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Philippe Rouard (Traducteur)
EAN : 9782264039668
680 pages
10-18 (01/05/2005)
3.87/5   27 notes
Résumé :
Résumé de l'auteur :
A la fin du XVIIè siècle, Isaac Newton achève l'écriture d'un ouvrage révolutionnaire :
Les principes mathématiques de la philosophie naturelle. Mais le livre ne se contente pas de cette seule gloire et prétend à une vie propre, dans laquelle il se fait narrateur. C'est ainsi que cette bible des sciences naturalistes nous conte avec esprit et passion l'histoire de Jennet, l'une de ses plus ferventes lectrices.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  05 octobre 2014
N'étant pas initié aux Principes mathématiques de la philosophie naturelle, je n'ai pas trouvé d'intérêt pour ce roman.
L'auteur site des noms célèbres mais ces gens célèbres sont présentés dans d'autres fonctions pour lesquelles ils sont connus, il manque des liens pour adhérer au roman
Le style m'a semblé pleurnichard même si le jugement en sorcellerie est dramatique et inhumain.
Le roman ne m'a pas plu
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Poljack
  11 août 2017
Mon avis :
Qu'est-ce donc que ce pavé de presque sept-cents pages qui nous parle de Newton et de sorcières ? Un roman historique ? Oui, certainement, puisque nous y croisons des personnages tout droit sortis de nos livres d'Histoire. Mais pas seulement, parce que le narrateur se permet quelques digressions vers des époques postérieures ou antérieures à celle du récit. de plus, le narrateur est… un livre ! Pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit ni plus ni moins d'un des livres les plus importants de cette époque : les « Principes mathématiques de philosophie naturelle » d'Isaac Newton. Alors, est-ce un roman fantastique ? Mise à part cette bizarrerie, pas vraiment. On parle de sorcières, oui, mais du genre de celles qu'on brûlait, en ces temps où la science commençait à peine à soulever le voile de l'obscurantisme le plus fanatique. Pas de sorcière de conte de fée ou de mondes fantastiques. D'ailleurs, plus que de sorcières, on parle surtout de ceux qui les chassaient pour les occire, et de ceux qui voulaient les chasser de pensée humaine.
Pas un roman fantastique, donc, et pourtant ! En cette fin de dix-septième siècle, le fantastique était omniprésent. Parmi la population la moins instruite, on le rencontrait sous la forme de superstitions et de croyances soigneusement entretenues par les dévots de la chrétienté, qu'ils soient catholiques, protestants ou d'une autre obédience. le diable était le bâton, le paradis la carotte et les ouailles avançaient en troupeau discipliné. Face à ce fantastique fantasmé, les érudits s'émerveillaient des dernières découvertes de la science dont les expériences montraient parfois des phénomènes bien plus étranges que les histoires racontées aux veillées… Et comme les savants n'avaient pas encore tout décrypté, il n'était pas toujours facile de reconnaître ce qui relevait de la physique de ce qui était du domaine du divin.
Oui, le fantastique était partout, même dans la science, mais comme nous le rappelle le livre de Newton, Philosophiae naturalis principia mathematica dans sa langue natale, la science était indissociable de la philosophie.
J'imagine déjà certains lecteurs : « sept-cents pages d'Histoire, de science et de philosophie… quel ennui ! Ce n'est pas pour moi ! » Détrompez-vous, ce livre est pour tout le monde ! Loin d'être fastidieux, ce pavé se dévore avec délice. Il est érudit, certes, mais jamais rasoir ni difficile à suivre. le personnage principal, Jennet, est une vraie héroïne de roman d'aventure, et si sa grande oeuvre est de nature intellectuelle, sa vie est pimentée de péripéties toutes plus haletantes les unes que les autres. On suit ses tribulations avec un réel plaisir, mais c'est avant tout par son esprit que cette fille de chasseur de sorcières nous séduit. Elle est brillante, passionnée, courageuse. Elle se lève contre l'absurdité de son siècle et ose, malgré sa condition féminine, remettre en question l'Église et le Pouvoir.
Tout cela donne un roman passionnant, riche et joyeusement iconoclaste qui allie plaisir intellectuel et divertissement, amusement et réflexion dans une écriture débridée et surprenante. Ne vous fiez pas aux apparences : ce gros volume est d'abord un grand livre. Si vous ne deviez en lire qu'un cet été, alors choisissez le dernier chasseur de sorcière.
