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EAN : 9782882509024
416 pages
Noir sur blanc (11/01/2024)
3.99/5   90 notes
Résumé :
― Je vous ai dit que l’important c’est le récit, Barnabé. Vous préférez être fou ou coupable ?
― Ni l’un ni l’autre, en fait.
― Vous n’allez tout de même pas me dire que vous êtes innocent.
― J’ai aimé Clarisse, j’ai aimé Rosalie, je les ai aimées plus que moi-même.
Et puis plus rien.

Dans une petite ville côtière nichée entre d’abruptes falaises et une campagne paisible, une jeune femme est retrouv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 90 notes
Lorsque je suis tombée sur les retours de mes babelpotes, j'ai commencé par être dubitative. Puis, j'ai vu qu'il s'agissait d'un thriller / polar, alors mes antennes ont frétillé.

C'est là que j'ai vu la couverture... et j'ai craqué !
Ça vous est déjà arrivé, je parie.
Que celui qui n'a jamais craqué sur une couverture me jette le premier trognon.

Amour fou est un roman choral à 5 voix :

- Barnabé, 25 ans, revient au manoir familial après avoir passé quelque temps en Hôpital Psychiatrique.

- Randolf, son père, psychiatre exercant dans un grand bureau au rez-de-chaussée de la demeure, n'est pas ravi de voir son rejeton débarquer et tente de l'isoler dans les combles.

- Célia, ancienne meilleure amie de Rosalie qui l'a recontactée récemment, est retenue par la police pour plusieurs entretiens.

- Thomas, jeune policier municipal qui a un fâcheux penchant pour la boisson et la drogue.

- Joanne, co-équipière de Thomas, folle amoureuse de son binôme; lequel se montre particulièrement réservé, à son grand regret.

En personnage qui ne s'exprime pas directement, nous avons Marie-Eliane, mère de Barnabé, dingue de son fils qu'elle couve et infantilise.
Une femme sirupeuse qui n'hésite pas à employer des petits surnoms charmants tels que Trésor, mon Lapin, mon coeur et je ne sais quoi.

Les chapitres sont très courts, et j'avoue avoir eu un peu de mal à m'immerger dans le récit que je trouvais décousu et inintéressant.
Et puis je me suis prise au jeu.

La police interroge Célia pendant plusieurs jours pour tenter de lui faire dire ce que Rosallie lui a confié au téléphone quand elle a repris contact.
Elle semble avoir quelque chose à cacher, au point que son insistance à pointer un coupable du doigt semble suspecte.

Barnabé aime être amoureux et croit dur comme fer que c'est réciproque...

Marie-Éliane voudrait presque encore nourrir son fils au sein et Randolf ne le supporte pas et veut s'en débarrasser.

Personne n'est tout blanc dans cette histoire et personne n'est ce qu'il semble être.
Quant à en découvrir la chute (de l'histoire, pas de la falaise), il vous faudra lire le livre.

Amour fou est bien écrit, une fois qu'on est accroché, on fonce, on veut savoir.
Mon seul bémol, s'il en fallait un, serait le manque d'émotions. Je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les personnages, et si ça m'a un peu dérangée au début, ça ne m'a pas vraiment manqué, au final.

Un chouette moment de lecture. :)
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#amourfou #netGalley
Merci à NetGalley et aux Éditions Noir sur blanc de m'avoir permis de découvrir ce livre.
Deux jeunes femmes sont retrouvées morte au pied d'une falaise, à quatre ans d'intervalle. Barnabé est soupçonné à chaque fois.
L'enquête est menée par Thomas, policier municipal qui est timoré et dépressif, qui est convaincu de la culpabilité de Barnabé, un coupable idéal servi sur un plateau d'argent.
Dans cette histoire, il existe aussi d'autres personnages très inquiétants dont le père de Barnabé, qui est psychiatre. Ainsi, que sa mère qui est une vraie mère-poule. Barnabé est bien nanti avec cette famille. Les révélations sont distillées au fur et à mesure.
Jusqu'où peut se cacher la folie ?
Dans cette histoire, la galerie de personnages est très intéressante, car tous sont plus ou moins toxiques. L'auteur les décortique avec précision et une belle construction s'échaffaude autour de chacun. Barnabé joue un rôle important dans ce roman.
Un roman, dont l'histoire ressemble à un cluedo et c'est ce qui m'a énormément plu.
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Malgré l'amour inconditionnel de sa mère et la veille professionnelle de son père qui exerce dans son manoir le métier de psychiatre, Barnabé n'a pas de chance. Il se sent si indésirable partout où il se présente. Il faut dire que son comportement un peu étrange et les soupçons qui ont pesé sur lui quelques années auparavant (à la suite du décès d'une jeune femme dans des circonstances mal élucidées) n'arrangent pas les choses. Alors comment faire pour lier connaissance avec cette belle patiente de son père, alors qu'il n'a pas l'autorisation de quitter le domaine familial ?


