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ISBN : 2351780760
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Au cœur des grandes plaines de l'Ouest, au milieu du XIXe siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par l'hiver impitoyable et les conditions de vie extrêmes sur la Frontière, ont perdu la raison. Aux yeux de la communauté des colons, il n'y a qu'une seule solution : il faut rapatrier les démentes vers l'Est, vers leurs familles et leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 mars 2018
Quelques familles avaient quitté l'Ouest américain pour s'installer dans le Nebraska, là où l'on promettait des terres cultivables et un meilleur avenir. Malheureusement, la grêle de juillet, le vent brûlant de l'automne et l'hiver terriblement rugueux avaient eu raison de leur récolte. Pourtant, les hommes trimaient à longueur d'année. Les femmes n'étaient pas en reste : elles s'occupaient de la maison et enfantaient. Des enfants qu'ils avaient du mal à nourrir pendant l'hiver. Aussi, l'enfant que Theoline Belknap portait de nouveau en elle ne fut pas accueilli avec joie. Bien au contraire...
Mary Bee Cuddy, une ancienne institutrice, fermière célibataire s'occupant seule de ses terres, était une femme robuste et vaillante. Ce fut donc vers elle que le révérend Alfred Dowd se tourna pour lui parler de ces femmes qui avaient perdu la tête. Qu'elles aient perdu ou tué leurs enfants ou bien qu'elles n'aient pu en avoir, toutes étaient devenus folles. Leurs maris, apeurés, ne voulant plus guère les garder auprès d'elles, voulaient les renvoyer dans leurs familles. le rapatrieur était tenu de les amener jusqu'à Hebron, dans l'Iowa. Malheureusement, tous refusèrent. Par charité chrétienne, Mary Bee se proposa. Avant qu'elle ne prenne la route accompagnée des quatre femmes, elle fit une bien étrange rencontre. Un certain Briggs qui, visiblement, n'eut d'autre choix que de convoyer avec elle...
Quelle traversée inoubliable que nous propose Glendon Swarthout ! En compagnie de l'indépendante Mary Bee Cuddy, du vaurien et bon à rien George Briggs et des quatre femmes considérées comme folles que leurs maris veulent renvoyer dans leurs familles. Dans ce milieu hostile, l'auteur décrit avec ferveur la vie des pionniers, leurs rêves mais surtout leurs désillusions. Il dépeint avec force le portrait d'une femme autoritaire, un brin bourrue mais profondément humaine et sensible dont le sort de ses quatre passagères tient à coeur. Alternant l'épopée et le passé de chacune d'elles, ce roman nous plonge au coeur de destins de femmes aussi tragiques que touchants. Ce roman traite à la fois de la solitude, de l'existentialisme, de la folie, de la liberté. Au coeur de cette nature sauvage, aride et inhospitalière, l'on vibre et l'on s'émeut. Un roman au souffle épique habité par des personnages passionnants et servie par une écriture sauvage et âpre.
À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Tommy Lee Jones avec Hilary Swank.
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Foxfire
  20 janvier 2016
Le western est un paradoxe. Genre très codifié, il est typiquement américain, notamment de par l'importance du mythe de la "frontière". Pourtant, c'est un genre qui appartient à l'imaginaire collectif de quasiment toutes les cultures. Cela tient sans doute au fait que le western aborde des thèmes universels, la vengeance, le choix entre courage et lâcheté, la naissance de la civilisation... Peut-être aussi cela tient-il au fait que le western est le genre idéal pour proposer des histoires simples et belles.
"Homesman" de Glendon Swarthout, c'est cela, une histoire simple et belle. A l'image de ses deux personnages principaux. Cuddy, courageuse, déterminée, fière (trop parfois) et Briggs, hors-la-loi solitaire au mauvais caractère cachant tout de même un coeur bon, sont de très beaux personnages, attachants, vivants, de ceux qui marquent durablement le lecteur.
