AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757830813
Éditeur : Points (27/09/2012)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Dans ce recueil de nouvelles, Alice Munro raconte des vies entières, des univers entiers qu'elle révèle avec une justesse riche et absolue et une bouleversante exactitude dans l'écriture. Les femmes sont au centre de ces nouvelles en compagnie des amants trouvés, des amants perdus, mais qui habitent toujours l'inconscient, des secrets qui changent les vies, des gens pour qui des histoires commencent ou s'achèvent. Le temps et la réalité changent, les identités devie... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  15 janvier 2014
Destins de femmes dans une petite ville ontarienne, à différents moments du 20e siècle...
Des femmes vraies, qui sont des esprits libres et qui ont une vie intérieure, des secrets…
Des nouvelles mettant en scène des femmes qui savent des choses sur un homme décapité dans un accident de travail, une disparition mystérieuse, un meurtre sordide, des extraterrestres ou une maison vandalisée.
Avec une écriture de qualité et des pointes d'humour, Alice Munro nous immerge à petite dose dans l'intimité de ses personnages et de leurs univers particuliers.
Commenter  J’apprécie          230
christinebeausson
  20 avril 2015
"Alice Munro, l'une des plus grands écrivains anglo saxons de notre époque, est née au Canada et a reçu le prix Nobel de littérature en 2013."
Ce livre est arrivé dans mes étagères pour Noël 2013. Je vous l'accorde, j'ai laissé la poussière se poser dessus depuis.
Le besoin de grands espaces, de prendre le temps de respirer m'a fait penser à enfin découvrir cette "reine de la nouvelle".
Comprendre des conduites humaines pour en percer le sens. "Petites gens, grands sentiments", a résumé le comité du Nobel. Il y aura huit histoires de femmes, la ville de Carstairs est le point commun ainsi que l'usine Doud, toujours présente en toile de fond.
On commence par Louisa, partie de cache cache au milieu des livres de la bibliothèque, qui est elle ? Qu'a t elle vraiment vécu ? Qui a t elle vraiment aimé ?
Puis la vie de Dorrie racontée par Millicent. Ou comment on peut vivre sa vie par procuration. Drôle d'idée, drôle d'époque, drôles de moeurs.
Son nom, un nom, votre nom .... Qu'ils n'avaient pas compris "et "Lottar" était ce qu'ils en avaient fait.", c'est quand même un comble, s'habituer à un nouveau prénom, à une autre vie !
Mais qu'est devenue Heather Bell, ce secret là non plus ne sera pas partagé.
Et puis il y a l'autre, l'autre nouvelle, celle qui bouleverse les codes, celle qui a bouleversé mon coeur, celle qui justifie toutes les récompenses possibles, celle qui nous raconte une histoire d'amour, (rassurez vous, je ne crois pas tourner fleur bleue, mais c'est vraiment émouvant, je vous l'assure ), voilà c'est l'histoire de "l'hôtel Jack Randa", une histoire d'amour à travers le monde comme il ne m'a jamais été donné de lire .... Gail et Will, parce que "je sais que c'est toi", et le "Maintenant, c'est à toi de me suivre".
On continue, on croit lire l'histoire de Simon, et bien non, ce sera celle d'Annie, qui enfin rerencontrera George.... Quelle vie, quelles aventures !
Faire la connaissance des toms, Eunie et Rhea, drôles de personnages.
Voir les vandales à l'oeuvre dans la vie de Béa et de Liza, qu'importe Warren, Ladner et Kenny....
Qu'importe les dégâts, "les plus grands secrets sont intérieurs".
A chaque histoire, on suit des tranches de vie qui se rattrapent les unes et les autres mais toute la difficulté sera d'en retrouver le sens. Qu'ont vraiment vécu ces femmes, qu'ont elles cherché à fuir ?
On refermera le livre et je crois que toute notre vie ne suffira pas à lever ce mystère!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
nathalie_MarketMarcel
  01 mars 2014
À chaque fois, des femmes en sont des héroïnes. Pas toujours la femme que l'on pense, c'est quelquefois une autre voix qui va venir en contrepoint. Ce sont des récits intérieurs, des souvenirs, des lettres. On se remémore les traumatismes subis, les humiliations, les secrets terribles et enfouis.
Une sensation troublante provient du fait que plusieurs des récits ont une proximité avec certains épisodes de du côté de Castle Rock. La superposition des volumes fait douter, introduit le trouble dans les narrations si jamais le lecteur essaie de relier les différentes histoires entre elles.
Je pense que ce trouble est le coeur du talent de Munro qui fouille les drames intérieurs vécus par les hommes et les femmes, dans un monde rétrograde et toujours compliqué pour les femmes, engoncées dans les exigences sociales dont elles sont à la fois les victimes et les gardiennes. Elle a le talent rare de raconter le quotidien et la petite vie intérieure.