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maltese
  20 octobre 2010
Cette histoire nous est contée par les Philosophiae naturalis principia mathematica, de Newton, eux-mêmes, texte important dans l'histoire de la science et véritable "bible" pour l'héroïne.
Celle-ci s'appelle Jennet. Elle est la fille de Walter Stearne, piqueur de Colchester, autrement dit, chasseur de sorcières. Mais la jeune fille va suivre des voies plus rationnelles que celles de son père et de son frère, surtout à la suite de la condamnation pour sorcellerie de sa tante chérie, qui est également son professeur. Elle n'aura de cesse toute sa vie durant de prouver de façon scientifique l'absurdité des croyances obscurantistes en de quelconques forces diaboliques.
James Morrow avec une érudition et une intelligence subtiles nous entraîne dans une histoire aux dimensions philosophiques mais de façon aucunement ennuyeuse.
Nous suivons Jennet, depuis ses douze ans jusqu'à la fin de sa vie, femme à la force de caractère surprenante, toujours forte devant l'adversité, et qui fait du savoir un moteur des plus importants pour surmonter tous les obstacles et autres aventures qu'elle rencontrera au cours de sa vie tumultueuse.
D'Ipswich au Nouveau-Monde, les péripéties seront nombreuses et les personnages toujours bien campés. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de croiser notamment Newton ou Montesquieu; et de place en place, les Principia interviendront pour rappeler leurs propres combats.
Un excellent roman, sur lequel plane l'ombre de Voltaire, satire pleine d'humour qui se dévore avec beaucoup de plaisir.
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lehibook
  27 mai 2019
Quel excellent livre ! Et qu'il supporte bien le relecture ! Une intrigue bien ficelée , des personnages attachants, une érudition jamais démentie , un humour distancié digne du grand Voltaire et in fine un grain de folie ( les livres qui écrivent des livres et qui se font la guerre !) voilà beaucoup de qualités mai surtout une lecture salutaire à notre époque où les fous de tous les dieux reprennent du poil (au menton) de la bête et tuent des gens pour des dessins : il convient de se souvenir que la bête immonde de la superstition est encore bien vivante et qu'il y a des combats à mener .
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profdoc72
  04 novembre 2014
Voici un bien étrange roman, à la fois fascinant mais aussi un peu plombant je dois dire. N'est pas Umberto Eco qui veut et les longues digressions consacrées à Darwin sont un peu pénibles. Néanmoins, le récit , très original de par son style, sauve le livre. En effet, un livre lui-même qui nous narre l'histoire, et ce , entre deux chapitres, c'est assez nouveau! J'ai apprécié ce foisonnement baroque, cette pseudo-ferveur scientifique destinée à mieux démasquer les fausses croyances et montrer les conséquences qu'elles engendrent, tant sur les "sorcières" que sur l'éducation des filles et la morale en vigueur. Ce n'est donc pas une lecture simple, je la conseille plutôt aux amateurs de fantasy bien remuante (de par le style) , de romans historiques et d'aventure.
Niveau lycée.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   05 octobre 2014
A en croire M. Shakespeare, l'humanité était une remarquable oeuvre d'art, douée de raison, aux capacités infinies, mais Jennet en doutait depuis peu.
Quelle ruche avait dressé des gibets? Quel merle avait jamais chanté que sa propre belle-soeur était une sorcière ? Le buisson de roses les plus épineuses du monde n'avait jamais gravé le mot malfaisante dans la chair d'une femme.
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Charybde2Charybde2   14 mai 2018
En ma qualité de livre, assemblage de cuir et de rêves, d’encre et d’inspiration, je compte des érudits parmi mes amis, des poètes parmi mes héros, et pas mal de colle parmi mes dieux. Mais sur quoi se fonde ma particularité ? En quoi les Principia mathematica diffèrent-ils des autres ouvrages ? Mon importance historique ne souffre nul débat : je suis tout simplement le plus grand ouvrage scientifique jamais écrit. Mon utilité pratique est sans conteste. Quoi que vous pensiez des sondes martiennes, des fusées pour aller sur la Lune, des satellites en orbite, des automobiles, des turbines à vapeur, des métiers à tisser, de la révolution industrielle ou de l’l’Institut de technologue du Massachusetts, rien de tout cela n’aurait été possible sans moi. Mais les plus curieux d’entre vous désirent également en savoir plus sur mon essence existentielle. Connaître mon âme, en vérité.