Tout au long de ce roman règne un climat de suspicion permanent. le personnage de Barnabé est bien sûr inquiétant, mais on craint aussi pour les potentielles proies, et l'attitude des parents reste étrange. Lorsqu'une nouvelle victime est découverte en bas de cette falaise meurtrière, les enquêteurs tournent leur regard vers le manoir…

Intéressant roman noir, qui aménage un suspens jusqu'à la fin tant il est difficile de deviner ce qui s'est produit avant les dernières pages. Les personnages sont bien étudiés et suscitent des sentiments contradictoires au fur et à mesure de l'évolution de l'intrigue.

On retrouve l'art de manipuler le lecteur que j'avais beaucoup apprécié dans Encore une journée divine du même auteur.

Une histoire qui se dévore sans répit pour comprendre le fin mot de l'histoire.

Merci à Netgalley et aux éditions Noir sur Blanc.

416 pages Noir sur blanc 11 janvier 2024
#AmourFou #NetGalleyFrance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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J'avais vu passer ce roman sur des blogs, avec des critiques très élogieuses et des synopsis attisant ma curiosité. J'ai donc voulu lire l'histoire de Barnabé.

Il était indiqué que deux jeunes femmes avaient été retrouvées mortes au pied d'une falaise à quatre ans d'intervalle. Allez savoir pourquoi, je me suis imaginée une histoire à mi-chemin entre le style de Joan Lindsay (Pique-nique à Hanging Rock) et celui de Daphné du Maurier (Rebecca). Mais rien de tout cela ! Il s'agit d'un roman dans lequel alterne les différents personnages et leurs points de vue. J'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé car je trouve que cela coupe la fluidité de la narration.

Autant le dire de suite, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre et je n'ai pas adhéré aux personnages. Manque de profondeur ? Je ne saurais le dire. Je pense juste que la forme ne me convient pas, au détriment du fond.

Un grand merci à  Netgalley et aux éditions Noir sur Blanc  pour l'envoi de ce livre.
Lien : https://promenadesculturelle..
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Une jeune femme, Clarisse, a été retrouvée morte au pied de la falaise. L'enquête a conclu au suicide, après avoir longtemps soupçonné Barnabé, qui la harcelait au téléphone ou en faisant le pied de grue devant chez elle. Il se disait fou amoureux d'elle et pensait que c'était réciproque. On n'a retenu que le harcèlement et il a eu une injonction de soins en milieu psychiatrique.

Quatre ans plus tard, alors qu'il vient à peine de revenir chez ses parents, une autre femme, Rosalie, est retrouvée, suicidée, au pied de la falaise…

Ce roman c'est « bienvenue chez les fous », harceleurs, manipulateurs en tous genres. Barnabé, psychotique vient de rentrer au manoir familial, sous la surveillance de ses parents, s'empresse d'arrêter son traitement, avec le retour du délire érotomaniaque. Ses parents l'ont isolé à l'étage, pour le surveiller et aussi pour le maintenir à distance.

Le père Randolf est psychiatre et reçoit ses patients dans le cabinet, situé dans la maison, ce qui n'est pas sans conséquences, et la mère, très attentionnée (trop !) lui prépare des petits plats, le materne, l'infantilise même. Un couple que l'on sent toxique dès le départ. Barnabé n'avait guère de chance d'en sortir indemne ! il échappe régulièrement à la surveillance maternelle en faisant le mur.

Revenons à Rosalie, mariée à Damien mari violent qui la maltraite physiquement et moralement. Elle a repris contact avec une ancienne amie Célia depuis quelques temps, Célia qui déteste profondément Damien car elle connait la situation de son amie qui s'est réfugiée dans le déni. Proie facile donc.

Le style de narration est confus, alternant le présent et le passé, tantôt les policiers s'acharnent sur Célia qui accable Damien, tantôt la famille de Barnabé, avec des enquêteurs eux-mêmes pas très clairs.

A force de vouloir évoquer les différentes formes de harcèlements, en tentant de rendre chacun des protagonistes fragiles pour une raison ou une autre, la confusion s'accroît… j'ai lu quelque part que l'auteur était fasciné par Kafka et cela se sent.

J'ai apprécié les dialogues entre Barnabé et ses voix, car l'auteur a bien su retranscrire le mode de fonctionnement de la maladie mentale.

Bref, j'ai eu envie de lire ce polar car j'adore l'univers psychiatrique (on ne se refait pas !) Mais là, on est vraiment dans la caricature et surtout je me suis méfiée très vite da la mère alors côté suspense, j'ai été déçue.

C'était ma première incursion dans l'univers de Denis Michelis et je reste sur ma faim. Je lui donnerai sûrement une autre chance de me convaincre avec un autre roman.

La couverture est magnifique, un clin d'oeil avec l'histoire elle-même ; d'ailleurs, c'est elle qui m'a fait céder à la tentation !

Un grand merci à NetGalley et aux éditions qui m'ont permis de découvrir ce roman et son auteur

#AmourFou #NetGalleyFrance !
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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critiques presse (1)
RevueTransfuge
08 février 2024
Avec Amour fou, Denis Michelis signe un roman à la lisière du polar, entre étrangeté, nostalgie de l'amour et folie. Le décor est idyllique : une petite ville côtière, aux falaises spectaculaires. Sauf que les cadavres ont tendance à s'y accumuler fâcheusement.
Lire la critique sur le site : RevueTransfuge
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
«Qu'est-ce que vous avez à me dévisager comme ca ? Vous mettez des enculés de capitalistes au pouvoir et ensuite, pour la moindre foulure, vous exigez une radio complète, un plâtre, des médocs et un arrêt de travail ? »

Un léger frisson m'avait parcouru l'échine, je baissais davantage encore la tête, priant pour qu'il ne me remarque pas.

« Les écoles, les hôpitaux, les bureaux de poste, les administrations, c'est à cause de connards dans votre genre que bientôt ils disparaitront, et il vous restera quoi ? Vos portables de merde, vos applis, vos livraisons à domicile. Allez tous vous faire mettre ! »
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La tragédie du suicide, c'est qu'il frappe toujours et instantanément les autres du sceau de la culpabilité. Cela n'a rien à voir avec la religion, mais plutôt avec la croyance (l'illusion) universelle que nous pouvons, que nous DEVONS sauver l'autre (et empêcher la mort d'advenir !).
(p. 172)
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J'ai dit qu'il s'agissait d'une pierre en saphir rose et qu'elle provenait de Madagascar. (...) Le jour où il avait offert sa bague à Rosalie, il n'avait pas pu s'empêcher de raconter que "là-bas", sur cette île, les gens creusent la terre à mains nues dans l'espoir d'une vie meilleure. Certains, parmi lesquels des enfants, meurent. Ils meurent pour nous, Occidentaux. Pour que nous puissions nous parer des plus belles pierres précieuses.
(p. 18)
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[ le "verre de l'amitié" après une cérémonie funéraire ]
Pas question de me rendre ensuite à la réception écraser une larme entre un petit sandwich de pain surprise au pâté de foie et un verre de mauvais vin blanc. A plusieurs reprises, je m'étais répété cette promesse.
(p. 25)
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Sam disait que c'était injuste d'envoyer les petits dealers (noirs) derrière les barreaux, tandis que les petits bourges (blancs) fumaient et se faisaient des lignes sur le capot de leur voiture sans jamais être inquiétés.
« T'en as même qui écrivent des bouquins, c'est tellement chic, la coke, et pendant ce temps nous on pourrit en tôle. »
(p. 155)
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