Commenter  J’apprécie          60
majolo
  19 mars 2014
Une belle découverte faite grâce à l'attribution du prix Nobel à son auteure. Chaque nouvelle nous raconte le destin de quelques femmes, vivant à Carstairs ou dans ses environs, au fin fond de l'Ontario de la fin du 19ème siècle ou même de nos jours.
L'écriture est belle, sobre et précise. de prime abord, le ton est calme et serein, mais, sous la braise couve l'ironie et la férocité d'Alice Munroe.
Les récits sont en fait très sombres et la solitude des personnages omniprésente. Aucun amour ne résiste aux mesquineries et aux désillusions.
Je préfère les romans aux nouvelles, mais lorsque cet exercice est aussi parfaitement maîtrisé, je m'incline. Je poursuis donc ma découverte de cette auteure.
Commenter  J’apprécie          60
igaluck
  05 avril 2015
« Les fleurs sont d'une couleur qu'elle a déjà vue sans pouvoir imaginer un instant la trouver un jour sur des arbres – une teinte de bleu argenté, ou de violet argenté, si belle et si délicate que l'on s'attendrait à ce qu'elle plonge tout dans le silence, dans la contemplation, mais apparemment, tel n'est pas le cas. » (231)
J'ai retrouvé une fois de plus l'écriture d'Alice Munro que j'aime, ses histoires tout de suite attachantes, un environnement dans lequel je me sens à mon aise, qui m'est familier en sensibilité et en sagacité. C'est une lecture qui me recentre.
Elle nous dit beaucoup de choses derrière les histoires, aime à trouver des angles de vue nouveaux et stimulants, à égarer ses personnages en eau trouble, à déconstruire le temps. Elle nous emmène par des détours obscurs et inattendus, pas toujours identifiables. le propos d'Alice Munro n'est pas de donner des images, comme ces bons points qu'on recevait à l'école, mais de fouisser la réalité, de dire les sentiments féminins le plus finement possible.
Elle nous laisse sur des interrogations, un peu à la manière de Raymond Carver, et nous invite à la relire plus tard, avec un peu plus de maturité, pour vérifier si la vie nous a aguerries… Cette vie, à l'image de l'épitaphe du pasteur missionnaire, prédicateur dévoué et convaincu :
« Ci-joint votre lettre adressée à Mr. Mc Bain, il est mort à l'auberge le 25 février. Il y a des livres ici, personne n'en veut. » (267)
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   08 janvier 2014
Il – le médecin – met tout ceci sur le compte du genre de littérature accessible à ces femmes, qu’elle traite de fantômes, de démons ou d’escapades amoureuses avec des lords, des ducs et autres gentilshommes. Pour beaucoup, ces contes sont une passade qu’elles abandonnent au moment où interviennent les vraies responsabilités de la vie. D’autres se laissent tenter de temps en temps, comme si ces lectures étaient des friandises ou du sherry, mais certaines finissent par s’y adonner complètement et vivre dans ces contes tel un opiomane dans son rêve. (p. 263-264)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
bilodohbilodoh   15 janvier 2014
Avoir des enfants vous changeait. Cela rendait votre position d’adulte suffisamment avantageuse pour vous permettre d’éliminer et d’abandonner entièrement certaines parties de vous – les anciennes. Le travail, le mariage ne faisaient pas tout à fait la même chose : ils vous faisaient seulement agir comme si vous aviez oublié certaines choses. (p.170)
Commenter  J’apprécie          110
liratouva2liratouva2   12 octobre 2013
On pouvait dire ce qu’on voulait sur ce qui s’était produit – mais cela revenait au même que de passer sous une vague. Elle était passée dessous et l’avait traversée, gardant de celle-ci un reflet froid sur la peau, un battement dans les oreilles, un creux dans la poitrine, une révolte dans le ventre. C’était contre l’anarchie qu’elle s’élevait - cette confusion dévorante
Commenter  J’apprécie          60
bilodohbilodoh   08 janvier 2014
Toute ma vie, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une bonne règle à observer : tirer des choses le plus de plaisir possible même quand on n’a pas le cœur à être heureux. (p.287)
Commenter  J’apprécie          130
SachenkaSachenka   02 mai 2015
Le soir de leur nuit de noces, [son mari] lui annonça : "Maintenant, il va falloir que tu y passes", mais elle savait que ce n'était pas dit méchamment.
Commenter  J’apprécie          140
Videos de Alice Munro (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Munro
"Julieta", film espagnol réalisé par Pedro Almodóvar d'après trois nouvelles: : Hasard, Bientôt et Silence d'Alice Munro, sorti en 2016. Bande annonce VF.
autres livres classés : canadaVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
2602 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .