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ISBN : 2756065714
Éditeur : Delcourt (18/01/2017)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 145 notes)
Résumé :
1942, Paris, Passage de la Bonne Graine.
Rose, pour sauver son amie juive, Sarah, décide d'intervenir auprès de l'officier chargé de l'enquête, . Rose est mariée à un prisonnier de guerre, avec qui elle a un enfant. Pourtant elle va se lancer dans une passion avec cet Allemand qui va lui révéler la femme quelle est.
"Collaboration Horizontale"", c'est l'histoire d'un amour interdit, d'une communauté de femmes solidaires, du quotidien d'un immeuble so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  02 janvier 2018
Collaboration horizontale nous présente une panoplie de personnages, en grande majorité féminins, vivant sous l'occupation allemande en 1942. ce sont pour la plupart, les habitants d'un immeuble parisien. L'histoire est présentée comme une sorte de huis clos, avec une ambiance un peu théâtrale. le graphisme est vif, les expressions des visages et des corps sont superbement rendues, comme dans un travail d'étude graphique, travail qui fait référence à l'un des personnages, Simone qui ne se déplace pas sans son carton à dessin sous le bras. Les couleurs sont naturelles, rétro, et nous mettent dans cette ambiance années 40. Les personnages sont tous étudiés avec précision, délicatesse, même l'officier allemand. Et toute cette ribambelle de caractères nous fait découvrir les conditions de l'occupation avec toutes ses vicissitudes, les juifs, la collaboration, les sentiments, la lâcheté, l'héroïsme discret, la survie, la condition féminine de l'époque... le point de vue féminin est très accentué, c'est ce qui fait tout l'intérêt de cette BD. Dans l'ambiance et l'atmosphère, ça m'a fait penser au fameux film d'Ettore Scola, « Une journée particulière » avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni, ou encore à « Cabaret », dans la manière de dévoiler les personnages au fil de l'histoire, tout en finesse, et pour nous laisser une très forte impression sur le final. Très belle BD qui vaut vraiment qu'on s'y attarde.
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tchouk-tchouk-nougat
  26 février 2017
Dans un petit immeuble parisien, la vie n'est pas toujours facile pendant la collaboration. Il y a Sarah, juive, qui se cache avec son petit garçon. Judith enceinte jusqu'au cou dont son mari travaille à la gendarmerie avec les boches. Jacqueline la concierge et son mari qui a perdu la vue dans les tranchées. Leur fille Simon leur donne du fil à retordre. Elle passe son temps à dessiner, à s'habiller en garçon et à avoir des idées féministes. Joséphine est son amie, elle chante au cabaret où les allemands la paient pour quelques heures de bon temps. Il y a la vieille Mme Flament, un peu zinzin avec ses chats. Et il y a Rose... Rose qui va rencontrer Mark alors qu'il venait vérifier la présence de juif dans l'immeuble.
Une tendre histoire d'amour impossible pendant cette difficile époque de collaboration. C'est émouvant et doux, c'est beau.
Mais au delà de la romance qui éveille en nous le coté fleur bleue, j'ai aimé la retranscription de la vie de l'immeuble. J'ai aimé cet assemblage de vie et de destin si proche de ce que devait être la vraie vie à cette époque. Ca permet de mettre en lumière les croyances, la place des femmes et ce que les gens vivaient au quotidien. La politique semble si loin de leurs tracas habituels!
La lumière est mise sur les femmes. Sur leur place, pas franchement reconnue à cette époque. Soumise à leur mari, manquant de liberté, résignée, exploitée ou féministe... Au final une belle ode à la Femme! et à l'Amour aussi!
Le tout est servi par de très jolis dessins aux tons très doux qui se marient parfaitement avec l'histoire. La encore c'est tendre et beau!
Un joli coup de coeur!
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MarquePage
  01 mai 2017
Une BD que j'avais repéré avant sa parution, après avoir lu une interview de Navie. Ca faisait longtemps que j'avais l'occasion de la lire mais je voulais prendre mon temps pour plonger dans cet univers que j'apprécie et contempler les pages.
Je n'ai absolument pas été déçue.
L'histoire n'a rien de très original en soi. La vie quotidienne durant l'occupation allemande d'habitants d'un immeuble. Loin des combats du front et assez éloigné de la résistance. Juste le tous les jours et les relations humaines. Au final un sujet assez peu utilisé. Des histoires simples et réalistes, agréables et touchantes.
