesante et désespérante, des références à la pop-culture qui m'ont rappelé énormément de souvenirs (c'est malin, maintenant j'ai les Buggles qui me trottent dans la tête), J'entends les sirènes dans la rue fait partie d'une série qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche plus !
Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (1)
Telerama   17 juin 2015
Grave et cyni­que, drôle et tragique, ce roman noir est plus profond qu'il n'en a l'air.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
RedIzaBzhRedIzaBzh   29 mai 2016
On sonne à la porte. C'est Bobby Cameron, une bouteille de Glenlivet à la main. Il me l'offre.
- Tombée du camion. Sans rancune, hein ?
- A quel sujet ?
- Ta nénette du bout de la rue. Parfois les gars s'emballent un peu. A force de rester là à rien faire, la cible à fléchettes est cassée, il pleut trop pour faire voler les pigeons, et d'un seul coup c'est la chute de Saigon à Coronation Road.
- Je sais pas de quoi tu parles.
Il m'adresse un clin d'oeil, un signe de tête et repart dans l'allée. Arrivé au portail, il se retourne.
- Tu feras gaffe à toi, maintenant, Duffy, d'accord ?
Difficile de déterminer si c'est une menace, une mise en garde, ou rien du tout.
- Je vais essayer.
- Je t'aime bien, Duffy. On te tuera en dernier.
- Super.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
encoredunoirencoredunoir   03 décembre 2013
J’éteins la radio, prépare du café, enfile un col roulé noir, un jean et des Doc, puis je sors. J’inspecte le dessous de ma voiture, ne découvre pas de bombe à interrupteur au mercure. À ce moment précis, sept mille hommes et femme du Royal Ulster Constabulary procèdent tous à la même vérification. Un ou deux vont trouver une bombe, appeler la brigade de déminage et, après avoir fait dans leur froc, se féliciteront de s’être astreints à leur routine matinale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
Tout flic le sait : c’est ainsi que la fin viendra, non pas au cours d’un combat héroïque, mais dans un attentat aléatoire, lors d’une poursuite qui tournera mal, ou descendu par un agent de sécurité à moitié sénile dans une usine abandonnée de Belfast Nord. On est le 1er avril. Pas le bon jour pour mourir.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
Elle croise mon regard, le soutient quelques secondes, puis sourit sous son masque.
Difficile à déterminer, mais il ne me semble pas voir là le regard d’une femme qui vous quitte pour un autre.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   05 novembre 2016
...il était nécessaire d’adopter la politique de l’autarcie. J’aurais voulu voir ces lieux à leur apogée, quand la lumière s’y déversait par les grandes vitres claires et que la cathédrale industrielle vrombissait au maximum de ses capacités. La manufacture devait offrir un spectacle extraordinaire, avec ses cheminées de refroidissement, ses filtres-presses et ses employés alchimistes en blouse blanche, qui possédaient la formule pour transformer le pétrole en vêtements.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : iraVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'Irlande

Le pays est divisé en deux : l'Irlande du Nord et...

La République d'Irlande
Le Royaume d'Irlande
La Principauté d'Irlande

11 questions
99 lecteurs ont répondu
Thèmes : irlande , paysCréer un quiz sur ce livre