C'est la désillusion de la conquête de l'ouest qui est au coeur du récit. Ces terres que les pionniers imaginaient pleines de promesses se révèlent hostiles, dures. Les territoires sont encore sauvages et y survivre est une lutte dont tous ne sortent pas vainqueurs. L'auteur décrit parfaitement la rudesse de la vie dans ces terres pas encore apprivoisées. le lecteur perçoit intensément la misère, le froid, l'épuisement physique et moral de ces hommes et femmes. Des conditions de survie extrêmes qui contraindront certaines, anéanties, à devoir prendre le chemin du retour vers l'est.
Mais le ton du roman n'est en rien misérabiliste et déprimant. Relaté comme une aventure, le voyage des deux héros et de leur "chargement" est plein de péripéties haletantes et parfois même teinté d'humour.
Swarthout sait parfaitement décrire la nature sauvage, ces paysages immenses dans lesquels l'Homme est minuscule. L'écriture est épurée, directe, sans être aride. Sobre et subtile, l'écriture est élégante.
Par la grâce de ses deux merveilleux personnages, d'une histoire passionnante et d'une écriture simple et belle, Glendon Swarthout compose avec "Homesman" un grand roman humaniste, touchant et subtil.
Challenge Multi-Défis 2016 - 5 (catégorie "un western")
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Titania
  24 août 2017
On se laisse facilement embarquer dans ce roman d'aventure très bien construit, qui nous raconte la dureté de la vie dans l'ouest américain au travers de destins brisés. Tout un monde de charriots bâchés dans la grande plaine surgit de notre mémoire cinématographique. Une épopée de violence, de lynchage et de colts, de fermiers qui se battent contre les intempéries, et les Indiens dans le pays de tous les possibles.
Homesman, c'est l'odyssée de Mary Bee qui se dévoue pour convoyer vers l'est 4 femmes devenues folles de trop de souffrance, plus ou moins abandonnées par leurs maris, afin qu'elles retrouvent leurs familles . À rebours des pionniers qui partent vers l'ouest plein d'espoir, elle est aidée dans son entreprise charitable par Briggs, un gibier de potence aussi inculte que muffle.
Les épreuves changent tout le monde et on s'attend à une histoire de rédemption. Mais l'auteur fort habilement nous emmène certes un peu là, mais plutôt ailleurs. C'est une méditation sur la solitude, la liberté individuelle, l'altruisme, la réussite, la normalité et la folie, la bataille de l'homme et de la nature sauvage. C'est aussi une réflexion sur la condition des femmes pauvres «  esclaves et poulinières « dont Mary Bee cherche à s'affranchir par le travail, l'éducation et la culture.
Ce voyage au bout de l'enfer, cette conquête de l'ouest à l'envers est un western très particulier, comme si la présence de ces quatre femmes absentes d'elles mêmes confrontaient tous les autres à l'essence de l'humanité.
Un très grand roman, à lire absolument !
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JIEMDE
  02 mars 2019
🎶 On veut des légendes 🎶 chantait Eddy... Bah en v'la !
Il suffit d'embarquer dans le chariot-fourgon de Mary Bee Cuddy, qui cornaqué par Briggs le renégat, va ramener chez elles 4 femmes devenues folles dans le Territoire : ce Nebraska sauvage et hostile pourtant vendu aux émigrants comme la nouvelle conquête à réaliser.
Mais le Territoire est loin d'être la terre promise : le froid, les animaux sauvages, la faim ou la mortalité infantile finissent parfois par faire perdre toute raison aux femmes qui s'étaient échouées là pour prendre mari. Et qui dit folles, dit improductives pour cultiver le peu de terre fertile. Reste alors à les ramener vers leurs familles d'origine, de l'autre côté de la Frontière.
C'est la mission que s'est fixée Mary Bee qui des semaines durant, dans sa chariotte tirée par des mules, va braver le froid, les indiens, les bandits et le doute pour rallier l'Iowa et ramener ces femmes perdues vers un peu d'humanité.