Mais l'intérêt et la beauté de cette BD est la façon dont c'est raconté. Avec douceur et poésie. Avec humanité et compréhension. Avec différents points de vu. Mièvre ? Pas du tout. Car les auteurs n'en font jamais trop, intimiste sans voyeurisme, et toujours avec ce contexte sombre pour contrebalancer qui rend les vies d'autant plus difficiles. C'est aussi fait intelligemment avec des thèmes variés abordés par petites touches, comme l'amour évidemment, mais aussi les droits des femmes, la résistance, le jugement des autres, la vie en communauté, la manipulation politique...
Les personnages sont au coeur du récit. Ils sont variés et différents se retrouvant tous dans cette vie quotidienne pour des visions différents qu'ils apportent tous et permettent un récit complet et sans jugement. Rose qui flirte avec l'amour, l'interdit, le bien et le mal. Mark pour la vision allemande. Simone pour le féminisme. Joséphine pour l'estime de soi. Anaël et Lucien pour leur innocence et leur imagination. Camille pour sa "vision" approfondie... Et tant d'autres. Ils sont tous attachants et réalistes, émouvants.
Les dessins sont sublimes et à l'image du récit simple, doux et poétique. Ils nous transmettent parfaitement les ambiances et les sentiments. Les cases aux contours flous renforcent cette impression qu'il n'y a pas de barrière entre eux et nous.
Une vraie pépite, émouvante, avec fatalisme et espoir, dans les jours sombres aussi il y a de beaux moments.
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Noctenbule
  19 avril 2018
La couverture et le titre m'ont tout de suite tapé dans l'oeil. J'ai été intriguée et je voulais savoir quel récit allait m'être proposé sous ce titre de « Collaboration horizontale ». le résultat a été très surprenant dans le sens positif du terme. Un régal pour les yeux car le travail graphique est précis, avec des détails qui ont leur importance et des gros plans qui ont du sens dans la construction de l'histoire. La mise en couleur est nette, sombre et convient très bien à l'ambiance. Et l'écriture très bien menée nous raconte une histoire touchante sur fond historique. le petit plus que j'ai apprécié, c'est la lettre évoquée en fin d'ouvrage que l'on retrouve entre les pages. J'ai trouvé ça très malin.
Avant de nous plonger au coeur de la seconde guerre mondiale à Paris, nous assistons à un échange entre une grand-mère et sa petite fille à notre époque. le sujet est la peine de coeur et le coup de foudre. « C'était plus simple avant, c'était un mari pour toute la vie, t'avais pas le choix mais au moins t'avais pas le coeur en miettes […] T'as de la chance de pas connaître cette galère-là. T'es jamais tombée amoureuse. » La grand-mère a vécu longtemps avec un homme qu'elle n'aimait pas mais c'était une autre époque. On pouvait aimer qu'un homme toute sa vie même si l'on ne l'avait pas choisi. Maintenant on peut suivre plus librement son coeur. Ce partage est une occasion de se souvenir d'un moment d'amour fou sans limite.
A partir de là, on retourne à la capitale pendant l'occupation allemande de 1942. Beaucoup croient au général Pétain sans prendre en compte ces accointances politique avec l'envahisseur. Les gens envoient des lettres de dénonciation. C'est le cas ici où une femme à dénoncer la présence d'une juive dans son immeuble. Pourtant, on aurait cru qu'il existait une solidarité entre ces femmes à tous les étages. Mais la jalousie, la haine, la peur, la bêtise poussent à la haine des autres sous couvert de patriotisme et de justice. D'ailleurs, n'oublions pas le nombre de résistants de la dernière heure qui ont vite fait sorti leur brassard FFI et jeté celui avec la croix gammée.  Et se sont bien souvent eux les premiers à trouver des femmes pour les tondre sur les places publiques en les accusant de collaboration horizontale. Une honte dans l'histoire de France qui reflète bien aussi la duplicité de l'esprit français.  
Le soldat allemand en venant inspecté le domicile dénoncé à rencontre une demoiselle à la beauté étourdissante. C'est le coup de foudre immédiat. Ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre. Lui n'était qu'un jeune homme qui n'avait rien demandé et elle, elle est une femme amoureuse et enfin libéré de son mari envoyé en STO en Allemagne. Les regards pleins de jugement se font. La fin de la guerre va les séparer et les médisances vont se dévoiler au grand jour. En parallèle, on découvre la solidarité qui se fait tout de même entre certaines personnes qui veulent protéger des humains contre l'inhumanité au nom du pouvoir. Un souffle d'espoir règne entre les pages et l'égoïsme national. On y voit un panel de femme allant de la prostitué, l'épouse restant à la maison et battue à la jeune fille qui veut être libre de corps et d'esprit et pouvoir aimer qui elle veut. Des portraits d'espoir et de mal êtres dans un immeuble symbole d'une nation où les femmes restent comme des fondations. Mais à la fin du conflit les hommes veulent reprendre le pouvoir et les remettre à leur place.