Descendez-moi de votre étagère. Comme la plupart des humains, je suppose, vous m’avez réservé une place d’importance, à côté de la Bible peut-être ou épaule contre épaule avec Homère. Ouvrez-moi. Cela débute de manière assez innocente, avec huit définitions copieuses mais nullement indigestes de la masse, de l’accélération et de la force, suivies par les trois fameuses lois du mouvement définies par papa. Continuez de tourner les pages. Les choses se compliquent, n’est-ce pas ? Les propositions prolifèrent, les postulats se bousculent, les déductions se reproduisent comme des souris de laboratoire. « Les forces centripètes des corps qui, par de constants mouvements, décrivent des cercles différents, inclinent vers les centres de ces mêmes cercles et sont les uns les autres semblables aux carrés des arcs décrits en des temps égaux divisés respectivement par les rayons des cercles. » Confondant, je l’avoue. Rien à voir avec L’Enfant et les Sortilèges.
Mais vous ne pouvez juger d’un livre par son contenu. Ce n’est pas parce que mon père m’a bourré de sinus, cosinus, tangentes et pire, que cela fait de moi un compagnon sinistre et ennuyeux. J’ai toujours fait en sorte de m’accorder avec l’aspect esthétique des mathématiques. Voyez le diagramme illustrant le postulat XLI. Avez-vous jamais observé disposition plus sensuelle de lignes ? Étudiez la figure XLVIII. Arcs et cycloïdes ont-ils jamais été plus beaux ? Mon père imprima le mouvement à la géométrie. Il apprit aux paraboles l’art de la pirouette et aux hyperboles celui de la gavotte. Ne vous laissez point davantage abuser par tout mon langage trigonométrique. Bien décidé à garder secrètes ses méthodes, Newton rédigea ses découvertes dans le langage mathématique de son époque. Ce qui est en gestation ici, c’est l’étonnant outil qu’il inventa pour calculer le taux de changement d’un taux de changement. Reste avec moi lecteur, et je t’apprendrai à courir avec les flux.
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jmlire92jmlire92   07 décembre 2016
Ainsi découvrons-nous comment, tout au long de l'histoire humaine, la communauté des lecteurs a été la proie de sinistres forces, des philosophes aux législateurs, des rois aux penseurs, des dieux aux démagogues. Votre passion vous a exposé à l'humiliation, la mutilation,et parfois la mort. Je vous salue tous, et avec moi tous mes amis de papier. Vous prendriez-vous pour des héros que nous ne ricanerions pas. Montrez-moi un lecteur accompli, et je vous montrerai un individu aux maintes qualités, ami de la réflexion, adepte de l'expression juste, contemplatif mais rarement passif, modéré et cependant gentiment... ambitieux au delà de ses capacités intellectuelles...
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Charybde2Charybde2   14 mai 2018
On doit cependant rester conscient que les véritables méchants de mon histoire ne sont pas des individus dépravés mais des théologies psychotiques. Si on m’en donnait le temps, je pourrais repérer et chanter une douzaine de vertus chez Robert Hooke ou Andrew Pound ou même Walter Stearne. Dans le cas de ce dernier, par exemple, il va sans dire qu’il aimait sa fille. De fait, plus je mobilise mes molécules mentales sur ce dernier point, plus je me rappelle clairement que, découvrant l’escapade de Jennet à Cambridge, il ressentit un remords si profond que celui-ci chassa de sa psyché tous les autres sentiments. Ce fut des heures plus tard que, saisissant enfin ce qui avait motivé la fugue de Jennet, Walter éprouva ce que vous, humains, appelez la…
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catelcatel   12 janvier 2013
En 1740, le Parlement de Caroline du sud, effrayé à l'idée que la main-d'œuvre négrière découvre les idées de Jésus sur l'amour et, surtout, celle des abolitionnistes de l'esclavage déclarèrent illégal l'enseignement de la lecture aux Africains. En vertu de cette loi, toute personne de couleur surprise en possession d'un livre était fouettée. A la troisième récidive, on lui tranchait la première phalange de l'index.
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Videos de James Morrow (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Morrow
James Morrow vous présente son ouvrage "Lazare attend" aux éditions Au diable Vauvert.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2425226/james-morrow-lazare-attend
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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