Homesman de Glendon Swarthout traduit par Laura Derajinski, est le roman de la conquête de l'ouest déçue, de la grande désillusion des pionniers-migrants, mais aussi et surtout, une splendide fresque western naturelle et sauvage servie par des personnages aussi fiers que misérables.
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kathel
  04 septembre 2015
Dans les quinze premières pages, tout en faisant connaissance avec une petite communauté rurale du Nebraska au milieu du XIXème siècle, on assiste à un hiver infernal, une naissance difficile, un infanticide, la folie qui gagne une femme, un vol de maison et un coup de feu suivi de menaces de mort…
Des conditions de vie telles que chaque année, certaines femmes deviennent folles et ne peuvent plus rester auprès des leurs. Le révérend Dowd imagine un moyen de les rapatrier vers l’est, où leur famille, parents, oncles ou tantes, pourront les faire soigner et prendre soin d’elle.
Une année, c’est une femme, la solide Mary Bee Cuddy, qui se propose pour les convoyer, avec l’aide inattendue d’un escroc qu’elle a sauvé d’une mort certaine.
Le convoi se met en route à travers le Nebraska, des mules tirent un fourgon où quatre femmes, que des drames individuels ont poussé à la folie, prennent place : "Elle savait ce que ce chariot représentait aux yeux des quatre familles qu’elle visitait à tour de rôle. Son arrivée devait être attendue avec crainte et soulagement. Son départ serait irrévocable comme la mort."
Malgré les épreuves, les heures dramatiques, les montagnes de difficultés, ce roman apporte un vrai bonheur de lecture, sur lequel les images viennent facilement et qui ne manque pas de qualités. L’auteur excelle autant à décrire les intérieurs miséreux que les plaines mornes et les fleuves boueux, à sonder les âmes des pionniers qu’à raconter les péripéties du voyage, rendues piquantes par les caractères opposés des deux protagonistes principaux.
Ce qui en fait bien plus qu’un western, une épopée pleine de bruit et de fureur de l’Ouest américain et des premiers colons à s’y installer comme paysans.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   07 mars 2018
Le cerveau des hommes était pareil aux essieux en bois. Ils avaient besoin d'être graissés, de temps à autre.
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marina53marina53   05 mars 2018
Les larmes étaient les armes des femmes, qu'elles dégainaient quand aucune autre n'avait fonctionné.
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Corboland78Corboland78   20 mai 2014
C’était une complainte d’un tel désespoir qu’elle déchirait le cœur et enfonçait ses crocs au plus profond de l’âme. Mary Bee porta les mains à ses oreilles. Des larmes lui dévalaient le long de ses joues, les larmes qu’elle avait retenues et accumulées la veille et au cours de la journée. C’était comme si les créatures tragiques à l’intérieur du chariot comprenaient enfin ce qui leur arrivait : qu’on les arrachait à tous ceux qu’elles aimaient, à leurs hommes, à leurs enfants, vivants ou morts ; à tout ce qu’elles aimaient, à leurs graines de fleurs, à leurs bonnets et à leurs alliances – pour ne plus jamais revenir. Le chariot grondait. Mary Bee sanglotait. Briggs poussait les mules. Les femmes continuaient à gémir. A gémir.
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marina53marina53   05 mars 2018
Il se demanda s'il existait une façon de mesurer la solitude. (…) Il se demanda s'il existait une façon de mesurer l'âme.
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marina53marina53   05 mars 2018
Le froid revint ce jour-là, crachant de petits flocons épars comme s'il avait oublié comment faire pour neiger.
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Videos de Glendon Swarthout (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glendon Swarthout
Glendon Swarthout - Homesman .Une de nos libraires vous présente « Homesman » de Glendon Swarthout publié aux éditions Gallmeister. http://www.mollat.com/livres/swarthout-glendon-Homesman-9782351780763.html Notes de musique : "RUNNING WATERS" par Jason Shaw (http://audionautix.com/index.html)
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