AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2896494863
Éditeur : VLB Editeur (11/09/2014)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes. Voici celle de Martin Michaud.

Elias et le petit Sasha errent dans l'aéroport Trudeau. Ils vont y accueillir Luana, la maman du garçon, qui revient d'un long séjour à l'étranger. Mais est-ce bien là toute l'histoire ? Trois jours plus tôt, un incendie a ra... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  29 mars 2016
Un homme à la conduite étrange et un enfant de 7 ans qui semble être son fils, tous les deux dans un piteux état, déambulent pendant plusieurs heures dans l'aéroport de Montréal en attendant l'arrivée de la mère du garçon qui doit arriver par le vol 459 en partance de Paris...
L'histoire, intimiste, aborde, dans un style d'écriture sobre, (e.a.) les thèmes de la filiation, de la transmission et de la responsabilité de l'adulte.
La 4e de couverture situe ce court roman entre roman noir et SF... Si c'est vrai pour l'orientation "polar", le fil "anticipatif" est bien mince et sert seulement de prétexte à l'intrigue.
Je peux dire, sans réel enthousiasme, que c'était une belle histoire, agréable à lire... mais arrivée au bout de 70 pages (sur les 136), j'en avais un peu marre de ramasser des morceaux de puzzle sans pouvoir les placer dans l'ensemble. Je n'ai pas su m'attacher non plus ni au petit, ni a Elias, l'adulte, sur qui j'aurai aimé apprendre bien plus concernant les liens avec ses parents, relations et émotions de son passé qui déterminent en grande partie son comportement envers Sasha.
Ce n'est que 20 pages avant la fin qu'il y a un peu d'action et ça se termine... en tout cas pas comme je supposais !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
Witchblade
  11 mai 2016
Livre lu grâce à un échange avec Verobleue et découvert grâce à quelques critiques sur Babelio.
Le moins que l'on puisse dire est que ce petit roman m'a complètement retourné, de part sa construction et l'histoire relatée. En si peu de pages, l'auteur a su créer une atmosphère très particulière et un brin angoissant grâce à des phrases courtes, un personnage principal à double tranchant et un lieu clôt. Elias est un personnage aux multiples facettes, comme ces quelques pages vont nous le démontrer, mais malgré cela, la sécurité et la vie du petit Sacha sont plus importants à ces yeux que tout autre chose, même sa propre survie.
Nous arrivons dans la vie de ces deux personnages en pleine fuite et au moment où ils vont enfin retrouver la maman du petit Sacha. Mais l'attente qui suit va être rempli de doute et d'incertitudes concernant leur proche avenir. Dans ces moments-là, Elias revient sur leur passé et nous explique dans les grandes lignes les raisons de leur fuite et de leur comportement étrange. Elias se bat contre lui-même pour préserver Sacha de la folie humaine. Par bribes, nous apprenons que Sacha possède un don exceptionnel mais qu'il doit le tenir secret au risque d'être enfermé et examiné à la loupe par des savants. Elias et Sacha attendent ensemble dans un aéroport le retour de la maman.
La fin de ce livre est telle que j'ai eu du mal à coucher de suite mes impressions sur le papier, j'avais encore le coeur qui battait la chamade à cause des différents évènements qui se sont enchaînés à vitesse grand V. L'auteur signe là un roman à mi-parcours entre le thriller et le fantastique. Malgré une fin un peu angoissante pour ma part, l'auteur a une écriture très agréable à lire. Il est économe en mots comme son personnage principal mais on apprend tout ce qu'on a besoin de savoir pour apprécier son histoire. Par bribes, Elias revient sur certaines parties de son passé qui nous éclairent ainsi son présent et ses actions.
Comme vous l'aurez compris, cette lecture a été une bonne découverte du style de l'auteur et de son univers. Un auteur à suivre donc quand je voudrais repasser dans les thrillers. Cela m'a beaucoup plu car l'histoire est bien différente de ce que l'on pourrait attendre de ce type de lecture et renouvelle ainsi un peu le genre. Si vous êtes amateurs de ce genre littéraire, je vous conseille donc la découverte de ce petit roman qui ne paye pas de mine et qui est pourtant très bien ficelé. Merci donc à Verobleue qui m'a permise de le lire.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
diablotin0
  19 avril 2016
Je découvre Martin Michaud avec un tout petit roman noir S.A.S.H.A . En quelques pages, Martin Michaud arrive à créer une atmosphère tendue et anxiogène. Dans ce climat incertain, confinés au sein d'un aéroport, Elias et Sasha vont errer 24 heures en attendant le vol 459 en provenance de Paris. Nous allons donc vivre cette attente avec eux.
La relation entre Elias et le petit garçon est touchante, beaucoup de tendresse (même si elle est retenue) .
Le lien qui les unit est mis en exergue par l'introspection d'Elias ce qui crée et renforce un climat"étrange", ( je ne trouve pas le mot qui convient )
J'ai beaucoup aimé et je vais découvrir ses autres romans avec plaisir.
Commenter  J’apprécie          290
Renatan
  19 décembre 2015
« le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs québécois de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes »
Voici celle de Martin Michaud :
Terrés dans une cabane au fin fond des bois, dans la vallée québécoise de la Missisquoi, Elias et le petit Sasha, sept ans, vivent en retrait du monde, solitaires. Ils chassent, pêchent, attisent le feu, les sens en alerte dans une perpétuelle confrontation avec la nature. Là-bas, Elias avait cru qu'avec le petit ils y seraient en sécurité. de qui ou de quoi d'autre aurait-il besoin puisqu'il était la seule personne au monde à le rattacher à la vie?
« Ce qui lui donnait l'impression de suffoquer, c'était la perte de sa liberté, l'enracinement que provoquait le fait d'être responsable de la vie de quelqu'un d'autre »
Avait-il eu tort? Et merde, quelles étaient ces voix dans sa tête? Arriverait-il à se sortir de son monde intérieur? Pour combien de temps encore pourrait-t-il continuer à lui mentir?
« À force de vivre reclus dans les bois, il n'était même plus certain de faire la distinction entre ce qui relevait de la réalité et ce que son imagination lui faisait voir »
« Tu n'entends même plus quand je te parle, Elias. Là où tu es, je suis incapable de te rejoindre »
Ému par la fragilité et l'innocence de l'enfant, Elias avait réalisé à quel point l'homme avait le pouvoir de changer, sinon le cours de sa vie, du moins ses motivations. Il ne s'était jamais douté que Sasha pouvait le ramener à sa propre douleur, à son père et à l'héritage qu'il lui avait transmis. Et qu'il pourrait le transmettre à son tour, lui apprendre le monde, lui enseigner la vie. Mais tout ça, c'était bien avant l'incendie qui les força à fuir. Compte à rebours, retraverser la Missisquoi en sens inverse à travers un froid mordant, de la neige jusqu'aux cuisses, les yeux cernés, injectés de sang, une barbe de plusieurs jours et des engelures. Tous ces vêtements défraîchis qui sentent la fumée. Une odeur de souvenirs imprégnés à la chair, celle d'une cabane abandonnée au fin fond des bois. Tout perdre et se perdre de vue… Est-ce que l'homme est en fuite ou est-ce qu'il fuit un passé qu'il faut taire?
« Lorsqu'il s'était endormi, Elias saisissait une bouteille de whisky et se glissait dehors sur la pointe des pieds. Assis près du feu, il observait les flammes danser devant le contour flou des arbres, tendait l'oreille au bruit du bois humide qui sifflait, humait les effluves piquants de la fumée. Et là, dans le ventre de la nuit, il songeait parfois à sa vie d'avant ».
Durant 24 heures, ils vont déambuler dans les couloirs de l'Aéroport Trudeau de Montréal. Et attendre le Vol 459 en provenance de Paris. Je n'en dis pas plus…
J'ai dévoré ce petit livre de 135 pages comme une louve affamée! L'intrigue se dévoile au fil de l'eau, avec beaucoup de finesse et de subtilité. L'écriture est directe, sans fioritures. Martin Michaud ne passe pas par quatre chemins, d'ailleurs, ce n'est pas le genre de roman qui se prête aux grandes métaphores poétiques. En revanche, il arrive à nous séduire par la profondeur des réflexions qui émergent de ses écrits. J'ai été touchée par sa façon de nous parler de la perte, du deuil, de l'espoir aussi, de l'héritage affectif qui nous est transmis. de notre part de responsabilité et d'engagement envers ceux que nous aimons et qui dépendent de nous, pour qui nous faisons le choix de nous impliquer émotionnellement, comme le petit Sasha pour Elias. Par le fait même, il aborde la paternité à travers l'espace sauvage et libre d'une nature qui se prête à l'introspection. La force d'un amour peut être si grand qu'il nous transforme à jamais. Il nous amène à concevoir la liberté sous un autre regard, en plus de nous apprendre que nous sommes souvent tout aussi libres en relation avec l'autre qu'avec soi-même, ne serait-ce que par nos incessantes remises en question…
«Mon objectif premier en acceptant d'écrire ce roman était de me mettre en danger. J'avais envie de faire autre chose, d'aller où je vais moins habituellement, donc plus dans l'introspection. Évidemment, on est vite rattrapé par sa nature. Alors oui, il y a un peu de thriller.»
«Écrire est un exercice solitaire et ce roman-là ne fait pas exception. Je l'ai écrit seul avec moi-même. Ce qui a été différent par contre, c'est tout ce qui est venu avant: le choix de notre thème, la catastrophe à imaginer et à minuter et tout le travail d'intersection entre certains personnages. C'est là que le véritable travail d'équipe s'est fait. C'est motivant de savoir que trois autres personnes sont en train d'écrire un roman et te poussent dans le derrière pour que tu avances.»
Ce « petit » grand livre me fut l'occasion de découvrir un auteur de talent sous une plume à la fois douce et révoltée…

Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
verobleue
  10 février 2016
Trouvé par hasard dans une grande surface, « S.A.S.H.A » est un petit roman de 130 pages de l'écrivain canadien Martin Michaud, celui dont j'ai entendu la pub à la télé.
L'histoire officielle : deux personnages, un petit garçon prénommé Sasha et Elias, qui sont à l'aéroport pour attendre l'avion de Luana, la maman de Sasha.
Mais dès le début, on sent qu'il y quelque chose d'anormal car Elias a un comportement étrange. Il est nerveux, crispé, quasi paranoïaque. Luana doit arriver par le vol 459 qui quitte Paris pour Montréal. Elias est un colosse décharné, âgé d'une quarantaine d'années. Sasha, un gamin blond de sept ans avec un sac à dos vert.
Au fil des pages, les questions se multiplient. Savoir pourquoi Sasha et Elias sont dans cet aéroport, à attendre tout en se cachant. On ne connait pas grand chose des personnages et les révélations sont distillées au compte-goutte grâce à des flash-back. On ignore qui ils sont vraiment mais il y a un vrai lien qui les unit.
L'histoire est résumée en quelques heures en un seul endroit. le livre se lit facilement. J'ai eu la puce à l'oreille dans la façon d'écrire le nom S.A.S.H.A. mais c'est réussi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   29 mai 2018
Il y a de ces rêves qui vous effraient parce qu’ils vous ramènent à l’origine de vos angoisses les plus sombres… Elias se réveilla en sursaut en plein cœur du cauchemar, mais fut aussitôt rassuré par ce qu’il vit dans le rétroviseur. Il n’avait pas perdu le petit. Sasha dormait toujours à poings fermés sur la banquette arrière. Se tenant le flanc droit, Elias entrouvrit la portière et la poussa avec le bout élimé de sa botte militaire. Déplier sa longue carcasse pour s’extirper du véhicule lui arracha une grimace. Allure inquiétante, nez aquilin, le colosse décharné défit quelques boutons de sa chemise à carreaux, puis il prit la balle de tennis jaune qu’il avait calée entre le pare-brise et le tableau de bord.