J'aurais apprécié trouver plus d'informations historiques dans le récit. Mais le contexte et les connaissances générales du lecteur permettent de compléter inconsciemment de nombreuses choses sous-entendus. le récit présente des tranches de vie sous l'angle de féminin avec le troublant tableau des gens avec leur générosité, leur écoute sans oublier leur haine, leur violence et leur cruauté.
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Vexiana
  07 avril 2017
Un immeuble, en 1942. Un immeuble majoritairement peuplé de femmes...
Cette magnifique BD nous fait suivre les destins de ces femmes très différentes, poussées dans leurs vies par des élans qui leur sont propres.
Le personnage principal, Rose, épouse malaimée au mari parti au front, tombe follement amoureuse d'un bel Allemand. Les autres femmes sont plus secondaires mais tout aussi attachantes : une vieille femme qui passe pour sénile, une concierge au mari aveugle mais qui y voit plus clair que la plupart, une jeune dessinatrice qui a du mal a admettre ses sentiments, une chanteuse de cabaret, une Juive qui tente de se cacher et son fils, une épouse enceinte maltraitée par son mari.
L'histoire est parfaitement menée, les messages sont très clairs et j'admire le talent avec lequel les auteurs ont réussi à faire passer le courage, le chagrin, la force à travers des dessins magnifiques et des phrases d'une grande beauté.
Cette BD permet également d'entrevoir quelle était la place de la femme pendant à cette période et j'ai été très touchée par certaines phrases particulièrement justes qui rappellent à quel point nous venons de loin en matière d'égalité des sexes.
La fin est attendue, bien sur, mais elle révèle efficacement que le méchant n'est pas toujours celui qui est désigné comme tel.
J'en ai encore des frissons.
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critiques presse (5)
Actualitte   28 mars 2017
Un roman graphique d’une beauté prodigieuse.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Sceneario   28 février 2017
Le scénario et le dessin se marient à merveille pour porter une très belle histoire.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   14 février 2017
Un récit somptueux d’un immeuble parisien, et de ses occupantes sous l’Occupation.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDZoom   02 février 2017
Deux autrices, Navie et Carole Maurel, signent avec une grande subtilité ce récit entre héroïsme, beauté, espoir et trahison…
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   24 janvier 2017
Une grande histoire, racontée sans voyeurisme ni fausse pudeur, servie par un dessin d'une douceur et d'une habileté parfaites.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LucilliusLucillius   04 mai 2017
Je me suis réfugiée dans notre amour.
Quand on ressent ça, on connaît les risques.
Tomber amoureuse n'est pas une ignominie.
On dit "tomber amoureux" et pas "s'envoler amoureux".
Oui, ton cœur risque de se fracasser contre la vie.
Mais pour rien au monde ça ne doit te faire peur, ma petite-fille...
Alors je t'en prie, ma chérie, sois heureuse d'aimer. Choisis toujours la vie...
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   26 février 2017
-Tu vois, les femmes sont malheureuses dans ce monde. On devrait avoir plus de droits!
-Surveille ton langage, crénom! Pourquoi tu n'acceptes pas de voir que chaque être doit être à sa place?
-Peut être parce que je suis pas très contente d'être dans le camp des faibles
-Nous ne sommes pas faibles! Laisse le droit de vote aux hommes, ce pays marcherait sur la tête sans femme de toute façon.
Commenter  J’apprécie          91
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   26 février 2017
-C'est comment d'être amoureux, Camille?
-Ca dépasse l'entendement, ça donne du courage...
-Je ne suis jamais tombée amoureuse. Enfin des hommes m'ont aimée, mais mal...
-Il n'y a pas de mauvaise façon d'aimer. quand on te fait mal, c'est pas de l'amour, Joséphine...
-Je ne sais pas, j'ai été habituée comme ça, mon oncle me...
-Ma Joséphine, dis-le, parle moi, ne garde pas tout ça en toi. Rien ne se répare plus mal qu'une enfance...
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clarinette421clarinette421   13 février 2017
Je me suis réfugiée dans notre amour. Quand on ressent ça, on connaît les risques. Tomber amoureuse n'est pas une ignominie. On dit "tomber amoureuse" et pas "s'envoler amoureux". Oui, ton coeur risque de se fracasser contre la vie.
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MarquePageMarquePage   01 mai 2017
- Tu n'es pas à l'aise avec des belles femmes ? [...]
- Non, les filles qui vendent leur corps, c'est pas pour moi... Leur regard me glacent, c'est comme si elles n'avaient plus d'âme. Je préfère les femmes qui vendent... du rêve.
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