Il la fit rebondir sur le sol à quelques reprises avant de la ranger dans une poche de son imperméable noir. À travers le film de poussière qui recouvrait la vitre de la portière, il détailla le garçon un instant. Sasha avait besoin de vêtements propres et d’un bain, mais, ses traits fins ainsi encadrés par ses cheveux blonds, il avait l’air d’un ange. Elias allait poser ses doigts sur la poignée lorsque l’enfant battit des paupières. Un sourire espiègle se dessina sur ses lèvres quand il croisa le regard de l’homme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MissDupontMissDupont   17 novembre 2014
Elias analysa la situation sans émotion. Prendre ses jambes à son cou et se fondre dans la foule avec Sasha ne constituait pas une option: l'agent de sécurité donnerait l'alerte; ses collègues et lui, secondés peut-être par des policiers, se lanceraient à leurs trousses et ils seraient vite arrêtés. Touchant des doigts le tuyau de plomb calé dans la poche de son imperméable, il envisagea la possibilité d'employer la force.
Les voix se déchaînèrent dans sa tête.
"Tu es complètement fou ou quoi? N'y pense même pas!"
"C'est beaucoup trop risqué. Concentre-toi sur ton objectif, Elias. Tu dois à tout prix reprendre contact avec Luana."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   29 mai 2018
Il regrettait la naïveté, les lumières de l’enfance. Les siennes s’étaient rapidement voilées, puis éteintes. Il avança la main, essaya de la poser sur l’épaule du petit, mais fut incapable de ce geste d’affection. Des voix retentirent dans sa tête, trop fortes, trop familières.

« Je n’y arriverai jamais… »

« Tu y arriveras, Elias. Il le faut… »



À l’étage des départs, Elias examina longuement le tableau d’affichage des vols avant de repérer ce qu’il cherchait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   29 mai 2018


— C’est la première fois que tu vois un décollage d’aussi près, pas vrai ?

Elias avait haussé la voix pour percer le vacarme des réacteurs. Fasciné par le spectacle qui s’offrait à lui, la tête penchée vers l’arrière, Sasha cria « oui » sans quitter l’avion des yeux. Après un moment, l’enfant, toujours ébahi, ajouta pour lui-même :

— C’est vraiment magnifique !
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   29 mai 2018
Sasha ne se plaignait jamais, mais lui aussi devait être affamé. Passant devant un Starbucks, il entraîna le petit vers la zone publique, où se trouvaient plusieurs cafés et restaurants.

— Tu crois qu’elle va venir, cette fois ?

Elias soupira :

— Il faut continuer d’y croire…
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Martin Michaud (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Michaud
26 novembre 2015
Causerie avec le romancier québécois Martin Michaud à l?occasion de la parution de son tout nouveau polar Quand j?étais Théodore Seaborn aux Éditions Goélette. C?est notre collègue Morgane Marvier, spécialiste du polar, qui anima cette causerie.
autres livres classés : aéroportVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Je me souviens" de Martin Michaud.

Comment s'appelle la femme d'André Lotie ?

Sandy
Betty
Sylvia

10 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Je me souviens de Martin MichaudCréer un quiz sur ce livre